B


Patois signifiant « bas, là-bas, en bas », ce dernier aussi dans le sens d´effondré. Voir l´expression régionale venir en bas.
Bâ Combe, pâturage (Verbier, Bagnes, district d´Entremont, Valais).

Baar, Bar, Bard, Bardet, Baret,
Bargy, Baron
Patois bara, « tas de pierre », gaulois *barga, « pente » ou gaulois *barro, « hauteur, colline, extrémité, sommet », d´une racine indo-européenne *bhares-, bhores-, « pointe ».
Baar, Barro en 1100, Bars en 1221, et Plan-Baar, hameaux (Nendaz, district de Conthey, Valais) ;
Combe de Bar, lieu-dit (Leysin, district d´Aigle, Vaud).
Mot dérivé en patois valdôtain bar, « sommet » ou aussi « lieu fortifié » :
Pré de Bar et Alpe supérieure de Pré de Bar, alpages, nom monté au Glacier du Pré de Bar, et à la Pointe Supérieure de Pré de Bar, 3658m, écrits Pré de Bard Damon, Pré de Bard Dèsot, etc. sur la Carte Nationale (Val Ferret, vallée d´Aoste).
Bard, commune et village (Vallée d´Aoste) ;
Bard Damon, Bard Dèsot, et Or de Bard, alpages d´Avise, nom monté au Col de Bard, 2176m, et au Mont de Bard, 2261m (Avise et La Salle, vallée d´Aoste) ;
Cime du Bard, 3168m, Glacier du Bard et Ruisseau du Bard nom monté du hameau piémontais de Bard Cenisio (Lanslebourg-Mont-Cenis, Haute-Maurienne, Savoie).

Avec le suffixe diminutif -et :
Le Bardet, lieu-dit (Commeire, Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Baret, alpage, et Revers de Baret, forêt déclive, est aussi un patronyme (Les Avants, Montreux, district de Vevey, Vaud) ;
Mont Baret, 1243m, et Rochers du Mont Baret, lieu-dit (Veyrier-du-Lac, Bornes, Haute-Savoie).

Avec le suffixe -aux :
Barraux, de Barralis et ecclesia de Barrals au XIème siècle, prioratis de Barralibus au XIIIème siècle, commune et village du Grésivaudan (Le Touvet, arrondissement de Grenoble, Isère).

Avec le suffixe -on :
Mont Baron, 1299m (Veyrier-du-Lac, Bornes, Haute-Savoie).

Peut-être de même origine :
Le Grand Bargy, 2301m, et Le Petit Bargy, 2098m, sommets de la Chaîne du Bargy (Massif des Bornes, Haute-Savoie).


Babette
La Babette, ferme isolée du Jura, commune de Crozet (Pays de Gex, Ain), par féminisation d´un patronyme Babet, attesté dans la région. C´était aussi un prénom, en particulier d´un Comte de Thoiry.

Babille, Babillière
D´un patronyme Babille, sobriquet pour un bavard, moyen français babille, « bavardage futile ».
La Babille, maison isolée (Hotonnes, Valromey, Ain).
Avec le suffixe de propriété -ière :
Babillière, hameau (Douvres, Bugey, Ain).


Babylone
Soit du nom de la ville biblique, Babel en hébreu, sans doute du nom pré-sumérien Babulu, expliqué étymologiquement par bab-ili(m), qui signifie « la Porte du Dieu », soit d´un nom de femme selon Gros.
Babylone, lieudit en Babilonne au XVIème siècle, lieu-dit (Saint-Julien-Montdenis, Maurienne, Savoie) ;
La Babylone, maison isolée (Cormoret, district de Courtelary, Jura bernois) ;
Maison de Babylone, ancienne maison forte (Saint-Jean-de-Maurienne, Maurienne, Savoie).

Bac, Bacha, Bachais, Bachal, Bachals,
Bachasse, Bachasses, Bachasset, Bachassière, Bachat,
Bachats, Bachau, Bachaux, Bachet, Bachets,
Bachus, Bacu
Le mot bac, du latin vulgaire *baccus, « récipient », a désigné dès le XIIème siècle un bateau à fond plat pour le transport d´un bord à l´autre de personnes ou de marchandise, le sens de récipient apparaissant plus tard.
Chalet du Bac, au bord du Rhône (Avully, Genève) ;
Le Bac, ad Bachatum en 1290, hameau (Chazey-Bons, Bugey, Ain).
Mots régionaux bachal, bachet, « bassin, auge pour l´eau en bois ou en pierre », ancien français bachas, bachat, « auge », latin vulgaire *baccus, « récipient », latin bacchia, baccia, « vase à vin, pot à eau » :
Bacha, lieu-dit (Chamoson, district de Conthey, Valais) ;
Le Bachais, Bachacium, Bachassium et de Bachessio au XIVème siècle, Bachesium au XVème siècle, Baches au XVIème siècle, mas de Bachais au XVIème siècle, Le Bachet au XVIIIème siècle, quartier, et rivus del Bachez au XIVème siècle, cours d´eau disparu (Meylan, Grenoble, Isère) ;
Col du Bachais, Bacheis au XVIIème siècle, Baches au XVIIIème siècle, 1431m (Saint-Pierre-de-Chartreuse, Chartreuse, Isère) ;
Les Bachais, alpage (Combloux, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bachal, alpage, nom monté à la Pointe de Bachal, 2561m (Bionaz, vallée d´Aoste) ;
Le Bachal, alpage (La Clusaz, Bornes-Aravis, Haute-Savoie) ;
Combe du Bachal, ravin (Saint-Jean-d´Arves, Arvan, Savoie) ;
Plan du Bachal, lieu-dit (Saint-Martin-de-Belleville, Tarentaise, Savoie) ;
Les Bachals, maison isolée (Les Avanchers-Valmorel, Tarentaise, Savoie) ;
Le Bachat, maisons isolées (Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier, Val Gelon, Savoie) ;
Le Bachat, maisons isolées, et Source du Bachat (Percy, Trièves, Isère) ;
Bachat Bouloud, hameau, avec un patronyme Bouloud (Chamrousse, Belledonne, Isère) ;
Col du Bachat, lieu-dit en forêt, 1575m (Le Monestier-du-Percy, Trièves, Isère) ;
Combe du Bachat, vallon en forêt (Saint-Pierre-d´Allevard, Belledonne, Isère) ;
Fontaine du Bachat Pinet, source, avec un patronyme Pinet (Corbonod, Bugey, Ain) ;
Plan Bachat, lieu-dit en forêt (Beaufort-sur-Doron, Beaufortain, Savoie) ;
Source du Grand Bachat, source (Vieu-d´Izenave, Haut-Bugey, Ain) ;
Les Bachats, hameau (Eloise, Genevois, Haute-Savoie) ;
Fontaine de Bachats, source (Saint-Laurent-en-Beaumont, Beaumont, Isère) ;
Bachet, lieu-dit (Nax, district d´Hérens, Valais) ;
Le Bachet, lieu-dit, vignes (Brison-Saint-Innocent, Aix-les-Bains, Savoie) ;
Fontaine du Bachet, source (Marchamp, Bugey, Ain) ;
Bachet Rafour, lieu-dit en forêt (Cormaranche-en-Bugey, Bugey, Ain) ;
Les Bachets, maison isolée (Brizon, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Source des Bachets, source (La Roche-sur-Foron, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Grand Bachau, forêt déclive (Laval, Belledonne, Isère) ;
Les Bachaux, lieu-dit et sources (Tullins, Pays voironnais, Isère) ;
Bachus, lieu-dit en forêt (Verel-Pragondran, Chambéry, Savoie).

Mot régional bachasse, « bassin de fontaine, abreuvoir, petit bassin en bois » [Pégorier] :
La Bachasse, lieu-dit en montagne, et Ruisseau de la Bachasse (Chichilianne, Trièves, Isère) ;
Les Bachasses, maison isolée (Le Pontet, La Rochette, Savoie) ;
Les Bachasses, hameau (Dompierre-sur-Veyle, Bresse, Ain).

Diminutif avec le suffixe -et :
Bachasset, lieu-dit en forêt (Montaud, Vercors, Isère) ;
Le Bachasset, lieu-dit en montagne (Saint-Paul-de-Varces, Pays grenoblois, Isère) ;
Fontaine de Bachasset, source en forêt (Presles, Royans, Isère).

Avec le suffixe collectif -ière :
La Bachassière, Les Bachassières en 1911, hameau (La Chapelle-du-Châtelard, Dombes, Ain).

Probablement de même origine :
La Bacu, alpage (Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud).

Voir aussi Batsaz.


Bachaudie
La Bachaudie, ferme isolée de la Combe de Mijoux, commune de Gex (Pays de Gex, Ain), par féminisation du nom d´un propriétaire Bachaud, nom attesté dans la région.

Bachelard, Bachelier, Bachelin, Bachellerie, Bachillianne,
Bacholette, Brachilliane
Patronymes issus de l´ancien français bacheler, « bachelier, jeune chevalier », puis « jeune homme », latin médiéval baccalaris.
Patronyme Bachelard :
Bachelard, faubourg de Douvaine, et Les Marais de Bachelard, petite forêt (Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Bachelard, Bachilard au XIVème siècle, maison isolée en clairière (Entre-deux-Guiers, Chartreuse, Isère).

Patronyme Bachelier :
Bois du Bachelier, forêt, et Etang du Bachelier (Le Montellier, Dombes, Ain).

Dérivé d´un patronyme Bachel[l]ier, « jeune homme », avec le suffixe de propriété -erie :
La Bachellerie d´en Bas et La Bachellerie d´en Haut, La chapelle de la Bachellery en 1664, alpages, et Ruisseau de la Bachellerie (Saint-Martin-de-la-Porte, Maurienne, Savoie).

Patronyme Bachelin :
Bachelin, Bachillin au XIIIème siècle, Bachillinum au XIVème siècle, hameau (Passins, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Bas Bachelin et Haut Bachelin, hameaux (Saint-Genix-sur-Guiers, vallée du Guiers, Savoie) ;
Ferme de Bachelin, maisons isolées (Morestel, L´Isle-Crémieu, Isère).

Du vieux français bachelette, « jeune fille d´une figure gracieuse », ici un sobriquet :
La Bacholette, La Bachellettaz en 1935, lieu-dit (Grésy-sur-Aix, Aix-les-Bains, Savoie).

Avec le suffixe -ane :
Chalet de Bachillianne, bergerie, et Brachilliane, pâturage, colline Bacilliane au XVème siècle, montagne de Bassillanne au XVIème siècle, Bassilliane au XVIIIème siècle, pâturage (Cordéac, Trièves, Isère).


Bachères, Bâches, Bachillon, Bauche, Bauchères,
Bauchet
Lieu bourbeux, terre argileuse, terre inculte ou marécageuse, et par extension, hutte en pisé. Selon Bossard, « endroit où poussent les plantes typiques de marais, telles les laîches, carex, canches, linaigrettes, joncs, roseaux et autres ». Selon Pégorier, bache, « terrain bas, enfoncé, humide » (Jura). Ancien français bauche, « hutte », gaulois *balcos, « dur ». Bauche pourrait aussi désigner une plante des marais, et être une variation de blache, voir Blachère.
Les Bâches, maison isolée (Bussy-Chardonney, district de Morges, Vaud) ;
Ruisseau des Bâches ou le Mercube, affluent du Léman (Nernier, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
La Bauche, hameau (Saint-Eustache, Annecy, Haute-Savoie).
Avec le suffixe collectif -ère, mot régional bachère, bauchère, « prairie marécageuse » [Pégorier] :
Chemin des Bachères (Avully, Genève) ;
Ruisseau des Bachères, cours d´eau affluent du Vion (Massongy, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Les Bauchères, hameau (Charantonnay, Pays viennois, Isère).

Avec le suffixe diminutif -et :
Le Bauchet, lieu-dit (Arcs 1800, Tarentaise, Savoie).

Double diminutif avec le suffixe -illon :
Le Bachillon, hameau (Yvorne, district d´Aigle, Vaud).


Bacheux
Du français régional bâcheux, « humide, marécageux », adjectif dérivé de Bâche.
Le Bacheux, hameau (Saint-Etienne-de-Cuines, Maurienne, Savoie).

Bachoud
Hameau de la commune de Cheyssieu (Pays viennois, Isère), Bracosco villa et Brachusium au Xème siècle, Bracosto villa in agro Casiacensi au XIème siècle, Bachou au XVIIIème siècle, du gaulois *braco, « marais, terre humide et fertile », avec le suffixe -oscus, selon Nègre 1990, qui orthographie Brachoux. Chevalier hésite entre Bachoud et le lieu-dit La Brachère dans la commune voisine des Côtes-d´Arey.

Bacon, Baconne, Baconnet
Le mot bacon signifie en ancien français « chair de porc, jambon, flèche de lard, lard », du francique *bakko, « jambon, flèche de lard ». Par métaphore ce nom qualifie un terrain strié comme du lard, ou simplement un terrain riche. En composition, Bacon aussi un patronyme, soit un marchand de lard, soit un homme gourmand.
Bacon, maisons isolées, et Grand Bacon, lieu-dit (Goncelin, Grésivaudan, Isère) ;
Le Bacon, lieu-dit en montagne (Saint-Paul-de-Varces, Pays grenoblois, Isère) ;
Plan de Bacon, sommet arrondi, 1073m (Dingy-Saint-Clair, Bornes, Haute-Savoie) ;
Pra Bacon (Lucens, district de Moudon, Vaud) ;
Pras Bacon, maison isolée en clairière (Savièse, district de Sion, Valais) ;
Pré Bacon, lieu-dit (Echallens, Vaud) ;
Les Rochers Bacon, lieu-dit en forêt (Undervelier, district de Delémont, Jura).
Diminutif avec le suffixe -et :
Baconnet, lieu-dit (Villette-d´Anthon, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Baconnet, lieu-dit en montagne (Saint-Paul-lès-Monestier, Trièves, Isère), nom monté à la Gorge du Baconnet, et au Rocher du Baconnet, sommet, 1807m (Gresse-en-Vercors, Vercors, Isère).

Par féminisation du patronyme Bacon :
La Baconne, lieu-dit en forêt déclive (Mottier, Bièvre, Isère).


Baconat
Prés Baconat, lieu-dit de la commune du Bémont (District des Franches-Montagnes, Jura), avec un patronyme Baconat encore représenté dans la commune.

Baconnière, Baconnières
Par féminisation d´un patronyme Baconnier, nom de métier, ancien français baconnier, « marchand de lard », voir Bacon.
La Baconnière, maison isolée (Boudry, Neuchâtel) ;
La Baconnière, hameau (Charnècles, Pays voironnais, Isère) ;
Les Baconnières, Mansus de Baconeriis en 1248, Les Baconeres en 1260, hameau (Saint-Nizier-le-Désert, Dombes, Ain).

Badause
La Badause, alpage de la commune d´Ormont-Dessous, district d´Aigle (Vaud), Bajousa en 1315, Baiousa en 1332, Baiosa en 1420.

Badet
Patronyme Badet, a pu désigner un niais [Tosti].
Champ Badet, lieu-dit (Lescheroux, Bresse, Ain) ;
Les Champs Badet, lieu-dit (Chavannes-sur-Reyssouze, Bresse, Ain) ;
Source Badet, source (Chamrousse, Belledonne, Isère).

Badian
Hameau de la commune de Thoiry (Pays de Gex, Ain), Le Grand Badian en 1911, peut-être à rapprocher de l´ancien français bade, « chose frivole ».

Badier
Lieu-dit de la commune de Chélieu (La Tour-du-Pin, Isère), patronyme Badier.

Badin, Badinière, Badinières, Badins
Patronyme Badin, soit un personnage aimant badiner ou stupide, soit, plus probablement, un diminutif du patronyme d´origine germanique Bado, du burgonde *badus, germanique *badvô, « combat ».
Badin, maison isolée en clairière (Lentiol, Chambaran, Isère) ;
Chez Badin, hameau (Cour-et-Buis, Bièvre, Isère) ;
Maison Badin, hameau (Beauvoir-de-Marc, Pays viennois, Isère) ;
Maison Badin, maisons isolées (Meyrieu-les-Etangs, Pays viennois, Isère) ;
Les Badins, maison isolée (Eclose, Pays viennois, Isère).
Avec le suffixe de propriété -ière :
La Badinière, lieu-dit en forêt (Primarette, Bièvre, Isère) ;
Badinières, parrochia de Badigneres au XVème siècle, commune et village, et Les Badinières, hameau dans la même commune ; (Bourgoin-Jallieu, arrondissement de La Tour-du-Pin, Isère) ;
Badinières, maisons isolées (Thodure, Chambaran, Isère).


Badoule
La Badoule, maison isolée de la commune de Puidoux (District de Lavaux, Vaud), peut-être par féminisation d´un patronyme Badoux attesté dans la région, patois romand bâdou, « bouche bée, badaud », voir le mot régional bader. Ou de l´anthroponyme germanique *Badwulf, « loup au combat » du germanique *badvô, « combat », et *vulfa, « [qui a le courage du] loup ».

Bâgé-la-Ville, Bâgé-le-Châtel, Baugy
Noms de domaine d´un gallo-romain *Balgius ou plus probablement un ancien [fundus] *Balbiacus, de Balbius, Balbus, avec le suffixe -acus.
Bâgé-la-Ville, In villa Balgiaco en 1004, Baugiacus Villa en 1245, Baugia la Vila en 1250, Baugé la Ville en 1667, commune et village de la Bresse (Bâgé-le-Châtel, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain) ;
Bâgé-le-Châtel, Balgiacus en 1018, Villa Baugiaci Castri en 1250, Baugies vers 1250, Baugia en 1265, Bagie en 1550, Baugé en 1572, Baugé le Chastel en 1670, Baugey en 1674, canton, commune et village de la Bresse (Arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain) ;
Baugy, Bogie et Bougie en 1250, puis Bougiez, hameau (Clarens, Montreux, district de Vevey, Vaud).

Bagnaz, Bagne, Bagnère, Bagnes, Bagnet,
Bagneux, Bagniège, Bagnu, Baigne, Baigneux,
Baine, Bainoz, Benna, Bennaz
Lieu où l´on se baigne. Patois banye, « endroit propice au bain » [Aebischer], patois valaisan bâgne, vieux français baigne, « baignoire à bétail », latin vulgaire baneum, latin classique balneum, « bain », racine indo-européenne *gwel-, « couler, goutter ».
La Bagnaz, alpage à côté d´un lac, nom monté à la Croix de la Bagnaz, sommet, 2376m (Aime, Tarentaise, Savoie) ;
La Bagne, cours d´eau affluent de la Glâne (District de la Sarine, Fribourg) ;
Bagne, Baignies en 1320, Baignes en 1328, Bagne et Bagnes en 1757, hameau (Saint-Jean-sur-Veyle, Bresse, Ain) ;
Chalet à Bagne, alpage (Vérossaz, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Bagnes, commune du district d´Entremont (Valais), à l´origine nom d´une partie du village actuel du Châble, puis nom de la vallée, le Val de Bagnes, nom latin Banea vallis, nommée Banie, Baignes, Baines, Bangnes et Baignies en 1150, Bagnes, Bagnii et Bannes en 1177, Banes en 1232, nom allemand Bangis. Selon la tradition populaire, il y aurait eu au Moyen Age une source thermale très fréquentée disparue sous un éboulement, comme le montrent les armes parlantes de la commune (deux enfants se baignant dans une seille). Une telle source n´ayant jamais été attestée, ce nom est probablement une métaphore désignant une vallée en cuvette. Selon une hypothèse sans fondement de Muret, ce nom serait issu du gentilice gallo-romain Bannius, qui aurait été un propriétaire terrien dans la région du Châble. Cette hypothèse a été reprise par d´autres auteurs, dont Maurice Casanova, cité par Fellay ;
Plan Bagnet, lieu-dit (Val Ferret, Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Bagniège, hameau (Chardonne, district de Vevey, Vaud) ;
Le Bagnu, hameau (Luins, district de Rolle, Vaud) ;
La Baigne aux Chevaux, étang (Coinsins, district de Nyon, Vaud).
Endroit arrosé par plusieurs sources :
Bagneux, Bagneult et Bainuelt au XIIème siècle, Bagnoi, Bagnuis et Bagnyeux au XVème siècle, hameau (Culin, Pays viennois, Isère) ;
Le Baigneux, lieu-dit (Montsapey, Basse-Maurienne, Savoie).

Mot régional baine, « marge peu profonde qui entoure la cuvette du lac, terrasse littorale immergée ; banc de sable côtier », peut-être du latin bajanus, « trempé » [Bossard]. Aussi, patois bainna, « flaque d´eau stagnante » [Bridel] :
Mont de la Baine, haut-fond du lac de Joux (Le Chenit, Vallée de Joux, Vaud).

Peut-être de même origine, voir aussi Bagneraz :
Bagnère, hameau (Saint-Christophe, vallée d´Aoste).

Les noms suivants sont peut-être de même origine, ou dérivent plus probablement du théonyme Belenos, comme la ville de Bienne :
Le Bainoz, Benno en 1420, Benoz en 1421, Bennoz en 1452, cours d´eau affluent de la Petite-Glâne (District de la Broye, Fribourg).
La Benna, canal proche du Rhône (Port-Valais, district de Monthey, Valais) ;
La Bennaz, hameau (Publier, Chablais, Haute-Savoie).


Bagneraz
Alpage de la commune d´Oyace (Vallée d´Aoste), anciennement Bagnerasc, nom d´origine pré-indo-européenne (ligure) avec le suffixe -asc.

Bahyse, Baise, Bayèse, Bayse
Du gaulois bagos, racine indo-européenne *bhagos, « hêtre ».
En Bahyse, lieu-dit (Lussery-Villars, district de Cossonay, Vaud) ;
La Bahyse, Bayeses en 1550, hameau (Cully, district de Lavaux, Vaud) ;
Sur la Bahyse, lieu-dit (Gollion, district de Cossonay, Vaud) ;
La Baise, hameau, et Sous la Baise, lieu-dit (Saint-Benoît, Bugey, Ain) ;
Bayèse, hameau (Morgins, Troistorrents, district de Monthey, Valais) ;
Bayse ou Baïse, lieu-dit (Faoug, district d´Avenches, Vaud).

Baidire, Bay, Baye, Bayerel, Bays,
Béal, Bedaire, Bedare, Béderette, Bédex,
Bedeyre, Bédière, Bées, Béguiat, Bey,
Beys, Bez, Bézière, Bézières, Bialle,
Bialles, Biaux, Biaz, Bie, Bied,
Bieds, Bief, Biefs, Biel, Bielle,
Bielles, Biez, Bisse, By, Byâ,
Byua
Bief, canal, chenal d´amenée d´eau à un moulin, aussi ruisseau, torrent, ravin. Français régional bédière, « chenal de ruissellement sur un glacier », bédire, « bief, fort ruisseau », patois bedai, vieux français bedaire, bied, biez, ancien français besal, « conduit d´eau, rigole », latin médiéval becium, bas latin bedum, beium, bevium, « lit de rivière », puis « canal, ruisseau », latin vulgaire *bedum, latin bedaria, gaulois *bedo-, « bief, canal », racine indo-européenne *bhedh-, « percer, creuser ».
Combe Baidire, lieu-dit (Bure, district de Porrentruy, Jura) ;
Le Bay, affluent de la rive droite de la Grande Eau (Ormont-Dessous, district d´Aigle, Vaud) ;
Bay des Pierres, couloir (Fionnay, Bagnes, district d´Entremont, Valais) ;
Bois de Bay, anciennement de Beyeno, aussi Bey [Régeste Genevois], lieu-dit (Satigny, Genève) ;
Baye de Clarens et Baye de Montreux, cours d´eau affluents du Léman (Montreux, district de Vevey, Vaud) ;
Bayerel sous Saules, moulin sur le Seyon (Fenin-Vilars-Saules, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel) ;
Route des Bays (Corcelles-près-Payerne, district de Payerne, Vaud) ;
La Bedaire, cours d´eau (Blonay, district de Vevey, Vaud) ;
La Grande Bedare, maison isolée (Corsier, Genève) ;
Bédex, lieu-dit (Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
La Bedeyre, La Bédayre en 1906, cours d´eau (Les Diablerets, district d´Aigle, Vaud) ;
La Bédière, chenal glaciaire du Glacier du Géant (Massif du Mont-Blanc, Haute-Savoie) ;
Chalet des Bées, maison isolée en clairière (Sallanches, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Bey, peut-être Le Biex en 1229, canal affluent du lac de Morat et maison isolée (Avenches, Vaud) ;
Le Bey, Beys en 1357, hameau et cours d´eau (Montgellafrey, Basse-Maurienne, Savoie) ;
Combe des Beys, lieu-dit (Bretaye, Ollon, district d´Aigle, Vaud) ;
Sous les Beys, lieu-dit (Corcelles-près-Payerne, district de Payerne, Vaud) ;
Ruisseau de la Bézière, dérivation du Borne (Bonneville, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bézières, lieu-dit (Etoy, district de Morges, Vaud) ;
Le Biaz, affluent de la Groise (Farges, Pays de Gex, Ain) ;
La Bialle, cours d´eau affluent de l´Arve (Domancy, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Bialle, cours d´eau affluent de l´Isère (Fréterive, Combe de Savoie, Savoie) ;
Les Bialles, lieu-dit au bord du Chéran (Arith, Bauges, Savoie) ;
Ruisseau des Biaux, affluent du Ruisseau de la Combe des Mortes (Saint-Sorlin-d´Arves, Arvan, Savoie).
Mots régionaux bief, bieu, biez, « petit cours d´eau n´ayant pas d´affluent » [Pégorier] :
Combe du Bez, lieu-dit (Glovelier, district de Delémont, Jura) ;
Combe du Bez, lieu-dit (Corgémont, district de Courtelary, Jura bernois) ;
Le Bie, affluent de la Sorne (Châtillon, district de Delémont, Jura) ;
Bie des Rues, cours d´eau affluent du Gabiare (Vermes, district de Delémont, Jura) ;
Le Bied, affluent de l´Areuse (Môtiers, district du Val-de-Travers, Neuchâtel) ;
Bied-de-Borgeil, Bedum de Borgeil en 1385, cours d´eau (Ambérieu-en-Bugey, Bugey, Ain) ;
Sur les Bieds de Bise, Sur les Bieds du Milieu et Sur les Bieds de Vent, hameaux (Brot-Plamboz, district du Locle, Neuchâtel) ;
Combe du Bief, lieu-dit en forêt (Les Enfers, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Bas du Bief, Subtus lo Bez en 1285, lieu-dit (Arbigny, Bresse, Ain) ;
Le Bief de La Plaine, affluent de l´Allondon (Russin, Genève) ;
Le Bief d´Enfer, cours d´eau affluent de la Reyssouze (Bresse, Ain) ;
Les Biefs, maison isolée (Saint-Jean-sur-Reyssouze, Bresse, Ain) ;
Bois des Biefs, petite forêt (Villemotier, Bresse, Ain) ;
Les Deux Biefs, lieu-dit en forêt (Arbent, Haut-Bugey, Ain) ;
Le Biel, petit cours d´eau (Saint-Hilaire-de-la-Côte, Bièvre, Isère) ;
Biel de Val, affluent de la Scheulte (Vicques, district de Delémont, Jura) ;
Sur le Biel, lieu-dit (Boécourt, district de Delémont, Jura) ;
Le Bielle, petit cours d´eau (Saint-Jean-de-Bournay, Pays viennois, Isère) ;
Les Bielles, lieu-dit (Beauvoir-de-Marc, Pays viennois, Isère).

Mot régional béal, « canal ou petit cours d´eau » (Isère) [Pégorier] :
Le Béal de l´Ormet, ruisseau affluent de l´Isère (Chapareillan, Grésivaudan, Isère).

Mot régional biez, « canal ou petit cours d´eau, ruisseau ou torrent sans affluent » [Pégorier] :
Le Biez, nom attesté en 1225, mentionné en 904 comme in villa Bejo, in pago lausannense, in fine Runingorum [Martignier], ancien village près de la Bourdonnette (Chavannes-près-Renens, district de Morges, Vaud) ;
Le Biez, hameau (Priay, Bresse, Ain) ;
Le Biez de Val-Noire, cours d´eau, aigue de Vallenoire en 1573 (Segny, Pays de Gex, Ain) ;
Biez Chevalier, Biez des Bourdons, Biez des Etangs, Biez des Gasses, Biez de Roustas, cours d´eau (Sermoyer, Bresse, Ain) ;
Les Biez, lieu-dit (Viviers-du-Lac, Aix-les-Bains, Savoie).

Diminutif de bédière avec le suffixe -ette :
La Béderette, petit torrent affluent du Torrent du Miage (Pâturages du Miage, Saint-Gervais-les-Bains, Val Montjoie, Haute-Savoie).

Forme patoise avec mutation du son [d] en [g] :
Béguiat, lieu-dit (Bévilard, district de Moutier, Jura bernois).

En Valais et vallée d´Aoste, les patois by, bya et leurs dérivés désignent un canal d´irrigation de long parcours, amenant l´eau de la haute montagne [Bossard] :
By, Commune de By et Tsa de By, alpages, Torrent de By, affluent du Torrent des Eaux Blanches, Lac de By, tous dans la Comba de By, nom monté à la Grande Tête de By, 3587m, à la frontière suisse, à la Petite Tête de By, 3290m, au Col de By, 3189m, au Col des Têtes de By, 3238m, et au Glacier de By ; le nom vient probablement du Ru de By, canal qui traverse le vallon vers 2200m (Ollomont, vallée d´Aoste) ;
Le By, alpage, peut-être de même origine (Cordon, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Byâ, alpage (Versegère, Bagnes, district d´Entremont, Valais) ;
Denâ da Byua, pâturage (Fionnay, Bagnes, district d´Entremont, Valais) ;
Luis da Byua, pâturage (Mauvoisin, Bagnes, district d´Entremont, Valais).

Mot valaisan bisse, « canal d´irrigation dans la montagne », voir le mot régional bisse ; ce mot est une francisation du nominatif singulier ou du pluriel de by [Bossard] :
Bisse du Rô (Crans, district de Sierre, Valais).

Voir aussi Beveret, Clairbief, Morbier.


Bail
Pouvoir d´administrer, tutelle, puis contrat par lequel on cède la jouissance d´un bien, voir Bailli.
Le Bail, hameau (Burnevillers, Saint-Hippolyte, Doubs).

Bailla, Bailli, Baillif, Baillive, Bailly,
Balisa, Bayle
Bailli, vieux français baillif, de l´ancien français baillir, « gouverner », issu de bail, « gouverneur, régent, bailli », du latin médiéval bajulus, « tuteur, gouverneur », sens abstrait qui s´est développé à partir du latin bajulus, « porteur, porte-faix ».
La Bailla, hameau (Saint-Légier-La-Chiésaz, district de Vevey, Vaud) ;
Champs au Bailli, lieu-dit (Etrabloz, Payerne, Vaud) ; Raye du Baillif, alpage (Rougemont, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Bailly, lieu-dit (Ecublens, district de Morges, Vaud) ;
Chalets du Bailly, alpage (Abondance, Val d´Abondance, Haute-Savoie) ;
La Croix de Bailly, lieu-dit (Hermance, Genève) ;
La Croix de Bailly, hameau (Bonne, Annemasse, Haute-Savoie) ;
Combe du Bayle, nemus de Bajulis au XIVème siècle, lieu-dit en forêt (Villard-de-Lans, Vercors, Isère).
Par féminisation :
La Baillive, pâturage, et La Vieille Baillive, maison isolée (Saint-Imier, district de Courtelary, Jura bernois).

Forme patoise :
La Balisa, Ballisaz en 1613, Ballisa en 1769, ferme isolée (Charmey. district de la Gruyère, Fribourg), sur un pâturage ayant appartenu au bailli de Romont qui l´exploitait au nom du gouvernement de Fribourg [Aebischer].


Baillardes
Les Baillardes, hameau de la commune d´Arthaz-Pont-Notre-Dame (Annemasse, Haute-Savoie), par féminisation d´un patronyme Baillard, variante de Bayard ou sobriquet de bâilleur.

Bailleboeuf
Hameau de la commune de Chavannes-sur-Reyssouze (Bresse, Ain), Baillebeaux en 1847, Bailleboeuf en 1894, Les Baillebos en 1911, où le premier terme pourrait venir de l´ancien français baille, « chose donnée à bail ; pouvoir, puissance » ou du verbe bailler, « donner, livrer ».

Baillet, Baillets
Lieu où pousse le genêt à balai (Cytisus scoparius), patois baillié, gaulois *balano, *banalto, *balatno, « genêt, balai », avec le suffixe collectif se rapportant à la flore -et. C´est aussi un patronyme, probablement issu du toponyme, cf. le patronyme Desbaillet, Desbaillets.
Pré Baillet, lieu-dit (Les Verrières, district du Val-de-Travers, Neuchâtel) ;
Les Baillets, hameau (Russin, Genève).

Baillod, Baillode, Baillodes
Patronyme Baillod répandu, variante de Bailly.
Le Baillod Dessous, Le Baillod Dessus et Le Petit Baillod, hameaux (La Brévine, district du Locle, Neuchâtel) ;
Grand Pré Baillod et Petit Pré Baillod, maisons isolées (Provence, district de Grandson, Vaud).
Par féminisation de Baillod : La Baillode, maison isolée (Provence, district de Grandson, Vaud) ; Les Baillodes, La Bailloda en 1597, vigne (Boudry, Neuchâtel).


Baimbo, Bambois, Banbois
Mot jurassien qui signifie « bois mis à ban, bois banal, réservé au seigneur et interdit aux villageois » [Prongué].
Le Baimbo, lieu-dit d´où tous les arbres ont disparu (Bonfol, district de Porrentruy, Jura) ;
Le Bambois, maison isolée (Courroux, district de Delémont, Jura) ;
Bambois, hameau (Epiquerez, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Sous Banbois, graphie beaucoup moins fréquente, lieu-dit (Prêles, district de la Neuveville, Jura bernois).

Bains
Français bains, « établissement public où l´on prend des bains », latin vulgaire *baneum, latin balneum.
Combe des Bains, lieu-dit (Cormoret, district de Courtelary, Jura bernois) ;
Bains de l´Etivaz et Vieux Bains, bains d´eau sulfureuse déjà fréquentés au XVIIIème siècle ;
Les Bains de Saillon, station thermale, et Les Bains, lieu-dit au bord de la Salentse, bains qui auraient été connus des Romains (Saillon, district de Martigny, Valais).

Baisse, Bas, Base, Basse, Bassés,
Basset, Bassière, Bassire, Basso
1. Endroit d´une crête ou d´une région moins élevé que les environs, col, endroit se trouvant en-dessous d´un lieu de référence, partie basse d´un territoire, ancien français baisset, basset, diminutif de « bas », baisse, besse, « lieu bas, vallée, chemin creux », baissiere, bassiere, bessiere, « lieu bas, vallée, et spécialement lieu bas et marécageux, plein de broussailles », du bas latin bassus, « bas, court ».
Col de la Baisse, 1763m, par redondance, et Crêt de la Baisse, lieu-dit (Le Châtel, Maurienne, Savoie) ;
Bas de Ballavaux, 2510m, Bas des Cavales, 2647m, points bas à la frontière avec la Haute-Savoie (Finhaut et Salvan, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Col de Base, 1857m (L´Etivaz, Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Le Basse, col sous le Grand Chavalard, 2596m (Fully, district de Martigny, Valais) ;
Col de la Basse, 1636m, à la frontière franco-suisse (Vionnaz, district de Monthey, Valais).
Avec le suffixe diminutif -et :
Basset de la Cretta, col, 2869m (Evolène, district d´Hérens, Valais).

Forme patoises :
Le Basso d´Alou, col, 2337m (Nendaz, district de Conthey, et Isérables, district de Martigny, Valais).

2. En plaine, lieu situé en-dessous d´un lieu pris comme référence, antonyme de Haut.
Le Bas, hameau (Châtonnaye, district de la Glâne, Fribourg) ;
Au Bas, lieu-dit (Domdidier, district de la Broye, Fribourg) ;
Gîte à Bas, maison isolée (Charmey, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Les Bas, lieu-dit (Yvorne, district d´Aigle, Vaud).

3. Dépression, creux, mare, petit cours d´eau, gaulois *bac, « creux, cavité, bassin ».
Les Bassés, hameau (Courroux, district de Delémont, Jura).

Avec le suffixe diminutif -et :
Le Basset, les Baset en 1307, maison isolée (Ollon, district d´Aigle, Vaud) ;
Clos Basset, lieu-dit (Treycovagnes, district d´Yverdon, Vaud) ;
Les Bassets, anciennement Basset dessous et Basset dessus, hameau (Montreux, district de Vevey, Vaud).

Avec les suffixes -ière, -ire :
Chemin de la Bassière (Anières, Genève) ;
La Bassière des Vignoles, lieu-dit (Payerne, Vaud) ;
La Bassire, lieu-dit (Rovray, district d´Yverdon, Vaud) ;
La Bassire, faubourg, nommé La Bassuire par Bossard (Vich, district de Nyon, Vaud).


Baita, Baite, Betaz, Bétaz, Bête,
Bettaz, Bette
Selon Gros, mot du patois savoyard baita, « baraque cabane, chaumière », que l´on trouve aussi en Italie du Nord, d´origine incertaine.
Baita Giorgio e Renzo, refuge du CAI (Doues, vallée d´Aoste) ;
Baite, lieu-dit (Mont Chétif, Courmayeur, vallée d´Aoste) ;
La Betaz, maisons isolées (Les Mollettes, Combe de Savoie, Savoie) ;
La Betaz, La Bette sur la Carte IGN, maison isolée (Châteauneuf, Combe de Savoie, Savoie) ;
La Bétaz ou La Baytaz, maison forte et lieu-dit (Planaise, Montmélian, Combe de Savoie, Savoie).
De même origine, ou d´un patronyme Bettaz, Bette, du germanique *berhta, « brillant, renommé » :
La Bettaz, hameau (Chamoux-sur-Gelon, Val Gelon, Savoie) ;
La Bettaz, maisons isolées (Fontcouverte-la-Toussuire, Maurienne, Savoie) ;
La Bettaz, La Betta sur la Carte IGN, lieu-dit en forêt (La Thuile, Bauges, Savoie) ;
Les Bettaz, maisons isolées (Manigod, Bornes-Aravis, Haute-Savoie) ;
Le Bette, maison isolée (Beaufort-sur-Doron, Beaufortain, Savoie).

Peut-être de même origine, avec remotivation :
La Bête, maison isolée (Queige, Beaufortain, Savoie).


Baix
Hameau de la commune de Saint-Baudille-de-la-Tour (L´Isle-Crémieu, Isère), Basciasco au VIIIème siècle, villa Bays au XIIIème siècle, nom dérivé avec le suffixe -ascus du nom d´homme *Bascius.
Voir aussi Surbaix.


Baizenas
Village de la commune de Thoiry (Pays de Gex, Ain), Besine en 1233, Beysinaz en 1397, Baisonax au XVIIIème siècle, Bézenas en 1843, Bésenas en 1911, aussi Besina, aussi écrit actuellement Baisenaz, peut-être d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *villa Vesina, par féminisation d´un patronyme Vesinus.

Bajat, Bajatière
Patronyme Bajat, peut-être de l´ancien haut allemand bâgan, « se quereller ».
Bajat, hameau (Saint-Béron, Vallée du Guiers, Savoie) ;
Le Bajat, Les Bajats en 1935, hameau (Verel-de-Montbel, vallée du Guiers, Savoie) ;
Combe Bajat, lieu-dit (Saint-Siméon-de-Bressieux, Bièvre, Isère).
Avec le suffixe de propriété -ière :
La Bajatière, quartier (Grenoble, Pays grenoblois, Isère) ;
La Bajatière, lieu-dit (Bévenais, Bièvre, Isère).


Bajole, Bajolet, Bajulaz
Probablement des patronymes ou sobriquets issus d´un nom de métier, du latin médiéval bajulus, « tuteur, gouverneur », ou du latin bajulus, « portefaix, porteur, messsager ».
Bajole, maisons isolées (Copponex, Genevois, Haute-Savoie) ;
Chez Bajolet, maison isolée (Villard, Vallée Verte, Haute-Savoie) ;
Les Iles Bajolet, lieu-dit au bord de l´Arve, et Moulin de Bajolet, ancien moulin (Saint-Pierre-en-Faucigny, Faucigny, Haute-Savoie).
Patronyme Bajulaz issu du féminin bajula :
Pointe de la Bajulaz, 2254m (Massif de la Tournette, Bornes, Haute-Savoie) ;
Barrage de la Bajulaz, barrage sur la Diosaz (Chamonix, vallée de Chamonix, Haute-Savoie).


Bâla
Patois féminin bala, « belle », du bas latin bella.
Rue de la Bâla (Auvernier, district de Boudry, Neuchâtel).

Balacha, Balachaux, Bellacha, Bella Cha, Bellachat,
Bel Lachat, Bellasta, Bellatza, Bella Tza
Franco-provençal féminin bala, « belle », bas latin bella, et Cha.
Balacha, pâturage, nom monté à la Tête de Balacha, 2309m (Flaine, Grand Massif, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Balachaux, alpage, nom monté à la Pointe de Balachaux, 1977m (Charmey, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Bellacha ou Bella Cha, ruines, et Combe de Bella Cha, lieu-dit (Chaîne des Aravis, Haute-Savoie) ;
Mont Bellacha, 2484m (Montsapey, Basse-Maurienne, Savoie, et La Léchère, Tarentaise, Savoie).
Bella Cha, pâturage, nom monté à la Pointe de Bella Cha, 2511m (Le Reposoir, Bornes-Aravis, Haute-Savoie) ;
Le Bellachat ou Pointe du Mont du Fût, 2824m (Montaimont, Maurienne, Savoie, et Saint-Jean-de-Belleville, Tarentaise, Savoie) ;
Chalets de Bellachat, alpage (La Bâthie, Tarentaise, Savoie).
Par remotivation :
Plan de Bel Lachat, pâturage déclive, écrit aussi Bellachat sur d´anciennes cartes, compris comme *bel achat [Nègre 1990], nom monté à la Tête de Bel Lachat, sommet, 2276m, et au Col de Bel Lachat, 2130m (Aiguilles Rouges, vallée de Chamonix, Haute-Savoie).

Forme patoise valdôtaine avec mutation du son [ch] en [tz] :
Bellatza, pâturage, nom monté au Col de Bella Tza, 3044m, et au Glacier de Bella Tza (Bionaz, vallée d´Aoste).

Peut-être de même origine, avec métathèse :
Bellasta, alpage (Hauteluce, Beaufortain, Savoie).


Balafrasse
Pointe de Balafrasse, 2296m, et Col de Balafrasse, 2200m (Bargy, Massif des Bornes, Haute-Savoie), composé du patois féminin bala, « belle », bas latin bella, et Frasse.

Balamy
En Balamy, lieu-dit de la commune d´Oulens-sous-Echallens, (District d´Echallens, Vaud), patronyme *Balamy, voisin de Bellamy attesté, « bel ami ».

Balan, Ballon, Balon
Pourraient être d´anciens *Balo-dunum [Philipon], « colline ou forteresse de Belenos », voir Belenos, et dunum.
Balan, Balaon en 1187, Balaun en 1244, Balon en 1325, Ballon en 1587, commune et village de la Dombes (Montluel, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain) ;
Ballon, Feodum de Balone en 1286, Castra Balonis et Grandisconfort en 1337, Ballon en 1460, Balon en 1650, hameau (Lancrans, Pays de Gex, Ain) ;
Balon, Crista de Balaon en 1275, ancien nom d´un sommet (Souclin, Bugey, Ain).

Balance, Balances
Mot français balance, latin vulgaire *bilancia, « balance à deux plateaux », latin bis, « deux fois », et lanx, « plateau de balance ». Souvent ce toponyme rappelle un établissement où se trouvait un poids public.
La Balance, hôtel-restaurant (Fontaines, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel) ;
Les Balances, restaurant, maisons isolées (Montpreveyres, district d´Oron, Vaud).

Balancerie
La Balancerie, maisons isolées de la commune de Combloux (Haut-Faucigny, Haute-Savoie), ancien français balancerie, « métier du fabricant et du marchand de balances ».

Balandes
Bois des Balandes, forêt de la commune de Gingins (District de Nyon, Vaud), Convallem de Balenda en 1202.

Balanselmo
Lac de Balanselmo, dans la commune de Valtournenche (Vallée d´Aoste), et Pointe de Balanselmo, 3318m (Bionaz et Valtournenche, vallée d´Aoste), pourrait contenir la racine pré-indo-européenne BAL, « rocher, hauteur », et le patronyme Anselmo.

Balavaux, Ballavaud, Ballavaux, Bellevaux
Belle vallée, beau vallon, français belle, latin bella, « belle », et vaux, « vallon », féminin à l´origine.
Bellevaux, ancien couvent de cisterciennes, nommé à l´origine Vaux Sainte-Marie, aussi bella Vuarda en 1140 (par remotivation), Bella vallis en 1190, Ballesvalz en 1212, monasterium vallis beate Marie en 1268, enfin Bellevaux en 1345 (Lausanne, Vaud).
Bellevaux, Belvaux en 1906, maisons isolées (Nods, district de La Neuveville, Jura bernois) ;
Bellevaux, Bellavalle vers 1138, Bellavauz en 1275, Prior de Bella valle vers 1344, ancien prieuré de Bénédictins, commune et village du Chablais (Thonon-les-Bains-Est, arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie) ;
Vallée de Bellevaux, Bellevalles en 1090-1107, prior Puchrarum vallum vers 1225, ancien prieuré conventuel de Bénédictins (Bauges, Savoie).
Avec le patois féminin bala, « belle » :
Balavaux, forêt (Isérables, district de Martigny, Valais), nom monté à la Pointe de Balavaux, sommet, 2456m (Nendaz, district de Conthey, et Isérables, district de Martigny, Valais) ;
Ballavaud, Balavaux en 1906, hameau (Vétroz, district de Conthey, Valais) ;
Bas de Ballavaux, sommet de la chaîne située entre ls Haute-Savoie et le Valais, bien que le terme générique bas désigne habituellement un col (Finhaut, district de Saint-Maurice, Valais).


Balay
Lieu où pousse le genêt-balai (Cytisus scoparius), ou patronyme Balay, par transfert.
La Balay, maisons isolées (Vienne, Pays viennois, Isère) ;
Le Bois Balay, hameau (Estrablin, Pays viennois, Isère) ;
Champ Balay, lieu-dit (Francheleins, Dombes, Ain).
Avec le suffixe collectif se rapportant à la flore -er :
Le Balayer, maisons isolées (Têche, Chambaran, Isère).

Avec le suffixe collectif -é, mais pour Guex ce nom est issu de Bel Ayer, « bel érable » :
Balayé, forêt, et Lués de Balayé, lieu-dit (Finhaut, district de Saint-Maurice, Valais).


Balbins
Commune et village de la Bièvre (La Côte-Saint-André, arrondissement de Vienne, Isère), Balbiaco villa au Xème siècle, Balben au XIIème siècle, de Balbino au XIVème siècle, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Balbiacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Balbius, avec attraction de noms en -ins.

Balet, Ballet
Patronymes Balet, Ballet, hypocoristiques de Bal, de l´anthroponyme germanique Ballo, germanique *balva, « mal ; malheur ».
Champ Balet, lieu-dit (Montceaux, Dombes, Ain) ;
Bois Ballet, petite forêt (Tossiat, Bresse, Ain) ;
Champ Ballet, lieu-dit (Villeneuve, Dombes, Ain) ;
Croix Ballet, croix (Leyment, Bugey, Ain) ;
Côte Ballet, forêt déclive (Pallud, Combe de Savoie, Savoie) ;
Grange Ballet, maisons isolées en clairière (Brénod, Haut-Bugey, Ain) ;
Granges Ballet, hameau (Hauteville-Lompnes, Bugey, Ain) ;
Mas Ballet, hameau (Tossiat, Bresse, Ain) ;
Pré Ballet, clairière (Saint-Pierre-d´Albigny, Combe de Savoie, Savoie) ;
Les Ballets et Combe des Ballets, lieux-dits en montagne (Valjouffrey, Valbonnais, Isère).

Balexert
Quartier de la commune de Vernier (Genève) où la famille Balexert possédait des terrains. Bel-Exert au XVIIIème siècle (Carte de Cassini). Patronyme issu du bas latin bellus, « beau, bel », et essert.

Baliveaux
Les Baliveaux, lieu-dit en forêt de la commune de Beaufort-sur-Doron (Beaufortain, Savoie), français baliveau, « plantes qui ont été taillées et élevées de façon à conserver des branches depuis la base du tronc ».

Balkans
Les Balkans, maison isolée de la commune de la Sagne (District de la Chaux-de-Fonds, Neuchâtel), par allusion à la chaîne de montagnes du même nom en Bulgarie.

Ballacrête
Nom composé du patois féminin bala, « belle », bas latin bella, « belle », ou racine pré-indo-européenne BAL / BEL / BAU, « rocher, hauteur », et Crête.
Ballacrête, lieu-dit (Val Ferret, Orsières, district d´Entremont, Valais).

Ballaigue, Ballaigues, Bellaigue
Nom qui signifie « belle eau », bas latin bella, « belle », et suffixe -aigue.
Ballaigue, habitat dispersé (Epalinges, district de Lausanne, Vaud) ;
Ballaigues, Aqua bella en 1177, Balevui ou Ballevui en 1228, Baleigue en 1354, Bella Aqua en 1453, Ballaigue en 1906, commune et village (District d´Orbe, Vaud) ;
Bellaigue, Belle-Aigue en 1911, maisons isolées (Chézery-Forens, Pays de Gex, Ain).

Ballaison, Ballaisons
Ballaison, aussi Balaison, anciennement Balayson, et Baleso [Régeste Genevois], Baleyso ou Balleysone vers 1138, Balaison en 1234, Baleyson en 1236, Baleson en 1275, Cura de Balleyson vers 1344, commune et village du Bas-Chablais (Douvaine, arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie), pourrait venir selon Dauzat d´un anthroponyme latin Ballatius, avec un suffixe d´appartenance.
Par transfert :
Les Ballaisons, maisons isolées (Perrignier, la Côte en Chablais, Haute-Savoie).


Ballan, Balland, Ballandaz, Ballandes
Patronymes Ballan, Balland, nom de métier, « danseur, balladin »
Chalets Ballan, maisons isolées (Thoiry, Bauges, Savoie) ;
Balland, lieu-dit (Prémillieu, Bugey, Ain) ;
Terres Balland, lieu-dit (Gorrevod, Bresse, Ain) ;
Toras-Balland, lieu-dit (Miribel, Dombes, Ain).
Par féminisation :
Les Ballandes, lieu-dit en forêt (Lully, la Côte en Chablais, Haute-Savoie).

Par féminisation patoise :
Ballandaz, maison isolée en clairière, Ruisseau de Ballandaz, affluent du Doron de Pralognan, et Gorges de Ballandaz, lieu-dit (Planay, Vanoise, Savoie).


Ballansat
Chez Ballansat, maisons isolées de la commune d´Aviernoz (Annecy, Haute-Savoie) avec un patronyme Ballansat, variante de Ballanche, nom de métier, « peseur », du latin bilancia, « balance ».

Ballens
Ballens, commune et village vaudois du district d´Aubonne, Barlens en 1139, Balens en 1453, nom d´origine burgonde. Selon Perrenot vient d´un primitif *Barilingos, « chez les Barilingi », dérivé du nom propre Barila, diminutif de l´ancien haut allemand *baro, « homme libre » ;
Côte de Ballens, forêt déclive, Pré de Ballens, alpage (Berolle, district d´Aubonne, Vaud).

Balma, Balmat, Balmay, Balmaz, Balme,
Balme-de-Thuy, Balme-les-Grottes, Balmes, Balmets, Balmette,
Balmettes, Balmey, Balmotte, Bama, Bâmatte,
Bâme, Bâmes, Bammaz, Barma, Barmanchère,
Barmant, Barmas, Barmasc, Barmasse, Barmay,
Barmaz, Barme, Barmé, Barmeché, Barmes,
Barmet, Barmette, Barmettes, Barmillon, Barmus,
Barmusse, Baulmes, Baumaz, Baume, Baumes,
Baumettaz, Baumette, Baumettes, Baumine, Beaume,
Beaumet
Grotte, cavité, abri naturel sous roche, falaise, par extension et dans certaines régions coteau, éminence. Bas latin balma, balmensis, « abri sous roche », gaulois balma, « grotte, trou dans le rocher ».
De l´ancien français balme, « grotte, caverne » :
Balme, hameau (Magland, Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Balme, de Balme au XIème siècle, anciennement La Balme-Pierre-Châtel, commune et village de l´Avant-Pays savoyard (Yenne, arrondissement de Chambéry, Savoie) ;
Chalet de la Balme, alpe de Balmis au XIIème siècle, alpage, La Balme, Col de la Balme et La Balmette, lieux-dits en montagne (La Chapelle-du-Bard, Belledonne, Isère) ;
Balme Blanche, lieu-dit en montagne (Vénosc, Oisans, Isère) ;
La Balme-de-Thuy, commune et village des Bornes, avec le nom du hameau voisin Thuy (Thônes, arrondissement d´Annecy, Haute-Savoie) ;
Balme Froide, lieu-dit en montagne (Termignon, Haute-Maurienne, Savoie) ;
La Balme-les-Grottes, ecclesia de Balma au XIIème siècle, Balma in Vienneys au XIIème siècle, commune et village de L´Isle-Crémieu (Crémieu, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère) ;
Balme Noire, maison isolée (Bessans, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Tête de Balme, sommet, 2321m, et Col de Balme, 2204m (Trient, district de Martigny, Valais, et Le Tour, vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
Grosses Balmes, parois rocheuses (Dorénaz, district de Saint-Maurice, Valais).

Forme patoise :
Le Balma, falaise (Vénosc, Oisans, Isère) ;
Le Grand Balmat, forêt déclive, falaises, peut-être un patronyme (Aiguebelette-le-Lac, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
La Balmaz, hameau (Evionnaz, district de Saint-Maurice, Valais) ;
La Grande Balmaz, sommet, 2616m (Chaîne des Aravis, Haute-Savoie).

Diminutifs avec les suffixes -et, -ette, -otte :
Les Balmets, Le Balmet au XVIIIème siècle, Les Balmetz en 1921, hameau (Saint-Paul-de-Varces, Pays grenoblois, Isère) ;
La Balmette, hameau, et Combe de Balmette, lieu-dit (Faverges, Haute-Savoie) ;
Balmettes, hameau, et Ruisseau de Balmette, affluent du lac d´Annecy (Talloires, Bornes, Haute-Savoie) ;
Les Balmettes, maison isolée en clairière (Saint-Aupre, Pays voironnais, Isère) ;
Balmotte, hameau (Châtillon-sur-Cluses, Faucigny, Haute-Savoie).

Avec les suffixes collectifs -ay, -ey :
Le Balmay, Via Balmeti en 1136, Li Balmei en 1242, Apud le Balmey en 1299-1396, hameau (Vieu d´Izenave, Haut-Bugey, Ain) ;
Le Balmey, hameau (Champfromier, Michaille, Ain).

De l´ancien français barme, « berge », issu de balma par rhotacisme :
La Barme, hameau en clairière (Martigny-Combe, district de Martigny, Valais) ;
Barme, patois Barmaz, hameau d´alpage, Torrent de Barme, affluent de la Vièze, Champ de Barme, Forêt de Barme, Grand Couloir de Barme, Col de Barme, 2382m, et Rocher de Barme, 1646m, et Barme Froide, nom patois Barma Frèda, lieu-dit (Finhaut, district de Saint-Maurice, Valais) ;
La Barme Trappier, maison isolée, avec un patronyme Trappier (Servoz, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Dent de Barme, 2759m (Champéry, district de Monthey, Valais, et Sixt-Fer-à-Cheval, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Mont de la Barme, sommet, 2307m (Finhaut et Salvan, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Les Barmes, alpage (Le Châble, Bagnes, district d´Entremont, Valais).

Formes patoises :
Barma, maisons isolées (Saint-Pierre, vallée d´Aoste) ;
Barma Rouilla, lieu-dit déclive (Lanslebourg-Mont-Cenis, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Grotte de la Barma, lieu-dit (Saint-Jean-d´Arvey, Bauges, Savoie) ;
Barmas, hameau (Montjovet, vallée d´Aoste) ;
Barmaz, alpage, et Torrent de Barmaz, affluent du Torrent Marmore (Breuil, Valtournenche, vallée d´Aoste) ;
Barmus, alpage (Passy, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Barmusse, hameau (Châtillon, vallée d´Aoste).

Avec le suffixe augmentatif -asse, en patois valdôtain, issu de l´occitan barmasso, « grande caverne », mais Barmasse est aussi un patronyme dans la vallée d´Aoste :
Barmasse, alpage (Breuil, Valtournenche, vallée d´Aoste) ;
Barmasse, hameau (Valtournenche, vallée d´Aoste) ;
Barmeché, lieu-dit déclive (Passy, Haut-Faucigny, Haute-Savoie).

Avec les suffixes collectifs -ay, -é :
Le Barmay, pâturage (Bovernier, district de Martigny, Valais) ;
Le Barmé, lieu-dit, et Torrent du Barmé, affluent de la Navisence (Zinal, Val d´Anniviers, Valais).

Diminutifs avec les suffixes -et, -ette :
Plan Barmet, pâturage, probablement avec un patronyme (Oyace, vallée d´Aoste) ;
Barmette, alpage (Champéry, district de Monthey, Valais) ;
Les Barmettes, falaises (Roche, district d´Aigle, Vaud).

Double diminutif avec le suffixe -illon :
Barmillon, lieu-dit (Bénonces, Bugey, Ain).

Patois bauma, vieux français baume, ancien français baulme, baume, « grotte, caverne », par vocalisation :
Baulmes, in loco Balmensi en 652, Balmas en 916, Balmo en 962, Balmis en 1123, Balmes en 1174, Balma en 1183, Balme en 1228, sur le cône de déjection de la Baumine, avec des abris sous roche fréquentés durant douze mille ans, commune et village (District d´Orbe, Vaud) ;
La Baumaz ou La Baume, hameau (Cronay, district d´Yverdon, Vaud) ;
La Baume, commune et village de la vallée de la Dranse (Le Biot, arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie) ;
La Baume, Bois de la Baume et Grotte de la Baume, lieux-dits (Saint-Sulpice, district du Val-de-Travers, Neuchâtel) ;
La Baume, mandamentum de Balma au XIVème siècle, La Beaume en 1921, hameau sur une pente (Saint-Arey, Matheysine, Isère) ;
Les Baumes, hameau (Les Verrières, district du Val-de-Travers, Neuchâtel) ;
La Beaume, colline (Saint-Georges-d´Espéranche, Pays viennois, Isère).

Diminutifs avec les suffixes -et, -ettaz, -ette, -ine, ancien français baumette, « petite grotte » :
La Baumettaz, colline boisée (Aussois, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Rocher de la Baumette, lieu-dit (L´Isle, district de Cossonay, Vaud) ;
La Baumette, nom allemand Ferenbalm (Agriswil, district de la Sarine, Fribourg) ;
Les Baumettes, maisons isolées (Cheiry, district de la Broye, Fribourg) ;
La Baumine, cours d´eau affluent de l´Arnon (District d´Orbe, Vaud) ;
Beaumet, hameau (Mens, Trièves, Isère).

Avec syncope :
La Bama, alpage (Rougemont, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Bâme de Courtemaîche, appelée aussi grotte du Kim (District de Porrentruy, Jura) ;
Les Bâmes, lieu-dit (Marchissy, district d´Aubonne, Vaud).

Dérivé de Barmaz par assimilation de rm en mm :
La Bammaz, forêt déclive (Novel, Chablais, Haute-Savoie).

Diminutif avec le suffixe jurassien -atte :
Les Bâmattes, lieu-dit (Souboz, district de Moutier, Jura bernois).

Peut-être de même origine :
Barmant, maison isolée en clairière (Thônes, Bornes, Haute-Savoie) ;
La Barmanchère, La Balmenchiery et La Barmenchery au XVème siècle, Barmancheres au XVIIIème siècle, hameau (Courtenay, L´Isle-Crémieu, Isère).

Peut-être de même origine, avec le suffixe -asc :
Barmasc, hameau (Ayas, vallée d´Aoste).

Voir aussi Balme Rousse, Baumaroche, Labalme.


Balmat
Patronyme Balmat, probablement dérivé de Balmat.
Le Balmat, maisons isolées (Saint-Clair-sur-Galaure, Chambaran, Isère).
Du nom de Jacques Balmat, auteur de la première ascension du Mont Blanc avec le Docteur Paccard, le 8 août 1786 :
Gîte à Balmat, lieu-dit à la Jonction des glaciers (Chamonix, vallée de Chamonix, Haute-Savoie).


Balme Rousse, Balme Rousset, Barmerousse, Barme Rousse, Barmes Rousses
Falaises de couleur rousse ou rouge, voir Balme, Barme et Rousse.
Balme Rousse, lieu-dit en montagne, nom monté à la Pointe de Balme Rousse, 3284m (Saint-Christophe-en-Oisans, Oisans, Isère) ;
Grotte de Balme Rousse, (Choranche, Royans, Isère) ;
Lac de Balme Rousse, Balma Rossa au XIVème siècle, lac de montagne au pied des Grandes Rousses (Vaujany, Oisans, Isère) ;
Balme Rousset, lieu-dit (Vénosc, Oisans, Isère) ;
Barmerousse, ruines d´alpage, nom monté au Col de Barmerousse, 2325m, et à la Pointe de Barmerousse, 2210m (Passy, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Barme Rousse, lieu-dit en forêt (Nancy-sur-Cluses, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Barmes Rousses, lieu-dit (Ormont-Dessus, district d´Aigle, Vaud).

Balmont, Beaumont, Belmont, Belmont-sur-Lausanne, Belmont-sur-Yverdon,
Bémont, Bimont, Biomont
Beau mont, de « beau, bel », bas latin bellus, « beau », et mont. Le qualificatif beau se rapporte le plus souvent à une construction (château, église) plutôt qu´à la montagne elle-même. Ce toponyme est apparu au début du deuxième millénaire et a souvent désigné des sites occupés par des châteaux forts.
Balmont, Belmontem en 867, Cura de Bellomonte vers 1344, puis Belmont, village, ancienne commune jusqu´en 1972 (Seynod, Annecy, Haute-Savoie) ;
Balmont, maisons isolées en clairière (Talloires, Bornes, Haute-Savoie) ;
Balmont, Apud Bellum Montem en 1277, Bermont en 1496, Barmont en 1677, hameau (Saint-Martin-Le-Châtel, Bresse, Ain) ;
Beaumont, alpage (Charmey, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Beaumont, cura de Bellomonte vers 1344, Bemont sur la Carte de Cassini, village et commune du Genevois, celle-ci s´étant appelée Beaumont-Jussy-Châble en 1793 (Arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois, Haute-Savoie) ;
Beaumont, De Bellomonte en 1299-1369, section (La Chapelle-Du-Châtelard, Bresse, Ain) ;
Beaumont, capella castri de Bel Monte au XIème siècle, Beaulmont et Biaumont au XIVème siècle, ruines, nom passé au Bois de Beaumont, forêt déclive (Le Touvet, Grésivaudan, Isère) ;
Le Beaumont, lieu-dit en montagne et région du Dauphiné située au sud du Valbonnais, ecclesia site in potestate Bellimontis au XIème siècle, castellum Bellimontis au XIIIème siècle, castellanus Bellimontis in Montanem in Triviis et Beaumont en Trièves au XIVème siècle, Beaumont en Chausans et Biomont en Graysevodan au XVème siècle ;
Belmont, Belmunt en 1228 (Bex, district d´Aigle, Vaud) ;
Belmont, Belemont et Bellemont en 1339, Bellemon en 1428, lieu-dit, domaine (Boudry, Neuchâtel) ;
Belmont, nom allemand Bellmund, commune et village (District de Nidau, Berne) ;
Belmont, Ecclesia Belli-Montis en 1083, puis Belmonte, Balmont et Bellemont, commune et village (Montbarrey, arrondissement de Dole, Jura) ;
Belmont, de Bellomonte au XIème siècle, ad Bellum montem en 1146, Belli montis en 1178, Bello monte en 1216, village de la commune de Belmont-Tramonet, de la vallée du Guiers (Le Pont-de-Beauvoisin, arrondissement de Chambéry, Savoie) ;
Belmont, Bellimontis en 1110, Versus Bellum Montem vers 1146, de Bellomonte en 1184, Belmont en 1231, prioratus Bellimontis en 1258, Belmont en Valromey en 1650, ancienne commune et village (Belmont-Luthézieu, Valromey, Ain) ;
Belmont, de Bellomonte au XIIème siècle, commune et village de la Bièvre (Le Grand-Lemps, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère) ;
Belmont, hameau (Montagny), Petit Belmont, colline boisée (Russy), Forêt du Grand Belmont, où se trouvent les vestiges d´un château fort, Gros Belmont, lieu-dit, Dessous Belmont, lieu-dit (Léchelles, district de la Broye, Fribourg) ;
Belmont-sur-Lausanne, Bellomons en 1160, in Bellomonte en 1164, Belmunt et apud bellum Montem en 1228 (District de Lausanne, Vaud) ;
Belmont-sur-Yverdon, château, commune et village, castrum Bellimontis en 1154, Belmont en 1173, burgum Bellimontis en 1220, Belmunt en 1228 (District d´Yverdon, Vaud).
Avec le patois bê, patois fribourgeois bi, patois savoyard bio, [Constantin], franco-provençal byo, « beau » :
Bémont, Bemont en 1266 (La Brévine, district du Locle, Neuchâtel) ;
Le Bémont, Le Belmont en 1330, commune et village, et Sous le Bémont, dans la même commune (District des Franches-Montagnes, Jura), et Le Haut du Bémont, lieu-dit dans la commune voisine de Saignelégier ;
Bimont, alpage en clairière (Villarvolard, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Biomont, ferme isolée (Saint-Rémy-de-Maurienne, Basse-Maurienne, Savoie).


Bamp, Ban, Banal, Banc, Bannat,
Banne, Banné, Banni, Bannwald, Bans,
Bonné
Voir le terme juridique ban.
Bois de Bamp, hameau (Granges, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Ban, hameau dans les vignes, et Pirra de Ban, lieu-dit (Chermignon, district de Sierre, Valais) ;
Bois Ban, forêt déclive (Compôte-en-Bauges, Bauges, Savoie) ;
Bois à Ban, forêt (Lucens, district de Moudon, Vaud) ;
Bois de Ban, maison isolée (Bioley-Magnoux, district d´Yverdon, Vaud) ;
Bosco di Ban, « Bois de Ban », forêt (Saint-Denis, vallée d´Aoste) ;
Ban de Lana, lieu-dit (Evolène, district d´Hérens, Valais) ;
Jeur du Ban, forêt (Les Granges, Salvan, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Jeur en Ban, lieu-dit en forêt (Port-Valais, district de Monthey, Valais) ;
Bois Banal, forêt (Bonfol, district de Porrentruy, Jura) ;
Bannat, lieu-dit (Vendlincourt, district de Porrentruy, Jura) ;
Banne, lieu-dit (Cronay, district d´Yverdon, Vaud) ;
Le Banné, forêt (Porrentruy, Jura) ;
Bois Banni, forêt déclive (Notre-Dame-du-Pré, Tarentaise, Savoie) ;
Les Bans, alpage et forêt (La Brévine, district du Locle, Neuchâtel) ;
Vieux Bans, lieu-dit (Fontenais, district de Porrentruy, Jura) ;
Le Bonné, forêt (Damphreux, district de Porrentruy, Jura).
Probables Bois du Ban devenus Bois du Banc par remotivation :
Bois du Banc, lieu-dit en forêt déclive (Giez, Pays de Faverges, Haute-Savoie) ;
Bois du Banc, lieu-dit en forêt (Arandas, Bugey, Ain) ;
Bois du Banc, lieu-dit en forêt déclive (Sassenage, Pays grenoblois, Isère) ;
Combe du Bois du Banc, lieu-dit en forêt (Ambel, Beaumont, Isère).

Forme alémanisée au XVème siècle, plutôt que dérivée directement de l´allemand, la région de Loèche étant francophone au Moyen Age :
Bannwald, forêt, avec l´allemand Wald, « forêt » (Loèche, Valais).

Voir aussi Bambois.


Ban, Banc, Bancs, Bans
Pour Bessat 1993, ces noms désignent de très hauts pâturages situés près des crêtes, voir Rebans.
Ban Rouge, sommet, 1983m (Praz-sur-Arly, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Bans, lieu-dit en montagne (Mizoën, Oisans, Isère).
Par attraction paronymique avec le français « banc » :
Le Banc, alpage (Cordon, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Pointe de Banc Fleury, 2009m (Massif de la Tournette, Bornes, Haute-Savoie) ;
Pointe de Banc Plat, 1907m (Massif des Bauges, Chevaline, Haute-Savoie, et Bellecombe-en-Bauges, Savoie) ;
Les Bancs, lieu-dit en montagne (Le Périer, Valbonnais, Isère) ;
Les Bancs, lieu-dit en montagne (Vénosc, Oisans, Isère).


Banaudon
Lieu-dit de Montbovon (Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg), peut-être par corruption de *Bas Audon, cf. l´alpage voisin de Hautaudon.

Banchet, Banchets
Mot régional désignant une lisière de terrain ou de pré, diminutif de banc, ou patronyme Banchet [Gros].
Le Banchet, hameau, nom monté au Col du Banchet, Rupes deuz Banchets en 1308, 590m (Ayn, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
Le Banchet et Le Petit Banchet, maisons isolées, et Col du Banchet, environ 550m (Saint-Hilaire-de-la-Côte, Bièvre, Isère) ;
Haut Banchet, hameau (Mens, Trièves, Isère) ;
Les Banchets, lieu-dit en montagne (Bessans, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Sur les Banchets, lieu-dit (Motz, Chautagne, Savoie).

Bandau, Bande, Bandeire, Banderelle, Banderons,
Bandes
Probablement un terrain allongé comme une bande, ancien français bendon, « sorte de ruban », germanique *bindo, « bande flexible », germanique *bendan, « plier ».
Le Bandau, lieu-dit (Saint-Saphorin-sur-Morges, district de Morges, Vaud) ;
Bande, hameau (Saint-Christophe, Chartreuse, Savoie) ;
Bande du Milieu, hameau (Saint-Pierre-de-Genebroz, Chartreuse, Savoie) ;
Bas de Bande, hameau (Saint-Pierre-de-Genebroz, Chartreuse, Savoie) ;
Les Bandes, lieu-dit (Commugny, district de Nyon, Vaud) ;
Bandes Burgat, avec un patronyme, alpage (Montalchez, district de Boudry, Neuchâtel).
Avec le suffixe diminutif -elle :
Banderelle, hameau, et Le Mont de Banderelle, alpage (Le Bouchet, Bornes-Aravis, Haute-Savoie).

Avec le suffixe collectif -eire :
La Bandeire, forêt (Léchelles, district de la Broye, Fribourg).

Avec le suffixe -on :
Les Banderons, maison isolée (Misery-Courtion, district du Lac, Fribourg).


Banderet, Banderette, Banderettes, Banneret, Bannerettes
Français banneret, « seigneur d´un fief suffisamment important pour lever une bannière sous laquelle se rangeaient ses vassaux pour aller à la guerre », du germanique *bandum, « bannière ».
Rue du Banneret (Grandvillard, district de la Gruyère, Fribourg).
Par féminisation :
Chemin des Bannerettes (Lutry, district de Lavaux, Vaud).

Forme régionale et ancien français banderet, « banneret, porteur de bannière », du vieux français bandière, synonyme de bannière. Dans le pays de Vaud, le banderet était le magistrat civil qui présidait le conseil municipal. Il peut aussi s´agir du patronyme Banderet :
Chez le Banderet, maison isolée en clairière (Buttes, district du Val-de-Travers, Neuchâtel) ;
Prés Banderet, lieu-dit (Provence, district de Grandson, Vaud).

Par féminisation :
La Banderette, lieu-dit (Travers, district du Val-de-Travers, Neuchâtel) ;
Les Banderettes d´Amont, Les Banderettes d´Avau, pâturages ayant appartenu à un banneret, maisons isolées (Charmey, district de la Gruyère, Fribourg).


Bandet, Bandets
Patronyme Bandet, de l´anthroponyme germanique Bando, germanique *banda, « signe ; signal ; symbole ; marque ».
Granges Bandet, maisons isolées en clairière (Saint-Pierre-d´Entremont, Chartreuse, Isère) ;
Les Bandets, hameau (Saint-Pierre-d´Entremont, Chartreuse, Savoie).

Bandière
La Bandière, maison isolée de la commune de Perrignier (La Côte en Chablais, Haute-Savoie), par féminisation d´un patronyme Bandier, nom de métier, variante de banard, « garde de ban, messier, garde des champs ».

Bandon, Bandons
Pâturage élevé et rocailleux où le bétail ne peut pas être maintenu en troupeau compact, et paît donc en liberté, à l´abandon. De l´ancien français [mettre] a bandon, « [mettre] à disposition de », issu de bandon « pouvoir, autorité », d´origine germanique.
Le Bandon, Grand Bandon et Petit Bandon, pâturages (Hérémence, district d´Hérens, Valais) ;
Pointe du Bandon, 3074m, nom monté (Evolène, district d´Hérens, et Grimentz, district de Sierre, Valais) ;
Grands Bandons, pâturage (Cleuson, Nendaz, district de Conthey, Valais).

Baneins
Village et commune de la Dombes (Saint-Trivier-sur-Moignans, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain), Banneins en 1288, Banens en 1327, nom d´origine burgonde, dériverait d´un primitif *Banningos, « chez les Banningi », dérivé du nom propre Banno [Perrenot].

Bange
Ces noms pourraient venir du patronyme Bange attesté, que Gros fait correspondre au gentilice gallo-romain Ban[n]ius.
Bange, maisons isolées (Clarafond, Genevois, Haute-Savoie) ;
Bange, Apud Banges en 1339, Ab acqua Uchisieusque ad nantum de Bangina en 1428, Hambertus de Bangiis en 1443, hameau, Le Nant de Bange, affluent de l´Arly, et Les Lanches de Bange, lieu-dit en montagne (Ugine, Val d´Arly, Savoie) ;
Bange, lieu-dit en forêt (Chanaz, Chautagne, Savoie), et Marais de Bange, lieu-dit dans la commune voisine (Conjux, Chautagne, Savoie) ;
Bois de Bange, lieu-dit en forêt (Saint-Champ, Bugey, Ain) ;
Montagne de Bange, 1434m (Arith, Bauges, Savoie), Pont de Bange sur le Chéran (Arith, Bauges, Savoie, et Allèves, Albanais, Haute-Savoie), et Grottes de Bange, tous nommés Banges en 1935 (Allèves, Bauges, Haute-Savoie).

Banvart
Essert Banvart, lieu-dit de la commune de Montenol (District de Porrentruy, Jura), francisation du patronyme alémanique Banwart, Bannwart, nom de métier, « garde-champêtre, gardien d´une terre à ban ».

Baou, Beu, Beux, Bou
Patois savoyard beu, « étable » [Constantin], patois valaisan bau, beu, boeou, boeu, etc, à Evolène boouk « étable, écurie », viendrait du gaulois boutegon, de bou, « boeuf » et tegia, « maison » [Guex].
Plan Beu, lieu-dit (Val Ferret, Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Le Beux, maison isolée (Praz-sur-Arly, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Beux, maisons isolées (Commeire, Orsières, district d´Entremont, Valais).
Patois valdôtain baou, « étable » :
Baou, alpage (Saint-Rhémy-en-Bosses, vallée d´Aoste) ;
Bou di Baou, maison isolée en clairière, soit une redondance, soit avec Bou, « bois » (Morgex, vallée d´Aoste).


Baounet
Le Baounet, lieu-dit, nom monté au Glacier du Baounet et à la Pointe du Baounet, 3129m, sur la commune de Bessans (Haute-Maurienne, Savoie), d´un mot patois signifiant « bâtonnet », qui est aussi un patronyme [Gros].

Baptieu, Batiaux, Batieu, Batterottes, Battiau,
Battieux, Battioux, Battoir
Battoir, foulon à chanvre, moulin à drap, etc., du patois batiau, battiau, battieu, patois savoyard batseû, de l´ancien français bateor, bateur, batour, « moulin à drap, à tan », bas latin baptorium, battorium, « moulin à drap, moulin à foulon », aussi batatorium, battitorium, batentorium, baptentorium, etc., du verbe battuere, « battre ».
Le Baptieu, le Baptiou en 1585, le Battieu en 1587, le Baptiour en 1604, Baptiouz en 1648, le Battieur en 1730, hameau (Les Contamines-Montjoie, Val Montjoie, Haute-Savoie) ;
Le Baptieu, anciennement Baptieur, hameau (Sainte-Foy-Tarentaise, Savoie) ;
Les Batiaux, lieu-dit (Allaman, district de Rolle, Vaud) ;
Le Batieu, maisons isolées (La Clusaz, Bornes-Aravis, Haute-Savoie) ;
Battiau, lieu-dit (Granges, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Chemin des Battieux (Colombier, district de Boudry, Neuchâtel) ;
Chemin des Battioux (La Rippe, district de Nyon, Vaud) ;
Battoir, maison isolée (Denens, district de Morges, Vaud) ;
Le Battoir, hameau (Saint-Jean-le-Vieux, Haut-Bugey, Ain).
Patois neuchâtelois battioret, batturet, batyoreta, « battoir, foulon » :
Les Batterottes, lieu-dit (Boudry, Neuchâtel).


Baracon, Baracons, Baraque, Baraques
Probablement un toponyme récent, puisque ce mot date du XVIème siècle. De l´ancien occitan baracca, « petite construction servant d´abri, cabane en pierre sèche », peut-être dérivé du préroman *barra, « barre transversale », ou *barrum, « boue, limon ».
La Baraque, lieu-dit (Les Enfers, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
La Baraque, hameau (Saint-Cyr-Sur-Menthon, Bresse, Ain) ;
Baraque des Chasseurs, Baraque du Cimetière, Baraque de la Combe de l´Eau, Baraque de Divonne, Baraque du Pralet, Baraque du Solliet, maisons isolées en forêt (Divonne-les-Bains, Pays de Gex, Ain) ;
Baraques, alpage (Bionaz, vallée d´Aoste) ;
Les Baraques, hameau (Saint-Cergues, la Côte en Chablais, Haute-Savoie) ;
Les Baraques, maisons isolées (Challex, Pays de Gex, Ain).
Diminutif avec le suffixe -on :
Le Baracon des Chamois, lieu-dit en montagne, probablement sur le lieu d´une ancienne tour télégraphique du Premier Empire (Lanslebourg-Mont-Cenis, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Col du Baracon, 2714m (Vallon de la Lex Blanche, Val Vény, vallée d´Aoste) ;
Les Baracons, alpage (Montgellafrey, Basse-Maurienne, Savoie).


Baragne
Ce mot désignerait le fossé ou le talus qui sépare deux champs, une borne, une limite. Vieux français baragnon, « fossé latéral d´un champ ».
La Baragne, alpage, et Bois de la Baragne (Jura vaudois, Arzier, district de Nyon, Vaud).

Barandier, Barandiers
Patronyme Barandier
Barandier, lieu-dit (Ecole, Bauges, Savoie) ;
Les Barandiers, hameau (Chambéry, Savoie).

Barasson
Peut-être du patois valdôtain baradzo « pâturage, herbage clôturé », occitan baranha, « haie », bas latin baralia, « clôture, grillage, barrière », varalia, « lieu clôturé », latin barra, « barrière ».
Barasson, alpage dans la Comba de Barasson, et Côte de Barasson, lieu-dit, nom monté à la Pointe de Barasson, 2963m, à la Tête de Barasson, 2730m, et aux Col Est de Barasson, 2681m, et Col Ouest de Barasson, 2636m (Bourg-Saint-Pierre, district d´Entremont, Valais et Saint-Oyen, vallée d´Aoste).

Baraterie, Baratier, Baratière, Baratiers, Barattes
Patronyme Baratte, de l´ancien français barat, barate, « ruse, tromperie ».
Les Barattes, maison isolée (La Verrerie, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Les Barattes, quartier (Annecy-le-Vieux, Haute-Savoie).
Patronyme Baratier, sobriquet, de l´ancien français barateor, « trompeur, fraudeur, fripon » :
Baratier, maison isolée (Viriat, Bresse, Ain) ;
Les Baratiers, lieu-dit en forêt (Serrières-en-Chautagne, Chautagne, Savoie).

Par féminisation :
Baratière, Baraterie au XIVème siècle, lieu-dit en forêt (Proveysieux, Chartreuse, Isère) ;
Baratière, lotissement (Saint-Ismier, Pays grenoblois, Isère) ;
La Baratière, hameau (Brion, Bièvre, Isère).

Avec le suffixe de propriété -erie :
La Baraterie, hameau (Saint-Laurent, Faucigny, Haute-Savoie).


Barathoux
La Combe Barathoux, alpage de la commune de Vallorbe (District d´Orbe, Vaud), d´un patronyme *Barathoux, variante de Baratoux attesté, d´origine française.

Baravex
Patronyme Baravex attesté dans la vallée d´Aoste.
Baravex, alpage, et Bois du Baravex, forêt (Allein, vallée d´Aoste) ;
Baravex, hameau (Roisan, vallée d´Aoste).

Barbarel
Hameau de la commune de Saint-Etienne-sur-Chalaronne (Dombes, Ain), Barbarel en 1247, Barbarelle en 1325, probablement de barbare, par un sobriquet.

Barbarin, Barberine
Patronymes Barbarin, Barberin, diminutif de Barbare, du latin barbarus, « étranger, barbare ».
Barbarin, hameau, et Ruisseau de Barbarin, affluent de la Varèze (Montseveroux, Bièvre, Isère) ;
Château Barbarin, nemus de Barbarino au XIIème siècle, (Revel-Tourdan, Bièvre, Isère).
Par féminisation d´un patronyme Barberin attesté dans la région en 1775, un bourgmestre portant ce nom :
Barberine, Barberina ou Berberina en 1294, Barbarina en 1307, Babarine en 1417, hameau, Montagne de Barberine, pâturage (Vallorcine, vallée de l´Eau Noire, Haute-Savoie), Vallon de Barberine, en partie submergé par le lac artificiel d´Emosson, Col de Barberine, 2481m (Salvan, district de Saint-Maurice, Valais), et La Barberine, cours d´eau affluent de l´Eau Noire, en partie à la frontière franco-suisse (Finhaut, district de Saint-Maurice, Valais).


Barbayre, Barbeire, Barbilles, Barboille, Barboleusaz,
Barbossine, Barbouillon, Berboleuse, Borbaz, Borbet,
Borbets, Borbeux, Borbey, Borbieu, Borbolion,
Borbollion, Borbollions, Borboz, Borbuintse, Bourban,
Bourbe, Bourbellière, Bourbier, Bourbière, Bourbouillon,
Bourbuel, Burbanne
Mot français bourbe : mot d´origine gauloise qui désigne la boue épaisse qui se dépose au fond d´eaux stagnantes, patois borbe, patois savoyard borba. gaulois *borva, « source boueuse », racine gauloise *borb-, qui évoque une eau bouillonnante, racine indo-européenne *bh(e)reu-, « bouillir, bouger sauvagement ».
Nant de Borbaz, ruisseau (Bernex, Genève) ;
Bourbuel, hameau, et Brotteaux de Bourbuel, lieu-dit (Niévroz, Dombes, Ain).
Mot régional bourbe, « boue épaisse » [Pégorier] :
La Bourbe, lieu-dit (Jura vaudois, Arzier, district de Nyon, Vaud) ;
Les Bourbes, hameau (Logras, Pays de Gex, Ain).

Noms collectifs, français bourbier, mot régional bourbière, « lieu creux rempli de bourbe », ancien français bourbeau, bourbiere, « bourbier » :
Le Bourbier, maison isolée (Romans, Dombes, Ain) ;
Bourbière, Bourbières en 1935, hameau (Les Mollettes, Combe de Savoie, Savoie) ;
Col de la Bourbière, 2352m et Pointes de la Bourbière, 2600m 2t 2607m (Arvillard, Val Gelon, Savoie).

Avec le suffixe collectif -ellière :
La Bourbellière, Decime Burbelleriae en 1381, La Bourbelière en 1887, hameau (Thézillieu, Bugey, Ain).

Patois borbouin, patois féminin borbouintse, « bourbier » :
La Borbuintse, anciennement Borbuintze, maisons isolées (Les Paccots, Châtel-Saint-Denis, district de la Veveyse, Fribourg).

Patois jurassien boûerbet, « bourbier » :
Le Borbet, hameau (Courgenay, district de Porrentruy, Jura) ;
Pré Borbet Dessous et Pré Borbet Dessus, hameaux (Bassecourt, district de Delémont, Jura) ;
Les Borbets, maison isolée en clairière (Rocourt, district de Porrentruy, Jura).

Autre dérivés de formes patoises, par exemple du patois savoyard borbé, « bourbier » [Constantin] :
Les Borbeux, lieu-dit (Lavey-Morcles, district d´Aigle, Vaud) ;
Borbey, hameau (Ayas, vallée d´Aoste) ;
Le Borbieu, maisons isolées (Villard, Vallée Verte, Haute-Savoie) ;
Sur Borboz, Borbot en 1554, lieu-dit (Arnex-sur-Orbe, district d´Orbe, Vaud) ;
Le Bourban, Biez Bourban en 1844, cours d´eau affluent de la Veyle (Bresse, Ain) ;
Burbanne, Bourbanne sur la Carte de Cassini hameau (Belley, Bugey, Ain).

Avec la mutation vocalique de bor- en bar-, ber- qui se retrouve dans le français barboter, issu de borboter, « s´agiter dans la boue » :
La Barbayre, hameau (Lavigny, district de Morges, Vaud) ;
La Barbeire, cours d´eau affluent de la Mentue (District d´Yverdon, Vaud) ;
Les Barbilles, lieu-dit humide en forêt (Messery, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Les Barbilles, lieu-dit (L´Isle, district de Cossonay, Vaud) ;
La Barboleusaz ou La Barboleuse, hameau (Gryon, district d´Aigle, Vaud) ;
Chalets de Barbossine et Barbossine Dessous, alpages (Châtel, Val d´Abondance, Haute-Savoie) ;
Barbouillon, hameau (Droisy, Genevois, Haute-Savoie) ;
Chalet de Barbouillon, maison isolée, Ruisseau de Barbouillon, affluent de l´Arc (Saint-Etienne-de-Cuines, Maurienne, Savoie) ;
La Berboleuse, maison isolée (Bretaye, Ollon, district d´Aigle, Vaud).

Certains de ces noms peuvent avoir aquis un suffixe issu de l´ancien français boillon, bouillon, boullon, bullon, « endroit de la rivière où l´eau forme un tournant, bourbier », ou peut-être par analogie avec le français barbouiller ou encore par onomatopée :
La Barboille, lieu-dit (Chevilly, district de Cossonay, Vaud) ;
Borbolion, lieu-dit (Giez, district de Grandson, Vaud) ;
Le Borbollion, lieu-dit (Faverges, Haute-Savoie) ;
Le Borbollion, hameau, et Ruisseau de Borbollion (Landry, Tarentaise, Savoie) ;
Les Borbollions, lieu-dit (Grésy-sur-Isère, Combe de Savoie, Savoie) ;
Bourbouillon, lieu-dit (Champfromier, Michaille, Ain) ;
Le Bourbouillon, Bourboillon en 1437, vallon (Ceyzériat, Revermont, Ain) ;
Résurgence du Bourbouillon, source (Pont de Bange, Bauges, Haute-Savoie) ;
Source du Bourbouillon (Boyeux-Saint-Jerôme, Haut-Bugey, Ain).

Voir aussi Borbannaz.


Barbelin
Lieu-dit de la commune du Flon (District de la Veveyse, Fribourg), patronyme, probablement d´un sobriquet signifiant « barbu », du latin barbellus.

Barbenoire
Chalets de Barbenoire, ruines de la commune de Sévrier (Annecy, Haute-Savoie), dans le Semnoz, avec un sobriquet.

Barberaz
Barberaz, commune et village (La Ravoire, arrondissement de Chambéry, Savoie), Ecclesia de Barbaratico et Ecclesia de Barbariaco vers 1100, Barbara en 1248, Curatus de Barberaz en 1375, Curatus Barberaci vers 1395, Ecclesia de Barbara en 1497, puis Barberaz-le-Petit, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine Barbariacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Barbarius issu du cognomen Barbarus, « le Barbare » [Gros].
Le Grand Barberaz, hameau (Challes-les-Eaux, Chambéry, Savoie).

Barberêche
Commune et village fribourgeois du district du Lac, Barbereschi en 1158, Barberesche en 1173, Barbaresche en 1180, Barbareschi en 1182, Barbarica en 1423, selon Jaccard un dérivé en -isca du gentilice Barbarius ou du cognomen Barbarus, ou selon Aebischer dérivé en -isca de l´adjectif barbarus, pour une terre appartenant à un non-romain. Nom allemand Bärfischen.

Barbeston
Mont Barbeston, 2483m (Vallée d´Aoste), anciennement nommé Pointe de Douze Heures à Châtillon, Pointe de Deux Heures à Saint-Vincent, et Pointe des Cimes Blanches à Pontey (Champdepraz et Châtillon, vallée d´Aoste).

Barbier, Barbière, Barbières, Barbiers
Patronyme Barbier, nom de métier.
Barbier, lieu-dit (Musièges, Val des Usses, Haute-Savoie) ;
Le Barbier, maisons isolées (Moye, Albanais, Haute-Savoie) ;
Bois Barbier, lieu-dit (Nattages, Bugey, Ain) ;
Champ Barbier, lieu-dit (Chaumont, Val des Usses, Haute-Savoie) ;
Col du Barbier, 2285m (Aussois, Haute-Maurienne, Savoie) ;
L´Ile Barbier, maisons isolées au bord de l´Isère (Saint-Quentin-sur-Isère, Vercors, Isère) ;
Maison Barbier, hameau (Sermoyer, Bresse, Ain) ;
Combe de Ser Barbier, ravin (Vénosc, Oisans, Isère) ;
Les Barbiers, hameau (Pirajoux, Bresse, Ain) ;
Terre aux Barbiers, forêt déclive (La Burbanche, Bugey, Ain).
Par féminisation :
La Barbière, lieu-dit (Thoiry, Pays de Gex, Ain) ;
Les Barbières, étang (Saint-Paul-de-Varax, Dombes, Ain) ;
Les Barbières, lieu-dit en forêt (Saint-Julien-de-l´Herms, Bièvre, Isère).


Barbignat
Hameau de la commune de Jayat (Bresse, Ain), d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Balbiniacus, dérivé avec le suffixe -acus du gentilice Balbinius.

Barbillieu
Hameau de la commune de Ceyzérieu (Virieu-le-Grand, Bugey, Ain), Berbelliacum et Berbelliou en 1346, Berbelieu sur la Carte de Cassini, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Balbiliacus, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Balbilius.

Barbiset
Barbiset, hameau de la commune de la Motte-Servolex (Chambéry, Savoie), Barbiset en 1546, Barbizet en 1935, nom monté au Passage de Barbiset, lieu-dit en forêt, d´un patronyme Barbiset, Barbizet, sobriquet, vieux français barbiset, « souteneur sans envergure, jeune souteneur, souteneur inexpérimenté ».

Barbus
Chalet des Barbus, maison isolée de la commune de Giez (Pays de Faverges, Haute-Savoie), sobriquet.

Barbussieux
Les Barbussieux, lieu-dit de la commune de Vionnaz (District de Monthey, Valais), peut-être de l´ancien français barbussiau, « masque avec de la barbe », par métaphore, pour un terrain couvert de plantes courtes et drues.

Barby
Commune et village (Saint-Alban-Leysse, arrondissement de Chambéry, Savoie), Villa que dicitur Balbiacus vers 1010, Balbeio et Balbir vers 1100, Balbiaco en 1340, Barbie en 1356, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine [fundus] Balbiacus, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Balbius [Gros].

Barche, Barges, Bargettes, Barze, Barzettes
Selon Aebischer ce mot signifie « fenil, grange à foin ». Ancien français barche, barge, « meule de paille ou de foin ». Toutefois, selon Bossard, ce mot n´est pas attesté dans le patois régional.
Barche, hameau (Fénis, vallée d´Aoste) ;
Barges, nom attesté en 1259, hameau (Vouvry, district de Monthey, Valais) ;
Les Barges, lieu-dit (Romont, district de la Glâne, Fribourg) ;
Barze, maisons isolées, peut-être de même origine (Le Mont-sur-Lausanne, district de Lausanne, Vaud).
Diminutif avec le suffixe -ette :
Pont des Bargettes (Saint-Pierre-de-Chartreuse, Chartreuse, Isère) ;
Les Barzettes, lieu-dit (Randogne, district de Sierre, Valais).


Barcontian
Hameau de la commune de Jongieux (Avant-Pays savoyard, Savoie), Bracontian en 1856, Barcontion en 1896, nom qui a peut-être un rapport avec l´ancien français bracon, « branche d´arbre, branchage », ou le nom de métier braconier, « veneur ou valet de chiens ».

Bard, Bardanière, Bardanne, Bardel, Bardelière,
Bardelles, Bardet, Bardets, Bardette, Bardier,
Bardière, Bardin, Bardinière, Bardon, Bardonanche,
Bardons, Bards
Patronyme Bard, germanique *bardo, « hache ; cognée ».
Bard, lieu-dit (Viuz-en-Sallaz, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Bards, maisons isolées (Marboz, Bresse, Ain).
Occitan bard, bart, « boue, mortier, argile », ancien provençal bart, « boue, limon », désigne souvent des terrains bas et argileux des bords de cours d´eau :
Le Bard, de Barro au XIIIème siècle, torrent affluent de la Bréda, et ancien mas, alpes Balt au XIème siècle, comba al Bar au XIIIème siècle (La Chapelle-du-Bard, Belledonne, Isère).

Toponyme répondant à l´une ou l´autre définition :
Le Bard, lieu-dit en forêt (Saint-Martin-de-la-Cluze, Trièves, Isère).

Patronyme Barde de même origine :
Barde, maison isolée, et Sur Barde, lieu-dit en montagne (Valloire, Maurienne, Savoie) ;
Les Granges Barde, lotissement (Bourg-en-Bresse, Ain).

Patronyme Bardel, diminutif de Bard avec le suffixe -el :
Bardel, hameau (Saint-Julien-Montdenis, Maurienne, Savoie).

Par féminisation du patronyme Bardel :
Les Bardelles, lieu-dit (Saint-Vulbas, Bugey, Ain).

Dérivé du patronyme Bardel avec le suffixe de propriété -ière :
La Bardelière, hameau (Corbelin, Vallée du Guiers, Isère).

Patronyme Bardet, diminutif de Bard avec le suffixe -et :
Bardet, maison isolée (Gerbaix, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
Bardet, lieu-dit (Pont-de-Vaux, Bresse, Ain) ;
Chez Bardet, maisons isolées (Aviernoz, Bornes, Haute-Savoie) ;
Les Bardets, hameau (Etrez, Bresse, Ain).

Par féminisation du patronyme Bardet :
La Bardette, maison isolée (Bourg-Saint-Maurice, Tarentaise, Savoie).

Patronyme Bardier, dérivé de Bard, ou nom de métier, issu de l´ancien français bard, « bois façonné à la varlope » :
Pré Bardier, lieu-dit (Cormaranche-en-Bugey, Bugey, Ain).

Par féminisation du patronyme Bardier :
La Rue Bardière, lieu-dit (Souclin, Bugey, Ain).

Patronyme Bardin, diminutif de Bard avec le suffixe -in :
Champ Bardin, lieu-dit (Chaneins, Dombes, Ain) ;
Chez Bardin, hameau (Meyssiez, Pays viennois, Isère) ;
Maison Bardin, maison isolée (Savas-Mépin, Pays viennois, Isère) ;
Suet Bardin, lieu-dit (Longechenal, Bièvre, Isère).

Dérivé du patronyme Bardin avec le suffixe de propriété -ière :
La Bardinière, maison isolée (Monsteroux-Milieu, Bièvre, Isère).

Patronyme Bardon, cas régime du patronyme Bard :
Bardon, lieu-dit (Pont-de-Chéruy, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Bois de Pré Bardon, forêt (Brénod, Haut-Bugey, Ain) ;
Les Bardons, hameau (Saint-Lattier, Chambaran, Isère).

Dérivé du patronyme Bardon avec le suffixe -anche :
Bardonanche, maisons isolées (La Tour, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Source de Bardonanche, source (Les Gets, Faucigny, Haute-Savoie).

Du patronyme Bardanne, probablement de même origine, ou par féminisation du patronyme Bardan, ou encore du nom de plante bardanne (Arctium lappa) :
La Bardanne, lieu-dit (Morestel, L´Isle-Crémieu, Isère).

Du patronyme Bardan, avec le suffixe de propriété -ière, ou lieu où pousse la bardanne :
Bardanière, lieu-dit (Anthon, L´Isle-Crémieu, Isère).


Bardeau
Le Bardeau, ruine d´une maison isolée de la commune de Villeret (District de Courtelary, Jura bernois), d´un patronyme Bardeau plutôt que directement du nom commun bardeau, « petite planche de bois refendue à la hachette dans le sens du fil, et employée pour couvrir les toits et les façades exposées à la pluie », de l´ancien français bard, « bois façonné à la varlope ».

Bardolles, Bardot, Bardoussière, Bardoux
Patronymes dérivés de l´anthroponyme germanique Baldulph, du germanique *balda, « audacieux, fort » et *vulfa, « [qui a le courage du] loup ».
Du patronyme Bardolle, ou par féminisation du patronyme Bardol : :
Les Bardolles, maison isolée (Viriat, Bresse, Ain).

Du patronyme Bardot :
Bardot, hameau (Drumettaz-Clarafond, Aix-les-Bains, Savoie).

Du patronyme Bardoux :
Champ Bardoux, forêt déclive (Salagnon, Les Balmes Dauphinoises, Isère).

Avec le suffixe de propriété -ière :
Bardoussière, hameau (Lieudieu, Pays viennois, Isère).


Bardoney
Lieu où pousse la bardane (Alpium sp.).
Bardoney, hameau (Breuil, Valtournenche, vallée d´Aoste).

Bardonnex
Commune et village du canton de Genève, anciennement Barduniacus, puis Bardonaco en 1153, de Bardunyaco en 1250, Cura de Bardonay vers 1344, Bardonex en 1398, peut-être d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Bardoniacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Bardonius dérivé de bardus, « poète celte », nom qui signifie aussi « stupide, lourd ».

Baril, Barillats, Barillet, Barillette, Barillettes,
Barillon, Barillonnière
Patronymes dérivés du français baril, « sorte de petit tonneau », gallo-roman barriculus, diminutif de *barrica, soit un sobriquet pour un homme petit et rondouillard, soit un fabriquant de barils.
Plan du Baril, lieu-dit (Saint-Gingolph, district de Monthey, Valais) ;
Les Barils, maisons isolées (Châbons, Bièvre, Isère).
Patronyme Barillat, diminutif avec le suffixe -at :
Les Barillats, hameau (Saint-Romans, Royans, Isère).

Patronyme Barillet, diminutif avec le suffixe -et :
Crête de Barillet, lieu-dit en montagne (Saint-Etienne-de-Cuines, Maurienne, Savoie).

Par féminisation du patronyme Barillet :
La Barillette, sommet, 1528m, nom probablement monté d´un alpage (Gingins, district de Nyon, Vaud) ;
Les Barillettes, quartier (Saint-Alban-Leysse, Chambéry, Savoie).

Patronyme Barillon, diminutif avec le suffixe -on :
Le Barillon, maison isolée (Marlieux, Dombes, Ain).

Avec le suffixe de propriété -ière :
Barillonnière, maisons isolées (Saint-Gervais, Sud du Grésivaudan, Isère).


Barins
Patronyme Barin, variante populaire de Bénigne, voir Saint-Bénigne.
Les Barins, lieu-dit en forêt (Aiguebelette-le-Lac, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
Les Barins, hameau (Saint-Pierre-d´Albigny, Combe de Savoie, Savoie).

Baritel
Hameau de la commune de Chaveyriat (Dombes, Ain), patronyme Baritel, probablement un sobriquet de meunier, de l´occitan baruta, barutèl, variantes baritel, balutel, « blutoir, tamis pour la farine ; moulin » [Tosti].

Barlatey
Patronyme Barlatey.
Le Barlatey, maison isolée (Châtel-Saint-Denis, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Pra Barlatey, maison isolée (Sâles, district de la Gruyère, Fribourg).

Barlet, Barlettes, Berlai, Berleire, Berlet,
Berlex, Berley, Berlie, Berlier, Berlioz,
Bierla, Bierle, Bierles
Cressonière, lieu où pousse la berle ou ache d´eau (Berula sp.), cresson de fontaine, latin berula, gaulois berula, celtique *berura, ou dérivé du franco-provençal berlo, vieux français berle, « rejeton, rameau, tige », du gallo-roman verulum.
Avec les suffixes collectifs -ai, -et, -ex, -ey :
Berlai, ancien prieuré bénédictin fondé en 1134 sur la colline du Mont-Berlai (Avenches, Vaud) ;
Berlet, lieu-dit (Saint-Jorioz, Annecy, Haute-Savoie) ;
Berlex, Berlez en 1906, maisons isolées (Villarepos, district du Lac, Fribourg) ;
Forêt de Berley, Berlai en 1228 (Montagny, district de la Broye, Fribourg), et
Fin de Berley, lieu-dit (Noréaz, district de la Sarine, Fribourg).

Variante barlet, ou le plus souvent patronyme Barlet de même origine :
Barlet, lieu-dit (Saint-Pierre-de-Soucy, Combe de Savoie, Savoie) ;
Barlet, lieu-dit en forêt déclive (Lhuis, Bugey, Ain) ;
Baraque de Barlet, maison isolée en clairière, nom monté à la Montagne de Barlet, chaînon, 2041m (Sainte-Agnès, Belledonne, Isère) ;
Pied Barlet, maisons isolées (Saint-Nicolas-de-Macherin, Pays voironnais, Isère) ;
Pré Barlet, clairière (Montréal-la-Cluse, Haut-Bugey, Ain).

Par féminisation du patronyme Barlet :
Les Barlettes, hameau (Fréterive, Combe de Savoie, Savoie).

Avec les suffixes collectifs -eire, -ier :
La Berleire, La Berlaire en 1906, lieu-dit (Vuisternens-devant-Romont, district de la Glâne, Fribourg) ;
Le Berlier, hameau (Cras-sur-Reyssouze, Bresse, Ain).

Dérivés avec les suffixes collectifs patois -a, -ie, -oz :
Petite Berlie, Berlie en 1911, maison isolée (Villars-les-Dombes, Dombes, Ain) ;
La Bierla, anciennement Berlaz, maison isolée (Ormont-Dessus, district d´Aigle, Vaud) ;
La Bierle, patois birla, lieu-dit, et Pont de la Bierle (Trient, district de Martigny, Valais) ;
La Bierle, hameau (Martignat, Haut-Bugey, Ain) ;
Les Bierles, Bierle sur la Carte de Cassini, hameau (Foissiat, Bresse, Ain).

Avec le patronyme Berlioz de même origine :
Le Berlioz, maisons isolées (Novalaise, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
Bois Berlioz, petite forêt (Chozeau, L´Isle-Crémieu, Isère) ; Pas du Berlioz, passage délicat en falaise (Treffort, Trièves, Isère) ;
Les Berlioz, hameau (Vimines, Chambéry, Savoie).

Voir aussi Baule.


Barlière
La Barlière, maison isolée de la commune de Perrignier (La Côte en Chablais, Haute-Savoie), par féminisation d´un patronyme Barlier, contraction de barilier, « fabricant de barils ».

Barmaverain
Alpage de la commune de Saint-Nicolas (Vallée d´Aoste), patronyme Barmaverain attesté dans la région, qui pourrait venir d´un nom de lieu *Barmaveran composé de Barma, « grotte », et du patronyme Veran.

Barnaire
La Barnaire, lieu-dit du Châble, (Bagnes, district d´Entremont, Valais), signifierait « champ que l´on fauche », du patois barnai, « faux » [Fellay].

Barneuza, Berneuse
Soit par féminisation d´un patronyme Berneux rare mais attesté, soit selon Jaccard par métathèse du vieux français breneux, « boueux, fangeux, merdeux », voir Breu.
La Berneuse, lieu-dit (Leysin, district d´Aigle, Vaud).
Peut- être une forme patoise :
Barneuza, pâturage, Barneuza Alpage et Mayens de Barneuza, alpages, et Crête de Barneuza, arête rocheuse (Ayer, Val d´Anniviers, Valais).


Barnier, Barnière, Barniers, Bernier, Bernière
Du patronyme Bernier, variante Barnier, issu de l´anthroponyme germanique Bernhari, « guerrier [fort comme un] ours », du germanique *beran, « ours » et ancien haut allemand hari, « guerrier »
Bois Barnier, lieu-dit en forêt (Château-Bernard, Trièves, Isère) ;
Champ Barnier, lieu-dit (Talloires, Bornes, Haute-Savoie) ;
Porte Barnier, passage reserré (Corrençon-en-Vercors, Vercors, Isère) ;
Les Barniers, hameau (Pommiers-la-Placette, Pays voironnais, Isère) ;
Terre Bernier, lieu-dit en forêt (Primarette, Bièvre, Isère).
Par féminisation :
La Barnière, maisons isolées (Le Châtel, Maurienne, Savoie) ;
Bernière (Saint-Pierre-de-Chartreuse, Chartreuse, Isère).


Baroche, Béroche
Mot régional signifiant « paroisse ». Patois bérotse, ancien français baroche, « église », latin ecclésiastique parochia, paroecia, « paroisse », grec paroikia, « groupe d´habitations voisines ».
La Baroche, ancienne paroisse de Charmoille (District de Porrentruy, Jura) ;
La Béroche anciennement Parochia, Perroiche, aussi La Paroche en 1433, région du district de Boudry (Neuchâtel).

Baron, Baronne, Baronnie, Baronnière, Baronnières
Patronyme Baron, à l´origine un sobriquet, « personne hautaine » ou « personne au service d´un baron », ou encore « homme brave », aussi « mari, époux », et baron[n]e, « femme, épouse ». Du francique baro au cas sujet, barone au cas régime, « homme libre », germanique *baro, « homme ».
Bois-Baron, forêt (Commugny, district de Nyon, Vaud) ;
Chez le Baron, hameau (Epauvillers, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Le Crêt Baron, maison isolée (Le Pâquier, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Mont Baron, sommet, 1566m (Bernex et Vacheresse, Chablais, Haute-Savoie).
Par féminisation :
La Baronne, alpage (Saint-Cergue, district de Nyon, Vaud) ;
La Baronne, hameau (Divonne-les-Bains, Pays de Gex, Ain).

Par adjectivisation :
La Baronnie, hameau (Mionnay, Dombes, Ain).

Avec le suffixe possessif -ière :
La Baronnière, aussi Les Barons en 1911, hameau (Jayat, Bresse, Ain) ;
La Baronnière, Les Baronnières en 1921, hameau (Bougé-Chambalud, Pays viennois, Isère) ;
La Baronnière, La Battoleri et La Baydolleri au XIIIème siècle selon Chevalier, un rapprochement abusif, hameau (Mont-de-Lans, Oisans, Isère) ;
Les Baronnières, lieu-dit en forêt (La Rivière, Vercors, Isère).


Barouche
La Barouche, hameau de la commune de Sauverny (Pays de Gex, Ain), Moulin de la Barousse sur la Carte de Cassini, nom d´origine inconnue ;
La Barouche, forêt (La Thuile, Bauges, Savoie).

Barra, Barral, Barrales, Barrals, Barras,
Barrat, Barrats, Barre, Barres, Barretta,
Barriaz, Barrier, Barrière, Barrières, Barriers,
Barrioz, Barroz, Berra, Berry
Barrière, clôture, haie, aussi hameau situé sur une hauteur, barrière de péage. De l´ancien français bari, barri, « barrière, mur, rempart », et par synecdoque. « faubourg, noyau d´habitation situé en dehors de la ville fortifiée » ; du latin médiéval barra, « barrière », latin vulgaire *barra, peut-être dérivé du celtique *ber, « pointe », ou du gaulois *barro, « hauteur, colline, extrémité, sommet ». Voir aussi Baret.
Français barrière, « obstacle ; limite, borne », aussi « poste de péage installé à l´entrée d´une ville ou d´un territoir » ; aussi, par féminisation du patronyme Barrier :
Barrière, maisons isolées (Saint-André-sur-Vieux-Jonc, Bresse, Ain) ;
La Barrière, lieu-dit (Ambérieux-en-Dombes, Dombes, Ain) ;
La Barrière, maisons isolées (Illiat, Dombes, Ain) ;
La Barrière, lieu-dit (Plagne, Michaille, Ain) ;
La Barrière, passage resserré, Pont de la Barrière sur la Malsanne, et Col de la Barrière, 1355m (Entraigues, Valbonnais, Isère) ;
La Barrière, faubourg de Moirans (Moirans, Pays voironnais, Isère) ;
La Barrière, hameau à l´entrée de Saint-Geoirs (Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, Grenoble, Isère) ;
Chalets de la Barrière, passage resserré (Oulles, Oisans, Isère) ;
Chemin de la Barrière (Le Bourg-d´Oisans, Oisans, Isère) ;
Les Barrières, hameau sur la route allant vers la France (Chevenez, district de Porrentruy, Jura) ;
Les Barrières, hameau, aurait été situé à la limite des paroisses du Noirmont et des Bois, d´où son nom selon Prince (Le Noirmont, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Les Barrières, hameau (Priay, Bresse, Ain) ;
Les Barrières, faubourg de Beaurepaire (Saint-Barthélemy, Bièvre, Isère).

Patronyme Barrier, « elui qui avait la charge de la barre ou barrière, lieu où était perçu un droit de péage à l'entrée d´une ville ou d´un village » [Tosti] :
Côte Barrier, hameau (Saint-Jean-de-Couz, Chartreuse, Savoie) ;
Les Barriers, hameau (La Thuile, Bauges, Savoie).

Vieux français barre, « retranchement, clôture », ancien français bari, barri, « barrière, mur, rempart » :
Barra, lieu-dit (Arbaz, district de Sion, Valais) ;
La Barra, hameau (Belfaux, district de la Sarine, Fribourg) ;
La Barre, maison isolée (Ambérieux-en-Dombes, Dombes, Ain) ;
La Barre, lieu-dit (Saint-André-d´Huiriat, Bresse, Ain) ;
Château de la Barre (Brégnier-Cordon, Bugey, Ain) ;
Les Barres, lieu-dit (Arbent, Haut-Bugey, Ain) ;
Les Barres, hameau (Saint-Martin-du-Mont, Bresse, Ain) ;
Sur les Barres, forêt déclive (Rebeuvelier, district de Delémont, Jura) ;
Barriaz, alpage (Megève, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Barrioz, sommet, 2537m (Saint-Sorlin-d´Arves, Arvan, Savoie) ;
Plate du Barrioz, couloir en montagne (Valjouffrey, Valbonnais, Isère) ;
Le Barroz, hameau (Artas, Pays viennois, Isère), Le Bailli du Barroz, maison isolée voisine, et Plan du Barroz, lieu-dit voisin (Charantonnay, Pays viennois, Isère) ;
La Berra, alpage (La Roche), nom monté a La Berra, sommet, 1719m (Cerniat et La Roche, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Le Berry, maison isolée (Châtel-Saint-Denis, district de la Veveyse, Fribourg).

Patronyme Barre de même origine :
Chez Barre, hameau (Ambronay, Bugey, Ain).

Mots régionaux savoyards barrioz, barris, barry, « clôture, barrière ; muraille d´une ville ; retranchement ; faubourg » [Pégorier], barrioz, « hameau situé sur une hauteur ; barrière, surtout barrière de douane ; passage fermé par une barrière » [Gros] ; c´est aussi un patronyme :
Le Barrioz, lieu-dit (Pralognan-la-Vanoise, Vanoise, Savoie) ;
Le Barrioz, hameau près de Voiron (Coublevie, Pays voironnais, Isère) ;
Source de Barrioz, source (Le Cheylas, Grésivaudan, Isère) ;
Les Barrioz, hameau (Flumet, Val d´Arly, Savoie) ;
Les Barrioz, lieu-dit en forêt (Queige, Beaufortain, Savoie).

Avec le suffixe diminutif patois -etta :
La Barretta, lieu-dit (Belfaux, district de la Sarine, Fribourg).

Toponyme Barral, de l´occitan barralh, « lieu clôturé, enclos », mais c´est le plus souvent un patronyme de même origine :
Barral, quartier (Seynod, Annecy, Haute-Savoie) ;
Barral et Combe du Barral, lieux-dits en montagne, et Chalet du Barral, ruine (Saint-Jean-de-Belleville, Tarentaise, Savoie) ;
Crose du Barral, torren affluent du Glandon (Saint-Colomban-des-Villards, vallée des Villards, Maurienne, Savoie) ;
Bois Barral, hameau et forêt (Corbelin, Vallée du Guiers, Isère) ;
Etang de Barral (Creys-Mépieu, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Granges de France Barral, maisons isolées en clairière (La Ferrière, Belledonne, Isère) ;
Mont Barral, lieu-dit en forêt (Les Adrets, Belledonne, Isère) ;
Roche de Jean Barral, falaise (La Garde, Oisans, Isère) ;
Les Barrals, hameau (Pugny-Chatenod, Aix-les-Bains, Savoie).

Par féminisation du patronyme Barral :
Les Barrales, maisons isolées (Coublevie, Pays voironnais, Isère).

Patronymes Barras, Barrat, plus rarement Barraty, probablement de même origine que Barra :
En Barras, maison isolée (Marsens, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Fort Barras, maisons isolées (La Chapelle-du-Châtelard, Dombes, Ain) ;
Chez Barrat, Les Barrats en 1764, hameau (Ballaigues, district d´Orbe, Vaud) ;
Fort Barrat, maisons isolées (Marlieux, Dombes, Ain) ;
Fossé du Pré Barrat, fossé de drainage (Villard-Léger, Val Gelon, Savoie) ;
Grand Barrat et Petit Barrat, maisons isolées (Montluel, Dombes, Ain) ;
Pré Barrat, lieu-dit (Copponex, Genevois, Haute-Savoie) ;
Les Barrats, hameau (Chamonix, vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
Barraty, lieu-dit (Romans, Dombes, Ain).

Avec le suffixe de propriété -ière :
Barratière, maisons isolées (Serre-Nerpol, Sud du Grésivaudan, Isère) ;
Barratières, lieu-dit (Pont-d´Ain, Bresse, Ain) ;
Barratières et Messageaux, lieu-dit en forêt (Châtonnay, Pays viennois, Isère).


Barrachon, Barrochins, Borrochon
Patronyme Barrachon, variantes Barrochin, Borrochon, peut-être de l´ancien occitan barracca, « cabane, baraque ».
Barrachon, lieu-dit en forêt (Monestier-d´Ambel, Beaumont, Isère) ;
Les Barrochins, hameau (Verrens-Arvey, Combe de Savoie, Savoie) ;
Borrochon, lieu-dit en forêt (Brénod, Haut-Bugey, Ain).

Barraude, Barreau, Barreaudes, Barreaux
Patronymes issus d´un nom de métier signifiant « tonnelier », du vieux français baral, « baril, tonnelet », gallo-roman barriculus, diminutif de *barrica, « barrique », ou de l´anthroponyme germanique Berwald, du germanique *beran, « ours », et *valdan, « celui qui règne ».
Par féminisation d´un patronyme Barraud attesté dans la région :
La Barraude, maison isolée (Grandvaux, district de Lavaux, Vaud).

Patronyme Barreau :
Barreau, hameau (Viuz-la-Chiésaz, Albanais, Haute-Savoie) ;
Le Barreau, nemus Baralorum au XIVème siècle, hameau (Saint-Aupre, Pays voironnais, Isère) ;
Les Barreaux, hameau (Biviers, Pays grenoblois, Isère).

Par féminisation d´un patronyme Barreaud :
Les Barreaudes, lieu-dit (Replonges, Bresse, Ain).


Barre, Barrère, Barres, Barrière, Barrières
Sommet en longueur, vire rocheuse, falaise dans une pente, pente raide, extrémité d´une pente. Latin vulgaire *barra, gaulois *barro, « extrémité, sommet ».
La Barre, colline boisée allongée (Ceignes et Maillat, Haut-Bugey, Ain) ;
La Barre, lieu-dit en forêt déclive (La Croix-de-la-Rochette, Val Gelon, Savoie) ;
Barre des Colombettes, falaises (Sainte-Foy-Tarentaise, Tarentaise, Savoie) ;
Barre des Ecus, falaises (Allemond, Oisans, Isère) ;
La Barre des Ecrins, sommet, 4102m (Oisans, Isère) ;
Barre Pugnet, falaises (Sassenage, Pays grenoblois, Isère) ;
Les Barres, lieu-dit en forêt déclive (Queige, Beaufortain, Savoie) ;
Les Barres, lieu-dit en forêt, falaises (Saint-Jean-d´Arvey, Bauges, Savoie) ;
Côte des Barres, crête en forêt (Laval, Belledonne, Isère) ;
Crête des Barres, crête dominant des barres rocheuses (Saint-Honoré, Matheysine, Isère) ;
Les Grandes Barres, falaises (Villard-Reculas, Oisans, Isère) ;
Mollard des Barres, crête dominant des pentes raides (Vernas, L´Isle-Crémieu, Isère).
Sangle de la Barrère, sentier (Dent de Crolles, Chartreuse, Isère) ;
Combe de la Barrière, lieu-dit déclive (Beaufin, Beaumont, Isère) ;
Les Barrières, lieu-dit déclive (Jarsy, Bauges, Savoie).

Barreires, Barres, Barrières
Dans la région de Martigny, digues destinées à contenir les crues du Rhône ou de la Dranse, mentionnées dès 1311.
Les Barreires, lieu-dit au bord du Rhône (Riddes, district de Martigny, Valais) ;
Grand´Barres, digues du Rhône (Fully, district de Martigny, Valais) ;
Chemin des Barrières (Martigny, Valais).

Barricade des Pestiférés
La Barricade des Pestiférés, lieu-dit de la commune de Valloire (Maurienne, Savoie), restes d´une muraille dont on dit qu´elle fut édifiée lors de la peste de 1630 pour empêcher les pestiférés de parvenir à Valloire.

Bartelard
Le Bartelard, lieu-dit de la commune de Tramelan (District de Courtelary, Jura bernois), pourrait dériver avec le suffixe -ard du patronyme Bartel, hypocoristique de Barthélémy.

Bartet, Bartex, Barthou
Lieu couvert de broussailles, de l´occitan barthe, celtique *bart.
Le Bartet, avec le suffixe collectif se rapportant à la flore -et, lieu-dit en forêt (Bovernier, district de Martigny, Valais) ;
Bartex, avec le suffixe collectif -ex, lieu-dit (Gollion, district de Cossonay, Vaud).
Avec un patronyme Barthou de même étymolgie :
La Grange Barthou, maison isolée (Lucinges, Annemasse, Haute-Savoie) ;
Pré Barthou, pâturage (Saint-Gingolph, district de Monthey, Valais).


Barthélémy
Crête de Barthélémy, pâturage de la commune d´Ayer (District de Sierre, Valais), probablement parce que le bétail y montait le 24 août, jour de la Saint-Barthélemy.

Barussels
Les Barussels, maison isolée de la commune de Chardonne (District de Vevey, Vaud), peut-être d´un patronyme ou sobriquet *Barussel, diminutif du bas latin barus, « homme fort, guerrier vaillant ».

Basbolin
Hameau de la commune de Miribel-les-Echelles (Chartreuse, Isère), Les Baboulins au XVIIIème siècle, Basbolin au XIXème siècle, Le Baboulin en 1921, variante d´un patronyme rare Babolin qui serait de même origine que Babylone.

Bas-Cuirieu
Bas-Cuirieu, hameau, et Château de Bas-Cuirieu, château de la commune de Saint-Jean-de-Soudain (La Tour-du-Pin, Isère), Baccoriaco super fluvium Carusium au VIIIème siècle, Bascuirieu au XIXème siècle, devenu Bas-Cuirieu par mécoupure, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Baccoriacum, dérivé avec le suffixe -acum du nom d´homme Baccorius probablement lui-même dérivé avec le suffixe -orius du nom d´homme gaulois Baccos, du gaulois *baccos, « garçon, gamin ». L´ancien Baccoriaco a été identifié faussement avec Coriau (Chozeau, L´Isle-Crémieu, Isère) par Chevalier, et d´autres après lui. Bas-Cuirieu se trouve à 500m de la Bourbre, l´ancien Chéruy (Carusius), alors que Coriau en est à 2 km.

Bascule
La Bascule, hameau de la commune de Cormoz (Bresse, Ain), français bascule, peut désigner un pont à bascule ou un poids public. Vieux français bassecule, de l´ancien français bacule, déverbal de baculer, « frapper le derrière de quelqu´un contre terre pour le punir ».

Baselgin
Ancien nom du village de Saint-Silvestre, district de la Singine (Fribourg), diminutif dérivé du latin basilicula, « petite église », cf. ancien français bazeuge, « église », français basoche, « église érigée en mémoire d´un martyr » [Stadelmann].

Basens
Basens, commune et village fribourgeois du district de la Singine, ancien nom français Bésingue et Basens en 1228, Balsingue lo grant, Balsingen lo pitet en 1264, nom allemand Bösingen et Besingen en 1264, nom d´origine burgonde, selon Perrenot vient d´un primitif *Basingos, « chez les Basingi », dérivé du nom propre Baso, de l´ancien norrois *basa, « qui s'est efforcé de ».

Basilières
Les Basilières, lieu-dit en forêt de la commune de Saint-Michel-de-Maurienne (Maurienne, Savoie), du patronyme Basile, avec le suffixe de propriété -ière.

Bas-Intyamon
Nouvelle commune du district de la Gruyère (Fribourg), créée en 2004, qui regroupe les anciennes communes d´Enney, d´Estavannens et de Villars-sous-Mont, voir Intyamon.

Basmont
Chalet de Basmont, alpage (Rognaix, Tarentaise, Savoie), composé de bas et mont, nom monté au Col de Basmont, 1791m, entre les communes de Montsapey (Basse-Maurienne, Savoie) et Rognaix (Tarentaise, Savoie), et redescendu au Ruisseau de Basmont, affluent de l´Arc (Montsapey, Basse-Maurienne, Savoie).

Basoge, Basuges
De l´ancien français bazauge, bazeuge, du latin basilica, « église ».
Riau de la Basoge, cours d´eau, doit peut-être son nom à une chapelle très ancienne (Dommartin, district d´Echallens, Vaud) ;
Basuges, ancien nom du village de Saint-Prex (District de Morges, Vaud) ;
Les Basuges, quartier (Bevaix, district de Boudry, Neuchâtel).

Bassa, Bassat
Du patronyme Bassat, latin bassus, « bas, court ».
Bassa, Bassat-Dessous et Bassat-Dessus en 1935, hameaux (Saint-Ours, Albanais, Savoie) ;
Bassat, ruines en forêt (Mercury, Combe de Savoie, Savoie).

Bassan, Bassens, Bassine, Bassins
Noms d´origine burgonde, selon Perrenot d´un primitif *Bassingos, « chez les Bassingi », dérivé du nom propre Basso, issu d´un germanique *batis, batiz, « meilleur ».
Bassan, Bassans en 1299, écart (Poncin, Haut-Bugey, Ain) ;
Bassens, Ecclesia de Baisinis vers 1100, Basins en 1164, Baisins au XIIème siècle, Bacins en 1224, Bassinum en 1234, Bacinum en 1479, Bassin en 1675, Bassins en 1732, commune et village (Saint-Alban-Leysse, arrondissement de Chambéry, Savoie) ;
La Bassine, ferme isolée, et Bois de la Bassine, par féminisation du nom de la commune (Bassins, district de Nyon, Vaud) ;
Bassins, Bassinges en 974, latinisé abusivement en Bassiniacum en 1148, le nom actuel étant attesté dès 1164, Bacins en 1195, commune et village (District de Nyon, Vaud).

Bassaraba
Villa Bassaraba, domaine situé sur la commune de Publier (Chablais, Haute-Savoie), ancienne propriété de la poétesse française d´origine roumaine Anna de Noailles (1876-1933), née Anna-Elisabeth Bibesco-Bassaraba de Brancovan, épouse du comte Mathieu de Noailles et lointaine parente de Vlad III l´Empaleur, dit Dracula.

Bassays
Hameau de la commune de Vérossaz au-dessus des falaises, district de Saint-Maurice, (Valais), Basseys en 1296, Basseis en 1662, Bas-Serre en 1906, aussi Bassex de nos jours, du bas latin bassum, « bas, peu élevé », et saxum, « rocher ».
Voir aussi le hameau voisin Aussays.


Basse-Cour, Basses-Cours

Basse-Cour, hameau (Lagnieu, Bugey, Ain) ;
Basses-Cours, hameau (Sermoyer, Bresse, Ain).

Bassecourt
Commune et village jurassiens du district de Delémont, Baressicort en 1160, Barsecurt en 1178, Chuno de Baressecort vers 1181, Cono de Baressicurt en 1239, Boressecort en 1256, ancien nom allemand Altdorf mentionné vers 1350. Pourrait être un nom d´origine germano-romaine de l´époque mérovingienne désignant le domaine rural (latin cortis), d´un germain, dont le nom est peut-être Basso ou Barasko [Besse]. Selon Perrenot c´est un nom d´origine burgonde, *Baderici curtis, dérivé du nom propre Baderic, apparenté au gothique *Badu-reiks, « celui qui est puissant dans le combat », du burgonde *badus, germanique *badvô, « combat » et burgonde *riks, « riche, puissant », gothique reiks, « puissant, premier », du germanique *rîka, rîkia, « puissant, celui qui règne ». Chose rare, le nom allemand Altdorf, « vieux village », n´a apparamment aucun rapport avec le nom français.

Bassenges
Quartier de la commune de Chavannes-près-Renens, district de Morges (Vaud), Baffinges en 797, devenu Bassenges en 1217. Nom d´origine burgonde, selon Perrenot vient d´un primitif *Badulfingos, « chez les Badulfingi », dérivé du nom propre Badulf, du burgonde *badus, germanique *badvô, « combat » et burgonde *wulfs, germanique *vulfa, « [qui a le courage du] loup ».

Bassereins
Hameau de la commune de Chaneins (Dombes, Ain), nom d´origine burgonde.

Basseville
Hameau de la commune de Combloux (Haut-Faucigny, Haute-Savoie), composé de basse, « situé en-dessous d´un lieu pris comme référence », et Ville, par opposition à Hauteville, hameau de la même commune.

Bassieu, Bassy
Noms de domaines d´origine gallo-romaine Bassiacum, dérivés avec le suffixe -acum du gentilice Bassius, ou selon Nègre 1990, du nom d´homme romain Bacchius.
Bassieu, Bassiacus et Bassiou en 1345, hameau (Songieu, Valromey, Ain) ;
Bassy, Cura de Bassie vers 1344, commune et village du Genevois (Seyssel, arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois, Haute-Savoie) ;
Bassy, Bassi sur la Carte de Cassini, hameau (Anières, Genève).

Bastie, Bathia, Bathie, Bâthie, Bâtiaz,
Batie, Bâtie, Bâtie d´Albanais, Bâtie-Divisin, Bâtie-Montgascon,
Bâties, Battiaz
Vieux français bâtie, « bâtiment fortifié, château », dérivé de bastir, « construire », bas latin bastia, « château, tour », du francique *bastjan, d´abord « coudre à grands points », puis « bâtir », de *basta, « fil de chanvre », voir aussi bastide. Selon Bossard, certains de ces nom peuvent désigner une digue, par croisement des participes passés de bâtir et battre.
La Bastie, lieu-dit (Allinges, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Tour de la Batie, ruines en forêt (Labalme, Haut-Bugey, Ain) ;
La Croix du Batie, lieu-dit (Saint-Christophe-en-Oisans, Oisans, Isère) ;
La Bâtie, hameau (Versoix, Genève) ;
La Bâtie, lotissement, et Château de la Bâtie (Barby, Chambéry, Savoie) ;
La Bâtie, hameau, et Les Grandes Bâties, maisons isolées (Belley, Bugey, Ain) ;
La Bâtie, Bastida Alti Vilaris au XIVème siècle, Bastida in valle Alavardi au XVème siècle, Bâtie d´Arvilars au XVIIème siècle, ruines, et Ruisseau de la Bâtie (Allevard, Grésivaudan, Isère) ;
La Bâtie, Bastida enferius domi fori sceyi Fontis Meylati au XIVème siècle, La Bastie au XVIIIème siècle, quartier (Claix, Pays grenoblois, Isère) ;
La Bâtie, Bastida de Gressa au XIVème siècle, hameau (Gresse-en-Vercors, Vercors, Isère) ;
La Bâtie, Bastida sita supra Montem Bonoudi au XIIIème siècle, Bastida supra Meolanum et Bastida superior au XIVème siècle, La Bastie de Myollans au XVIème siècle, quartier (Meylan, Grenoble, Isère) ;
La Bâtie, Bastida Syboudi de Castro Novo, Bastida Campi Rotundi et Bastia subtus Sanctum Nazarium au XIIIème siècle, Bastida Sancti Nazarii et Bastida sita in ripa fluminis Ysere au XIVème siècle, hameau, Bois de la Bâtie, petite forêt (Saint-Ismier, Pays grenoblois, Isère), et L´Ile de la Bâtie, lieu-dit sur l´autre rive de l´Isère (Villard-Bonnot, Grésivaudan, Isère) ;
La Bâtie, hameau, et Combe Bâtie, maisons isolées dans un vallon (Chanas, Pays viennois, Isère) ;
La Bâtie d´Ambel, maisons isolées (Saint-Michel-les-Portes, Trièves, Isère) ;
La Bâtie-Divisin, Bestida de Divisina au VIIème siècle, Bastida de Divisino au XIVème siècle, commune et village de la Valdaine (Saint-Geoire-en-Valdaine, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère) ;
La Bâtie-Montgascon, commune et village de la Vallée du Guiers (Le Pont-de-Beauvoisin, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère), et Château de la Bâtie, castellania Bastide Montis Gasconis au XIVème siècle, Bastie Mont Gascon au XVIIIème siècle, dans la même commune ;
La Vieille Bâtie, hameau (Collex-Bossy, Genève) ;
La Bâtie d´Albanais, Dominus Bastite in Albanesio en 1337, hameau (Le Montcel, Aix-les-Bains, Savoie) ;
Les Bâties, Bastida dicta de Montelupello en 1325, La Bâtie en 1911, hameau (Thil, Dombes, Ain) ;
Les Bâties ou La Bâtie, hameau, et Manoir de la Bâtie, quartier (Bourgoin-Jallieu, La Tour-du-Pin, Isère).
Avec un h épenthétique :
La Bathie, hameau (Séchilienne, Pays grenoblois, Isère) ;
La Bâthie, nommée ainsi après la construction du château au XIIIème siècle, Actum apud Bastiam in castro en 1287, Castrum Bastie en 1358, La Bastie en 1559, La Bastie-en-Tarentaise en 1738, commune et village de la Tarentaise (Albertville-Sud, arrondissement d´Albertville, Savoie), nom monté au Col de la Bâthie, 1889m (La Bâthie, Tarentaise et Arêche, Beaufort, Savoie) ;
La Bâthie, hameau (La Balme-de-Sillingy, Annecy, Haute-Savoie).

Franco-provençal batia, « bâtie, bâtiment fortifié » :
La Bathia, maisons isolées (Amancy, Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Bathiat, hameau, c´est aussi un patronyme (Saint-Martin-du-Mont, Bresse, Ain) ;
La Bâtiaz, Bastida en 1368, hameau (Martigny, Valais) ;
Granges-la-Battiaz, Grangias avant 1157, Grangia de laz Bastiaz au XVIème siècle, hameau et ancienne commune, écrit aussi Grange-la-Battiaz, Grange-la-Battia (Villorsonnens, district de la Glâne, Fribourg).


Bastières, Batier
Patronyme Batier, nom de métier, bâtier, « celui qui fabrique et vend des bâts ».
Le Batier, hameau (La Buisse, Pays voironnais, Isère) ;
Le Batier, hameau (Saint-Sauveur, Chambaran, Isère).
Par féminisation de la variante provençale Bastier, de même sens :
Bastières, lieu-dit en forêt (Saint-Eloi, Bresse, Ain).


Bastille, Bastillon, Bastillons, Bastioule
Voir bastille.
La Bastille, de Monte Essarto au XIIème siècle, ouvrage militaire (Grenoble, Isère).
Avec le suffixe diminutif -on :
Bastillons, chaînon, 2797m, par métaphore, et Col du Bastillon, 2754m (Bourg-Saint-Pierre et Val Ferret, Orsières, district d´Entremont, Valais).

Avec le suffixe diminutif -ioule :
La Bastioule, maison isolée (Epesses, district de Lavaux, Vaud).


Bataillard, Bataillards, Bataillat
Patronymes Bataillard, Bataillat, surnom d´une personne belliqueuse, du mot régional bataillard, « batailleur ».
Bataillard, Bataillards en 1441, Baptaillart en 1545, Batallard en 1720, lieu-dit (Boudry, Neuchâtel) ;
Grand Bataillard, marais (Chavannes-de-Bogis, district de Nyon, Vaud) ;
Les Bataillards, forêt déclive (Baulmes, district d´Orbe, Vaud) ;
Pré Bataillat, lieu-dit en forêt (Le Petit-Bornand-les-Glières, Faucigny, Haute-Savoie).

Bataille, Batailles, Bataillet, Bataillette, Batailleur
Les lieux appelés ainsi ne sont pas toujours des emplacements d´une bataille attestée historiquement. Bas latin batala, batalia, batalla, du latin battualia, de battuere, « battre, frapper, rosser », racine indo-européenne *bhat-, « battre, frapper ». Dans certains cas ces noms peuvent évoquer le mélange de céréales de printemps destinées à l´alimentation humaine appelé en patois bataille. C´est aussi un patronyme Bataille, sobriquet pour une personne querelleuse ou un ancien soldat.
Bataille, ruines en forêt, et Bataille Dessus, maisons isolées en clairière, lieu d´une bataille attestée (Montsapey, Basse-Maurienne, Savoie) ;
La Bataille, Laz Batalli en 1497, lieu-dit (Farges, Pays de Gex, Ain) ;
Champ de la Bataille, clairière, lieu de la victoire du Seigneur de Sassenage sur l´évêque de Die en 1410 (Corrençon-en-Vercors, Vercors, Isère) ;
Lac de la Bataille, en patois Lai da Bataya, où les troupes du général Bonaparte ont combattu les Autrichiens entre 1796 et 1800 (Brusson, vallée d´Aoste) ;
Les Batailles, lieu-dit (Ependes, district d´Yverdon, Vaud) ;
Plan de la Bataille, lieu-dit en montagne,
Les Batailles, maisons isolées en clairière, lieu d´une bataille entre les Sardes et les Français en 1793 (Saint-Georges-des-Hurtières, Basse-Maurienne, Savoie).
En Valais, il peut s´agir d´un lieu où se déroulent les combats de reines [Guex] :
La Bataille, maison isolée (Le Flon, Vouvry, district de Monthey, Valais).

Diminutifs avec les suffixes -et, -ette :
Le Bataillet, lieu-dit, probablement d´un patronyme (Hotonnes, Valromey, Ain) ;
La Bataillette, hameau occupé alternativement par les troupes sardes et françaises en 1793 et 1794 (Sainte-Foy-Tarentaise, Tarentaise, Savoie).

Avec le patronyme Batailleur :
Croix Batailleur, croix à un carrefour (Annecy-le-Vieux, Haute-Savoie).


Batailler, Bataillère, Bataillères
Patronyme Batailler, variante d´un plus ancien patronyme Baptailler, nom de métier, propriétaire d´un battoir, du bas latin baptalerius.
La Croix Batailler, hameau (Optevoz, L´Isle-Crémieu, Isère).
Par féminisation du patronyme Batailler :
La Bataillère, maison isolée (Le Petit-Abergement, Valromey, Ain) ;
Lac des Bataillères, probablement d´un lieu-dit (Orelle, Maurienne, Savoie), nom monté au Col des Bataillères, 2804m (Modane et Orelle, Maurienne, Savoie).


Bataillon d´Aoste
Col du Bataillon d´Aoste, 2883m, ou Col du Bataillon Aosta et Col du Bataillon Aoste (Courmayeur et La Salle, vallée d´Aoste), nommé en l´honneur d´un bataillon valdôtain ayant participé avec bravoure à la Première guerre mondiale dans le Frioul (en 1917 au Monte Vodice et en 1918 au Monte Solarolo).

Batard, Bâtard, Bâtarde, Bâtards
Noms dérivés d´un patronyme Batard, Bâtard, à l´origine un sobriquet, du latin médiéval bastardus.
Batard, lieu-dit (Bofflens, district d´Orbe, Vaud) ;
Pré Bâtard, lieu-dit (Saint-Pierre-de-Chartreuse, Chartreuse, Isère) ;
Bois Bâtard, maison isolée (Goumoëns-le-Jux, district d´Echallens, Vaud) ;
Les Bâtards, maisons isolées (Villard-Sallet, Val Gelon, Savoie).
Par féminisation :
La Bâtarde, ferme isolée (Combe de Mijoux, Pays de Gex, Ain).


Bâté
Le Bâté, pâturage de la commune d´Ayent (District d´Hérens, Valais ), signifie peut-être « bâtis, petit bâtiment ».

Batoillats
Lieu-dit de la commune de Goumoëns-le-Jux, (District d´Echallens, Vaud), peut-être du mot régional batoiller.

Bâton
Bâton, ruines d´un hameau des communes d´Allemond et de Livet-et-Gavet (Oisans, Isère), Bacitorio (douteux), Basthon et Baston au XIIIème siècle, Bastonus villa, Batonus et Bastun au XIVème siècle, Batton au XVIIIème siècle, ancien français baston, « commandement ; surveillance ». Nom passé au Ruisseau de Bâton, rivus Bastoy au XIVème siècle, affluent de la Romanche, à la Cascade de Bâton, sur ce cours d´eau, et monté au Lac de Bâton, lac de montagne, au Col du Bâton, et au Col de l´Homme de Bâton, 2292m.

Batsaz, Bautsé
Patois batsé, « bassin d´abreuvage », du latin vulgaire baccus, « récipient » ou du celtique *batz, « source ».
La Batsaz, alpage (Samoëns, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Bautsé, ruine isolée en clairière (Vercorin, Chalais, district de Sierre, Valais).

Battendier
Hameau de la commune de Thorens-Glières (Bornes, Haute-Savoie), patronyme Battendier, nom de métier, « propriétaire ou ouvrier d´un battoir ».

Battentin
Plan Battentin, lieu-dit de la commune de Bulle (District de la Gruyère, Fribourg), Battentein en 1286, Batetens en 1379, Battentin en 1475, nom d´origine germanique, peut-être dérivé d´un nom propre comme Bado, Bato, du burgonde *badus, germanique *badvô, « combat ».

Battereau
Prés Battereau, hameau de la commune de Chézard-Saint-Martin (District du Val-de-Ruz, Neuchâtel), patronyme Battereau, probablement un nom de métier, soit celui qui battait les céréales, soit celui qui foulait les étoffes ou la laine (il existe un Moulin Battereau en Touraine).

Batteuse
La Batteuse, clairière de la commune de Soyhières, district de Delémont (Jura), probablement une remotivation de L´Aibaiteuse [Prongué].

Bauche, Beutsons, Bocage, Bochailles, Bochalet,
Bochanat, Bochasse, Bochat, Bochats, Boche,
Bochères, Bôches, Bochet, Bochets, Bochettes,
Bochille, Bochtu, Bochuz, Boéchet, Boétcherie,
Boichat, Boissey, Boitses, Boscéaz, Boscutte,
Bosquet, Bosquets, Bossady, Bossat, Bossaton,
Bosse, Bossenets, Bossenot, Bosset, Bossière,
Bossières, Botchet, Botsa, Botsalet, Botsat,
Botse, Botset, Botsi, Botzet, Bouchage,
Bouchas, Bouchasse, Bouchat, Bouchats, Bouche,
Bouchet, Bouchets, Bouchette, Bouchilles, Bouchouses,
Bouchy, Buchaille
Lieu garni de bosquets, terrain couvert de buissons, taillis, fourré, buisson, petit bois, bas latin boschia, boxia, de boscus, « bois », voir aussi l´étymologie de Bois. Bas latin boscaticum, boschettum, boschetum, boskillo, busketus, busquetus, « bouquet de bois, bosquet, lieu très boisé ».
Français bosquet, « petit bois, touffe d´arbres », est aussi un patronyme :
Le Bosquet, maisons isolées (Jarcieu, Bièvre, Isère) ;
Bosquet du Plan, hameau (Charavines, Pays voironnais, Isère) ;
Les Bosquets, petite forêt (Saint-Jean-sur-Reyssouze, Bresse, Ain).

Noms collectifs patois bocha, bossa, botzet, boysa, « petit bois » :
Boche, lieu-dit (Vufflens-le-Château, district de Morges, Vaud) ;
Boche d´en Bas, Boche d´en Haut et Vers Boche, hameaux (Mieussy, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bôches, Bosches en 1344, De Bochiis en 1428, Bauche en 1563, Boches en Bugey en 1650, hameau (Poncin, Haut-Bugey, Ain) ;
Les Boitses, forêt déclive (Lavey-Morcles, district d´Aigle, Vaud) ;
Le Gros Botchet forêt (Courtedoux, district de Porrentruy, Jura) ;
Botsa Rouge, forêt (Praz-de-Fort, Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Torrent Botsa, affluent de la Borgne (Saint-Martin, district d´Hérens, Valais) ;
Grand Botsat, lieu-dit (Charrat, district de Martigny, Valais) ;
Plan de Botse, pâturage (Valsorey, Bourg-Saint-Pierre, district d´Entremont, Valais) ;
Le Botset, maison isolée (Mannens, Montagny, district de la Broye, Fribourg) ;
Le Botsi, forêt (Charrat, district de Martigny, Valais) ;
Le Botzet, quartier de la ville de Fribourg, ancienne ferme ;
Pré Botzet, lieu-dit (Troistorrents, district de Monthey, Valais).

Bauche, cacographie de Boche, et patronyme :
La Bauche, Ecclesia de Boschia en 1142, Bochia au XIVème siècle, La Boche en 1627, La Bosche en 1729, commune et village de la Chartreuse (Les Echelles, arrondissement de Chambéry, Savoie) ;
La Bauche, lieu-dit, et Gouffre de la Bauche (Hotonnes, Valromey, Ain) ;
Les Bauches, alpage, nom monté au Col de la Bauche de Mio, 2502m (Bellentre, Tarentaise, Savoie) ;
Les Bauches, petite forêt et maison isolée (Entre-deux-Guiers, Chartreuse, Isère).

Diminutif avec le suffixe -et :
Bauchet, lieu-dit en forêt (Sonthonnax-la-Montagne, Haut-Bugey, Ain) ;
Le Bauchet, lieux-dits en forêt (Prébois et Saint-Baudille-et-Pipet, Trièves, Isère).

Patronyme Bauchez probablement de même origine :
Le Bauchez Dessous, hameau et Le Bauchez Dessus, maisons isolées (Saint-Georges-des-Hurtières, Basse-Maurienne, Savoie).

Diminutif de Botsa avec le suffixe -et :
Le Botsalet, petit bois (Les Montets, district de la Broye, Fribourg).

Ancien français boschel, boscel, boischel, bosquel, bosquiel, bochet, bouchel, bocheel, boschal, boscal, bochal, « petit bois » :
Bochat, lieu-dit (Villarepos, district du Lac, Fribourg) ;
Bochat, Boschat en 1344, localité disparue (Saint-Cyr-sur-Menthon, Bresse, Ain) ;
Petit Bochat, Boschat en 1223 (Lutry, district de Lavaux, Vaud) ;
Les Bochats, forêt (Môtiers, district du Val-de-Travers, Neuchâtel) ;
Bochet, lieu-dit (Fey, district d´Echallens, Vaud) ;
Le Bochet, Boschetum en 1202 (Arzier, district de Nyon, Vaud) ;
Le Bochet, li Boschet en 1226, Apud Boschetum en 1260, lieu-dit (Saint-Sorlin-en-Bugey, Bugey, Ain) ;
Le Bochet, anciennement Ad Boschetum et In Bocheto, puis Rivus Bocheti en 1383, hameau (Montricher-Albanne, Maurienne, Savoie) ;
Pont Bochet, Pont brochet sur la Carte de Cassini, lieu-dit, pont sur la Seymaz (Thônex et Vandoeuvres, Genève) ;
Les Bochets, maison isolée (Gimel, district d´Aubonne, Vaud) ;
Les Bochettes, maisons isolées (Entrevernes, Annecy, Haute-Savoie) ;
Le Boichat, forêt (Epiquerez, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Côte du Boichat, forêt déclive au bord du Doubs (Soubey, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Boissey, In villa Boscido en 888-898, Boisseis en 1250, Boissei en 1344, commune et village de la Bresse (Pont-de-Vaux, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain) ;
Boscéaz ou Bossaye, maisons isolées (Orbe, Vaud) ;
Boscutte, forêt déclive (Arâches-la-Frasse, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Bossady, lieu-dit (Arbusigny, Genevois, Haute-Savoie) ;
Bossat, aussi un patronyme, maison isolée (Morgins, Troistorrents, district de Monthey, Valais) ;
Le Bossat, lieu-dit (Bramans, Lanslebourg-Mont-Cenis, Haute-Maurienne, Savoie) ;
La Bosse, hameau, plutôt que du français bosse (Le Bémont, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Le Bosset, peut aussi être un patronyme Bosset, maison isolée (Les Avants, Montreux, district de Vevey, Vaud) ;
Le Bouchat, aussi un patronyme, hameau (Crassier, district de Nyon, Vaud) ;
Les Bouchats, lieu-dit (Meinier, Genève) ;
Bouche, Bochia et Li Bochi en 1419, ancien village (Arbent, Haut-Bugey, Ain) ;
Bouches, Es Bouches en 1696, lieu-dit (Collombey-Muraz, district de Monthey, Valais) ;
Bouchy, avec le suffixe collectif -y, forêt déclive (Finhaut, district de Saint-Maurice, Valais).

Mot régional bouchet, « bosquet, cépée, trochée, fourré » [Pégorier], ou patronyme Bouchet, de même origine :
Le Bouchet, Le Bochet en 1279, quartier (Genève) ;
Le Bouchet, village et commune des Bornes-Aravis appelée aussi Le Bouchet-Mont-Charvin (Thônes, arrondissement d´Annecy, Haute-Savoie) ;
Les Bouchets, forêt (Ballaison, Bas-Chablais, Haute-Savoie).

Par féminisation du patronyme Bouchet :
La Bouchette, maisons isolées (Divonne-les-Bains, Pays de Gex, Ain) ;
La Bouchette, lieu-dit en forêt (La Thuile, Bauges, Savoie).

Avec le suffixe diminutif -et :
Bochalet, maison isolée (Mézières, district de la Glâne, Fribourg) ;
Aux Bossenets, lieu-dit (Boveresse, district du Val-de-Travers, Neuchâtel).

Avec le suffixe diminutif -ot :
La Bossenot, petit bois (Allinges, Bas-Chablais, Haute-Savoie).

Avec le suffixe diminutif -on :
Bossaton, lieu-dit (Lussery-Villars, district de Cossonay, Vaud).

Autres dérivés :
La Bochanat, La Bossonat sur la Carte Nationale, maison isolée (Romont, district de la Glâne, Fribourg) ;
Bochuz, colonie pénitentiaire (Orbe, Vaud).

Avec le suffixe collectif -age :
Le Bocage, lieu-dit (Chambéry, Savoie) ;
Le Bouchage, Bochagie au XIVème siècle, parrochia de Bochagio sans date, commune et village de L´Isle-Crémieu (Morestel, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère).

Avec le suffixe collectif -ère :
Les Bochères, maisons isolées (Séez, Bourg-Saint-Maurice, Tarentaise, Savoie) ;
La Bossière, lieu-dit (Doussard, Pays de Faverges, Haute-Savoie) ;
Bossières, aussi Bossire en 1906, hameau (Lutry, district de Lavaux, Vaud).

Avec le suffixe augmentatif ou péjoratif -asse :
Les Bochasses, maison isolée et auberge (Morgins, Troistorrents, district de Monthey, Valais) ;
Chalet de la Bouchasse, maison isolée, et Ruisseau de la Bouchasse (Seythenex, Bauges, Haute-Savoie) ;
Bois de la Bouchasse, forêt (Jarrie, Pays grenoblois, Isère).

Avec le suffixe diminutif -ille, bas latin boskillo :
La Bochille, maisons isolées (Troistorrents, district de Monthey, Valais) ;
Les Bouchilles, lieu-dit (Collonge-Bellerive, Genève).

Avec le suffixe diminutif -on :
Les Beutsons, lieu-dit (Bruson, Bagnes, district d´Entremont, Valais).

Ancien français buchaille, « bois », avec le suffixe collectif ou péjoratif -aille :
Bochailles, Bochailli en 1362, maison isolée (Chavannes-sur-Reyssouze, Bresse, Ain) ;
Buchaille, lieu-dit (Villeneuve, Dombes, Ain) ;
La Buchaille, hameau (Corveissiat, Revermont, Ain).

Mot régional savoyard bouchas, « grand bois » [Pégorier] :
Les Bouchas, lieu-dit (Montricher-Albanne, Maurienne, Savoie).

Patois jurassien boétchet, « buisson, bosquet, petit bois » [Prongué] :
Le Boéchet, hameau (Les Bois, district des Franches-Montagnes, Jura).

Avec le suffixe collectif -erie :
Bois de la Boétcherie, forêt (Courgenay, district de Porrentruy, Jura).

Avec les suffixes -ouse, -oux :
Les Bouchouses, coteau, versant (Peyriat, Haut-Bugey, Ain).

Forme alémanisée au XVème siècle :
Bochtu, bois (Tourtemagne, district de Loèche, Valais).

Voir aussi Bochaire, Maubouchet, Riondbochet.


è Baud, Baudes, Baudets, Baudin, Bauds,
Bauts, Beaudets
Patronymes Baut, Beaud, du vieux français baud, « joyeux, gai, lascif », du germanique *balda, « audacieux, fort ».
Patronymes Baud, Baut :
Le Baud, maison isolée (Entremont, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Champ des Baud, lieu-dit (Draillant, la Côte en Chablais, Haute-Savoie) ;
Les Bauds, forêt déclive, et Chalets des Baud, ruines (Entremont, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Bauts, alpage (Vallée de la Manche, Samoëns, Faucigny, Haute-Savoie).

Par féminisation du patronyme d´un ancien propriétaire Beaud : Les Baudes et Baudes de la Metanna, alpages (Grandvillard, district de la Gruyère, Fribourg).

Patronymes Baudet, Beaudet, diminutifs avec le suffixe -et, français baudet, « âne », et au XVIIème siècle « niais » :
Les Baudets, hameau (Bey, Bresse, Ain) ;
Les Beaudets, écart (Saint-André-d´Huiriat, Bresse, Ain).

Patronyme Baudin, diminutifs avec le suffixe -in, et nom d´homme latin Baldinus :
Champ Baudin, lieu-dit (Leyssard, Haut-Bugey, Ain) ;
Crêt Baudin, maison isolée (Bourg-Saint-Maurice, Tarentaise, Savoie) ;
Pont Baudin, sur le Ponturin (Peisey-Nancroix, Tarentaise, Savoie) ;
Les Baudins, hameau (Bonneville, Faucigny, Haute-Savoie).


Baudichonne
La Baudichonne, alpage de la commune de La Rippe (District de Nyon, Vaud), par féminisation d´un patronyme attesté Baudichon.

Baudine
Maison forte de la commune de Chirens (Pays voironnais, Isère), domus fortis de bello Prandio, « maison forte du beau déjeuner » au XVème siècle, Beaudiné au XXème siècle.

Baudro
Terrain boueux, racine préromane *baudr-, « boue, terrain boueux ».
Baudro, maisons isolées (Evolène, Val d´Hérens, Valais).

Bauffonds
Les Bauffonds, chez Bauffond en 1561, hameau de la commune de Saint-Jean-de-Tholome (Faucigny, Haute-Savoie), des patronymes attestés en 1561 Baufand, Bauffond.

Baugé, Bauges, Boëge, Boges, Boget,
Bogey, Bogis, Bouège, Buges
Patois boudze, budze, « écurie, étable, abri d´estivage », vieux français féminin boége, bouge, « écurie, taudis, terre en friche, lit d´un fleuve », au masculin « terrain humide couvert de bruyères », ancien français bauge, « hutte », bouge, bouige, boyge, « étable ; terrain inculte couvert de petites brandes », bas latin bogia, bugia, « cabane, maisonnette », celtique *balc.
Baugé, hameau (Monnetier-Mornex, Genevois, Haute-Savoie) ;
Le Baugé, lieu-dit (Bossey, Genevois, Haute-Savoie) ;
Les Bauges, de Bogis en 1081, Villa Boggarum au XIème siècle, Ecclesie de Bauges en 1198, Bogiarum en 1208, de Boges en 1216, in Bogiis en 1242, Bogas en 1225, Catellarii Boviciarum en 1324, Bovicie au XVème siècle, aussi Beauges, Boggae et Boviciae [Régeste Genevois], ancienne châtellenie comtale Boges, grande région montagneuse (Haute-Savoie et Savoie), les dérivés de bovicia, « étables à boeufs » sont des fantaisies de scribes ;
Boëge, Buejo en 1212, Boeju en 1225, Bogio en 1274, Boegio en 1275, Buegio au XIVème siècle, canton, commune et village de la Vallée Verte (Arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie) ;
La Boëge, maisons isolées (Bonneville, Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Grange de Boëge, hameau (Lucinges, Annemasse, Haute-Savoie) ;
Ruisseau de Boëge, affluent du Foron (Saint-Cergues, la Côte en Chablais, Haute-Savoie) ;
Les Boges, lieu-dit en forêt (La Balme, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
Bogis, Bittgeium ad pontetulum en 1135, terram de Bugeio en 1134-1154, Bougie en 1236, Bogie en 1250, Bougy sur la Carte de Cassini, village (Bogis-Bossey, district de Nyon, Vaud) ;
La Bouège, maison isolée au bord du Doubs (Le Noirmont, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Les Buges, alpage (Ormont-Dessus, district d´Aigle, Vaud) ;
Les Buges, hameau (Saint-Rambert-en-Bugey, Bugey, Ain).
Patronymes Boget, Bogey de même origine :
Chez Boget, hameau (Arbusigny, Genevois, Haute-Savoie) ;
Les Bogey, maison isolée (Grésy-sur-Aix, Aix-les-Bains, Savoie) ;
Chez les Bogey, maisons isolées (Cusy, Albanais, Haute-Savoie).


Baulaire, Baule, Baulet, Bauloz, Bésine,
Bessat, Bessay, Besse, Besseat, Besseire,
Besseray, Besserel, Besses, Besset, Bessey,
Besseyat, Bessière, Bieu, Bieully, Bieux,
Biol, Biola, Biolaies, Biolaire, Biolasse,
Biolat, Biolatte, Biolay, Biolays, Biolaz,
Biole, Bioléaz, Biolec, Bioleire, Bioleires,
Bioles, Biolet, Biolets, Biolette, Biolettes,
Biolex, Bioley, Bioleyre, Bioleyres, Bioleys,
Biolière, Biolières, Biolies, Biollaire, Biollaton,
Biollay, Biollaz, Biolle, Biollée, Biolles,
Biollet, Biollets, Biolley, Biolleyre, Biollon,
Biolluz, Biolly, Biot, Biou, Bioulet,
Bioute, Bioux, Bolaire, Bôle, Bolets,
Bolire, Bolle, Bolles, Bollets, Boula,
Boulaie, Boulais, Boulatey, Boulay, Boule,
Bouleire, Bouleires, Bouleirette, Boules, Boulet,
Boulets, Boulex, Bouley, Bouleyres, Bouleywald,
Boulez, Boulies, Boulogne, Bouloie, Boulon,
Boulonnay, Buljes, Bulle, Bulles, Bullet,
Bullière, Bulloz, Buloz
Bouleau, du vieux français boule remplacé par son diminutif bouleau pour éviter les confusions, bas latin becia, betia, latin vulgaire *betullus, *bettius, latin betula, betulla, gaulois betulla, betula, probablement d´une base *betu-, *betua, d´une racine indo-européenne *gwetu- désignant la résine.
On peut aussi voir dans les nom commençant par Baul-, Boul- des noms dérivés de berle par vocalisation. Selon Jaccard, certains de ces toponymes, comme Baule, Baulet, Bauloz, Bolaire, Bolets, Bolle, Bulles, Bullet pourraient être issus du bas latin bola, « terrain inculte, lande à bruyère », collectif boletum, de l´ancien haut allemand *bol, même sens.
Noms collectifs : bétulaie, boulaie, endroit planté essentiellement de bouleaux :

Mot régional biole, patois biola, bioula, byola, franco-provençal biol, roman biola, « bouleau » ; ces termes peuvent aussi avoir le sens de « pousse, rejet », cf. le mot régional biollet :
Biol, ecclesiade Biollio au XIIIème siècle, Bioyl au XIVème siècle, Biolum au XVème siècle, commune et village de la Bièvre (Le Grand-Lemps, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère) ;
La Biole, maison isolée (Le Biot, vallée de la Dranse, Haute-Savoie) ;
Bioles Boillet et Bioles Cornu, maison isolée en clairière (Concise, district de Grandson, Vaud) ;
La Biolle, Betula au XVIIIème siècle, commune et village de l´Albanais (Albens, arrondissement de Chambéry, Savoie) ;
Les Biolles, lieu-dit en forêt (Seythenex, Bauges, Haute-Savoie).

Avec les suffixes collectifs -a, -aie, -at, -atte, -ay, -az, -ée, -et, -ette, -ex, -ey, -ie, -y, etc. :
Le Bieully, maisons isolées (Mieussy), et forêt déclive (Marignier, Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Biola, maison isolée (Pont-en-Ogoz, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Biolaies, lieu-dit (Gimel, district d´Aubonne, Vaud) ;
Le Biolat, lieu-dit (Saint-Cierges, district de Moudon, Vaud) ;
La Biolatte, maison isolée (Nyon, Vaud) ;
Les Teppes du Biolay, lieu-dit (Verbois, Genève) ;
Les Biolays, lieu-dit (Essertines-sur-Rolle, district de Rolle, Vaud) ;
La Biolaz, lieu-dit en forêt (Burdignin, Vallée Verte, Haute-Savoie) ;
Bioléaz, Byolea en 1435, hameau (Belmont-Luthézieu, Valromey, Ain) ;
Le Biolet, sommet, 2293m, probablement un nom monté d´une forêt à son pied (Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Les Biolets, lieu-dit (Avenches, Vaud) ;
La Biolette, anciennement La Biolettaz, forme patoise (Basse-Nendaz, district de Conthey, Valais) ;
Les Biolettes, colline boisée (Apples, district d´Aubonne, Vaud) ;
Le Biolex ou Le Biolet, hameau (Vuisternens-en-Ogoz, district de la Sarine, Fribourg) ;
Le Bioley, hameau (Massongex, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Le Bioley, hameau (Salvan, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Bioley-de-Brignon, Le Bioley sur la Carte Nationale (Nendaz, district de Conthey, Valais) ;
Les Bioleys, hameau (Nendaz, district de Conthey, Valais) ;
Les Biolies, lieu-dit (L´Isle, district de Cossonay, Vaud) ;
Les Biollays, hameau (Reignier, Genevois, Haute-Savoie) ;
La Biollaz, La Biolle en 1561, hameau, est aussi un patronyme (Saint-Jean-de-Tholome, Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Biollée, lieu-dit (Magnieu, Bugey, Ain) ;
Biollet, lieu-dit en forêt (Sévrier, Annecy, Haute-Savoie) ;
Ruisseau des Biollets, affluent de la Menoge (Boëge, Vallée Verte, Haute-Savoie) ;
Biolley, hameau, du patois biolei, « bois de bouleaux » (Morgex, vallée d´Aoste) ;
Le Biolley, hameau (Les Allues, Tarentaise, Savoie) ;
Le Crêt Biolley, peut-être par l´intermédiaire d´un nom propre (Etercy, Albanais, Haute-Savoie) ;
Biolluz, hameau (Peillonnex, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Biolly, lieu-dit (Vercorin, Chalais, district de Sierre, Valais) ;
Le Bioulet, maisons isolées (Tramelan, district de Courtelary, Jura bernois), et Forêt du Bioulet, lieu-dit (Mont-Tramelan, district de Courtelary, Jura bernois).

Avec le suffixe collectif patois valaisan -ec :
Le Biolec, alpage, et Forêt du Biolec (Ayer, Val d´Anniviers, Valais).

Avec les suffixes collectifs -aire, -eire, -eyre, -ière, de betul[l]aria :
Biolaire, lieu-dit (Chavannes-sur-Moudon, district de Moudon, Vaud) ;
La Bioleire ou La Bioleyre, maison isolée (Villorsonnens, district de la Glâne, Fribourg) ;
Les Bioleires, lieu-dit (Pomy, district d´Yverdon, Vaud) ;
La Bioleyre, forêt (Gimel, district d´Aubonne, Vaud) ;
Les Bioleyres, lieu-dit (Léchelles, district de la Broye, Fribourg) ;
Biolière, hameau (Ozan, Bresse, Ain) ;
La Biolière, ruines (Bohas-Meyriat-Rignat, Revermont, Ain) ;
Biolières, de Beoleris en 1096, de Bioleriis en 1186, Bioleres en 1233, Biolires en 1335, Bioullieres en 1414, Byollieres en 1496, hameau (Curtafond, Bresse, Ain) ;
Les Biollaires, forêt déclive (Morillon, Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Biolleyre, lieu-dit (Châbles, district de la Broye, Fribourg).

Avec le suffixe -on :
Biollaton, hameau (Bourg-Saint-Maurice, Tarentaise, Savoie) ;
Biollon, lieu-dit en forêt (Bluffy, Bornes, Haute-Savoie).

Avec le suffixe péjoratif -asse :
Biolasse, maisons isolées en clairière (Châtillon, vallée d´Aoste).

Dérivés par vocalisation :
Le Bieu, hameau (Lapeyrouse, Dombes, Ain) ;
Molard du Bieu, lieu-dit (Outriaz, Haut-Bugey, Ain) ;
Les Bieux, hameau (Pralognan-la-Vanoise, Bozel, Savoie) ;
Biot, hameau (Thorens-Glières, Bornes, Haute-Savoie) ;
Biot, hameau (Rovon, Sud du Grésivaudan, Isère) ;
Le Biot, Albucetum en 979-1046, Cura de Biollo vers 1344, canton, commune et village de la vallée de la Dranse, et Ruisseau du Biot, affluent de la Dranse (Arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie) ;
Les Biots, lieu-dit en forêt (Chindrieux, Chautagne, Savoie) ;
Ripe des Biots, lieu-dit en forêt (Viriat, Bresse, Ain) ;
Le Biou, lieu-dit (Yvonand, district d´Yverdon, Vaud) ;
Bioute, Biotaz en 1554, forêt (Arnex-sur-Orbe, district d´Orbe, Vaud) ;
Les Bioux, Es Bio en 1570, Es Bioz au XVIème siècle (District de la Vallée de Joux, Vaud) ;
Les Bioux, lieu-dit (Courtes, Bresse, Ain) ;
Rippe des Bioux, forêt (Servignat, Bresse, Ain).

Du vieux français boule, ancien français boul, boule, booul, bouill, boulle, bououl, bulle, dérivés de plus anciens bedol, beoul, roman biola :
Baule, forêt (Mont-la-Ville, district de Cossonay, Vaud) ;
Bôle, Boulo en 1339, Boule en 1346, Boulle, Bulo et Buloz en 1356, Bullo en 1372, Buloz en 1419, Boulles en 1432, Bulloz en 1441, Bolle en 1545, Bosle en 1551, Bousle en 1600 [Michaud], commune et village (District de Boudry, Neuchâtel) ;
Chez la Bolle, clairière (Les Verrières, district du Val-de-Travers, Neuchâtel) ;
Bolles du Vent, hameau, Pâturage des Bolles et Pâturage des Bolles du Vent, forêts Les Bolles-du-Temple, lieu-dit (La Côte-aux-Fées, district du Val-de-Travers, Neuchâtel) ;
Le Boule, maisons isolées (Saint-Nicolas-la-Chapelle, Val d´Arly, Savoie) ;
Combe des Boules, lieu-dit en forêt (Boécourt, district de Delémont, Jura) ;
Bulle, hameau (Isérables, district de Martigny, Valais) ;
Le Bulle, ferme isolée (Chanaz, Chautagne, Savoie) ;
Les Bulles, hameau (La Chaux-de-Fonds, Neuchâtel).

Avec les suffixes collectifs -a, -ai, -aie, -at, -et, -ex, -ey, -ie, -oie, -oz, etc., français bétulaie, boulaie, vieux français ou patois boulaz, boulex, boulez, ancien français boleye, boulaie, boulaye, boullaye, bouloye, diminutif bouliot :
Bauloz, hameau (Gimel, district d´Aubonne, Vaud) ;
Les Bolets, plutôt que du champignon (Colombier, district de Boudry, Neuchâtel) ;
Les Bollets, alpage (Sarreyer, Bagnes, district d´Entremont, Valais) ;
Boula, maisons isolées, et Bois de Boula, forêt (Misery-Courtion, district du Lac, Fribourg) ;
La Boulaie, lieu-dit sans arbres (Bonfol, district de Porrentruy, Jura) ;
Les Boulaies, hameau (Lugnez, district de Porrentruy, Jura) ;
Le Boulais, lieu-dit (Rocourt, district de Porrentruy, Jura) ;
Boulatey, avec un double suffixe collectif patois -at et -ey, hameau (Courgevaux, district du Lac, Fribourg) ;
Bois de Boulay, forêt, et La Fin de Boulay, lieu-dit (Cressier, district du Lac, Fribourg) ;
Boulet, lieu-dit en forêt (Loisin, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Côte de Boulet, forêt déclive (Asuel, district de Porrentruy, Jura) ;
Les Boulets, hameau (Nendaz, district de Conthey, Valais) ;
Boulex, lieu-dit près des Bioles (Corcelles-près-Payerne, district de Payerne, Vaud) ;
Bouley, forêt, et Bouleywald, avec l´allemand Wald, « forêt » (Cormondes, district du Lac, Fribourg) ;
En Boulez, Bolay en 1299, lieu-dit (Corcelles-près-Payerne, district de Payerne, Vaud) ;
Les Boulies, forêt (Vendlincourt, district de Porrentruy, Jura) ;
Bois de Boulogne, forêt (Romont, district de la Glâne, Fribourg) ;
Lai Bouloie, lieu-dit (Ocourt, district de Porrentruy, Jura) ;
Bullet Buleto en 1323, commune et village (District de Grandson, Vaud) ;
Le Bulloz, hameau (Annecy-le-Vieux, Haute-Savoie) ;
Le Buloz, lieu-dit (Faoug, district d´Avenches, Vaud) ;
Planche Buloz, avec un patronyme Buloz, maisons isolées (La Verrerie, district de la Veveyse, Fribourg).

Avec les suffixes collectifs -aire, -eire -eyre, -ière, vieux français boulayre, bas latin bulliera, de betul[l]aria :
Baulaire, lieu-dit (Vétroz, district de Conthey, Valais) ;
Fin de Baulet, lieu-dit (Bevaix, district de Boudry, Neuchâtel) ;
Bolaire, hameau (Vétroz, district de Conthey, Valais) ;
Col de la Bolire, 1649m (La Côte d´Arbroz, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bouleire ou Les Bouleires, forêt (La Brillaz, district de la Sarine, Fribourg) ;
Bouleires, hameau, et Bouleires d´Amont, maison isolée (Vuisternens-en-Ogoz, district de la Sarine, Fribourg) ;
Bois de Bouleyres, forêt (Bulle, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Croix de Bullière, croix nommée d´après un ancien hameau Bullières en 1935, Bullieris en 1585 (Fontcouverte-la-Toussuire, Maurienne, Savoie).

Diminutif avec le suffixe -ette :
La Bouleirette ou Bouleire, lieu-dit (Cottens, district de la Sarine, Fribourg).

Avec le suffixe collectif -on :
Boulon, lieu-dit en forêt (Morat, district du Lac, Fribourg).

Avec le suffixe collectif se rapportant à la flore -ay :
Le Boulonnay, lieu-dit (Neyruz-sur-Moudon, district de Moudon, Vaud).

De l´occitan beç, besse, vieux français bès, bas latin becia, betia, latin vulgaire *bettius, « bouleau », ou de l´ancien français besse, « pâturage », ou du patronyme Besse, de même origine :
Besse, ecclesia de Beciis et ecclesia de Becis au XIème siècle, Ecclesia de Betiis au XIIème siècle, commune et village de l´Oisans (Le Bourg d´Oisans, arrondissement de Grenoble, Isère) ;
Les Besses, maisons isolées (Bex, district d´Aigle, Vaud) ;
Les Besses, lieu-dit (Fully, district de Martigny, Valais) ;
Les Besses, lieu-dit en forêt (Druillat, Bresse, Ain).

Avec le suffixe collectif -eire, -ère :
Besseire ou Besseires, forêt (Courgevaux, district du Lac, Fribourg) ;
Le pont Bessière (Lausanne, Vaud).

Avec les suffixes collectifs se rapportant à la flore -at, -ay, -et, -ey, ou patronymes :
Le Bessat, lieu-dit en forêt, et Draye du Bessat, ravin (Notre-Dame-de-Commiers, Pays grenoblois, Isère) ;
Le Bessay et Le Petit Bessay, B. del Becei en 1227, Bessey en 1299-1369, hameaux, et Etang du Bessay, lieu-dit (Sandrans, Dombes, Ain) ;
Bois du Bessay, lieu-dit en forêt, et Fenêtre du Bessay, lieu-dit (Vaujany, Oisans, Isère) ;
Ferme du Champ Bessay, ferme isolée (Romans, Dombes, Ain) ;
Grand Bessay et Petit Bessay, J. del Besey en 1268, Apud lo Beczey en 1369, hameaux (Saint-Jean-de-Thurigneux, Dombes, Ain) ;
Besseat, lieu-dit (Le Monestier-du-Percy, Trièves, Isère) ;
Besseray, hameau (Sallanches, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Besset, hameau (Pommier-de-Beaurepaire, Bièvre, Isère) ;
Le Besset Dessous et Le Besset Dessus, alpages (Saint-Jean-d´Arves, Arvan, Savoie) ;
Champ Besset, lieu-dit (Genouilleux, Dombes, Ain) ;
Les Bessets, ruines (Valloire, Maurienne, Savoie) ;
Bessey, lieu-dit (Frans, Dombes, Ain) ;
Le Bessey, hameau (Saint-Sorlin-en-Bugey, Bugey, Ain) ;
Mas des Bessey, lieu-dit, avec un patronyme (Sardieu, Bièvre, Isère) ;
Pas du Bessey, lieu-dit (Allemond, Oisans, Isère) ;
Bessey, capella de Becey au XIIIème siècle, hmeau, siège d´une commanderie des Templiers, membrum Sancti Joannis Jerosolymitani au XVème siècle (Montferrat, Valdaine, Isère) ;
Besseyat, lieu-dit (Viriville, Chambaran, Isère).

Avec le suffixe collectif se rapportant à la flore -eye, ou par féminisation du patronyme Bessey :
La Besseye, maisons isolées (Sérézin-de-la-Tour, La Tour-du-Pin, Isère) ;
La Besseye, maisons isolées (Villemoirieu, L´Isle-Crémieu, Isère), et
Le Marais de la Besseye, lieu-dit de la commune voisine (Saint-Romain-de-Jalionas, L´Isle-Crémieu, Isère).

Par féminisation du nom de la commune :
La Bessette, pâturage (Besse, Oisans, Isère).

Avec le suffixe diminutif -el :
Besserel, quartier (Viriat, Bresse, Ain).

Peut-être de même origine :
Bésine, lieu-dit (Cartigny, Genève).

Forme alémanisée au XVème siècle :
Buljes, maisons isolées, et Buljesgraben, avec l´allemand Graben, « fossé, tranchée » (Loèche-les-Bains, district de Loèche, Valais).

Voir aussi Beule.


Baumaroche
Hameau de la commune de Chardonne (District de Vevey, Vaud), « Baume à Roche », composé de Baume et Roche.

Baumatte
La Baumatte, maison isolée de la commune de Muriaux (District des Franches-Montagnes, Jura), serait une francisation d´un nom germanique Bomatte amené par des anabaptistes.

Baussan, Baussanes
D´un patronyme Baussan, Baussane, du vieux français baussant, balsan, « qui a les pieds blancs ».
Baussan, maisons isolées (Grandvaux, district de Lavaux, Vaud) ;
Chaux Baussan, ancien nom de la Chaux-du-Milieu (District du Locle, Jura).
Du patronyme Baussane, rare, ou par féminisation du patronyme Baussan :
Les Baussanes, lieu-dit (Sassel, district de Payerne, Vaud).


Bavarde
La Bavarde, lieu-dit de la commune de Douvaine (Bas-Chablais, Haute-Savoie), probablement d´un sobriquet. Du verbe ancien français baver, « bavarder, parler à tort et à travers, dire des niaiseries ; jaser sur, se moquer de » avec le suffixe -ard, du latin vulgaire *baba, onomatopée.

Bavelier
Ferme de Bavelier et Moulin de Bavelier, hameaux de la commune de Pleigne, district de Delémont (Jura), Bawile en 1336, nom allemand Baderswil. Selon Perrenot c´est un nom d´origine burgonde, villare de Badarius, nom propre dérivé du burgonde *badus, germanique *badvô, « combat », et burgonde *harja, harjis, germanique harja, « guerrier ». Pour Prongué, ce nom est issu de l´anthroponyme germanique Babila ou Bavila, avec le suffixe -velier.
Ruisseau de Bavelier, affluent de la Lucelle (Pleigne, district de Delémont, Jura) ;
Pâturage de Bavelier, lieu-dit (Movelier, district de Delémont, Jura).

Bavois
Commune et village vaudois du district d´Orbe, Baioes en 1182, Baoies en 1200, Baioies en 1213, Bavoes en 1225, Bayoies en 1270, Bayoyes en 1275, Bayoes en 1359, Bavoy en 1536.

Bavon
Probablement un anthroponyme germanique, peut-être dérivé de Baldwin, ancien haut allemand bald, « audacieux », et wini, « ami ». [Guex].
Bavon, alpage, nom monté à la Tour de Bavon, sommet, 2476m (Combe de l´A, Liddes, district d´Entremont, Valais) ;
Bavon, hameau (Saint-Paul-sur-Isère, Tarentaise, Savoie) ;
Pra Bavon, alpage (Rognaix, Tarentaise, Savoie) ;
Mont Bavon, colline boisée (Aclens, district de Morges, Vaud).

Bayard, Bayardière, Bayards, Bayer, Bayet,
Bayette, Bayettes, Béard
Patronymes issus d´un bas latin baius, baiardus, « tacheté ».
Patronyme Bayard, du bas latin baiardus, « tacheté » :
Bayard, Bayardum au XIVème siècle, Le Bayart sans date, hameau (Allevard, Grésivaudan, Isère) ;
Château Bayard, de Bayart au XIIIème siècle, molendinum de Bayaro au XVème siècle, maintenant un musée (Pontcharra, Grésivaudan, Isère) ;
Grand Bayard et Petit Bayard, qui forment ensemble Les Bayards, villages de la commune des Bayards (District du Val-de-Travers, Neuchâtel), Bayar en 1282, Bayard, Bayart et Boyheart en 1344, Baiart en 1373, Beart en 1398, Bayars en 1411, Baiart en 1413, Baiard en 1474, Bayard en 1591 ;
Champ Bayard, lieu-dit (Treycovagnes, district d´Yverdon, Vaud) ;
Les Bayards, Bayart sur la Carte de Cassini, Bayard en 1847, Bayart en 1911, quartier (Mézériat, Dombes, Ain).

Avec le suffixe de propriété -ière :
Bayardière, Bayardère au XIXème siècle, hameau (La Motte-Saint-Martin, Matheysine, Isère) ;
La Bayardière, hameau (Saint-Albin-de-Vaulserre, Vallée du Guiers, Isère).

D´un patronyme Béard de même origine :
Béard, hameau (Géovreissiat, Haut-Bugey, Ain) ;
Nant de Béard, Nantus de Bear en 1497 (Farges, Pays de Gex, Ain).

Patronyme Bayet, hypocoristique de Bay, du bas latin baius, « tacheté » :
Bayet, lieu-dit (Oyonnax, arrondissement de Nantua, Ain) ;
Le Bayet, hameau (Granier, Tarentaise, Savoie) ;
Grotte Bayet, lieu-dit (Dingy-Saint-Clair, Bornes, Haute-Savoie) ;
Le Grand Bayet et Le Petit Bayet, maisons isolées (Saint-Marcel, Dombes, Ain).

Par féminisation du patronyme Bayet :
La Bayette, hameau (Le Touvet, Grésivaudan, Isère) ;
Les Bayettes, lieu-dit (Saint-Pierre-de-Chérennes, Royans, Isère).

Peut-être un variante de Bayet :
Bayer, lieu-dit, Pierre à Bayer, rocher remarquable, et Torrent de Bayer, affluent de la Mer de Glace (Chamonix, vallée de Chamonix, Haute-Savoie).

Voir aussi Saint-Germain-de-Béard, Troubayet.


Bayenna
La Bayenna, alpage du Val de Moiry (Grimentz, district de Sierre, Valais), nom qui viendrait du patois baille, « petit repas du bétail » selon Guex. Toutefois, Jaccard cite un Sombayna, qui correspond très probablement à cet alpage, et qui signifierait « au-dessus du glacier », de Som, « sommet », et bayna, autre forme de byènio, « glacier », le glacier de Moiry s´étendant alors jusqu´en dessous de ce lieu.

Bazine
La Bazine, alpage (L´Etivaz, Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud), par féminisation d´un patronyme Bazin.




Plan du Bè, alpage de la commune d´Evolène (District d´Hérens, Valais), patois bè, « beau ».

Beau, Beaux, Belle, Belles
Du bas latin bellus, « beau, bel », latin bellus, « bon, convenable, en bon état ; bien portant, en bonne santé ; joli, gentil, élégant, aimable, poli ; délicat, exquis ».
Beau Soleil, hameau (Colombier, district de Morges, Vaud) ;
Les Beaux Prés, pâturage, et Glacier des Beaux (Le Buet, Sixt-Fer-à-Cheval, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Cascade de la Belle au Bois sur le Ruisseau du Planay (Megève, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Source des Eaux Belles (Etrembières, Annemasse, Haute-Savoie).

Beaubois
Nom composé de beau et bois.
Beaubois, hameau en clairière (Beaufort-sur-Doron, Beaufortain, Savoie) ;
Beaubois, lieu-dit en forêt (Chichilianne, Trièves, Isère).

Beauchamp, Belchamp
Composés de beau, bel et de champ.
Beauchamp, hameau (Le Châtel, Maurienne, Savoie) ;
Beauchamp, maisons isolées en clairière (Saint-Léger, Maurienne, Savoie) ;
Belchamp, hameau, nom monté au Rocher de Belchamp, sommet, 1860m (Les Clefs, Bornes, Haute-Savoie).

Beauchâtel
Hameau de la commune de Clarafond (Genevois, Haute-Savoie), composé de beau et de Châtel.

Beaucroissant
Commune et village du Pays voironnais (Rives, arrondissement de Grenoble, Isère), castrum Bellicrescentis au XIIIème siècle, Bel-Creyssent au XIVème siècle, Beaucressant et Beaucroyscent au XVIème siècle, latin bella, « belle », et crescentia, « croissance », lieu où les plantes croissent bien.

Beaucu
Maison isolée d´Albeuve, commune du Haut-Intyamon, district de la Gruyère (Fribourg), composé de beau et Cu, « endroit reculé ».

Beaufay, Beaufin, Beffay, Beffeux, Béfou,
Belfaux
Le « beau hêtre », composé du français beau, vieux français bel, patois bé, du bas latin bellus, « beau », et de fau, fay, feu, fou, « hêtre », latin fagus, peut-être objet d´un culte dendrolatrique.
Le Beaufay, Biofey selon Gros, chalet (Saint-Rémy-de-Maurienne, Basse-Maurienne, Savoie) ;
Le Beffay, hameau (Le Petit-Bornand-les-Glières, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Beffeux, hameau (Vionnaz, district de Monthey, Valais) ;
Béfou, lieu-dit (Yens, district de Morges, Vaud) ;
Belfaux, Bel fo au XIIème siècle, Bellofago en 1138, Belfo en 1228, Belfol en 1416, Bellfozen en 1229, nom allemand actuel Gumschen attesté dès 1578, villa Gumeschon en 1283, Gumschenn en 1555, probablement du latin compascua, « pâturages communs » [Stadelmann], commune et village (District de la Sarine, Fribourg).
Avec remotivation :
Beaufin, boscus de Belfay au XIIIème siècle, castrum de Belfaye au XIVème siècle, Beaufaim au XVIIème siècle, Beaufayn au XVIIIème siècle, nemus Belfayni, sans date, commune et village du Beaumont (Corps, arrondissement de Grenoble, Isère).


Beaufort, Beaufortain
Composé de beau et de fort, « endroit fortifié, forteresse », du latin fortis, forte, « fort, robuste, solide ».
Beaufort ou Beaufort-sur-Doron, localité appelée d´abord Luce et Lucia à la fin du XIIème siècle, du nom d´une villa Lucia, avec le gentilice romain Lucius, devenue Belfort en 1225, Villa Sti Maximi vallis Lucie et Apud Sanctum Maximum en 1308, Castellania Bellifortis en 1334, Saint Maxime de Beaufort en 1738, canton, commune et village du Beaufortain (Arrondissement d´Albertville, Savoie) ;
Beaufort, castrum de Belloforti au XIIIème siècle, Beauffort au XVIIIème siècle, commune et village du Chambaran (Roybon, arrondissement de Grenoble, Isère), et Bas-Beaufort, hameau dans la même commune ;
Beaufort, sommet, 3048m, où fort est probablement une métaphore (Valsorey, Bourg-Saint-Pierre, district d´Entremont, Valais) ;
Beaufort, lieu-dit (Coligny, Bresse, Ain) ;
Beaufort, lieu-dit en forêt (Saint-Alban-Leysse, Chambéry, Savoie) ;
Beaufortain, forme adjectivée de Beaufort, région de la Savoie qui correspond à la vallée du Doron, aussi appelée vallée de Luce, anciennement les quatre paroisses de Luce au Moyen Age.

Beaugourd
Prés de Beaugourd, clairière, et Côte de Beaugourd, forêt déclive de la commune de Goumois, district des Franches-Montagnes (Jura), composé du français beau, et Gourd.

Beaujeu
Hameau et château de la commune de Romans (Châtillon-sur-Chalaronne, Dombes, Ain), nom composé de beau et de jeu, « forêt ».

Beaujournal
Beaujournal, maisons isolées (bergeries) de la commune de Valloire (Maurienne, Savoie), dans la Combe de Beaujournal, composé du français beau, et de Journal.

Beaulieu
Composé de beau et du mot français lieu, souvent donnés à un château ou une maison de campagne ou à un établissement religieux, voir Lieu.
Beaulieu, hameau (Gilly, district de Rolle, Vaud) ;
Beaulieu, hameau (Civrieux, Dombes, Ain) ;
Beaulieu, abbatia Belli Loci in Chassant et prioratus Belliloci au XIIIème siècle, commune et village du Chambaran (Saint-Marcellin, arrondissement de Grenoble, Isère).

Beaune
Ancienne commune jusqu´en 1972 et village (Saint-Michel-de-Maurienne, Maurienne, Savoie), Belna en 1112, Beugna en 1252, Beugne en 1344, Parrochia Bogne en 1380, Parrochia Beaugne en 1416, Parrochia Baugna en 1499, Biaune en 1523, Beaulne en 1546, du théonyme Belenos [Longnon].

Beaupérrier
« Beau poirier », voir Perrier, ou « beau pierrier », voir Perrière.
Beaupérrier, avec le suffixe collectif ou désignant un arbre -ier (Veysonnaz, district de Sion, Valais).

Beaupont
Commune et village de la Bresse (Coligny, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain), Beaulpont en 1430, Belpont en 1457, composé de beau et de Pont.

Beaupraz, Beaupré, Bépra
Beau pré, voir Pra, Praz.
Beaupraz, hameau (Peisey-Nancroix, Tarentaise, Savoie) ;
Beaupré, maison isolée (Porrentruy, Jura) ;
Beaupré, lieu-dit en montagne (Pralognan-la-Vanoise, Vanoise, Savoie) ;
Beaupré d´en Bas et Beaupré d´en Haut, ruines sur le Plan de Beaupré, lieu-dit, Ruisseau de Beaupré, Cascade de Beaupré, nom monté à la Tête de Beaupré, 2214m et à l´Aiguille de Beaupré, 2823m (Bourg-Saint-Maurice et Montvalezan, Tarentaise, Savoie).
Avec le patois bê, « beau », et Pra :
Bépra, lieu-dit (Gollion, district de Cossonay, Vaud).


Beauregard, Beau Regard, Beaureval, Biovard
Endroit d´où l´on jouit d´une belle vue, mais surtout d´où l´on peut surveiller les environs. Ce nom est souvent attribué à un château, une forteresse. Bas latin bellus, « beau », et Regard.
Beauregard, château fort en ruine, sur un éperon rocheux (Chippis, district de Sierre, Valais) ;
Beauregard, Burgum de Bello regardo en 1298, Beauregart en 1441, commune et village de la Dombes (Trévoux, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain) ;
Beauregard, In Bello regard en 1409, château et lieu-dit (Aiton, Basse-Maurienne, Savoie) ;
Beauregard, alpage, nom monté à la Pointe de Beauregard, 1644m (La Clusaz, Bornes-Aravis, Haute-Savoie) ;
Rif de Beauregard, affluent du Ruisseau de Roche, et ancien mas, mansus Bellegaor au XIIIème siècle (Allemond, Oisans, Isère) ;
Beau Regard, habitat dispersé (Montreux, district de Vevey, Vaud).
Dérivé patois de Beaurevard, variante de Beauregard [Gros] :
Beaureval, En Beauregard en 1562, Biorevart en patois, lieu-dit (Saint-Martin-de-la-Porte, Maurienne, Savoie) ;
Biovard, Biovuard au XVème siècle, Beaurevard en 1935, alpage (Saint-André, Maurienne, Savoie).


Beaurepaire
Canton, commune et village de la Bièvre (Arrondissement de Vienne, Isère), Bellireparii, Bellum Repayrium, Bellum Ripparium et Bellum Reperium au XIVème siècle, du bas latin bella, « belle » et soit du latin riparia, « appartenant au rivage », de ripa, « rive, berge, rivage, côte », soit plus probablement de l´ancien français repaire, « séjour, habitation, demeure », repris du provençal repaire, « retour au pays », et Château de Beaurepaire, castrum de Bellorepayre au XIVème siècle, Belli riparii sans date, dans la même commune ;
Beaurepaire, château (Meyriat, Revermont, Ain).

Beauretour
Château de Beauretour, ruines d´un château édifié vers la fin du XVème siècle, dans la commune de Saint-Germain-les-Paroisses (Bugey, Ain), mentionné en 1563, composé du français beau, et du français retour.

Beau Rivage
Noms récents, dont le sens est évident. Français rivage, « bord de lac », dérivé de Rive avec le suffixe -age.
Beau Rivage, hameau (Sévrier, Annecy, Haute-Savoie).

Beauséjour, Beau Séjour
Toponyme récent, composé du français beau, bas latin bellus, et séjour, déverbal de séjourner, latin vulgaire *subdiurnare, « durer un certain temps ».
Beauséjour, quartier (Bellegarde-sur-Valserine, Michaille, Ain) ;
Beau Séjour, maisons isolées (Moye, Albanais, Haute-Savoie).

Beau Site
Toponyme récent, composé du français beau, bas latin bellus, et site, du latin situs, « emplacement, situation ».
Beau Site, quartier (Renens, district de Lausanne, Vaud).

Beautiu
Lieu-dit de la commune de Vollèges (District d´Entremont, Valais), composé du français beau, bas latin bellus, et de Tiu, forme patoise de Cul.

Beauvillard
Composé du français beau, bas latin bellus, et Villard.
Beauvillard, hameau (Saint-Jean-de-Belleville, Tarentaise, Savoie) ;
Beauvillard, maison isolée, et Ruisseau de Beauvillard (Chasselay, Sud du Grésivaudan, Isère).

Beauvoir, Beauvoir-de-Marc, Beauvoir-en-Royans, Bellevue, Belvédère,
Belvey, Bevay
Lieu, généralement élevé, d´où l´on jouit d´une belle vue, ou lieu d´un bel aspect. Composé du français beau, bas latin bellus, et de dérivés du latin videre, « voir, apercevoir », ou visum, visus, « vue, spectacle ». En ancien français beauvaiz, beauvoir ont pu désigner un cachot. Aussi franco-provençal bya, « beau », et veire, « voir »,
Beauvoir ou Belvoir, Castrum de Bello Videre en 1258, Chastel de Beauvoir en 1265, de Bellovisu en 1510, lieu-dit (Serrières-sur-Ain, Haut-Bugey, Ain) ;
Beauvoir-de-Marc, de Bello Videre au XIIème siècle, Bellovidere in Malco et Bellovidere de Marco au XIIIème siècle, Bellivisus de Marco au XIVème siècle, puis Beauvoir [Régeste Genevois], village, commune et château du Pays viennois (Saint-Jean-de-Bournay, arrondissement de Vienne, Isère) ;
Beauvoir-en-Royans, eglesia nova de Belveer au XIIème siècle, Bellivisus in Royanis au XIIIème siècle, Bellum Videre in Royanis, sans date, commune et village du Royans (Pont-en-Royans, arrondissement de Grenoble, Isère), et castrum de Bellovidere au XIIIème siècle, château en ruine dans la même commune ;
Bellevue, Dominus bastidae Belli Visus supra Versoyam en 1497, hameau (Grilly, Pays de Gex, Ain) ;
Bellevue, De Bellovidere en 1341, Belveys en 1378, Belvays en 1464, hameau (Péronnas, Bresse, Ain) ;
Pointe de Bellevue, sommet, 2042m (Morgins, Troistorrents, district de Monthey, Valais, et Châtel, Chablais, Haute-Savoie) ;
Belvey, Mansus de Bello Visu en 1285, château et lieu-dit (Dompierre-sur-Veyle, Bresse, Ain) ;
Belvey, Balvay sur la Carte de Cassini, hameau (Cras-sur-Reyssouze, Bresse, Ain) ;
Bevay ou Bevey, Apud Bellumvisum en 1307, Beauvois en 1430, Beaulvois en 1464, Beauvoir en 1509, Bévey en 1911, hameau (Beaupont, Bresse, Ain).
Français belvédère, de l´italien belvedere, avec bel, « beau » et vedere, « voir » :
Le Belvédère, lieu-dit (Champex, Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Aiguille du Belvédère, 2965m, Col du Belvédère, 2780m (Aiguilles Rouges, vallée de Chamonix, Haute-Savoie).


Béboux
Le Béboux, forêt de la commune de Vallorbe (District d´Orbe, Vaud), « le beau bois », composé du patois bé, « beau », et de Boux, « bois ».

Bec, Bécas, Becca, Beccaz, Béchar,
Becque, Becques, Becquetta, Becs, Beque
Oronyme : hauteur, sommet pointu, ou pointe de terrain, cap, promontoire. Patois savoyard becca, « pointe de rocher, sommet pointu de montagne », latin beccanus, « rocher aigu », latin beccus, « bec d´oiseau », gaulois beccos, « bec », peut-être d´un radical celtique bacc-, « crochet ».
Bec Aigu, Bec Agu au XVIIIème siècle, lieu-dit en forêt (La Tronche, Pays grenoblois, Isère) ;
Grand Bec, sommet, 2615 (Martigny-Combe, district de Martigny, Valais) ;
Mont du Bec, alpage (La Côte-aux-Fées, district du Val-de-Travers, Neuchâtel) ;
Becs de Vozé, sommets, 2184m (Derborence, Conthey, Valais) ;
Le Béchar, petit sommet, 1724m (Argentière, vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
Gros Béchar et Petit Béchar, sommets, 2562m et 2340m (Les Houches, vallée de Chamonix, Haute-Savoie).
Ancien français féminin becque :
Becque Labié ou Becca Labie, sommet, 3463m (Alpes Pennines, Bagnes, district d´Entremont, Valais, et Bionaz, vallée d´Aoste) ;
La Becque ou La Becque de Peilz, anciennement Peys, promontoire (La Tour-de-Peilz, district de Vevey, Vaud) ;
Les Becques, lieu-dit déclive (L´Etivaz, Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
La Beque, petit sommet, 1419m (Saint-Nicolas-la-Chapelle, Val d´Arly, Savoie).

Avec le suffixe diminutif -etta :
La Becquetta, sommet, 2896m (Champagny-en-Vanoise, Vanoise, Savoie).

Patois becca :
Les Bécas, petits sommets (Sixt-Fer-à-Cheval, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Becca Colinta ou Becca Colinte, sommet, 2814m (Bourg-Saint-Pierre, district d´Entremont, Valais) ;
Gran Becca, sommet, 2566m (Bionaz, vallée d´Aoste) ;
Pointe de la Beccaz, 2041m (Massif de la Tournette, Bornes, Haute-Savoie).

Patronyme Beccia, peut-être de même origine :
Pas de la Beccia, 2717m (Lanslebourg-Mont-Cenis, Haute-Maurienne, Savoie).


Bécassière
Lieu fréquenté par des bécasses (Scolopax rusticola), nom formé avec le suffixe collectif -ière sur bécassse, nom d´oiseau dérivé de bec avec le suffixe péjoratif -asse.
La Bécassière, maisons isolées (Versoix, Genève) ;
La Bécassière, hameau (Saint-Julien-sur-Reyssouze, Bresse, Ain).

Béchanoz
Hameau de la commune de Saint-Étienne-du-Bois (Revermont, Ain), de Belchano en 1468, Belchanoz en 1563, Béchâne en 1844, nom patois Bé-Châno, « Beau Chêne » patois bé, du bas latin bellus, « beau », et Châno, « chêne ».

Béchat
Patronyme Béchat, ou nom composé du patois bé, « beau », et de Chat, « pâturage ».
Le Béchat, alpage (Vallorcine, Vallée de l´Eau Noire, Haute-Savoie) ;
Tête du Béchat, sommet, 2593m (Aiguilles Rouges, Chamonix, Haute-Savoie).

Bécor
Sommet à la frontière franco-suisse (2206m), « belle corne », composé du patois bé, « beau », et de cor, « corne » (Alpages de Monthey, Val d´Illiez, district de Monthey, Valais, et Châtel, Chablais, Haute-Savoie).

Bécrêt, Bécrey, Belcrêt
« Beau crêt », nom composé du patois bé ou du vieux français bel et de Crêt.
Bécrêt, pâturage déclive sous une crête (Vallon de Montriond, Chablais, Haute-Savoie), nom monté à la Pointe de Bécrêt ou Pointe de Chésery, 2251m, à la frontière franco-suisse ;
Bécrey, lieu-dit (Saint-Gervais-les-Bains, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Belcrêt, maison isolée (Veytaux, district de Vevey, Vaud).

Bécuet, Bécus
Pourraient venir des patronymes Bécu, diminutif Bécuet, rares, plutôt que de Bec.
Bécuet, lieu-dit (Domancy, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Bécus, alpage (Les Contamines-Montjoie, Val Montjoie, Haute-Savoie) ;
Tête des Bécus, premier sommet de la chaîne du Bargy (Massif des Bornes, Haute-Savoie).

Bedaule
La Bedaule, maison isolée de la commune de Forel (District de Lavaux, Vaud), par féminisation d´un patronyme Bedau, patois bedau, « amenée d´eau », voir Bied.

Bégets, Bégon
Patronyme Béget, Bégon, peut-être d´origine germanique, d´une racine beg, bek, empruntée au latin beccus, « bec ».
Les Bégets, Beget en 1935, hameau (Bourdeau, Aix-les-Bains, Savoie) ;
Bégon, maisons isolées (Saint-Sulpice, Chambéry, Savoie).

Begnines, Begnins
Begnins, commune et village vaudois du district de Nyon, Bingins en 1145, Binnins en 1204, Bignins en 1226, nom d´origine burgonde, d´un primitif *Binningos, « chez les Binningi », dérivé du nom propre Bino, rattaché à la racine bên, « blessure », burgonde *banja, « blessure » [Perrenot]. Des interprétations plus récentes proposent une dérivation avec le suffixe -anum du gentilice Bennius.
Par féminisation du nom de la commune de Begnins :
Les Begnines, ferme isolée d´alpage, et Bois des Begnines (Arzier, district de Nyon, Vaud).


Begnon, Bougne, Bougnon, Bougnone, Bugnaux,
Bugne, Bugnenets, Bugnette, Bugnettes, Bugnon,
Bugnonet, Bugnonets, Bugnons, Bugnyon
Soit un puit ou une source jaillissant en général à fleur de terre ou dans un buisson, que l´on ne peut pas utiliser comme fontaine en raison de son niveau trop peu élevé, patois bunyon, bounyon, soit une petite éminence, du terme régional bougne, beugne, « enflure », patois bounyi, « bosse », celtique et latin *bigna, *bunia, « enflure ». Selon Pégorier, bugnon, « source jaillissante ; espèce de puits artésien naturel », dans la Savoie et le Dauphiné. Bougnon, Bugnon sont aussi des patronymes de même origine.
Sur le Begnon, hameau (Les Enfers, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Le Bougne, hameau (Verbier, Bagnes, district d´Entremont, Valais) ;
Les Bougnes, lieu-dit (Vacheresse, Val d´Abondance, Haute-Savoie) ;
Le Bougnon, hameau (Les Cullayes, district d´Oron, Vaud) ;
Bougnone, Blettes de Bougnone, Pré de Bougnone, pâturages (Ovronnaz, Leytron, district de Martigny, Valais) ;
Le Bugne, hameau (La Côte d´Arbroz, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bugnaux, anciennement Bunnia [Régeste Genevois], capella de Buniis en 1205, aussi Bugnoux en 1906, correspondrait plutôt au deuxième sens (Essertines-sur-Rolle, district de Rolle, Vaud) ;
Bugnon, ruines en forêt (Nancy-sur-Cluses, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bugnon, hameau, et Lac de Bugnon, lac de montagne (Allevard, Grésivaudan, Isère) ;
Le Bugnon, lieu-dit (Les Ponts-de-Martel, district de la Chaux-de-Fonds, Neuchâtel) ;
Le Bugnon, au Buygnon en 1339, au Boignon en 1420, Boignyon, Boygnyon et Bugnyon en 1441, ruelle (Bôle, district de Boudry, Neuchâtel) ;
Le Bugnon, maison isolée (Marsens, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Le Bugnon, hameau (Mont-Saxonnex, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Côtes à Bugnon, maison isolée (Gruyères, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Moulin de Bugnon, maisons isolées sur la Bourbre (Saint-Ondras, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Les Bugnons, Bugnon en 1339, Bougnon en 1432, Boignyon en 1441, Bugnion en 1530, Bugnom en 1545, Boignon en 1597, lieu-dit (Boudry, Neuchâtel) ;
Les Bugnons, hameau (Montgilbert, Tarentaise, Savoie) ;
Les Bugnons, maison isolée (Rossinière, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Bugnyon, lieu-dit (Excenevex, Bas-Chablais, Haute-Savoie).
Diminutifs de bugnon avec les suffixes -et, -ette :
Les Bugnenets, hameau (Le Pâquier, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel) ;
La Bugnette, lieu-dit, chemin (Sonvilier, district de Courtelary, Jura bernois) ;
Le Bugnonet, alpage (Bassins, district de Nyon, Vaud) ;
Bugnonets, lieu-dit en forêt (Ogens, district de Moudon, Vaud).

Selon Pégorier, bugne est aussi un mot régional de l´Ain signifiant « borne » :
La Bugne, ruines (Farges, Pays de Gex, Ain) ;
La Bugne, ferme (Saint-Jean-de-Gonville, Pays de Gex, Ain) ;
Bois de la Bugne, forêt, et Etang de la Bugne, lieu-dit (Saint-André-sur-Vieux-Jonc, Bresse, Ain) ;
Ruisseau des Bugnes, affluent de la Sévenne (Luzinay, Pays viennois, Isère).

Diminutif avec le suffixe -ette :
Les Bugnettes, lieu-dit en forêt déclive (Bressolles, Dombes, Ain).


Béguelin, Béguevey
Patronymes sans doute issus du français bègue, réfection à partir de l´ancien français béguer, « bégayer ».
Patronyme Béguelin, avec le suffixe diminutif -in :
Béguelin, habitat dispersé (La Léchère, Tarentaise, Savoie).

Patronyme Béguevey, avec le vieux français vey, latin vetus, « vieux » :
Béguevey, hameau (La Côte-d´Aime, Tarentaise, Savoie).


Beillans, Beillon
Peut-être du gaulois *balano, *banalto, *balatno, « genêt, balai ».
Les Beillans, les Balanz en 1274, ès Balanz en 1275, aussi Les Belliants en 1906, hameau (Jussy, Genève) ;
Beillon, lieu-dit (Mollens, district de Sierre, Valais).

Bel Accueil
Château de Bel Accueil, château de la commune de Saint-Marcel-Bel-Accueil (Les Balmes Dauphinoises, Isère), domus fortis de Bellacueil au XVème siècle, Belaqueil au XVIème siècle, Bellacueil au XVIIIème siècle.

Belair, Bel-Air, Bel Air
Ce toponyme peut être un composé de « bel air », souvent un nom de domaine, mais il peut aussi dériver de Bel erm, vieux français herm, erm, « terrain inculte ou en friche », voir Herme, ou encore être une cacographie du théonyme Beler, abréviation de l´ethnonyme Belenos.
Belair ou Bel-Air, domaine (Eysins, district de Nyon, Vaud) ;
Bel-Air, domaine (Thônex, Genève) ;
Bel Air, hameau (Estavayer-le-Lac, district de la Broye, Fribourg) ;
Bel-Air, alpage (Beaufort-sur-Doron, Beaufortain, Savoie) ;
Grand Bel-Air, maisons isolées (Chanoz-Châtenay, Dombes, Ain).
Dans les villes, ce toponyme est en général une déformation de Belluard :
Place Bel-Air (Ville de Genève).


Belengier, Bellangère, Béranger, Bérangère, Bérenger,
Berranger
Des patronymes Béranger, Bérenger issus de l´anthroponyme germanique Berengari, de l´ancien haut allemand bero, germanique *beran, « ours », et ancien haut allemand gêr, « lance, javelot ».
Béranger, hameau (Saint-Martin-de-Belleville, Moûtiers, Tarentaise, Savoie) ;
Béranger, maison isolée (Sainte-Foy-Tarentaise, Savoie) ;
Béranger, ruines, et Torrent de Béranger, affluent du Bonrieu (Jarrier, Maurienne, Savoie) ;
Le Béranger, maison isolée (Sallanches, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bérenger, lieu-dit (Bény, Bresse, Ain) ;
Grange Bérenger, planum Berangarii au XIIIème siècle, Berangier et Berenger au XVIIème siècle, maison isolée (Theys, Belledonne, Isère) ;
Pierre à Bérenger, bloc de rocher du glacier de Talèfre, nommé par ou d´après Laurent-Pierre Bérenger (1749-1822), historien (Vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
Berranger, lieu-dit en forêt (Hautecourt-Romanèche, Revermont, Ain) ;
Source à Berranger, source (Simandre-sur-Suran, Revermont, Ain).
Par féminisation :
Aiguille de la Bérangère, 3425m, Col de la Bérangère, 3348m, et Glacier de la Bérangère, nom peut-être monté d´un alpage disparu (Les Contamines-Montjoie, Val Montjoie, Haute-Savoie).

Patronymes Belengier, Bellanger, variantes de Béranger, Bérenger :
Belengier, forêt déclive (Vuiteboeuf, district d´Orbe, Vaud) ;
La Bellangère, par féminisation, maison isolée (Givrins, district de Nyon, Vaud).

Voir aussi Montbéranger.


Belette, Belettes
Mammifère, mustélidé (Mustela nivalis).
La Belette, lieu-dit (Grône, district de Sierre, Valais) ;
Les Belettes, hameau (Apremont, Combe de Savoie, Savoie).

Belflori
Hameau de la commune de Moudon (Vaud), composé du vieux français bel, bas latin bellus, « beau », et flori, voir Fleuri.

Belfond, Bellefont, Bellefontaine
Belle source, belle fontaine, bas latin bella, « belle », ou source du rocher, racine pré-indo-européenne BAL / BEL / BAU, « rocher, hauteur », et Font ou Fontaine.
Belfond, hameau (Tavannes, district de Moutier, Jura bernois) ;
Belfond Dessous et Belfond Dessus, hameaux (Goumois, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Col de Bellefont, 1904m, Ruisseau de Bellefont, affluent du Guiers Cabane de Bellefont, maison isolée, Piton de Bellefont, Roc de Bellefont, Rochers de Bellefont, sommets, et Chaos de Bellefont, amas de rochers, Bellus Fons et mons de Bellifontis au XIIème siècle, mons de Bellefons au XIVème siècle, Bellefond au XVIIIème siècle (Saint-Pierre-de-Chartreuse, Chartreuse, Isère) ;
Dôme de Bellefont, 1985m (Saint-Bernard, Grésivaudan, Isère) ;
Bellefontaine, d´une source abondante jaillissant des flans du Lomont (Saint-Ursanne, district de Porrentruy, Jura) ;
Bellefontaine, où la population venait puiser l´eau non contaminée en période de peste, commune et village (Morez, arrondissement de Saint-Claude, Jura).

Bé l´Hanne
Lieu-dit de la commune de Lajoux (District des Franches-Montagnes, Jura), avec le patois bé, « beau », et un patronyme Hanne, aphérèse de Johann[e], ancienne forme de Jean.

Belhiardes
Les Belhiardes, anciennement aux Belluardes, hameau de la commune de Saint-Jorioz (Annecy, Haute-Savoie), par féminisation du patronyme Belluard, nom d´une famille d´Annecy attesté en 1730.

Belhomme
Lieu-dit de la commune d´Illiat (Thoissey, Dombes, Ain), sobriquet ou « bel orme » voir Homme.

Bélière, Bellière
Endroit où l´on garde les béliers, ou féminisation du patronyme Bélier, sobriquet, par allusion à la force du bélier, ou nom d´origine germenique avec l´ancien haut allemand hari, « guerrier ».
La Bélière, hameau (Villars-les-Dombes, Dombes, Ain).
Par féminisation du patronyme Bellier, variante de Belier, ou de bellière, synonyme de cressonnière, lieu où pousse le cresson, du vieux français berle, « cresson » :
Bellière, lieu-dit (Châtel-Saint-Denis, district de la Veveyse, Fribourg) ;
La Bellière, lieu-dit (Fenin-Vilars-Saules, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel) ;
Le fief de la Bellière, ancien fief de Bresse mentionné en 1719 (Ain) ;
Les Bellières, Les Belleres en 1285, localité disparue (Sermoyer, Bresse, Ain).


Béligneux, Bellignat, Belligneux, Bilignin
Noms de domaines gallo-romains issus du gentilice Bilinius.
Par adjectivisation :
Bilignin, Apud Biligninum en 1359, Billignin en 1563, Belignin sur la Carte de Cassini, hameau (Belley, Bugey, Ain).

D´un primitif [fundus] Biliniacus, formé avec le suffixe -acus :
Béligneux, Biligniacus et Biligneu en 1269, Beligneu en 1325, Bellignieu en 1587, Belligny en 1654, etc., commune et village de la Dombes (Montluel, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain) ;
Bellignat, Biligniacus, Bilinia et Billigniacus en 1299-1369, Belignia en 1337, Beligneu et Bilignia en 1365, etc., commune et village du Haut-Bugey (Oyonnax, arrondissement de Nantua, Ain) ;
Etang de Belligneux (Hauteville-Lompnes, Bugey, Ain).


Belin
Ce nom pourrait venir du vieux français belin, « ovin », nom emprunté au mouton du Roman du Renart, donc postérieur au XIIème siècle [Jaccard]. Une dérivation de Belenos est aussi possible.
Cerneux Belin, hameau (Saignelégier, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Chez les Belin, maison isolée (Sâles, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Bois Belin, forêt déclive (Mollens, district d´Aubonne, Vaud).

Bellajoux
Forêt et pâturages de la commune du Petit-Bornand-les-Glières (Faucigny, Haute-Savoie), composé du bas latin bella, « belle », et de Joux, « forêt ».

Bellalué, Bella Lui
Du bas latin bella, « belle », ou de la racine pré-indo-européenne BAL / BEL / BAU, « rocher, hauteur », et de Lué, Lui, « couloir herbeux raide ».
Bellalué, Bellaluex en 1906, sommet des Préalpes vaudoises (Bex, district d´Aigle, Vaud) ;
Bella Lui, sommet, 2228m (Chamoson, district de Conthey, Valais) ;
Bella Lui, aussi Bellalui, et Ballalui en 1906, sommet, 2548m (Icogne, Lens et Randogne, district de Sierre, Valais).

Bellard, Bérard, Bérardan, Bérarde, Bérardet,
Bérardier, Bérardin
Patronyme Bérard, du patois bérard, « berger », gallo-roman berr, « bélier », ou plus probablement d´un patronyme d´origine germanique Bérard, doublet de Bernard.
Bérard, maisons isolées (Villette-sur-Ain, Dombes, Ain) ;
Le Bérard, hameau (Bourg-Saint-Maurice, Tarentaise, Savoie) ;
Le Bérard, villa Bernarderias au XIVème siècle, hameau (Saint-Paul-de-Varces, Pays grenoblois, Isère) ;
Crêt Bérard, maisons isolées (Puidoux, district de Lavaux, Vaud) ;
Aiguilles de Bérard, 2663m, Petite Aiguilles de Bérard, 2442m, Col de Bérard, 2460m, Glacier de Bérard, Combe de Bérard et Combe d´Envers Bérard, lieux-dits, Eau de Bérard, torrent affluent de l´Eau Noire, avec la Cascade de Bérard, et La Pierre à Bérard, lieu-dit (Vallorcine, vallée de l´Eau Noire, Haute-Savoie) ;
Arête de Bérard, rupis Berardi au XIIème siècle, crête rocheuse (Saint-Pierre-de-Chartreuse, Chartreuse, Isère) ;
Champ Bérard, lieu-dit (Arbigny, Bresse, Ain) ;
Côtes Bérard, lieu-dit en forêt (Miribel-Lanchâtre, Trièves, Isère) ;
Mont Bérard, lieu-dit déclive en forêt (Aranc, Bugey, Ain) ;
Plan Bérard, maison isolée (La Léchère, Tarentaise, Savoie) ;
Pré Bérard, ruines, et Ruisseau de Pré Bérard, cours d´eau temporaire (Valmeinier, Maurienne, Savoie) ;
Sert Bérard, lieu-dit en forêt (Lavaldens, Valbonnais, Isère) ;
Les Bérards, maison isolée (Chaveyriat, Dombes, Ain) ;
La Combe des Bérards, lotissement (Saint-Georges-de-Commiers, Pays grenoblois, Isère).
Par féminisation du patronyme Bérard :
La Bérarde, Les Berarderes au XIIIème siècle, Berardi au XIVème siècle, hameau, nom monté à la Grande Aiguille de la Bérarde, 3421m, au Col de Pié Bérarde, 2944m, à la Pointe de Pié Bérarde, 3192m, aux Cornes de Pié Bérarde, sommet, 3012m, et au Col des Cornes de Pié Bérarde, 2690m (Saint-Christophe-en-Oisans, Oisans, Isère).

Diminutif avec le suffixe -et :
Bérardet, ruines (Valmeinier, Maurienne, Savoie).

Patronymes Bérardan, Bérardier, Bérardin issus de Bérard :
Bérardan, maisons isolées (Bâgé-la-Ville, Bresse, Ain) ;
Bérardier, Berarderie au XVème siècle, Berardière au XVIIème siècle, hameau (Jardin, Pays viennois, Isère) ;
Bérardin, maisons isolées (Assieu, Pays viennois, Isère).

Patronyme Bellard, variante de Bérard [Gros], ou de l´ancien français bellard, « mâle, en parlant du mouton » :
Combe de Bellard, avec le Torrent de Bellard, affluent du Glandon, nom monté à la Tête de Bellard, 2225m, et au Col de Bellard, 2233m (Fontcouverte-la-Toussuire et Saint-Colomban-des-Villards, Maurienne, Savoie).


Bellavarde, Bellavuarda, Bellegarde, Bellegarde-sur-Valserine, Bellevarde,
Bellevardes, Bellevouarde
Bas latin bella, « belle », et germanique *vardô, « endroit d´où l´on surveille ».
Bellavarde, alpage (Hauteluce, Beaufortain, Savoie) ;
La Grande Bellavarde, maisons isolées(Chamoux-sur-Gelon, Val Gelon, Savoie) ;
Bellavuarda, ancien nom de Rueyres (District d´Echallens, Vaud) ;
Bellegarde, Balavarda en 1228, Ballavardô vers 1250, Bellagarda en 1426, nom allemand Jaun et Youn en 1397, commune et village (District de la Gruyère, Fribourg) ;
Bellegarde, Ballavuarda en 1228, maison isolée (Montbovon, Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Bellegarde, anciennement Bellagarda et Bellawarda [Régeste Genevois], hameau et château (Magland, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bellegarde, Apud Bellam Gardam en 1436, hameau (Priay, Bresse, Ain) ;
Bellegarde, Bellagarda au XIème siècle, Bellagarda in Viennesio au XIVème siècle, village de la commune de la Bièvre de Bellegarde-Poussieu, ancienne commune jusqu´en 1801 (Beaurepaire, arrondissement de Vienne, Isère), et castrum de Bellaguarda au XIIIème siècle, château disparu dans la même commune ;
Bellegarde, Bellagarda au XIVème siècle, hameau (Chamagnieu, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Bellegarde, Bellagarda au XIVème siècle, ferme isolée (Chassignieu, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Bellegarde-sur-Valserine, Pont de Bellegarde sur la Carte de Cassini, canton, commune et village de la Michaille (Arrondissement de Nantua, Ain).
Formes patoises :
Bellevarde, hameau (Les Houches, vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
Plan de Bellevarde, pâturage, nom monté au Rocher de Bellevarde, 2827m (Val-d´Isère, Haute-Tarentaise, Savoie) ;
Rocher de Bellevarde, lieu-dit en forêt (Bourget-en-Huile, Val Gelon, Savoie) ;
Les Bellevardes, ravin (Faverges, Haute-Savoie) ;
Bellevouarde, maisons isolées (Saint-Jeoire, Faucigny, Haute-Savoie).


Bellebouche
Hameau de la commune de Meinier (Genève), probablement « beau bosquet », voir Bouchet.

Bellechasse
Pénitencier de la commune de Bas-Vully, district du Lac (Fribourg), « belle chênaie », composé de belle et Chasse.

Bellecombe, Belle Combe, Bellecombette
Composé de belle et de Combe.
Bellecombe, Bellacumba vers 1140, Ecclesia de Bellacomba en 1184, ancienne commune de Bellecombe-en-Tarentaise jusqu´en 1971 et village (Aigueblanche, Tarentaise, Savoie) ;
Château de Bellecombe, du XIIème siècle, et Pont de Bellecombe, sur l´Arve (Reignier, Genevois, Haute-Savoie) ;
Bellecombe-en-Bauges, Pulchra Comba en 1232, Cura de Bella cumba vers 1344, Apud Bellamcombam en 1357, commune et village des Bauges (Le Châtelard, arrondissement de Chambéry, Savoie) ;
Belle Combe Damon, Belle Combe Dèsot, Torrent de la Belle Combe, affluent de la Doire de Ferret, dans le Vallon de la Belle Combe, nom monté au Col de la Belle Combe, 2986m, à l´Aiguille de la Belle Combe, 3086m, et au Mont de la Belle Combe, 2701m (Val Ferret, vallée d´Aoste).
Diminutifs avec le suffixe -ette :
Bellecombette, Bella combeta en 1232, Bellacombeta en 1302, hameau (Jacob-Bellecombette, Chambéry, Savoie).

Voir aussi Combabelle.


Bellecôte
Composé de belle et de Côte.
Bellecôte, lieu-dit en montagne, nom monté à la Pointe de Bellecôte, 3140m (Aussois, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Bellecôte, quartier de Courchevel (Saint-Bon-Tarentaise, Tarentaise, Savoie) ;
Montagne de Bellecôte, pâturage, nom monté au Glacier de Bellecôte, au Sommet de Bellecôte, 3417m, au Dôme de Bellecôte, au Col du Midi de Bellecôte, 3294, et au Glacier du Midi de Bellecôte, et au Nant de Bellecôte, affluent du Grand Nant (Bellentre et Peisey-Nancroix, Tarentaise, et Champagny-en-Vanoise, Vanoise, Savoie) ;
Plagne Bellecôte, complexe d´immeubles au-dessus de Plagne, nom récent repris du Sommet de Bellecôte (Mâcot-la-Plagne, Tarentaise, Savoie).

Belledonne
Chaîne de Belledonne, massif montagneux entre l´Isère et la Savoie, culminant au Grand Pic de Belledonne, 2977m, avec le Pic Central de Belledonne, 2945m, La Croix de Belledonne, 2926m, le Col de Belledonne, 2785m, Lac de Belledonne, Balcon de Belledonne (Venon, Laval et Saint-Jean-le-Vieux), Belledone au XVIIIème siècle, Beldonne au XXème siècle, probablement composé de Belle et Donne, « belle dame » par métaphore. L´absence de formes antérieures au XVIIIème siècle excluent une origine gauloise comme *belodunon ou une forme dérivée de la racine pré-indo-européenne BEL, « rocher, hauteur ».
Probablement de même origine :
Source de Belledonne, source captée (Saint-Rémy-de-Maurienne, Basse-Maurienne, Savoie).


Belle Etoile
Composé de belle et d´Etoile, peut-être par rapport à l´Etoile Polaire.
Belle Etoile, pâturage (Val-d´Illiez, district de Monthey, Valais) ;
La Belle Etoile, maison isolée (Belmont-Tramonet, vallée du Guiers, Savoie) ;
La Belle Etoile, sommet, 1843m (Seythenex, Bauges, Haute-Savoie, et Mercury, Combe de Savoie, Savoie) ;
La Belle Etoile, croupe, 2586m (Mont-de-Lans, Oisans, Isère) ;
La Belle Etoile, lieu-dit en montagne (Vénosc, Oisans, Isère) ;
La Belle Etoile, ruines (Theys, Belledonne, Isère) ;
Etang de la Belle Etoile (Badinières et Châteauvilain, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Fond de la Belle Etoile, lieu-dit en montagne, nom monté au Pic de la Belle Etoile, 2718m, et passé au Lac de la Belle Etoile (La Ferrière, Belledonne, et Allemond, Oisans, Isère).

Belleface, Belle Face
Noms composés de « belle », du bas latin bella, et de l´ancien français face, « bande de terre », voir Face. Ces toponymes pourraient désigner des pâturages escarpés.
Mont Belleface Nord, 2915m, Mont Belleface Central, 2889m, Mont Belleface Sud, 2707m, Mont Belleface basso sur la Carte IGC (Vallée de la Thuile, vallée d´Aoste) ;
Belle Face, Belleface sur la Carte IGN, lieu-dit (Les Fonts, Sixt-Fer-à-Cheval, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Pré de la Belle Face, lieu-dit (Moutier, Jura bernois).
Voir aussi Faceballa.


Bellefan
Probablement une terre ingrate, du bas latin bella, « belle », et du patois fan, « faim ».
Bellefan, lieu-dit (Penthaz, district de Cossonay, Vaud).

Belle Inconnue
Cascade de la Belle Inconnue, sur le nant du Cruet (La Balme-de-Thuy, Bornes, Haute-Savoie), nom qui se rattache certainement à une légende.

Bellelay, Belleliègue
Du bas latin bella, « belle », et du vieux français lay, « bande de terrain en forêt », bas latin lagia, legia, leia, « forêt ».
Bellelay, Bellelagia en 1141, Balelaia en 1177, Bellalagia en 1192, Bellelee en 1244, Belelaie en 1298, Belile en 1331, aussi Belelagia, Belilaia, Bellale, Bellilagia, village où se trouvait une abbaye (Saicourt, district de Moutier, Jura bernois) ;
Belleliègue, Bellaliega et Belleigue au XVIIIème siècle, hameau (Agnin, Pays viennois, Isère).

Bellemin
Hameau de la commune de Nances (Avant-Pays savoyard, Savoie), Bellemain en 1935, patron yme issu d´un sobriquet.

Bellemouille
Composé du français belle, et de Mouille.
Bellemouille, lieu-dit en forêt (Douvaine, Bas-Chablais, Haute-Savoie).

Bellentre
Commune et village de la Tarentaise (Aime, arrondissement d´Albertville, Savoie), Belentro à la fin du XIème siècle, Belentru et Bellentro en 1226, Belintro en 1249, que Gros identifie avec l´ancien Bergintrum, voir Bourg-Saint-Maurice.

Belle-Plinier
La Belle-Plinier, montagne de 3086m située entre Modane et Rochemolle (Maurienne, Savoie), du français belle, et de plinier, « plaine », voir Plienna, nom monté d´un lieu-dit voisin [Gros].

Bellerive
Belle rive, composé du français belle, et Rive.
Bellerive, Bella ripa en 1184, Rive sur la Carte de Cassini, hameau au bord du lac Léman, ancienne abbaye cistercienne de religieuses fondée vers 1150 (Collonge-Bellerive, Genève) ;
Bellerive, Balariva en 1228, Pulchra ripa en 1240, Bellariva en 1299, commune et village au bord du lac de Morat (District d´Avenches, Vaud).

Belleroche
Composé de belle, bas latin bella, et Roche, « forteresse escarpée ».
Belleroche, nom allemand Schönfels, ancienne forteresse dominant la Sarine (Heitenried, district de la Singine, Fribourg).

Belles Eaux
Source des Belles Eaux, source située sur la commune d´Etrembières, canton d´Annemasse Sud (Haute-Savoie), nom français, voir Eau.

Bellesson, Bellosse, Bellossy, Belosse, Bélosses,
Belossier, Bélossier, Belossières, Belossiers, Belossy,
Belouchie, Belouchies, Bolossetta, Bolossy
Du patoisB0 romand et savoyard bellosse, aussi belosse, belose, bolosse, etc., « prune sauvage, prunellier sauvage, épine noire (Prunus spinosa) ».
Les Bellosses, maisons isolées (Ville-en-Sallaz, Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Belosse, lieu-dit (Cheseaux-sur-Lausanne, district de Lausanne, Vaud) ;
Chemin des Bélosses (Collonge-Bellerive, Genève).
Avec le suffixe -on :
Bellesson, Blessoney en 1554, lieu-dit (Arnex-sur-Orbe, district d´Orbe, Vaud).

Noms collectifs avec les suffixes -ie, y ou la forme patoise -ettaz :
Bellossy, lieu-dit en forêt (Port-Valais, district de Monthey, Valais) ;
Bellossy, hameau (Vers, Genevois, Haute-Savoie) ;
Les Bellossy, hameau (Bons-en-Chablais, la Côte en Chablais, Haute-Savoie) ;
Belossy, hameau (Vaulx, Albanais, Haute-Savoie) ;
Combe Belouchie, lieu-dit (Vendlincourt, district de Porrentruy, Jura) ;
Belouchies, lieu-dit (Buix, district de Porrentruy, Jura) ;
Bolossetta, aussi Bollossettaz, maison isolée (Vuadens, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Bolossy, alpage (Rossinière, district du Pays-d´Enhaut, Vaud).

Avec le suffixe désignant un arbre -ier :
Belossier, hameau (Alex, Bornes, Haute-Savoie) ;
Bélossier, hameau (Thônes, Bornes, Haute-Savoie) ;
Les Belossiers, lieu-dit (Saint-Blaise, Neuchâtel) ;
Chemin des Belossières (Hermance, Genève).


Belles Truches, Belles-Truches
Voir Truche.
Belles Truches, hameau (Port-Valais, district de Monthey, Valais) ;
Belles-Truches, ancien château de la commune de Vevey, du nom de la famille de Belles-Truches, de Chambéry, dont l´un des membres l´avait eu par son mariage avec une de Blonay [Martignier].

Bellet, Belletière, Bellon, Bellonière, Bellot
Patronymes Bellet, Bellon, Bellot, diminutifs de Bel, du latin bellus, « beau ».
Diminutif avec le suffixe -et :
Bellet, maison isolée (Bénonces, Bugey, Ain) ;
Le Bellet, maisons isolées (Saint-Pierre-de-Genebroz, Chartreuse, Savoie) ;
Le Bellet, hameau (Maubec, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Mollard Bellet,
Bellet, hameau (Saint-Pierre-de-Chartreuse, Chartreuse, Isère).

Avec le suffixe de propriété -ière :
Belletière, lieu-dit (Roche, Pays viennois, Isère).

Diminutif avec le suffixe -on :
Bellon, maisons isolées (Ugine, Val d´Arly, Savoie) ;
Mont Bellon, hameau (Villieu-Loyes-Mollon, Dombes, Ain) ;
Les Bellons, hameau (Mercury, Combe de Savoie, Savoie).

Avec le suffixe de propriété -ière :
Bellonière, lieu-dit en forêt (Izeron, Royans, Isère).

Diminutif avec le suffixe -ot :
Chez Bellot, maisons isolées (Le Châble, Genevois, Haute-Savoie).


Bellevie
Lieu-dit de la commune de Courroux, district de Delémont (Jura), « beau chemin », composé de belle et Vie.

Belleville
Composé de belle et de Villae, dans le sens de « village principal d´une paroisse » ou « terroir cultivé et habité ».
Belleville, Bella villa in parrochia Alte Lucie au XVIIIème siècle, hameau, et Lanches de Belleville (Hauteluce, Beaufortain, Savoie) ;
Vallée des Belleville, Apud Bellam villam en 1258 (Haute-Tarentaise, Savoie).

Belley
Commune et ville du Bugey, sous-préfecture et chef-lieu de canton (Ain), Vicani Bellicenses, « du village de Bellicus » au IIème siècle, Ecclesia Belicensis ou Ecclesia Belicensis en 567-570, Ecclesia Belesensis en 585, Ex civitate Belisio en 614, Apud Bellicium en 1220, Beleis en 1234, etc., d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine dérivé du cognomen Bellicus, latin bellicus, « belliqueux, guerrier ».

Bellonne
Lieu-dit de la commune de Crans-près-Céligny (District de Nyon, Vaud), par féminisation d´un patronyme Bellon attesté dans la région, ancien prénom.

Bellouate
Hameau de la commune de Belleydoux (Oyonnax, Haut-Bugey, Ain), Belle Voette sur la Carte de Cassini, Bellouate en 1844, Bellevoite en 1847, composé du bas latin bella, « belle », et voette.

Belluard, Bluard
Vieux français belluard, « terre-plein d´un rempart », de l´italien baluardo, venu de l´allemand Bollwerk, néerlandais Bolwerc, « ouvrage fortifié », qui a donné le français boulevard ; ce nom est aussi attesté comme patronyme.
Belluard, alpage (L´Etivaz, Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Le Belluard, lieu-dit du village de Gruyères (District de la Gruyère, Fribourg) ;
Belluard, Garda Belliardorum en 1454, hameau (Saint-Sorlin-d´Arves, Arvan, Savoie) ;
Le Bluard, quartier de la ville de Morges (Vaud), du nom de la Tour du Bluard qui aurait été bâtie vers 1350 par le Comte Vert.

Bel Oiseau
Cet Oronyme n´a probablement rien à voir avec un quelconque volatile, mais viendrait plutôt de la racine pré-indo-européenne BAL / BEL / BAU, « rocher, hauteur », et du gaulois ouxellos, uxellos, « élevé », voir Ussel, qui serait devenu oiseau par attraction avec le bas latin aucellus, dérivé du diminutif latin avicellus formé à partir de avis, « oiseau ». Ce nom signifierait donc « rocher élevé ».
Bel Oiseau, sommet rocheux, 2628m (Finhaut, district de Saint-Maurice, Valais), et Col du Bel Oiseau, 2553m (Salvan, district de Saint-Maurice, Valais).
Probablement de même origine :
Côte du Bel Oiseau, forêt déclive raide (Saint-Ursanne, district de Porrentruy, Jura).


Belouse, Belouses
Mot régional de l´Ain belouse, « terre couverte d´herbe courte, pâturage » [Pégorier]. Ce terme pourrait être issu de pelouse par sonorisation du [p].
La Belouse, Bellouze en 1636, lieu-dit (Saint-Genis-sur-Menthon, Bresse, Ain) ;
Le Pont Belouse, lieu-dit (Montceaux, Dombes, Ain) ;
Les Belouses, La Belouse en 1318, La Belosa en 1366, De Bellosiis en 1366, Les Belloses vers 1410, hameau (Saint-Didier-d´Aussiat, Bresse, Ain).

Belprahon
Commune et village du district de Moutier (Jura bernois), anciennement Béprahon, patois Bépravon, composé de bé, « bief, ruisseau », voir Bey, et d´un dérivé du patois prévond, « profond », voir Prévondes. Le nom allemand de ce village, Tiefenbach, signifie égalemnt « ruisseau profond », allusion à la Raus [Jaccard].

Bénand, Bérand, Brenand
Patronymes Bénand, Bérand, Brenand, probablement variantes de Bernand, lui-même une variante de Bernard.
Bénand, hameau, nom monté au Mont Bénand, 1284m, et Lac du Mont Bénand, étang temporaire (Bernex, Chablais, Haute-Savoie) ;
Bérand, hameau (Chalamont, Dombes, Ain) ;
Brenand, hameau (Rhêmes-Notre-Dame, vallée d´Aoste).
Avec le suffixe de propriété -ière :
La Bérandière, étang (Condeissiat, Dombes, Ain).


Benat
Patronyme Benat, du latin benedictus, « béni », qui a donné aussi benêt, « pauvre en esprit ».
Cerneux Benat, maison isolée (Montfavergier, district des Franches-Montagnes, Jura).

Benda, Bendes, Bendolla
Bande, ancien français bendon, « sorte de ruban », du germanique *bindo, même sens, nom qui désigne un terrain allongé.
Bendes, hameau (Saint-Légier-La-Chiésaz, district de Vevey, Vaud).
Forme patoise :
La Benda, longue bande de terrain en forêt (Vuadens, district de la Gruyère, Fribourg).

Avec le suffixe diminutif patois -olla :
Bendolla, pâturage et alpage, et Forêt de Bendolla (Grimentz, district de Sierre, Valais).


Béné, Bénés, Bénet, Bénétan, Bénétant,
Benetière, Benets, Benette, Bénex, Beney,
Béni, Bénit, Bénite, Benoï, Benoit,
Benoît, Benoite, Benoits
Du latin benedictus, « béni ».
Participe passé béni du verbe bénir :
Poirier Béni, lieu-dit (Cornol, district de Porrentruy, Jura).

Adjectif bénit, bénite, issu de beneït, participe passé du verbe vieux français beneïr, « bénir » :
Lac Bénit, lac de montagne (Mont-Saxonnex, Faucigny, Haute-Savoie).

Probablement par christianisation d´une ancienne source sacrée :
La Bénite Fontaine, hameau (Saint-Sixt, Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Fontaine Bénite, source (Vallon de Montriond, Chablais, Haute-Savoie) ;
La Fontaine-Bénite, ferme isolée et cours d´eau (Chézery-Forens, Pays de Gex, Ain) ;
Source de l´Eau Bénite, source (Cruzilles-lès-Mépillat, Bresse, Ain).

Patronyme Benoît, de même origine, et variantes de ce patronyme :
Le Bénet, hameau (Ugine, Val d´Arly, Savoie) ;
Benets ou Les Benêts, ou encore Les Benais sur la Carte IGN, hameau (Saint-Martin-de-la-Cluze, Trièves, Isère) ;
Bénex, Beinai en 1262, Benay en 1315, hameau (Prangins, district de Nyon, Vaud) ;
Beney, lieu-dit (Courgevaux, district du Lac, Fribourg) ;
Pièce Beney, lieu-dit en forêt (Yens, district de Morges, Vaud) ;
Le Plan Benoï, pâturage (Les Houches, vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
Les Benoits, hameau (Saint-Bernard, Grésivaudan, Isère) ;
En Benoît, hameau (Bonnefamille, Pays viennois, Isère) ;
Les Benoits, hameau (Saint-Bernard, Grésivaudan, Isère) ;
Combe Benoît, lieu-dit en forêt (La Chapelle, Basse-Maurienne, Savoie) ;
Mont Benoit, lieu-dit en forêt (Chevaline, Pays de Faverges, Haute-Savoie) ;
Pré Benoît, avec un patronyme, maison isolée (Ballaigues, district d´Orbe, Vaud).

Par féminisation du patronyme Benoît :
La Benoîte, maison isolée en forêt (Saint-Martin-de-Belleville, Tarentaise, Savoie).

Féminin Benoite, soit le féminin du patronyme Benoit, soit du nom de la plante appelée benoite (Geum sp.), soit encore de la benoîte mère de Dieu :
Sources de la Benoite, zône humide (Arith, Bauges, Savoie).

Patronyme Benoît, ou adjectif benoît, pour un cours d´eau tranquille :
Ruisseau Benoit, affluent de la Valloirette (Valloire, Maurienne, Savoie) ;
Ruisseau Benoît (Saint-Martin-de-la-Porte, Maurienne, Savoie).

Patronyme Béné, de même origines, mais on peut aussi mentionner le patois béné, « fontaine », voir Bugnon :
Le Béné, alpage, est aussi un patronyme (Samoëns, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Mont Béné, maisons isolées en clairière (Saxel, la Côte en Chablais, Haute-Savoie) ;
Pont Béné, hameau (Chavannes-de-Bogis, district de Nyon, Vaud) ;
Pra Béné, maison isolée (Bière, district d´Aubonne, Vaud) ;
Les Bénés, alpage, (Cordon, Haut-Faucigny, Haute-Savoie).

Par féminisation d´un patronyme Benetier attesté, peut-être de l´ancien français benoitier, « donneur d´eau bénite », ou dérivé du patronyme Benet avec le suffixe de propriété -ière : :
La Benetière, maisons isolées (Flumet, Val d´Arly, Savoie).

Diminutif avec le suffixe -ette :
La Benette, peut-être une petite fontaine (Gorgier, district de Boudry, Neuchâtel).

Patronymes Bénétan, Bénétant dérivés de Benet :
Etang Bénétan, étang (Siccieu-Saint-Julien-et-Carisieu, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Ruisseau de Bénétan, affluent du Rhône (La Balme-les-Grottes, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Source de Bénétan, source (Saint-Martin-du-Mont, Bresse, Ain) ;
Bénétant, hameau, et Torrent de Bénétant, affluent de l´Isère (Cevins et La Bâthie, Combe de Savoie, Savoie).

Voir aussi Montbenay.


Benenté
Bois de Benenté, Monsbenestel en 1174, et Ruisseau de Benenté, affluent du Talent, de mons et du participe passé vieux français benest, latin benedictus, « béni », avec le suffixe diminutif -el [Jaccard].

Bénevent
Pointe de Bénevent, 2069m (Vallon de Bise, Chablais, Haute-Savoie), « bon vent » ou « vent béni », peut-être en raison de sa position opposée aux Cornettes de Bise, voir Vent.

Bénevis, Bénévix
Rue du Bénevis, commune de Reconvilier (District de Moutier, Jura bernois), serait un terme de droit féodal désignant un contrat pour jouir d´un bien tant qu´il plaira, sans limite de temps, du latin bene vis, « tu veux bien » [Jaccard].
Peut-être de même origine :
Bénévix, hameau (Les Gets, Faucigny, Haute-Savoie).


Benjamine
La Benjamine, maison isolée de la commune de Bex (District d´Aigle, Vaud), par féminisation d´un anthroponyme Benjamin, de l´hébreu ben yamin, « fils de la [main] droite », c´est-à-dire « qui porte chance ».

Benna
Mot patoisc benna, désignant en Haute-Tarentaise des chalets ou granges à foin, et qui serait d´origine gauloise.
Plan de la Benna, lieu-dit (Bessans, Haute-Maurienne, Savoie).

Bénonces
Commune et village du Bugey (Lhuis, arrondissement de Belley, Ain), Benuncia en 1124, Benoncia en 1191, Benonci vers 1250, Bennoncia en 1269, Bennuncia en 1262, Benonce au XVIIème siècle, probablement d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine comme villa Benoncia, par féminisation d´un gentilice Venoncius.

Benonières, Bénonne
D´un patronyme Benon probablement dérivé de l´anthroponyme germanique Benno.
Par féminisation du patronyme Benon attesté dans la région :
La Bénonne, maison isolée (Saint-Imier, district de Courtelary, Jura bernois).

Avec le suffixe de propriété -ière :
Les Benonières, Les Bénonnières en 1911, lieu-dit (Villieu-Loyes-Mollon, Dombes, Ain).


Bény
Commune et village de Bresse (Coligny, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain), Bennis vers 1250, Curatus de Beyni vers 1325, Beny et Beyny en 1468, Beyny, Saint-Vincent des Bois en 1656, Beiny en 1734, probablement dérivé de l´anthroponyme germanique Benno.

Béon
Commune et village du Bugey (Champagne-en-Valromey, arrondissement de Belley, Ain), Béons en 1344, Beon en 1670, nom d´origine inconnue.

Bépierre
Côte à Bépierre, forêt déclive de la commune de Delémont (Jura), où Bépierre pourrait être un sobriquet, « beau Pierre », avec le patois bé, « beau ».

Béplan
Le beau plan, composé du patois bé, « beau », et Plan.
Béplan, pâturage (Evolène, district d´Hérens, Valais).

Beptenoud
Hameau de la commune de Villemoirieu (L´Isle-Crémieu, Isère), Beteno, Betenno et Betennon au XIVème siècle, Bethenoz au XVème siècle, Bethenoud au XVIème siècle, d´un nom d´hommme Beteno, nom à l´origine d´une famille Bethenoud.

Bérallaz
La Bérallaz, hameau de la commune de Cugy (District d´Echallens, Vaud), du patois beralla, nom local de la bruyère commune ou fausse bruyère (Calluna vulgaris) [Jaccard].

Béranges, Béreins, Berens, Béringe, Branges,
Brans, Brens
Noms d´origine burgonde, qui dériveraient d´un primitif *Beringos, « chez les Beringi », dérivé du nom propre Bero, burgonde *bers, « ours », cf. ancien haut allemand bero[Perrenot].
Béranges, hameau (La Tour-de-Peilz, district de Vevey, Vaud) ;
Béreins, hameau et château, ecclesia de Berens en 1184, Bereyns en 1583, Berains en 1567 (Saint-Trivier-sur-Moignans, Dombes, Ain) ;
Berens, localité disparue (Marlieux, Dombes, Ain) ;
Béringe, lieu-dit en forêt (Trient, district de Martigny, Valais) ;
Branges, Brango au VIIème siècle, Brangos au XIVème siècle, commune et village de L´Isle-Crémieu (Morestel, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère) ;
Brans, Beren en 1152, Brenc en 1182, commune et village (Montmirey-le-Château, arrondissement de Dole, Jura) ;
Brens, de Brengo en 1339, Breins en 1361, ecclesia de Brens vers 1400, commune et village du Bugey, et Petit Brens, hameau (Arrondissement de Belley, Ain) ;
Brens, Bresenatis en 1012-1019, Cura de Brenz vers 1344, hameau, et Les Communaux de Brens, forêt (Bons-en-Chablais, la Côte en Chablais, Haute-Savoie).
Voir aussi Chambéreins, Prin.


Béraud, Béraudan, Beraudière, Béraudière, Bérauta
D´un patronyme Beraud, Béraud, issu de l´anthroponyme germanique Berwald, germanique *beran, « ours », et *valdan, « celui qui règne ».
Le Béraud, maisons isolées (Eyzin-Pinet, Pays viennois, Isère).
Avec le suffixe de propriété -ière :
Beraudière, lieu-dit (Pirajoux, Bresse, Ain) ;
Béraudière, lieu-dit (Saint-Nizier-le-Bouchoux, Bresse, Ain).

Par féminisation approximative d´un patronyme Béraud, attesté dans la région :
La Bérauta, ferme isolée (Gruyères, district de la Gruyère, Fribourg).

Avec le suffixe -an :
Béraudan, hameau (Amancy, Faucigny, Haute-Savoie).

Voir aussi Chambéraud.


Béray, Berons, Béroua, Béroyer
Berger, bergerie, bélier, du patoisB0 bérou, « bélier ». Certains de ces noms sont aussi des patronymes.
La Béray, maison isolée (Saicourt, district de Moutier, Jura bernois) ;
Croix des Berons, sommet, 2902m, Glacier des Berons (Trient, district de Martigny, Valais), et Pointe des Berons, 2954m, nommés Bron sur les Carte IGN (Trient, district de Martigny, Valais, et Le Tour, vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
Béroua, alpage (Bourg-Saint-Pierre, district d´Entremont, Valais) ;
Le Béroyer, maison isolée en clairière (Montreux, district de Vevey, Vaud).

Berceau
Le Berceau, hameau de la commune de Château-d´Oex (Pays-d´Enhaut, Vaud), probablement une métaphore pour un endroit creux et humide.

Berche, Berches, Berchet, Brèche, Brêche,
Brechette
Terme générique, point bas d´une arête de rochers, pas toujours praticable. Bas francique *breka, moyen haut allemand brecha, « fracture », « fracture, rupture », germanique *brekan, « briser ».
Brèche des Perrons, lieu-dit à la frontière de la commune de Finhaut (District de Saint-Maurice, Valais) ;
Lac de la Brèche, probablement d´une brèche dans la digue du Rhône (Sierre, Valais) ;
Brêche des Moleires, 3191m (Alpes Pennines, Bourg-Saint-Pierre, district d´Entremont, Valais et vallée d´Aoste).
Diminutif avec le suffixe -ette :
Brechette, petit col, 2619m (Mase, district d´Hérens, Valais).

Mot régional berche, « entaille dans une paroi rocheuse » [Pégorier], par métathèse de « brèche » :
Berche de l´Annoncia, lieu-dit en montagne (Bessans, Haute-Maurienne, Savoie) ;
La Berche, lieu-dit en montagne (Allemond, Oisans, Isère) ;
La Berche, Berchia au XIVème siècle, lieu-dit, falaises (Mizoën, Oisans, Isère) ;
La Petite Berche, granges, et Col de la Berche, 864m (Hauteville-Lompnes, Bugey, Ain) ;
Les Berches, sommet, 3050m, et Col des Berches, 2936m (Saint-Christophe-en-Oisans, Oisans, et Valjouffrey, Valbonnais, Isère).

Diminutif avec le suffixe -et ou patronyme, par métathèse d´un sobriquet Bréchet, voir le mot régional bréchu :
Berchet, coteau (Challes-la-Montagne, Haut-Bugey, Ain) ;
Le Berchet, hameau (La Chapelle-Rambaud, Faucigny, Haute-Savoie).


Bercher, Berchiez, Berchy
D´un nom de domaine d´origine gallo-romaine Berciacum, formé avec le suffixe -acum sur le gentilice Bercius.
Bercher, Bergie et de Berchiaco en 1154, Bercie en 1166, Bergi, Bergy et Berchie en 1223, Berchier (District de Moudon) en 1906, commune et village (District d´Echallens, Vaud) ;
Berchiez, maison isolée (Marchissy, district d´Aubonne, Vaud) ;
Berchy, lieu-dit (Pampigny, district de Cossonay, Vaud).

Bercher, Bercheren
Patronyme Bercher, soit d´un nom de métier bercher, « berger », soit de l´anthroponyme germanique *Beraht, ancien haut allemand beraht, « brillant, renommé ».
Bois Bercher, hameau, et L´Envers de Bois Bercher, maison isolée (Le Grand-Bornand, Bornes-Aravis, Haute-Savoie).
Probablement de même origine :
Bercheren, anciennement Bercherant, et Bercherin en 1935, alpage (Termignon, Haute-Maurienne, Savoie).


Berchère, Berchères, Bercière, Berfière
Bergerie, endroit où l´on garde des moutons, voir Bergerie, ou par féminisation du patronyme Bercher. Plus rarement, patois bèrchère, brèchère, « large planche où l´on pose le berceau », désigne aussi la « planche mobile qu´on utilise pour traverser un torrent lorsqu´il n´y a pas de vrai pont ». On peut aussi mentionner l´ancien français berchiere, variante de verchere, verchiere, « terre attenant à la ferme », voir Verchère.
La Berchère, hameau (Saint-Sigismond, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Berchères, groupe de maisons (Malapalud, district d´Echallens, Vaud) ;
Les Berchères, maisons isolées (Chaveyriat, Dombes, Ain) ;
Les Berchères, maisons isolées (Saint-Just-de-Claix, Royans, Isère) ;
La Bercière, lieu-dit (Chesières, Ollon, district d´Aigle, Vaud).
Peut-être de même origine :
La Berfière, Berferria en 1420, La Berfière ou La Brefière en 1730, hameau (Les Contamines-Montjoie, Val Montjoie, Haute-Savoie).


Berchoux
Patronyme Berchoux, probablement de bréchu, « édenté », du germanique *brecha, « fracture ».
Berchoux, maison isolée, ancien moulin (Marboz, Bresse, Ain), et Pré Berchoux, lieu-dit voisin (Bény, Bresse, Ain) ;
L´Etang Berchoux, lieu-dit en forêt (Saint-Didier-d´Aussiat, Bresse, Ain).

Bercla, Berclaz, Bercle, Bercles
Vigne cultivée en treille, vieux français bercle « treille, vigne », latin pergula, bercula, « tonnelle », voir le mot régional berclure.
La Bercle, lieu-dit en forêt (Chavannes-des-Bois, district de Nyon, Vaud) ;
La Bercle, lieu-dit (Monthey, Valais) ;
Les Bercles, quartier de la ville de Neuchâtel.
Du patois berclia, « treille » :
Derrey la Bercla, lieu-dit (Vallon, district de la Broye, Fribourg) ;
La Berclaz, lieu-dit (Choëx, Monthey, Valais).


Béréziat
Commune et village de la Bresse (Montrevel-en-Bresse, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain), Berisie en 1248, Bereyssia en 1250, Bereyssiacus en 1359, Apud Bereysiacum vetus en 1401, Bereysia en 1492, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine, peut-être *Berisiacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Berisius.

Bergamins
Les Bergamins, lieu-dit de la commune de Saint-Rémy-de-Maurienne (Basse-Maurienne, Savoie), Les Bergamines en 1935, avec un patronyme Bergamin, personne originaire de Bergame, en Italie.

Berge, Berges, Bergue, Bergues
Mot générique français berge, « talus naturel, bord élevé d´un cours d´eau, d´un canal », et mot régional berge, « bord escarpé ; terrasse qu´on établit sur un terrain » [Pégorier]. Ancien français berche, « bord escarpé d´une fortification », du latin vulgaire *barica, « bord », celtique *bargo, « berge, bord de rivière ».
Berge, ruines (Le Châtelard, Bauges, Savoie) ;
La Berge, hameau (Bourg-Saint-Maurice, Tarentaise, Savoie) ;
La Grande Berge, hameau (Beaufort-sur-Doron, Beaufortain, Savoie) ;
Les Berges, hameau (La Balme de Sillingy ; Genevois, Haute-Savoie) ;
La Bergue, hameau (Cranves-Sales, Annemasse, Haute-Savoie) ;
Pont des Bergues (Genève).

Bergement
La Bergement, anciennement L´Albergement, lieu-dit de la commune de Bourg-Saint-Maurice (Tarentaise, Savoie), par mécoupure, voir Abergement.

Bergeone
La Bergeone, alpage de la commune du Pâquier (District du Val-de-Ruz, Neuchâtel), par féminisation d´un patronyme Bergeon.

Berger, Bergerandière, Bergère, Bergeret, Bergeron,
Bergerot, Bergers
Français berger, bergère, nom de métier, « celui, celle qui garde les moutons », latin vervecarius, vervecaria, de même sens.
Chalet du Berger, maison isolée (Hauteluce, Beaufortain, Savoie) ;
Croix du Berger, croix sur un sommet (Granier, Tarentaise, Savoie) ;
Plateau du Mauvais Berger, lieu-dit en montagne (Aussois, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Le Plan des Bergères, lieu-dit (Aime, Tarentaise, Savoie) ;
Cabane des Bergers, maison isolée (Bessans, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Croix des Bergers, croix sur une colline (Saint-François-de-Sales, Bauges, Savoie) ;
Maison des Bergers, alpage (Montvalezan, Tarentaise, Savoie).
Patronyme Berger, nom de métier, « celui qui garde les moutons » :
Berger, maison isolée, et Etang Grand Berger voisin (Saint-André-le-Bouchoux, Bresse, Ain) ;
Berger, lieu-dit, Le Mas Berger et Le Petit Berger, maisons isolées (Chalamont, Dombes, Ain) ;
Chez Berger, maisons isolées (Montendry, Val Gelon, Savoie) ;
Bois Berger, maisons isolées (Serraval, Bornes, Haute-Savoie) ;
Plan Berger, lieu-dit en montagne (La Chapelle-d´Abondance, Val d´Abondance, Haute-Savoie) ;
La Vie de Berger, lieu-dit (Mottier, Bièvre, Isère) ;
Les Bergers, hameau (Saint-Bénigne, Bresse, Ain) ;
Côtes Bergers, lieu-dit déclive (Labalme, Haut-Bugey, Ain).

Patronyme Bergeret, avec le suffixe diminutif -et :
La Croix Bergeret, lieu-dit en forêt (Saint-Pierre-de-Bressieux, Bièvre, Isère) ;
Maison Bergeret, maisons isolées (Heyrieux, Pays viennois, Isère).

Patronyme Bergeron, avec le suffixe diminutif -on :
Le Bergeron, hameau (Frontonas, L´Isle-Crémieu, Isère).

Patronyme Bergerot, avec le suffixe diminutif -ot :
Crot Bergerot, lieu-dit en forêt (Hauteville-Lompnes, Bugey, Ain).

Par féminisation :
La Bergère, lieu-dit (Gimel, district d´Aubonne, Vaud) ;
La Bergère, ferme isolée (Dortan, Haut-Bugey, Ain).

Par féminisation du patronyme Bergerand :
Bergerandière, massus Berseranderiis au XVème siècle, hameau (Notre-Dame-de-l´Osier, Sud du Grésivaudan, Isère).


Bergeresse, Bergerie, Bergeries, Bergière
Bergerie, abri ou pâturage pour les brebis, ancien français berchière, bas latin bercharia, bercheria, du latin berbex, variante de vervex, « mouton, bélier ». Certains de ces noms de lieu peuvent venir du patronyme Berger.
Bergerie, maison isolée (Court, district de Moutier, Jura bernois) ;
Bergerie du Bas, alpage (Lamboing, district de la Neuveville, Jura bernois) ;
Bergerie du Rey, maison isolée, d´un lieu-dit voisin (Landry, Tarentaise, Savoie) ;
Bergerie du Rif Premier, maison isolée (Allemond, Oisans, Isère) ;
La Bergerie, maison isolée (Court, district de Moutier, Jura bernois) ;
La Bergerie, hameau (La Côte-d´Aime, Tarentaise, Savoie) ;
Les Bergeries, La Bergerie en 1836, hameau (Marboz, Bresse, Ain) ;
Les Bergeries, lieu-dit (Druillat, Bresse, Ain) ;
Ruisseau de la Bergière, affluent de la Baie de Montreux (Montreux, district de Vevey, Vaud).
Probablement dérivé du bas-latin berbicaritia, « lieu où l'on parque les moutons » :
Bergeresse, Bergeresses en 1339, Bergerece en 1455, lieu-dit (Boudry, Neuchâtel) ;
Bergeresse, lieu-dit (Montluel, Dombes, Ain).

Voir aussi Berchères.


Bergin
Patronyme Bergin, probablement de l´anthroponyme germanique *Bergwin, ancien haut allemand *berg, « abri, refuge », et wini, « ami ».
Bergin, Berginnum en 1314, maison isolée (Saint-Jean-de-Chevelu, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
Bergin, ruines en clairière (Morillon, Faucigny, Haute-Savoie).

Bergmanda
La Bergmanda, ferme isolée de la commune de Cerniat (District de la Gruyère, Fribourg), par féminisation d´un patronyme Bergmann [Aebischer].

Bergotte, Bergou, Brego, Bregot, Bregots
D´un mot patois brego, « boue » [Aebischer], brégot, « terre humide » [Pégorier], voir Bra.
Brego, maison isolée (Albeuve, Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Bregot, maison isolée en clairière (Rochefort, district de Boudry, Neuchâtel) ;
Bregots, maison isolée (Hauteville, district de la Gruyère, Fribourg).
Avec métathèse :
Bergotte, lieu-dit, vigne (Port-Valais, district de Monthey, Valais) ;
Le Bergou, maisons isolées (Barberêche, district du Lac, Fribourg).


Berguerite
La Berguerite, maison isolée de la commune de La Roche (District de la Gruyère, Fribourg), probablement par féminisation d´un patronyme Berger.

Bériat, Beyriat
Dun nom de domaine d´origine gallo-romaine *Berriacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Berrius.
Le Bériat, hameau (Tossiat, Bresse, Ain) ;
Beyriat, aussi Beiriaz et Bériaz, Beyriaz en 1650, Beyriat sur la Carte de Cassini, Berriat en 1911, hameau (Injoux-Génissiat, Michaille, Ain).

Béridier
Colline au-dessus de Delémont (Jura), nom qui signifie en patois Beauregard [Prongué].

Bérion
Patronyme Bérion, peut-être une contraction de Bérillon, « surnom donné à un fabricant ou à un porteur de lunettes, dont les verres étaient en béryl » [Tosti].
Bérion et Sur Bérion, lieux-dits (Mionnay, Dombes, Ain).
Pour Gros, Bérion est de même origine que Berrio, « grand rocher », et désignait le promontoire rocheux qui marquait la limite entre les communes de Bessans et de Bonneval-sur-Arc ; ce lieu-dit est en fait 500m plus au Sud sur la Carte IGN :
Bériond, Bérion en 1935, lieu-dit, rocher (Bessans, Haute-Maurienne, Savoie).


Berlan, Berlion, Berlon
Patronymes Berlan, Berlion, Berlon, de même origine que Berle ou que Berland, ou encore du franco-provençal berlo, vieux français berle, « rejeton, rameau, tige », gallo-roman verulum.
Pra Berlan, maison isolée (Châtel-Saint-Denis, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Le Berlion, de Berlione en 1136, Berlion en 1911, hameau (Villieu-Loyes-Mollon, Dombes, Ain) ;
Col Berlon, 3009m, Mont Berlon, 3128m, Berlon, (Bionaz, vallée d´Aoste).

Berland
Du patronyme Berland, de l´anthroponyme germanique *Beriland, « pays de l´ours », du germanique *beran, « ours », et *landa, « pays, terre ferme ».
Marais de Berland (Saint-Christophe-sur-Guiers, Chartreuse, Isère).

Berlens
Village de la commune de Mézières (District de la Glâne, Fribourg), ancienne commune, nom attesté vers 1176, Bellens en 1285, Berlin en 1577, ancien nom allemand Berlingen, nom d´origine burgonde, d´un primitif *Berilingos, « chez les Berilingi », dérivé du nom propre Berila, diminutif de Bero, du burgonde *bers, « ours » [Perrenot].

Berlincourt
Hameau jurassien de la commune de Bassecourt, district de Delémont, territorium de Berlincort en 1303, in villa Burlincort vers 1332, aussi Brelincourt en 1906, composé avec le latin cortis d´un nom propre germain Berilo, diminutif de Bero, « ours ». Selon Perrenot c´est un nom d´origine burgonde, *Borilani curtis, dérivé du nom propre Borila, diminutif du gothique baûr, germanique *buri, « fils ».

Bermond, Bermondin, Bermonts
Patronyme Bermond, variante Bermont, de l´anthroponyme germanique Bermund, ancien haut allemand bero, « ours », et *mund, « abri, protection ».
Bermond, hameau (Pallud, Combe de Savoie, Savoie) ;
Les Combes des Bermond, lieu-dit en forêt (Villarlurin, Tarentaise, Savoie) ;
Les Bermonts, hameau (Pomblière, Tarentaise, Savoie).
Patronyme Bermondin, diminutif de Bermond avec le suffixe -in :
Bermondin, maison isolée (Condeissiat, Dombes, Ain).


Bermotte
Français berme, « partie plate d´un talus », ancien français barme, « berge », emprunté du moyen néerlandais barm, « talus, bord d´une digue, d´un rempart ».
La Bermotte, avec le suffixe diminutif -otte, forêt déclive (Corbeyrier, district d´Aigle, Vaud).

Bernade, Bernades, Bernadet, Bernadieu, Bernard,
Bernarde, Bernardes, Bernardet, Bernardière, Bernardières,
Bernardin, Bernards, Bernerd
Prénom et patronyme Bernard, de l´anthroponyme germanique Berinhard, « fort comme l´ours », du germanique *beran, « ours », et *hardu, « dur, fort ».
Bernard, hameau (Villaz, Bornes, Haute-Savoie) ;
Le Bernard, hameau (La Burbanche, Bugey, Ain) ;
Bois Bernard, petite forêt (Publier, Chablais, Haute-Savoie) ;
Champ Bernard, maison isolé (Monthey, Valais) ;
Champ Bernard, Champbernard en 1935, maisons isolés (Aime, Tarentaise, Savoie) ;
Château Bernard, lieu-dit en montagne (Valloire, Maurienne, Savoie) ;
Comba Bernard, vignes (Sion, Valais) ;
Combe à Bernard, lieu-dit en forêt (Arzier, district de Nyon, Vaud) ;
L´Ile à Bernard, lieu-dit (Martigny, Valais) ;
Plan Bernard, alpage (Evolène, district d´Hérens, Valais) ;
Pré Bernard, maison isolée (Bussy-Chardonney, district de Morges, Vaud) ;
Les Bernards, hameau (Saint-Gervais-les-Bains, Haut-Faucigny, Haute-Savoie).
Par féminisation :
La Bernarde, forêt déclive (Villeneuve, district d´Aigle, Vaud) ;
Les Bernardes, lotissement (Saint-Pierre-d´Albigny, Combe de Savoie, Savoie).

Avec le suffixe de propriété -ière :
Bernardière, hameau (Charavines, Pays voironnais, Isère) ;
La Bernardière, maison isolé (Sandrans, Dombes, Ain) ;
Les Bernardières, anciennement Montraillant, hameau (Saint-Avre, Maurienne, Savoie).

Patronyme Bernardet, diminutif de Bernard avec le suffixe -et :
Plat Bernardet, lieu-dit en forêt (Brénod, Haut-Bugey, Ain).

Patronyme Bernardin, diminutif de Bernard avec le suffixe -in :
Bernardin, hameau (Bilieu, Pays voironnais, Isère) ;
Les Râches Bernardin, hameau (Passy, Haut-Faucigny, Haute-Savoie).

Par féminisation du patronyme Bernad, dérivé de Bernard par syncope :
La Bernade, hameau (Doussard, Pays de Faverges, Haute-Savoie) ;
Les Bernades, lieu-dit (Cize, Revermont, Ain).

Patronyme Bernadet, diminutif de Bernad avec le suffixe -et :
Bernadet, maisons isolées (Moye, Albanais, Haute-Savoie).

Par syncope du patronyme Bernardieu :
Le Bernadieu, Bernardieu en 1935, hameau (Lépin-le-Lac, Avant-Pays savoyard, Savoie).

Patronyme Bernerd, variante de Bernard :
Le Bernerd, hameau (Saint-Béron, Vallée du Guiers, Savoie).


Berne, Bernoud, Brenoudes
De l´anthroponyme germanique Berno, de *beran, « ours ».
Berne, hameau (Saint-Maurice-de-Beynost, Dombes, Ain) ;
Chez Berne, hameau (Hotonnes, Valromey, Ain) ;
Bernoud et Le Petit Bernoud, Ecclesia de Berno au Xème siècle, Capella de Berno en 984, Ulmus de Berno en 1259, castrum et villa de Berno en 1274, Villagium Bernodi au XIIIème siècle, Bernout en 1304, Grand-Bernoud et Petit-Bernoud en 1911, hameaux (Civrieux, Dombes, Ain).
Par métathèse de Bernoudes, féminisation du patronyme Bernoud :
Les Brenoudes, Aux Bernoudes en 1587, Aux Bernaudes au XVIIème siècle, hameau (Saint-Jean-d´Arves, Arvan, Savoie).


Bernex
Probablement un ancien *Brennacum, formé avec le suffixe -acum sur le nom de personne Brennus, latinisation du nom gaulois Brennos, porté par un chef gaulois, du gaulois *brenno, « corbeau ».
Bernex, Brenaicus vers l´an mil, Brenay en 1256, Berney et Birney en 1273, Bernay en 1362, Brenaz au Moyen Age, commune et village (Genève) ;
Bernex-en-Combes, quartier de Bernex (Genève) ;
Bernex, Ecclesia S. Ursi de Brenatis en 1078-1120, commune et village (Evian-les-Bains, arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie).

Bernin, Brégny
Noms dérivés du gentilice Brinius.
D´un ancien *[praedium] Brininum :
Bernin, Brininum et capella de Berniaco au XIème siècle, Brinninum et prior de Brigninis au XIIème siècle, commune et village du Pays grenoblois (Saint-Ismier, arrondissement de Grenoble, Isère), et castrum Brinini au XIème siècle, castrum Brigninum au XIIème siècle, château dans la même commune, voir Veyrie.

D´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Briniacum, dérivé avec le suffixe -acum :
Brégny, de Briniaco [Régeste Genevois], Brignie en 1275, Brennie en 1300, hameau (Viuz-en-Sallaz, Faucigny, Haute-Savoie).


Bernoise
La Bernoise, maison isolée de la commune d´Orny (District de Cossonay, Vaud), par féminisation de Bernois, un homme originaire de Berne ou portant le sobriquet de Bernois.

Bernoux
D´un patronyme Bernoux, issu de l´ancien prénom germanique Bernwald, « celui qui règne [avec la force de l´] ours », du germanique *beran, « ours », et *valdan, « celui qui règne ».
Bernoux, lieu-dit du vignoble (Satigny, Genève) ;
Les Bernoux, Les Bernaux en 1844, Les Bernauds en 1847, hameau (Bény, Bresse, Ain).

Bernunes
Lieu-dit du vignoble de la commune de Sierre (Valais), [curtis] Bernonam en 516, avec l´anthroponyme germanique Berno, Bernon, devenu Bernonnes en 1906.

Berny
hameau de la commune d´Arenthon (Faucigny, Haute-Savoie), d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Berniacum, dérivé avec le suffixe -acum du patronyme Bernius, probablement par latinisation de l´anthroponyme germanique Berno, voir Berne.

Bérodière, Bérou, Béroud, Béroude, Bérouds
Patronymes Bérod, Bérou, Béroud, noms de métier, du patois bérou, « bélier ».
Le Bois Bérou, lotissement (Veigy-Foncenex, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Champ Bérou, hameau (Cranves-Sales, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Béroud, maisons isolées (Gryon, district d´Aigle, Vaud) ;
Plan Béroud, maison isolée (Ormont-Dessus, district d´Aigle, Vaud) ;
Les Bérouds, hameau (Praz-sur-Arly, Haut-Faucigny, Haute-Savoie).
Par féminisation :
La Béroude, hameau (Praz-sur-Arly, Haut-Faucigny, Haute-Savoie).

Avec le suffixe de propriété -ière :
La Bérodière, Etang Bérodière en 1857, lieu-dit (Le Montellier, Dombes, Ain).


Béroie, Berre, Berroi, Bria, Brie,
Bries, Briesses, Brieux, Briey, Briez
Mot régional savoyard berre, « terre inculte » [Pégorier], vieux français bère, ancien français bererie, berrie, brie, brye, « désert, campagne rase, campagne plate, grande plaine », roman berra, du bas latin berria, « prairie, terrain dénudé et inculte ou peu cultivé ».
Berre premier, Berre second et Berre troisième, trois hameaux (Chamoux-sur-Gelon, Val Gelon, Savoie).
Avec le suffixe collectif se rapportant à la flore -oi, -oie :
Béroie, maison isolée, Forêt de Béroie, et Haut de Béroie, lieu-dit (Bellelay, Saicourt, district de Moutier, Jura bernois) ;
Berroi, Berroix au XIXème siècle, pâturage, et Arête de Berroi, crête (Champéry, district de Monthey, Valais).

De la variante de l´ancien français brie, brye :
La Bria, maison isolée (Châtel-Saint-Denis, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Brie, hameau (Paladru, Valdaine, Isère) ;
Chalet de Brie, maisons isolées (Saint-Légier-La-Chiésaz, district de Vevey, Vaud) ;
Les Bries, maisons isolées (Entremont, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Briey et Briey Dessus, Briens en 1196, Briez et Bryes en 1309, Briex en 1380, Bries en 1885, Brie et Brien en 1906, hameaux (Chalais, district de Sierre, Valais), et Briey Dessous, maison isolée (Chippis, district de Sierre, Valais) ;
Le Briez, lieu-dit (Vuadens, district de la Gruyère, Fribourg).

Avec le suffixe collectif -esse :
Les Briesses, hameau (Chermignon, district de Sierre, Valais).

De même origine ou du patronyme Brieux :
Brieux, hameau (Brangues, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Brieux, lieu-dit (Saint-Maurice-l´Exil, Pays viennois, Isère) ;
Brieux, hameau (Eclose, Pays viennois, Isère).


Bérold
Tour de Bérold, ruines d´une tour de la commune du Châtel (Maurienne, Savoie), anciennement Castrum Armelionis, puis Tour Sarrazine en 1624, aussi appelée Tour du Châtel et Tour des Sarrazins, prétendument construite par les envahisseurs sarrazins au Xème siècle, ou par le saxon Bérold, elle date en fait du XIème siècle, et est considérée comme le berceau de la famille de Savoie ; Bérold est issu de l´anthroponyme germanique Bernwald, « celui qui règne comme un ours », germanique *beran, « ours », et *valdan, « celui qui règne ».

Berolle, Bière
Bière, Bieria en 1095, Byerey en 1143, Beera en 1140-1160, Beria en 1177, Biria en 1179, Biere vers 1210, Bieri en 1212, Beria en 1278, commune et village qui se trouvent sur une plaine, le Plateau de Champagne, et Côte de Bière, forêt déclive (District d´Aubonne, Vaud), dont le nom viendrait du nom de la gens gallo-romaine Beria ou Berria, ou du bas latin berria, « prairie, terrain dénudé et inculte ou peu cultivé », voir Béroie ;
Pré de Bière, alpage (Le Chenit, Vallée de Joux, Vaud).
Diminutif de Bière avec le suffixe -ole :
Berolle, Birula en 1235, Berola et Birola en 1278, Byrolaz en 1322, Birolaz en 1453, commune et village, Côte de Berolle, forêt déclive (District d´Aubonne, Vaud).


Bérouze
Le Bérouze, hameau de la commune de Samoëns (Faucigny, Haute-Savoie), Aberossa en 1317, Albarosa en 1438, Berrosa en 1525, Berrousaz en 1651, probablement du savoyard aberà, « abreuver [le bétail] », par mécoupure.

Berret
Le Berret, maison isolée de la commune de La Roche (District de la Gruyère, Fribourg), patronyme Berret, du vieux français Berret, « béret ».

Berrier, Berrio
Patois valdôtain bèrio, « grand rocher, grosse pierre », mot d´origine pré-indo-européenne (alpine). L´un de ces lieux est mentionné comme In Valpellina lieudit in parvo Beryoz en 1500.
Berrio, maisons isolées (Valpelline, vallée d´Aoste) ;
Berrio Blanc Damon, Berrio Blanc Dèsot, alpages, nom monté au Col du Berrio Blanc, 2967m, et au Berrio Blanc, sommet, 3252m (Vallée de la Thuile, vallée d´Aoste) ; ces toponymes sont nommés Alpi di Berio Blanc et Monte Berio Blanc sur des cartes italiennes ;
Berrio Damont, Berrio Dèsot, Tsa de Berrio, alpages de la Comba de Berrio, parcourue par le Torrent de Berrio, nom monté au Mont de Berrio, 3075m, et au Col de Berrio, 3006m (Ollomont et Valpelline, vallée d´Aoste) ;
Berrio Noir, alpage (Avise, vallée d´Aoste) ;
Lo Berrio de la Bosse, lieu-dit (Bionaz, Valpelline, vallée d´Aoste).
Patois valdôtain berrier, « pierrier », dérivé de berrio avec le suffixe collectif -er :
Berrier, alpage, nom monté au Col de Berrier, 2636m (Bionaz, vallée d´Aoste) ;
Croix du Berrier, sanctuaire appelé maintenant Notre-Dame de la Guérison (Entrèves, vallée d´Aoste) ;
Grand Berrier, lieu-dit (Vallée de la Thuile, vallée d´Aoste).


Berruard
Probablement d´un patronyme Berruard non attesté.
Berruard, alpage, et Torrent de Berruard, dans la Combe de Berruard (Ollomont, vallée d´Aoste).

Bersend
Le Bersend, hameau de la commune de Beaufort-sur-Doron (Beaufortain, Savoie), Montbersend en 1566, d´un nom de femme germanique Bersenda [Gros].

Bertaud, Bertaux, Berthelon, Berthelons, Berthiand,
Berthioud, Berthod, Berthol, Bertholet, Bertholets,
Bertholette, Bertholle, Berthollet, Berthollets, Berthollier,
Bertholod, Bertholon, Bertholtière, Berthoud, Bertodière,
Bertodières, Bertol, Bertolène, Bertoli, Bertolinge,
Bertouda, Bertoux
Patronymes issus des anthroponymes germaniques Berthold, Bertoald, « celui qui règne avec éclat », du germanique *berhta, « brillant, renommé », et *valdan, « celui qui règne ».
Champ Bertaud, maisons isolées (Saint-Didier-de-Formans, Dombes, Ain) ;
Bois Bertaux, lieu-dit, petites forêts (Courtenay, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Bois des Bertaux, forêt (Lavars, Trièves, Isère) ;
Berthioud, maison isolée (Eclose, Pays viennois, Isère) ;
Berthod, maisons isolées (Evires, Bornes, Haute-Savoie) ;
Berthod, hameau (Quart, vallée d´Aoste) ;
En Bois Berthod, lieu-dit (Saint-Jean-le-Vieux, Haut-Bugey, Ain) ;
L´Essert Berthod, lieu-dit en forêt (Injoux-Génissiat, Michaille, Ain) ;
Plan Berthod, alpage (Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Berthollier, hameau (La Bridoire, vallée du Guiers, Savoie) ;
Bertholod, lieu-dit où se trouve la Tour Bertholod, reste d´un château construit vers 1220 par Berthold de Neuchâtel, évêque de Lausanne [Martignier] (Lutry, district de Lavaux, Vaud) ;
Berthoud, castellum Bertoldi ducis en 1080, nom allemand Burgdorf, in oppido Burchtorff en 1236, commune et village (Berne) ;
Chez Berthoud, maisons isolées (Choisy, Annecy, Haute-Savoie) ;
Clos Berthoud, maison isolée en clairière (Bourdeau, Aix-les-Bains, Savoie) ;
Roche Berthoud et Sous la Roche Berthoud, lieux-dits (Travers, district du Val-de-Travers, Neuchâtel) ;
Bertol, pâturage, Torrent de Bertol, affluent de la Borgne d´Arolla, Plans de Bertol, lieu-dit, nom monté au Col de Bertol, 3279m, au Glacier de Bertol, à la Pointe de Bertol, 2499m, et aux Dents de Bertol, 3547m (Arolla, Evolène, district d´Hérens, Valais) ;
Bertolène, hameau (Hérémence, district d´Hérens, Valais) ;
Bertoli, Au Bertoly sur la Carte Nationale, maisons isolées (Sâles, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Bois de Champ Bertoux, lieu-dit en forêt (Goncelin, Grésivaudan, Isère).
Par féminisation du patronyme Berthol :
La Bertholle, lieu-dit (Allinges, Bas-Chablais, Haute-Savoie).

Avec le suffixe de propriété -ière :
Bertholtière, lieu-dit (Bizonnes, Bièvre, Isère) ;
La Bertodière, maisons isolées (Chozeau, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Les Bertodières, lieu-dit (Les Avenières, L´Isle-Crémieu, Isère).

Par féminisation patoise du patronyme Bertoud :
La Bertouda, maison isolée (Nendaz, district de Conthey, Valais).

Patronymes Bertholet, Berthollet, diminutifs de Berthol avec le suffixe -et :
Bertholet, lieu-dit (La Frette, Bièvre, Isère) ;
Bertholet, hameau (Pressins, Vallée du Guiers, Isère) ;
Les Bertholets, hameau (Le Bourget-du-Lac, Aix-les-Bains, Savoie) ;
Berthollet, hameau (La Motte-Servolex, Chambéry, Savoie) ;
Les Berthollet, maison isolée (Saint-Jean-de-Couz, Chartreuse, Savoie) ;
Les Berthollets, maisons isolées (Bourget-en-Huile, Val Gelon, Savoie).

Par féminisation du patronyme Bertholet :
Bertholette, lieu-dit (Rougemont, district du Pays-d´Enhaut, Vaud).

Patronymes Berthelon, diminutifs de Berthol ou de Berthe avec le suffixe -on :
Berthelon, maisons isolées (Relevant, Dombes, Ain), et
Les Mures de Berthelon, maisons isolées voisines (Châtillon-sur-Chalaronne, Dombes, Ain) ;
Bief Berthelon, cours d´eau (Saint-Julien-sur-Veyle, Dombes, Ain) ;
Closures Berthelon, lieu-dit (Manziat, Bresse, Ain) ;
Les Berthelons, lieu-dit (Viriat, Bresse, Ain).

Patronyme Bertholon, diminutif de Berthol avec le suffixe -on :
Bertholon, lieu-dit (Mionnay, Dombes, Ain) ;
Bertholon, hameau (Pommier-de-Beaurepaire, Bièvre, Isère) ;
Le Bertholon, hameau (Oytier-Saint-Oblas, Pays viennois, Isère) ;
Maison Bertholon, hameau (Charantonnay, Pays viennois, Isère).

Probable nom d´origine burgonde formé avec le suffixe -inge :
Bertolinge, maison isolée (Monthey, Valais).

Probablement dérivé de l´anthroponyme germanique Bertoald :
Monts Berthiand, 800m, in monte supra Bertuans en 1483, Col de Berthiand, 780m, nom monté du hameau Berthiand, Bertiand en 1808, Granges Bertiant en 1843, Berthiand en 1887, Les Granges de Berthians en 1911, maisons isolées, et Le Berthiand, Bertuans en 1483, le Bertiand en 1808, nom d´origine burgonde qui dériverait d´un primitif *Bertoldingos, « chez les Bertoldingi », dérivé du nom propre Bertoald [Perrenot] (Nurieux-Volognat, Haut-Bugey, Ain).

Voir aussi Coberthoud, Monberthoud, Plat Berthoud, Riau Berthoud.


Berte, Berteu, Berthas, Berthaz, Berthe,
Bertheux, Berti
Du patois berthe, bertho, « fragile », pourrait désigner des terrains instables, en particulier des régions de schistes ou de flyschs [Jaccard]. Certains de ces noms peuvent aussi être des patronymes issus du prénom Bertha, Berthe, du germanique *berhta, « brillant, renommé ».
La Berthe ou La Berte, anciennement Berthaz, sommet, 1992m (Champéry, district de Monthey, Valais, et Vallée de la Manche, Samoëns, Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Berte, hameau (Trient, district de Martigny, Valais).
Avec les suffixes collectifs -et, -y, et la forme patoise -a :
Le Plan des Berthas, hameau (Manigod, Bornes-Aravis, Haute-Savoie) ;
La Berthaz, alpage (Demi-Quartier, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Berti ou Berty, petite éminence, anciennement En Berthy (Noréaz, district de la Sarine, Fribourg).

Avec les suffixes -eu, -eux :
Berteu, maisons isolée (Troistorrents, district de Monthey, Valais) ;
Bertheux, lieu-dit (Troistorrents, district de Monthey, Valais).


Bertet, Berthet, Bertillière, Bertin, Bertine,
Bertinière
Patronymes Bertet, Berthet, Bertil, Bertin, diminutifs du patronyme Bert ou hypocoristiques de patronymes commençant ou se terminant avec le terme bert, du germanique *berhta, « brillant, renommé », comme Bertrand, Albert, Robert, etc.
Patronyme Bertet, avec le suffixe diminutif -et :
Bertet, maisons isolées (Verel-de-Montbel, vallée du Guiers, Savoie) ;
Le Bertet, forêt déclive (Bex, district d´Aigle, Vaud) ;
Fontaine Bertet, source (Verjon, Bresse, Ain) ;
Tour Bertet, lieu-dit (Vernas, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Les Bertets, maisons isolées (Sainte-Marie-d´Alvey, vallée du Guiers, Savoie).

Patronyme Berthet, variante de Bertet ou diminutif de Berthe avec le suffixe -et :
Berthet, hameau (Bellecombe-en-Bauges, Bauges, Savoie) ;
Le Berthet, hameau (Faramans, Bièvre, Isère) ;
Bois Berthet, forêt (Saint-Paul, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
Chez Berthet, hameau (Habère-Poche, Vallée Verte, Haute-Savoie) ;
Côte Berthet, maisons isolées (Yenne, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
Plan Berthet, lieu-dit en forêt (Saint-Jean-de-la-Porte, Combe de Savoie, Savoie) ;
Grande Rippe Berthet, lieu-dit en forêt (Sermoyer, Bresse, Ain) ;
Les Berthets, maisons isolées (Marlens, Pays de Faverges, Haute-Savoie).

Patronyme Bertil, avec le suffixe diminutif -in :
La Bertillière, hameau (Cruzilles-lès-Mépillat, Bresse, Ain).

Patronyme Bertin, avec le suffixe diminutif -in :
Bertin, lotissement (Oytier-Saint-Oblas, Pays viennois, Isère) ;
Aiguille de Bertin, 2809m (Orelle, Maurienne, Savoie) ;
La Caille et Champ Bertin, lieu-dit en forête (Crempigny-Bonneguête, Albanais, Haute-Savoie) ;
Champ Bertin, lieu-dit (Bernin, Grésivaudan, Isère) ;
Etang Grand Bertin et Etang Petit Bertin, étangs (Saint-Marcel, Dombes, Ain) ;
Mas Bertin, maison isolée (Villereversure, Revermont, Ain) ;
Pré Bertin, maison isolée en clairière (Le Bouchet, Bornes-Aravis, Haute-Savoie).

Par féminisation du patronyme Bertin :
La Bertine, hameau (Colombe, Bièvre, Isère).

Avec le suffixe de propriété -ière :
La Bertinière, maison isolée, et Ruisseau de la Bertinière, affluent du ruisseau de Pra Bourg (Novalaise, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
La Bertinière, La Bertiniere en 1650, hameau (Hauteville-Lompnes, Bugey, Ain).


Berthier, Berthière
Patronyme Berthier, de l´anthroponyme germanique Berhthari, « le guerrier renommé », du germanique *berhta, « brillant, renommé », et *harja, « guerrier ».
Le Berthier, hameau (Saint-Savin, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Ferme Berthier, ferme isolée (Royas, Pays viennois, Isère) ;
Maison Berthier, maison isolée (Châtonnay, Pays viennois, Isère) ;
Grand Berthier, lieu-dit (Saint-Etienne-sur-Chalaronne, Dombes, Ain) ;
Petit Berthier, maisons isolées (Saint-Geoirs, Bièvre, Isère) ;
Les Berthiers, lieu-dit (Bény, Bresse, Ain).
Par féminisation d´un patronyme Berthier attesté dans la région :
La Grande Berthière, maison isolée (Cernier, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel) ;
La Petite Berthière, maison isolée (Chézard-Saint-Martin, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel).


Bertigny, Bretiège, Bretigny, Brétigny, Bretigny-sur-Morrens,
Britanières, Burtignière, Burtigny
De [fundus] Britiniacus, domaine d´un gallo-romain *Britinnius, apparenté aux cognomens Brittius, Brittus attestés, nom formé avec le suffixe -acus [Stadelmann].
Bertigny, Britiniaco en 1162, Britiniei en 1172, Britignye en 1373, Britignie en 1402, nom allemand Breitenach, Britinach en 1449, Brittenach en 1578, Britenach en 1638, faubourg de Fribourg (Villars-sur-Glâne, district de la Sarine, Fribourg) ;
Bertigny, Britignye en 1445, Bertignie en 1668, ancien nom allemand Brittenach en 1555, hameau (Pont-la-Ville, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Bretiège, Britinie en 1142, Britelgio en 1148, Britillo en 1182, Bertièges et Briterillas en 1255, nom allemand Brüttelen, commune et village (District de Cerlier, Berne) ;
Bretigny, Britinei en 1142, Britignie en 1224, lieu-dit (Saint-Barthélemy, district d´Echallens, Vaud) ;
Bretigny-sur-Morrens, Bructignie en 1177 (District d´Echallens, Vaud) ;
Brétigny, Britignis en 1332, Britigner en 1397, Britignez en 1528 (Moëns-Prévessin, Pays de Gex, Ain) ;
Chemin des Britanières, Brittenaco en 1313, puis Britagnie, Britanier, Bretagne et Bretaigne, nom allemand Brittenach (Evilard, district de Bienne, Jura bernois) ;
La Burtignière, dérivé du nom de la commune de Burtigny, avec le suffixe de propriété -ière, ferme isolée (Le Brassus, district de la Vallée, Vaud) ;
Burtigny, Britiniacum en 1144, Brettignei en 1145, Bructignie en 1177, Britinie en 1235, Brigtinyer et Britinier en 1276, Brugtignie vers 1300, Cura de Britignie vers 1344, Brutignier en 1392, Brutigny et Brutignyez en 1527, aussi Bretignie et Britignier [Régeste Genevois], commune et village (District de Rolle, Vaud).

Bertrand, Bertrandières, Bertrands
Patronyme Bertrand, de l´anthroponyme germanique Berthramm, de l´ancien haut allemand beraht, « brillant, renommé », et hramm, « corbeau ».
Bertrand, alpage (Valmeinier, Maurienne, Savoie) ;
Bertrand, lieu-dit (Leyssard, Haut-Bugey, Ain) ;
Bertrand, hameau, et Ruisseau de Bertrand (Châtenay, Chambaran, Isère) ;
Le Bertrand, maisons isolées (Chasselay, Sud du Grésivaudan, Isère) ;
Bois Bertrand, lieu-dit en forêt (Vieu-d´Izenave, Haut-Bugey, Ain) ;
Ferme Bertrand, ferme isolée (Le Grand-Abergement, Valromey, Ain) ;
Fontaine Bertrand, source (Gresse-en-Vercors, Vercors, Isère) ;
Les Bertrands, hameau (Ayn, Avant-Pays savoyard, Savoie).
Avec le suffixe de propriété -ière :
Les Bertrandières, les bertrandieres en 1474, maisons isolées (Condeissiat, Dombes, Ain).


Berze
Lieu-dit des Mayens-de-Chamoson (Chamoson, district de Conthey, Valais), variante patoise de brèche, par métathèse, voir Berches [Jaccard].

Besace, Besaces
Français besace, « sac ouvert en long par le milieu et fermé aux deux bouts de façon à former deux poches quand on le porte jeté sur l´épaule », bas latin bisaccia, latin bisaccium, « double sac ».
La Besace, La Besaci en 1355, hameau (Saint-Etienne-sur-Reyssouze, Bresse, Ain) ;
Les Besaces, lieu-dit (Vallon, district de la Broye, Fribourg) ;
Les Besaces, lieu-dit (Crottet, Bresse, Ain).

Besencens
Hameau fribourgeois du district de la Veveyse, ancienne commune, Besencens et Besences au XIIème siècle, Bessensen en 1299, Besances en 1668, Bésançin en 1755, et aussi Bezensens, Bezencens et Bessensens, nom d´origine burgonde.

Beseneins, Bézenans
Beseneins, écart, et Château de Beseneins-en-Dombes, ancienne seigneurerie de Beseneins ou Bézenin avec poype et château fort, sur la commune de Saint-Étienne-sur-Chalaronne (Dombes, Ain), Basenenc ou Basinenc en 947, Basenens en 1049-1109, Baisenens en 1096-1124, Beyzeneins en 1329, Bessenens en 1475, nom d´origine burgonde qui dériverait d´un primitif *Basiningos, « chez les Basiningi », dérivé du nom propre Baswin [Perrenot].
Probablement de même origine :
Bézenans, Bézenan sur la Carte de Cassini, Bezanan en 1847, hameau, et Le Bézenans, cours d´eau affluent du Renon (Saint-Germain-sur-Renon, Dombes, Ain).


Bésent, Bésentet, Bésin, Bezan
Noms d´origine burgonde, probablement du nom propre Baso, voir Basens.
Bésent, De Besent en 1189, Besant en 1439, puis Besens, Besan au XVIIIème siècle, Besent en 1845, Besens en 1911, hameau (Foissiat, Bresse, Ain) ;
Bezan, Besans en 1480, Besan au XVIIIème siècle, Besans en 1911, hameau (Savigneux, Dombes, Ain).
Diminutif de Bésent avec le suffixe -et :
Bésentet, hameau, et Bief de Bésentet, canal (Foissiat, Bresse, Ain).

Peut-être de même origine :
Bésin, lieu-dit (Fahy, district de Porrentruy, Jura).


Bessanaise, Bessanèse, Bessans
Bessans, commune et village de la Maurienne (Lanslebourg-Mont-Cenis, arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne, Savoie), de Bezano en 1242, Terra Beczani en 1310, Apud Becsanum en 1357, Beçanum en 1358, Apud Beczanum et Locus Beciani en 1444, Bessans en 1580, d´un patronyme Bessan selon Gros, ou d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Bessianum, dérivé du gentilice Bessius, peut-être de l´ethnonyme Bessus, « Besse », d´un peuple de Thrace, avec le suffixe -anum.
D´un adjectif issu de Bessans :
La Bessanaise, maison isolée (Bessans, Haute-Maurienne, Savoie) ;
La Bessanèse, forme italianisée, sommet, 3592m, et Col de la Bessanèse, 3238m (Frontière italo-française, Bessans, Haute-Maurienne, Savoie).


Besse, Besso, Besson, Bessons
Patois masculin besso, besson, « jumeau », féminin bessè, « jumelle », vieux français besse, « jumeau », latin bissius, « double », de bissiare, « bifurquer ».
Arête de la Besse, crête, 2205m (Sallanches, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Crêta Besse, sommet, 2696m (Arbaz et Savièse, district de Sion, Valais) ;
Le Larze Besse, pâturage (Isérables, district de Martigny, Valais) ;
Besso, sommets, 3658 et 3668m, nom descendu au Glacier du Besso (Zinal, Val d´Anniviers, Valais) ;
Le Besson, cours d´eau affluent de l´Eau Noire, jumeau de la Rasse (Finhaut, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Les Bessons, deux lacs voisins (Bessans, Haute-Maurienne, Savoie).
Voir aussi Pierrabessy, Torbesse.


Bessens, Bessinge, Bissinges
Noms d´origine burgonde, probablement dérivés d´un primitif *Bissingos, « chez les Bissingi », dérivé du nom propre Bisso, radical bisa, « qui s´efforce » [Perrenot].
Bessens, lieu-dit (Pampigny, district de Cossonay, Vaud) ;
Bessinge, hameau (Vandoeuvres, Genève) ;
Bissinges, lieu-dit, et Gros Bissinges, hameau, Bissingis en 1419, Bissinge en 1430 (Publier, Chablais, Haute-Savoie).

Bessins
Commune et village du Chambaran (Saint-Marcellin, arrondissement de Grenoble, Isère), Baisin et villa Baisino au XIème siècle, capella de Baissino au XIVème siècle, du nom de personne romain Bassinus, avec un pluriel tardif [Nègre 1990].

Besson, Bessonne, Bessonnes, Bessonnet
D´un patronyme Besson, d´un sobriquet issu du patois masculin besson, « jumeau » ou du nom de métier en ancien français besson, « pionnier, celui qui remue la terre avec une besse (bêche) ».
Besson, maisons isolées en clairière (Conthey, Valais) ;
Besson, lieu-dit (Cornier, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Chez Besson, maisons isolées (Mieussy, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Crête à Besson, lieu-dit (Nendaz, district de Conthey, Valais) ;
Essert Besson, maisons isolées en clairière (Essert-Romand, vallée de la Dranse, Haute-Savoie) ;
Les Bessons, hameau (La Chapelle-du-Mont-du-Chat, Aix-les-Bains, Savoie).
Par féminisation :
La Bessonne, maisons isolées (Lignerolle, district d´Orbe, Vaud) ;
Les Bessonnes, maison isolée (Villars-Burquin, district de Grandson, Vaud).

D´un patronyme Bessonnet, avec le suffixe diminutif -et :
Bessonnet, hameau, et Bois de Bessonnet, petite forêt (Seynod, Annecy, Haute-Savoie).


Bet
D´un mot patois savoyard bè, « bout, pointe, extrémité, sommet » [Viret].
Le Bet, lieu-dit en forêt (Samoëns, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Pointe de Sans Bet, 2240m, « sans bout », pour évoquer une montée interminable (Sixt-Fer-à-Cheval, Faucigny, Haute-Savoie).

Bétchailat
Le Bétchailat, lieu-dit de la commune de Bressaucourt (District de Porrentruy, Jura), peut-être du patois bé, « beau », et d´un ancien patronyme Chailat, que l´on retrouve dans Chez Chailat, localité des Bois (District des Franches-Montagnes, Jura).

Bété, Bétés, Bétets, Betex, Bétex,
Bettaix, Betté, Bettelien, Betterand, Bettes,
Bettex, Bettey, Bettez, Bettières, Bettines
Ces noms dérivent du patois betai, « boue, fange, bourbier, flaque d´eau », betaire, « endroit bourbeux, fondrière », d´une racine bett-, « creux, boue », de l´ancien français boete, « boue ».
Les Bettes, lieu-dit (Vallon de Bérard, Vallorcine, vallée de l´Eau Noire, Haute-Savoie) ;
Les Bettes, maisons isolées, et Sur les Bettes, lieu-dit (Thusy, Albanais, Haute-Savoie).
Noms collectifs issus du latin populaire betellum, « bourbier », avec les suffixes collectifs -aix, -é, -et, -ex, -ey, etc. :
Le Bété et Le Bété d´en Haut, hameaux (Mont-Saxonnex, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Bétés, ruines, et Ruisseau des Bétés, affluent du Foron du Reposoir (Le Reposoir, Bornes-Aravis, Haute-Savoie) ;
Les Bétets, alpage, nom monté au Col des Bétets, 1602m
Betex, maisons isolées (Mûres, Albanais, Haute-Savoie) ;
Le Bétex, alpage (Le Bouchet, Bornes-Aravis, Haute-Savoie) ;
Le Bettaix, hameau (Les Menuires, Saint-Martin-de-Belleville, Haute-Tarentaise, Savoie) ;
Le Betté, alpage (Villars-sous-Mont, Bas-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Les Betté, ruines (Saint-Sigismond, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bettelien, alpage (Val-d´Illiez, district de Monthey, Valais) ;
Bettex, alpage (Avise, vallée d´Aoste) ;
Prés Bettex, lieu-dit (Saint-Légier-La-Chiésaz, district de Vevey, Vaud), mais Bettex est aussi un patronyme ;
Le Bettex, hameau (Saint-Gervais, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bettey, hameau (Les Houches, vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
Les Bettez, maison isolée en clairière (Praz-sur-Arly, Haut-Faucigny, Haute-Savoie).

Noms collectifs dérivés avec les suffixes -erand, -ière, patois betaire, « endroit bourbeux, fondrière » :
Le Betterand, maisons isolées, et Nant Betterand, cours d´eau (Vallorcine, vallée de l´Eau Noire, Haute-Savoie) ;
Les Bettières, hameau (Saint-Gervais-les-Bains, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Bettières, hameau (Peisey-Nancroix, Tarentaise, Savoie).

Avec le suffixe diminutif -ine :
Bettines, hameau (Bavois, district d´Orbe, Vaud).


Béthanie
Lieu-dit de la commune de Châbles, district de la Broye (Fribourg), probablement une appellation récente rappelant la ville où aurait eu lieu la célèbre multiplication des pains des Evangiles, nom qui signifie en hébreu « Chambre de Dieu ».

Betheneins
Hameau de la commune de Montceaux (Thoissey, Dombes, Ain), in agro Betense en 987-994, Betenens en 1250, Bethenens en 1285, nom d´origine burgonde qui dériverait d´un primitif *Betiningos pour *Betuiningos « chez les Betuiningi », dérivé du nom propre Betuin [Perrenot], germanique *bedjan, « prier, demander ».

Béthusy
Nom de domaine d´origine gallo-romaine *Bitutiacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Betutius.
Béthusy, Bitusiacum en 906, Betusie en 1220, Bitusie en 1223, Bettusie en 1237, quartier et château (Lausanne, Vaud) ;
Béthusy, hameau (Bretigny-sur-Morrens, district d´Echallens, Vaud).

Bétiers
Ruisseau des Bétiers, cours d´eau de la commune de Bons-en-Chablais (La Côte en Chablais, Haute-Savoie), soit de bestier, ancien français besterie, bestrie, « bétail », soit d´un patronyme Bestier, de même origine.

Bétons, Betton, Bettonet
Betton, Ecclesia de Bitumine en 1103, Ecclesia del Beton en 1264, Abbatia Betonis en 1294, Domus Bituminis en 1269, Bethone en 1346, Bethon et Beton au XVIIIème siècle. Les formes anciennes pourraient faire croire que le nom du village dérive du latin bitumen, « bitume », mot qui a aussi donné béton. Selon Gros, il n´y a pas de bitume sur cette commune, et le nom Betton dérive d´un patronyme Beto, Betto attesté dès le XIIème siècle, et les formes anciennes sont des interprétations erronées.
Bettonet, Bethonetum en 1295, Bituneto en 1312, Butoneto en 1444, diminutif de Betton, hameau qui forme avec Betton le village et la commune de Betton-Bettonet (Chamoux-sur-Gelon, arrondissement de Chambéry, Savoie) ;
Le Betton, maison isolée (Betton-Bettonet, Val Gelon, Savoie) ;
La Pierre Betton, lieu-dit en forêt (Sainte-Marie-de-Cuines, Maurienne, Savoie).
Probablement de même origine avec une remotivation tardive :
Les Bétons, Beton et villa de Betonibus au XIVème siècle, Les Betones au XVIIIème siècle, Les Bettons en 1921, hameau (Saint-Martin-de-la-Cluze, Trièves, Isère).


Bettant, Bettens
Noms d´origine burgonde, dériveraient d´un primitif *Betingos, « chez les Betingi », dérivé du nom propre Beto, forme populaire de Adalbert, « brillant par [sa] noblesse », du burgonde *aþals, « noble », germanique *aþala, « [noble] lignée » et du germanique *berhta, « brillant, célèbre » [Perrenot].
Bettant, Betans en 1344, Bettans en 1383, Betan au XVIIIème siècle, Bettan en 1850, Bettant en 1876, Bettans en 1911, commune et village (Ambérieu-en-Bugey, arrondissement de Belley, Ain) ;
Bettens, où se trouvent des vestiges burgondes, Betanis en 1141, Betens en 1142, Bitens en 1145, Bectens en 1149, Beteins en 1228, Bessens en 1235, Betteyns en 1273, commune et village (District de Cossonay, Vaud) ;
Bettens, Batentes en 1115, hameau (Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Champ Bettens, peut-être par un patronyme, maisons isolées (Gorgier, district de Boudry, Neuchâtel).

Bettefontaine
Lieu-dit de la commune de Boudry (Neuchâtel), Betefontainne et Bethefontainne en 1441, Betefontayne en 1509, Bettefontaine en 1587, composé de Bette et de Fontaine.

Beuchat
Patronyme jurassien Beuchat, probablement de même origine que Beucheu.
Le Beuchat, maison isolée (Corgémont, district de Courtelary, Jura bernois).

Beucheu, Beuchille
Du patois jurassien beûtche, « brin de paille », ou beûtchïn, « pomme sauvage », ou encore beutchion, « résine de sapin » [Prongué].
Beucheu, forêt (Undervelier, district de Delémont, Jura) ;
La Beuchille, hameau (Delémont, Jura).

Beuclair
Prés Beuclair, maison isolée de la commune d´Eschert (District de Moutier, Jura bernois), avec un patronyme Beuclair qui signifierait « boeuf clair ».

Beucle
Ce nom désigne probablement un endroit défriché par le feu, voir Buclon. Il peut aussi dériver du germanique *buska, « bois ».
Le Beucle, forêt déclive (Souboz, district de Moutier, Jura bernois) ;
Le Beucle, lieu-dit en forêt déclive (Corcelles, district de Moutier, Jura bernois).

Beudon
Beudon, hameau de la commune de Fully (District de Martigny, Valais), vignes, et Forêt de Beudon, probablement avec un suffixe dérivé de dunum, « forteresse », le premier terme étant indéterminé.

Beuge
Ce nom pourrait venir de l´allemand Beuge, « courbe, coude ».
La Grande Beuge, dans un méandre du Doubs (Les Planchettes, district de la Chaux-de-Fonds, Neuchâtel).

Beugeant
Col de Beugeant, 2807m, Glacier de Beugeant, d´après un mot patois signifiant « qui bouge » [Boyer] (Aiguilles Rouges, vallée de Chamonix, Haute-Savoie).

Beulaz, Beule, Beules, Beulet, Beulets,
Beulle, Beuloz
Patois savoyard beulo, « sourdre, jaillir », beula, « tertre, butte » [Künzi 1997], pourrait venir du germanique *buhila, « colline, bosse ».
Le Beulaz, maison isolée (Burdignin, Vallée Verte, Haute-Savoie) ;
Beule, petit bois (Larringes, Chablais, Haute-Savoie) ;
Le Beule, alpage (Samoëns, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bois du Creux de Beule, lieu-dit en forêt (Saint-Cergues, la Côte en Chablais, Haute-Savoie) ;
Les Beules, colline (Bogève, Vallée Verte, Haute-Savoie) ;
Les Beuloz, quartier (Le Praz de Lys, Taninges, Faucigny, Haute-Savoie).
Peut-être de même origine :
Le Beulle, maisons isolées (Péron, Pays de Gex, Ain).

Patois savoyard beulet, « tronc d´arbre évidé servant de fontaine dans les alpages » :
Le Beulet, quartier (Saint-Jean, Genève) ;
Beulet, maisons isolées dans les vignes (Ayent, district d´Hérens, Valais) ;
Les Beulets, hameau (Saint-Jeoire, Faucigny, Haute-Savoie).


Beunaz, Beune, Boennes, Boine, Bone,
Borna, Borne, Bornery, Bornes, Bornières,
Bouenes, Bouenna, Bounnaz, Bunaz
Borne, pierre plantée pour marquer la limite d´un terrain, d´un territoire. Ancien français bodne, bone, bonne, borne, bosne, « borne », latin médiéval butina, « arbre frontière », bas latin et gaulois bodena, bodina, « borne de frontière, limite », issu du gaulois budina, « troupe (qui garde la frontière) ».
Français borne, dès le XIIème siècle, emprunté au picard :
La Borne, En les Bonnes en 1401, hameau (Dommartin, Bresse, Ain) ;
Borne des Trois Cantons, à la limite des cantons de Brénod, Champagne-en-Valromey et Hauteville-Lompnes (Champdor, Hauteville-Lompnes et Ruffieu, Bugey, Haut-Bugey et Valromey, Ain) ;
Borne des Trois Jorats, à la limite du Jorat de l´Evêque (District d´Oron), du Jorat d´Echallens (District d´Echallens) et du Jorat lausannois (District de Lausanne) ;
Borne des Trois Puissances, lieu-dit en forêt, ancienne frontière entre la Suisse, la France et l´Allemagne après le traité de Francfort de 1871, mise en place en 1890 (Beurnevésin, district de Porrentruy, Jura) ;
La Haute Borne, auberge (Delémont, Jura) ;
La Grande-Borne ou La Grand´Borne, point frontière situé entre Sainte-Croix et Les Fourgs (La Chaux, Sainte-Croix, district de Grandson, Vaud) ;
Les Bornes, hameau (Damvant, district de Porrentruy, Jura) ;
Quatre Bornes, lieu-dit (Sonvilier, district de Courtelary, Jura bernois) ;
Les Trois Bornes, lieu-dit en forêt (Ville de Neuchâtel).

Ancien français bone, « borne » :
Bone en Bez Dessous et Bone en Bez Dessus, maisons isolées (Glovelier, district de Delémont, Jura).

Par métaphore, « sommet qui marque une limite » :
Folliu Borna, sommet, 1849m, à la limite de Fribourg et Vaud (Albeuve, Haut-Intyamon, district de la Gruyère, et Les Paccots, district de la Veveyse, Fribourg) ;
La Borne, sommet, 2367m (Massif des Diablerets, Vaud).

Patois romand boënne :
Les Boennes, forêt (La Brillaz, district de la Sarine, Fribourg) ;
Es Bouenes, hameau sur la frontière (Bure, district de Porrentruy, Jura) ;
Refuge de la Bouenna, maison isolée (Pampigny, district de Cossonay, Vaud).

Patois beuna, bouèna, bouna, « borne, limite » :
La Beunaz, hameau, et Lac de la Beunaz, étang (Saint-Paul-en-Chablais, Chablais, Haute-Savoie) ;
La Beune, lieu-dit (Massongex, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Les Bounnaz, alpage (Taninges, Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Bunaz, colline, 933m (Arbusigny, Genevois, Haute-Savoie) ;
Les Bunaz, hameau (Baneins, Bresse, Ain).

Patois neuchâtelois boine :
Jardin de la Boine (Ville de Neuchâtel).

Peut-être issu de borne, éventuellement par un patronyme Bornier, nom de métier, « celui qui place des bornes », et par féminisation de Bornier :
Bornery, hameau (Tournon, Combe de Savoie, Savoie) ;
Aux Bornières, lieu-dit (Virieu-le-Petit, Valromey, Ain) ;
Nant des Bornières, cours d´eau affluent du Chéran (Boussy, Albanais, Haute-Savoie).


Beurné
Patois jurassien beurné, « eau, fontaine, ruisseau », voir Borgne.
Fin des Beurnés (Courrendlin, district de Delémont, Jura).

Beurnevésin
Commune et village jurassiens du district de Porrentruy, Brunnevisin en 1211, Burnevison en 1290, Burnevesin en 1343, Beurnevaisin en 1906, ancien nom allemand Brischwiler. Signifie peut-être « la fontaine voisine » ou « voisin de la fontaine », voir Beurné et Vesin.

Beurre
Peut-être une remotivation de Teurre, « sommet, colline, éminence », ou une allusion à la « fleur de beurre », un des noms vernaculaires de la renoncule âcre (Ranunculus acris L.), appelée auss « bouton-d´or ».
Le Char du Beurre, sommet (Les Saisies, Hauteluce, Beaufortain, Savoie) ;
L´Homme de Beurre, sommet, 2268m (Col de la Madeleine, chaîne de la Lauzière, Savoie) ;
Nant du Beurre, cours d´eau (La Léchère, Tarentaise, Savoie) ;
Tête de Beurre, éminence (Saint-Jeoire-Prieuré, Chambéry, Savoie).

Beurrier
Le Beurrier, hameau de la commune des Abrets (Vallée du Guiers, Isère), terrirorium de Beureri et Beureria au XIVème siècle, nom issu d´un patronyme Beurerus.

Beuseraine
Lieu-dit de la commune de Montsevelier (District de Delémont, Jura), pourrait dériver du mot régional beuse, « bouse de vache », avec le suffixe -aine, et désigner un lieu boueux.

Beuson, Beusson
Probablement d´un anthroponyme germanique comme Bozon.
Beuson, Bousun en 1220, Bouson en 1227, hameau (Nendaz, district de Conthey, Valais) ;
Beusson, lieu-dit dans les vignes (Premploz, Conthey, Valais).

Beusses
Patois jurassien beusse, « petite fille » [Prongué].
Les Beusses, lieu-dit (Lajoux, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Combe des Beusses, lieu-dit (Saulcy, district de Delémont, Jura).

Beuvoir, Bevay, Bevères, Beveret, Béveriers,
Bèveron, Bevey, Béviau, Béviaux, Bévière,
Bevières, Bévieur, Bévieux, Bévoué, Bévron,
Bévy, Beyvière
Soit un abreuvoir, voir Abériaux, soit un dérivé du bas latin bevium, beium, « lit de rivière, canal, ruisseau », voir Bedeyre.
Noms formés avec les suffixes -au, -aux, -eux :
Béviau d´en Bas et Béviau d´en Haut, fermes isolées (Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Les Béviaux, alpage (Les Avants, Montreux, district de Vevey, Vaud) ;
Le Bévieux, hameau (Bex, district d´Aigle, Vaud) ;
Le Bévieur, Le Bévieur en 1788, Le Bévieux en 1911, hameau (Jujurieux, Haut-Bugey, Ain) ;
Les Bévieux, maison isolée (Habère-Poche, Vallée Verte, Haute-Savoie).

Dérivés avec les suffixes indiquant une caractéristique -ier, -ière, etc., ou l´endroit où se fait une action -oir :
Le Beuvoir, lieu-dit (Chancy, Genève) ;
Les Bevères, hameau (Marin, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Les Béveriers, maison isolée (Pralognan-la-Vanoise, Vanoise, Savoie) ;
Beviere en 1847, La Beyvière en 1911, et La Grande Bévière, Grande Beviere sur la Carte de Cassini, hameaux (Châtillon-sur-Chalaronne, Dombes, Ain) ;
La Bévière, La Beiviere sur la Carte de Cassini, La Beyvière en 1911, hameau, et Bois de la Bévière (Saint-Etienne-du-Bois, Revermont, Ain) ;
Moulin de la Bévière, La bévière, moulin en 1847, ancien moulin (Malafretaz, Bresse, Ain) ;
La Bévière, cours d´eau affluent du Vion (Massongy, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Bevières, maison isolée (Givrins, district de Nyon, Vaud) ;
Bevay, lieu-dit (Meillonnas, Revermont, Ain) ;
Moulin de Bevey, moulin (Cormoz, Bresse, Ain) ;
Bévy ou Beyvier, Baivers en 1214, Beivers en 1252, Bayvier et Beyvier en 1447, hameau (Marsonnas, Bresse, Ain) ;
La Grande Beyvière, Grande Beviere au XVIIIème siècle (Carte de Cassini), et La Petite Beyvière hameaux (Châtillon-sur-Chalaronne, Dombes, Ain) ;
La Beyvière, La Beyvieri en 1378, Bayveria en 1468, La Beyviere en 1650, ancien fief (Malafretaz, Bresse, Ain).

Diminutif avec le suffixe -et :
Le Beveret, cours d´eau affluent de la Sarine (Estavannens, Bas-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg).

Diminutifs avec le suffixe -on :
Alpage de Bèveron (Mollens, district de Sierre, Valais) ;
Bévron, alpage (Mollens, district de Sierre, Valais).

Forme patoise :
Le Bévoué, cours d´eau affluent de la Menoge (Villard, Vallée Verte, Haute-Savoie).


Beuye
Le Beuye, lieu-dit de la commune de Lugnez (District de Porrentruy, Jura), probablement un sobriquet, cf. le patois comtois beuyot, « personne peu maligne, imbécile, idiote ».

Bevaix
Commune et village neuchâtelois du district de Boudry, in villa Bevacensi en 998, Bevat en 1092, cellam Bethuatiam en 1049, Betuaci en 1139, Bevais en 1142, Bevaz en 1258, Bevex en 1268, Bevay en 1280, Bevays en 1310, Beveyz en 1321, nom d´origine inconnue.

Bévenais
Commune et village de la Bièvre (Le Grand-Lemps, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère), Beuvenais au XIIIème siècle, Bovenays, ecclesia de Bevenays et Beveners au XIVème siècle, ecclesia Bevenisii au XVème siècle, Beveneydum au XVIème siècle, pourrait venir du latin bovinus, « relatif aux bovins ».

Bévent
Probablement « beau vent », composé de « vent » avec le patois bé, « beau ».
Bévent, hameau (Courtételle, district de Delémont, Jura) ;
Le Bévent, hameau (La Roche, district de la Gruyère, Fribourg).

Bevernec
Lieux-dits des la communes d´Evolène et de Vernamiège (District d´Hérens, Valais), probablement par composé du patois bé, « beau », et de Vernec.

Bévilard
Commune et village du district de Moutier (Jura bernois), dont le nom latin Belini Villa rappelle le culte du dieu celte du Soleil Belenos. Ce nom est devenu Beviler en 1181, Bevilar en 1182, Betviler en 1225, Buelert en 1237, Befelier en 1250, Beivilar en 1263 et Bellvillart en 1463. L´ancien nom allemand est Bewiler.
Bergerie de Bévilard, alpage (Bévilard, district de Moutier, Jura bernois).

Bex
Commune et village du Chablais vaudois (District d´Aigle), in Baccis en 574, Bais en 1138, Boez en 1142, Bax et Baz en 1179, Baiz en 1227, Bez en 1245, ancien nom allemand Beis, nom de domaine d´origine gallo-romaine villa Baccius, avec le gentilice Baccius.

Bey
Commune et village de la Bresse (Pont-De-Veyle, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain), in agro Beto en 968, Ecclesia Sancti Cypriani in Beo en 971, in villa que dicitur Bex vers 998, A portu Betis vers 1023, De Bei vers 1250, Beys en 1287, probablement d´un patronyme gaulois Betos ou gallo-roman Betus.

Beymont
Rière Beymont, lieu-dit en forêt de la commune de Mervelier (District de Delémont, Jura), peut-être « mont du bief », voir Bey.

Beynost
Commune et village de la Dombes (Miribel, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain), Bainoz en 1225, Apud Bayno en 1235, Baynos en 1256, Bainos au XIIIème siècle, Beinos vers 1320, Baignoz var. Baignouz en 1362, Apud Beyno en 1364, nom qui dériverait d´um anthroponyme gallo-romain Bagiennus issu du gaulois *baginos, indo-européen *bhagos, « hêtre », avec le suffixe pré-indo-européen (ligure) -oscus.

Beyrin
Patronyme Beyrin, fausse graphie de Bérin, variante de bénin, du latin benignus, « bon, bienveillant » [Gros].
Beyrin, hameau (Saint-Maurice-de-Rotherens, vallée du Guiers, Savoie) ;
Château Beyrin, maisons isolées, et Combe Beyrin, lieu-dit (Traize, Avant-Pays savoyard, Savoie).

Bezemème
Quartier de Vonnas (Dombes, Ain), in villa Batesiamasma en 933-937, in villa qui dicitur Bathesimasma en 935, villa qui dicitur Batesiamaisma var villa qui dicitur Bathesiamaisma vers 970, Beysemema en 1492, Beisememas en 1734, Bezemema sur la Carte de Cassini, Bèzemême en 1911, nom d´origine inconnue.

Béziat, Biziat
D´un nom de domaine d´origine gallo-romaine Bisiacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Bisius.
Béziat, hameau (Villemotier, Bresse, Ain) ;
Biziat, Bisiacum villam en 875, Parrochia de Bisiaco en 1227, Castrum Bisiaci en 1249, Bisies vers 1250, Bysia en 1285, Biziacus vers 1325, Bizia en 1670, commune et village (Châtillon-sur-Chalaronne, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain).

Bezonne
Hameau de la commune d´Anglefort (Seyssel, Bugey, Ain), Besonuz en 1413, De Besono et Apud Besonoz en 1510, Besoune sur la Carte de Cassini, Bezune en 1808, Bezoune en 1911, probablement d´un anthroponyme germanique *Beson.

Bezule
Lieu-dit en forêt de la commune de Versoix (Genève), peut-être un diminutif avec le suffixe -ule du patois besue, qui désigne plusieurs sorte d´oiseaux lacustres, voir besolet.

Bi
Patois bi, « beau ».
Bi Chalet, anciennement Bichalet, « beau chalet », alpage (Bellegarde, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Le Bi Gîte, anciennement Bigitoz, « beau gîte », alpage (Cerniat, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Bi Pra, anciennement Bipraz, « beau pré », hameau (Le Flon, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Pra Bi Jean, « pré du beau Jean », maisons isolées (Le Flon, district de la Veveyse, Fribourg).
Voir aussi Bibou, Bimont.


Biau
Patois jurassien, de l´ancien français biau, « beau ».
Le Biau, pâturage (Vauffelin, district de Courtelary, Jura bernois).

Biaufond
Hameau de la commune des Bois, district des Franches-Montagnes (Jura), au fond d´une profonde faille où coule le Doubs, du patois biau, « beau », et soit de font, « source, fontaine », soit du latin fundus, « fond », qui paraît plus vraisemblable puisque font est du genre féminin.
Combe de Biaufond, lieu-dit (La Ferrière, district de Courtelary, Jura bernois).

Bibera
Endroit fréquenté par des castors, de l´allemand Biber, « castor », voir Bièvre.
La Bibera, hydronyme, nom patois Bèvrena, nom allemand Bibere, selon Aebischer il pourrait s´agir d´un théonyme, « le ruisseau du dieu Castor » (District du Lac, Fribourg).

Biberou
Maison isolée de la commune de Léchelles (District de la Broye, Fribourg), aussi Buberoud, composé de Bou, « bois », et du patronyme Béroud.

Bibette
La Bibette, quartier d´Ambérieu-en-Bugey (Bugey, Ain), par féminisation d´un patronyme Bibet variant de Bibert.

Biblanc
Le Biblanc, cours d´eau affluent de l´Orbe (Le Chenit, Vallée de Joux, Vaud), le « beau blanc », avec le préfixe patois bi, « beau ».

Bibou
Forêt de la commune de Rossens, district de la Sarine (Fribourg), « beau bois », voir Bi, « beau », et Bou, « bois ».

Bicêtre
Hameau de la commune de Relevant (Saint-Trivier-sur-Moignans, Dombes, Ain), Bicètre en 1911, pourrait venir du vieux français bissêtre, « malheur, mésaventure », ancien français besistre, « jour bisextile ; malheur résultant d´une fatalité, infortune, désastre ; dispute, contestation », latin bissextus, « jour bisextile », ce jour-ci étant censé porter malheur ; toutefois, le Bicêtre de Kremlin-Bicêtre (Val de Marne) viendrait du nom de l´évêque de Winchester, déformé en Vinchestre, puis en Bissestre et Bicêtre.

Biche, Biches
Français biche, femelle du cerf élaphe (cervus elaphus), ancien français bise, bisse, probablement du bas latin bistia, latin bestia, « animal, bête ». Il peut aussi s´agir d´un déformation de bique, « chêvre ».
La Biche, alpage (Chézard-Saint-Martin, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel) ;
Combe à la Biche, alpage (Saint-Imier, district de Courtelary, Jura bernois) ;
Saut à la Biche, lieu-dit en forêt (Monthey, Valais) ;
Les Biches, hameau (Biziat, Dombes, Ain) ;
Creux des Biches, lieu-dit (La Brévine, district du Locle, Neuchâtel) ;
Le Creux-des-Biches, hameau (Le Noirmont, district des Franches-Montagnes, Jura).

Bicheron
Hameau de la commune de Fareins (Saint-Trivier-sur-Moignans, Dombes, Ain), patronyme.

Bichon, Bichonnées
D´un patronyme ou sobriquet Bichon, hypocoristique de Barbichon dérivé de barbe.
Le Bichon, lieu-dit (Chaux-de-Fonds, Neuchâtel).
Par adjectivisation :
Les Bichonnées, lieu-dit (Ambérieux-en-Dombes, Dombes, Ain).


Bide
Pas de la Bide, passage escarpé de la commune de Champéry, district de Monthey (Valais), mentionné comme Pas de la Bédaz par Guex, nom qu´il fait dériver du patois bida, « étroit passsage dans les rochers, fente lézarde, entrebaillement ».

Bideau
Etang Bideau, étang de la commune de Sainte-Anne-sur-Gervonde (Pays viennois, Isère), avec un patronyme Bideau, de l´anthroponyme germanique *Bidwald, germanique *bid, bidan, « espérer », et *valdan, « celui qui règne » [Tosti].

Bidet, Bidets
Patronyme Bidet, soit du germanique *bid, bidan, « espérer » [Tosti], soit plus probablement de l´ancien français bider, « trotter ».
Roche Bidet, lieu-dit en forêt (Lhuis, Bugey, Ain) ;
Les Bidets, Bidet sur la Carte de Cassini, hameau (Bâgé-la-Ville, Bresse, Ain).

Biégnet
Le Biégnet, petit glacier du vallon de Ferpècle (Evolène, district d´Hérens, Valais), diminutif en -et dérivé du patois local byènio, « glacier ».

Biel
Francisation de l´ancien haut allemand buhil, « colline », qui a donné la forme régionale Büel.
Le Biel, maison isolée sur une colline (La Roche, district de la Gruyère, Fribourg).

Bienne
Ville, commune et district du canton de Berne, apud Belnam en 1142, Bielne en 1184, Byello en 1187, Beena en 1228, Biello en 1230, Bielle en 1239, Bienna en 1258, Biel en 1299, etc., nom qui dériverait du théonyme Belenos. Le nom allemand Biel a la même origine.
Métairie du Milieu de Bienne, maison isolée, auberge (Courtelary, Jura bernois).

Biétrix
Biétrix ou Le Biétry, hameau de la commune de Novalaise (Avant-Pays savoyard, Savoie), patronyme, variante du prénom féminin et patronyme Béatrix [Gros].

Bièvre
Ancien nom du castor (Castor biber), latin vulgaire bebrum, gaulois bebros, bebrus, indo-européen *bhebhros, *bhebhrus, « castor, animal sauvage », racine indo-européenne *bher-, « brun clair, brillant » [Delamarre].
Bièvre, lieu-dit (Saint-Hilaire-de-la-Côte, Bièvre, Isère) ;
La Bièvre, villa Biera au XIème siècle, in villa Bierraa sans date, région située entre les Terres Froides et le Chambaran (Isère) et ancienne forêt, nemus de Bievres au XIVème siècle ;
La Bièvre, rivus de Bievroz au XVIIIème siècle, cours d´eau affluent du Rhône (Granieu, Vallée du Guiers, Isère) ;
Biessy et Bièvre, Veyer Bièvre et Bièvre sur le Veyer, lieux-dits (Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, Grenoble, Isère) ;
Les Côtes de Bièvre, petite forêt (Romagnieu, Vallée du Guiers, Isère) ;
Ferme de Bièvre, ferme isolée, et Fontaine de Bièvre, source (Rives, Pays voironnais, Isère) ;
Plaine de Bièvre, lieu-dit (Bévenais, Bièvre, Isère) ;
Plaine de la Bièvre, lieu-dit (Izeaux, Bièvre, Isère) ;
La Vie de Bièvre, quartier (Sillans, Bièvre, Isère).
Autres dérivés possibles de bebrum : Bibera, La Brévine, Brevon, Saint-Rambert-en-Bugey.


Bifé
Mont Bifé, sommet, 1483m, Bifé Dessous et Bifé Dessus, alpages en clairière de la commune de Villarvolard, district de la Gruyère (Fribourg), Belczay au XIVème siècle, serait un ancien bellum saxum, « beau rocher » selon Aebischer.

Bigorne, Biguerne
Vieux français bigorne, « petite enclume à deux pointes utilisée en orfèvrerie ; masse en bois pour fouler les peaux », du latin bicornis, « qui a deux cornes », ici peut-être par métaphore.
Ruisseau de la Bigorne, affluent de l´Ebron (Lavars, Trièves, Isère) ;
La Biguerne ou Clos Saint-Anthelme, Château appelé la Biguerne en 1678, ancien château où serait né saint Anthelme de Chignin (Chignin, Combe de Savoie, Savoie).

Bigot, Bigote, Bigotière, Bigots
D´un patronyme Bigot, sobriquet, « personne faisant preuve d´une dévotion excessive ».
Bigot, hameau (Béréziat, Bresse, Ain) ;
Le Bigot, Bigoti au XVème siècle, Les Bigots en 1921, hameau (Saint-Martin-d´Hères, Pays grenoblois, Isère) ;
Bois de la Combe Bigot, forêt (Artas, Pays viennois, Isère) ;
Le Pré Bigot, lieu-dit en forêt (Saint-Martin-du-Frêne, Haut-Bugey, Ain) ;
Les Bigots, Apud Bigottos en 1517, hameau (Montaimont, Maurienne, Savoie).
Par féminisation de Bigot, ou patronyme Bigote :
Combe Bigote, lieu-dit, couloir en forêt (Corps, Beaumont, Isère).

Avec le suffixe de propriété -ière :
La Bigotière, hameau (Avressieux, vallée du Guiers, Savoie).


Bilieu
Commune et village (Virieu, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère), curatus de Billiesco au XVème siècle par fausse latinisation de *Billieu, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Billiacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Billius [Nègre 1990].

Bilioley, Bille, Billes, Billet, Billets,
Billette, Billiat, Billionière, Billiouque, Billon,
Billonaire, Billonnay, Billonnières, Billons, Billot,
Billots
Du français bille, « pièce de bois de toute la grosseur du tronc, destinée à être équarrie et débitée ». Ancien français bille, « morceau de bois, bâton », billot, « gros bloc de bois », latin médiéval billa, latin vulgaire et gaulois *bilia, « tronc d´arbre », gaulois bilio-, « arbre ».
Tête de la Bille, petit sommet en forêt, 1751m (Châtel, Val d´Abondance, Haute-Savoie).
Peut-être aussi avec le patronyme Bille :
Combe des Billes, lieu-dit (Moutier, Jura bernois).

Avec le patronyme Billet, peut-être de même origine :
Combe à Billet, lieu-dit (Souclin, Bugey, Ain) ;
Les Billets, quartier (Ceyzériat, Revermont, Ain) ;
Les Billets, hameau (Etrez, Bresse, Ain).

Par féminisation :
La Billette, maisons isolées (Chevenoz, Val d´Abondance, Haute-Savoie).

Avec le suffixe collectif patois -at, ou peut-être de même origine que Billiat :
Mont Billiat, sommet, 1894m (La Baume, La Vernaz et Vailly, Chablais, Haute-Savoie).

Avec le suffixe diminutif -ole et le suffixe collectif -ey :
Bois du Bilioley, forêt déclive (Villars-sur-Ollon, Ollon, district d´Aigle, Vaud).

Diminutif billon, « tout tronçon un peu important d´une grume, après que l´on a procédé au tronçonnage », ou patronyme Billon de même origine, peut-être un nom de métier en rapport avec le bois :
Billon, maisons isolées (La Clusaz, Bornes-Aravis, Haute-Savoie) ;
Combe à Billon, lieu-dit en forêt (Chanay, Bugey, Ain) ;
Habert de Billon, pré du Billion au XVIIème siècle, Bilon au XVIIIème siècle, maison isolée en clairière (Saint-Pierre-de-Chartreuse, Chartreuse, Isère) ;
Pré Billon, lieu-dit en forêt (Outriaz, Haut-Bugey, Ain) ;
Le Creux des Billons, lieu-dit en forêt (Doussard, Pays de Faverges, Haute-Savoie).

Avec le suffixe collectif se rapportant à la flore -ay :
Billonnay, lieu-dit, Bois de Billonnay, nemus de Billioneys au XVIème siècle, petite forêt (Siccieu-Saint-Julien-et-Carisieu, L´Isle-Crémieu, Isère), et Etang de Billonnay, dans la commune voisine (Soleymieu, L´Isle-Crémieu, Isère).

Avec le suffixe collectif ou de propriété -ière :
Billionière, chavannaria de la Billoneri au XIIIème siècle, Billonnières au XVIIème siècle, hameau (Miribel-les-Echelles, Chartreuse, Isère) ;
Billonnières, maisons isolées (Chatte, Chambaran, Isère) ;
Les Billonnières, lieu-dit (Apprieu, Bièvre, Isère).

Avec le suffixe collectif -aire, ou du patronyme Billon :
La Billonaire, maisons isolées en clairière (Ovronnaz, Leytron, district de Martigny, Valais).

Dérivé de bille avec le suffixe diminutif -ot, ou patronyme Billot de même origine, peut-être un nom de métier en rapport avec le bois : :
Billot, petite forêt (Crans, Dombes, Ain) ;
Le Billot, lieu-dit (Le Bourget-du-Lac, Aix-les-Bains, Savoie) ;
Les Billots, lieu-dit en forêt (Saint-Georges-de-Commiers, Pays grenoblois, Isère).

Peut-être de même origine :
Billiouque, lieu-dit en forêt (Valpelline, vallée d´Aoste).


Billard, Billarde, Billardes
Du patronyme Billard, soit de l´anthroponyme germanique *Bilihard, composé de *bili, « doux, aimable », et *hardu, « dur, fort », soit par aphérèse de Robillard, hypocoristique de Robert.
Le Billard, alpage (Abondance, Val d´Abondance, Haute-Savoie) ;
Le Billard, hameau (Birieux, Dombes, Ain) ;
Bois Billard, forêt (Saint-Sorlin-en-Bugey, Bugey, Ain) ;
Sur le Billard, lieu-dit (Cugy, district d´Echallens, Vaud).
Par féminisation :
La Billarde, lieu-dit (Bière, district d´Aubonne, Vaud) ;
Les Billardes, lieu-dit (Donneloye, district d´Yverdon, Vaud).


Billaude
La Billaude, hameau de la commune de Cessy (Pays de Gex, Ain), par féminisation d´un patronyme Billaud, soit de l´anthroponyme germanique *Biliwald, composé de *bili, « doux, aimable », et *valdan, « celui qui règne », soit par aphérèse de Robillaud, hypocoristique de Robert.

Billens
Nom d´origine burgonde, dérive d´un primitif *Billingos, « chez les Billingi », dérivé du nom propre Billa, d´un germanique *bîþla, « hache », cf. anglo-saxon bil, « glaive » [Perrenot], ou d´un anthroponyme Bitil-, d´un radical bid [Stadelmann].
Billens, Bitlens en 1155, Billens en 1180, Billeins en 1228, Byllens en 1232, village (Billens-Hennens, district de la Glâne, Fribourg) ;
Bois Billens, hameau (Lussy-sur-Morges, district de Morges, Vaud) ;
Prés de Billens, lieu-dit (Les Avants, Montreux, district de Vevey, Vaud).

Billiat, Billieu
Noms issus d´un ancien *[fundus] Bil[l]iacus, nom formé avec le suffixe -acus sur un gentilice Billius, forme latinisée d´un patronyme gaulois *Billios.
Billiat, Biliacus et Billiacus en 1198, De Billie en 1278, Billia au XVIème siècle, commune et village de la Michaille (Châtillon-en-Michaille, arrondissement de Nantua, Ain), et Bois de Billiat, forêt, Sur le Bois de Billiat, hameau, dans la commune voisine (Injoux-Génissiat, Michaille, Ain) ;
Billieu, Billiacus en 1343, hameau (Marignieu, Bugey, Ain).

Billième
Commune et village du canton de Yenne, arrondissement de Chambéry, (Savoie), Billiema en 1285, Billiemaz au XIVème siècle, Billema en 1723, d´un patronyme comme Billiema, variante féminine de Guilliemus, Vuilliemus, de même origine que Guillaume [Gros].

Bimis
Les Bimis, deux pâturages voisins exposés au sud, commune de Rougemont (Pays-d´Enhaut, Vaud), nom monté à la Dent des Bimis, sommet, 2161m, probablement les « beaux monts », patois local bi, « beau », et *mi, « mont », voir Mia.

Bindelor
Le Bindelor, Bein de Lors en 1306, lieu-dit de Bruson, commune de Bagnes, (District d´Entremont, Valais), signifierait « le bain de l´ours » selon Fellay.

Binocle
Chemin Binocle, sentier de la commune de Savagnier (District du Val-de-Ruz, Neuchâtel), probablement d´un sobriquet Binocle d´une personne portant des lunettes ou des besicles, du latin binoculus, de bini, « deux », et oculus, « oeil ».

Biochu
Le Biochu, au Biochuz en 1919, serait selon Bossard issu du patois blyotchu, « trochet de fruits », et variété de poire en Gruyère.

Bioley-Magnoux
Commune et village du district d´Yverdon (Vaud), Biolei en 1169, Biolai en 1228, puis Bioley-Magnou, Bioley-Magnoud, composé de Bioley, « boulaie », et de l´anthroponyme germanique Maginold, voir Magnedens.

Bioley-Orjulaz
Commune et village du district d´Echallens (Vaud), Biolley orjeux en 1516, Bioley-Orjioulaz en 1527, le premier terme venant de Bioley, « boulaie », et pour le second terme voir Orjulaz.

Bion
Du patois bihoun, bioun, « tronc scié par les deux bouts », du latin médiévial billonus, « poteau », diminutif de billa, voir Billiat. Peut désigner un endroit où l´on produisait des billons, c´est-à-dire où l´on sciait et équarrissait les troncs d´arbres.
Fontanna Bion, peut-être une fontaine creusée dans un tronc, hameau (Thierrens, district de Moudon, Vaud) ;
Le Bion, cours d´eau affluent de l´Isère (Isère).

Bion
Côte à Bion, forêt déclive de la commune d´Epiquerez (District des Franches-Montagnes, Jura), patronyme probablement issu de l´anthroponyme germanique *Bionis.

Bionaz, Bione, Bionnassay, Bionnay, Bionnaz,
Bionne, Bionnettes
Soit du celtique et latin *bunia, « enflure ; souche d´arbre », ayant pris en franco-provençal le sens de source, fontaine creusée dans un tronc, voir Begnon, soit du patois bione, « cresson », celtique beruna, soit du patois bihoun, bioun, « tronc scié par les deux bouts », voir Bion, soit encore du patois bouène, « borne », voir Beunaz.
Bione, maison isolée (Lagnieu, Bugey, Ain) ;
Bionaz, Byona en 1227, Biona en 1377, puis Biouna, Bionnaz, commune et village de la Valpelline (Vallée d´Aoste) ;
Bionnay, hameau (Saint-Gervais-les-Bains, Val Montjoie, Haute-Savoie) ;
Bionnaz, Biône en 1835, Bionaz en 1911, château et hameau (Brens, Bugey, Ain) ;
Sur Bionnaz, lieu-dit (Peyrieu, Bugey, Ain) ;
La Bionnaz, cours d´eau affluent de l´Oignin (Bugey, Ain) ;
Bionne, maisons isolées en clairière (Argentine, Basse-Maurienne, Savoie) ;
Bionne, hameau (Brens, Bugey, Ain) ;
En Bionne, lieu-dit(Tossiat, Bresse, Ain).
Diminutif avec le suffixe -ette :
Les Bionnettes, maisons isolées (Vimines, Chambéry, Savoie).

Avec le suffixe -asse :
Bionnassay, hameau, Torrent de Bionnassay, affluent du Bon Nant, nom monté au Glacier de Bionnassay, au Col de Bionnassay, 3888m, à l´Aiguille de Bionnassay, 4052m (Saint-Gervais-les-Bains, Val Montjoie, Haute-Savoie), au Glacier de Bionnassay Italien, sur le versant italien.


Bionnaz
Lieu-dit de la commune de Chambéry (Savoie), anciennement Belna, Beuna et Beona, formes qui pourraient dériver du théonyme Belenos.

Bionnens
Hameau de la commune d´Ursy (District de la Glâne, Fribourg), ancienne commune, byonens en 1369, Bionens en 1394, ancien nom allemand Bionning, nom d´origine burgonde, dérive selon Stadelmann d´un anthroponyme germanique attesté ailleurs au Xème siècle par Bionis curtis.

Biorde
La Biorde ou La Biordaz, cours d´eau affluent de la Broye, district de la Veveyse (Fribourg), Biorde en 1134, Biorda en 1155, Biurda en 1164, Byorda en 1279, Byurda en 1295, qui pour Aebischer représente peut-être un *Bitureda, qui serait composé du gaulois **bitu-, « toujours », et **reda, « courante ». En fait, le gaulois bitu signifie « monde » et reda est un type de char.

Biorges
Hameau de la commune de la Bâthie, arrondissement d´Albertville (Tarentaise, Savoie), d´un patronyme Biorges, variante de Beorges, forme romane de l´ethnonyme Bituriges, anciens habitants du Berry [Gros], et Nant de Biorges, maisons isolées en clairière, Ruisseau de Biorges, affluent de l´Isere, dans la même commune.

Birette
La Birette, maison isolée de la commune de La Sarraz (District de Cossonay, Vaud), probablement par féminisation d´un patronyme Biret peu répandu.

Birieux
Commune et village des Dombes (Villars-les-Dombes, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain), Prior de Bireu et Ecclesia Sancti Petri de Biriaco en 1168, Biriacus en 1187, Bireu et Byreu en 1225, Birieu en 1662, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine Biriacus, dérivé avec le suffixe -acus de l´anthroponyme gaulois Birrius, du gaulois *berro, « court ».

Birolette
La Birolette du Bas et La Birolette du Haut, fermes isolées de la Valserine, commune de Gex (Pays de Gex, Ain), par féminisation du nom d´un propriétaire Birolet, nom attesté dans la région.

Birse
La Birse, cours d´eau des cantons de Berne, Jura, Soleure et Bâle-Campagne, affluent du Rhin, in ripa Birse en 1103, aussi Bersa et Birsa, nom allemand Birs, nom d´origine inconnue.

Bisanne
Chalets de Bisanne, alpage de la commune de Cohennoz (Val d´Arly, Savoie), In territorio de Bizana vers 1518, peut-être une ancienne *villa Bisiana, domaine d´un gallo-romain Bisius, [Gros], avec le suffixe -ana ; nom passé à la Forêt de Bisanne, dans la même commune, et monté au Mont Bisanne, Montagne de la Bizanne en 1657, 1941m (Villard-sur-Doron, Beaufortain, Savoie).

Biscorne
La Biscorne, lieu-dit en forêt de la commune de Bons-en-Chablais (La Côte en Chablais, Haute-Savoie), sur le flanc nord des Voirons, à rapprocher de biscornu anciennement bicornu, « qui a deux cornes », puis « difforme ».

Bise, Bises
Le terme Bise, ou Bize, désigne un vent du Nord, et par extension la direction du Nord.
La Bise, hameau (Le Mouret, district de la Sarine, Fribourg) ;
Bise, alpage (Vallon de Bise, Chablais, Haute-Savoie) ;
Bochérage de Bise, forêt (Mont-la-Ville, district de Cossonay, Vaud) ;
Champ à la Bise, maisons isolées (Vaulruz, district de la Gruyère, Fribourg) ;
La Pointe à la Bise, lieu-dit au bord du Léman (Collonge-Bellerive, Genève) ;
Bises, lieu-dit exposé au Nord (Poliez-Pittet, district d´Echallens, Vaud).
Peut-être une variante de Besse, « bouleau » [Gros] :
La Bise, hameau (Fontcouverte-la-Toussuire, Maurienne, Savoie).

Voir aussi Vent.


Biselx
D´un patronyme Biselx originaire de la région d´Entremont.
Croix de Biselx, lieu-dit avec croix (Liddes, district d´Entremont, Valais) ;
Tête de Biselx, dans les Aiguilles Dorées, 3509m, peut-être d´après François Biselx, guide alpiniste, né le 14 mai 1849 à Orsières (Val Ferret, Orsières, district d´Entremont, et Trient, district de Martigny, Valais).

Bisselinges
Hameau de la commune de Margencel (Bas-Chablais, Haute-Savoie), nom d´origine burgonde, probablement dérivés d´un primitif *Bissilingos, « chez les Bissilingi », dérivé du nom propre *Bissilo diminutif de Bisso, voir Bessens. Le Régeste Genevois semble confondre ce hameau avec Pistilinge qui est en fait l´ancien nom de Saint-Cergues.

Bissieux, Bissy
D´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Bissiacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Bittius [Gros].
Bissieux, quartier et château (Châtillon-sur-Chalaronne, Dombes, Ain) ;
Bissy, Ecclesia de Bissiaco au XIème siècle, Ecclesia de Bissie en 1340, Bissiacum en 1488, Bissi au XIXème siècle, village (Chambéry, Savoie).

Bissorte, Bissortette
Du nom la bistorte, plante des terrains humides (Polygonum bistorta) [Gros].
Ruisseau de Bissorte, cours d´eau affluent de l´Arc, Combe de Bissorte, lieu-dit, Lac de Bissorte, lac artificiel, Ad monachum Bissorte en 1396, Rivus Bistorte en 1475 (Orelle, Maurienne, Savoie) ;
Bissortette, hameau à l´embouchure du Ruisseau de Bissorte (Orelle, Maurienne, Savoie).

Bistoquette
Nant de la Bistoquette, cours d´eau affluent de la Drize (Genève), dont le nom bistoquette aurait désigné une queue de billard recourbée, puis le sexe masculin.

Bittieu
La Bittieu, maisons isolées de la commune de La Trinité (Val Gelon, Savoie), Maison forte de La Bithieux en 1636, Maison forte de Betthieu en 1717, La Bitieu en 1935. Selon Gros le nom primitif serait Betthieu, variante du patronyme Berthieu, peut-être de même origine que Berthier.

Biviers
Commune et village du Pays grenoblois (Saint-Ismier, arrondissement de Grenoble, Isère), de Biveu au XIème siècle, de Biverio et de Biveriis au XIIème siècle, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Vibiacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Vibius, [Nègre 1990], par métathèse.

Bivouac
Le Bivouac, chalet de la commune de Montreux (District de Vevey, Vaud), francisation de l´alémanique Biwacht, de bi, allemand bei « près de », et Wacht, « garde », du germanique *vardô.

Bizonnes
Commune et village de la Bièvre (Le Grand-Lemps, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère), Domus fortis de Bisones au XIVème siècle, parrochia Bisonnes et ecclesia Bisonarum au XVème siècle, peut-être du gaulois *bedo-, « bief, canal », avec le suffixe onno [Nègre 1990].

Blache, Blaches
Mot régional des Alpes blache, « terre vague, couverte de broussailles, non défrichée » [Pégorier].
Blache, lieu-dit en forêt (La Salle-en-Beaumont, Beaumont, Isère) ;
Les Blaches, maison isolée (Sardieu, Bièvre, Isère) ;
Bois des Blaches, lieu-dit en forêt (Valbonnais, Isère).

Blachère, Blachères
Mot régional du Sud-Est blachère, « pré marécageux où poussent des blaches ; terrain aride à blaches » [Pégorier], dérivé avec le suffixe collectif -ère du mot régional blache, appellation locale de la laîche (Carex sp.) Selon Constantin, blache désigne aussi la prunelle.
En Blachère, lieu-dit sur les pentes boisées au-dessus de la Dranse (Armoy, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Grande Blachère, marais (Pugieu, Bugey, Ain) ;
Les Blachères, marais (Montailleur, Combe de Savoie, Savoie) ;
Les Blachères, lieu-dit (Tournon, Combe de Savoie, Savoie) ;
Les Grandes Blachères, lieu-dit (Saint-Genix-sur-Guiers, arrondissement de Chambéry, Savoie) ;
Ruisseau des Blachères, affluent de l´Arc (Saint-Rémy-de-Maurienne, Basse-Maurienne, Savoie).

Blacon
Le Blacon, cours d´eau affluent du Boiron (District de Morges, Vaud), peut-être de même origine que Blachère.

Blaises, Blaizet
Patronymes issus du prénom Blaise, du latin blaesus, « bègue ».
D´un patronyme Blaise :
Les Blaises, hameau (Arbigny, Bresse, Ain).

D´un patronyme Blaizet, diminutif du prénom Blaise avec le suffixe -et :
Le Blaizet, lieu-dit en forêt (Thônes, Bornes, Haute-Savoie).


Blaitière, Blattes, Blattin, Blets, Blettaux,
Blettay, Bletté, Blettes, Bletteys
Lieu où croît la fétuque durette (Festuca longifolia Thuill. ou Festuca ovina L. var. duriuscula), patois blèta, « herbe piquante des hauts pâturages », ou plus probablement dérivés du patois bleta, « motte de terre gazonnée, terrain inégal ; touffe de foin sauvage croissant entre les rochers », vieux français bleste, blette, blotte, « motte de terre », dérivé de *blista, nom d´origine inconnue. Aussi, patois bagnard blettes, « foin sauvage ». Pour Bessat 2007, certains de ces noms pourraient venir du walser blatte(n), « petit replat rocheux, terrasse », dans les régions où la présence des Walsers est attestée.
Blaitière Dessous et Blaitière Dessus, alpages, Montagne de Blaitière, pâturage, Torrent de Blaitière, affluent de l´Arve issu du Glacier de Blaitière, nom monté à l´Aiguille de Blaitière, 3507m (Aiguilles de Chamonix, massif du Mont-Blanc, Haute-Savoie) ;
Les Blattes et Rochers des Blattes, lieux-dits (Mont de Grange, Chablais, Haute-Savoie) ;
Le Blattin, pâturage, Chalets du Blattin, alpage, et Ruisseau du Blattin, affluent de la Dranse d´Abondance (Châtel, Val d´Abondance, Haute-Savoie) ;
Couloir des Blets, lieu-dit (Conthey, Valais) ;
Les Blettaux, lieu-dit dans la plaine du Rhône (Yvorne, district d´Aigle, Vaud) ;
Le Blettay, maison isolée (Commeire, Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Grand Blettay, lieu-dit (Fully, district de Martigny, Valais) ;
Le Bletté, pâturage (Lourtier, Bagnes, district d´Entremont, Valais) ;
Les Blettes, maison isolée (Bex, district d´Aigle, Vaud).
Nom collectif, lieu où croît la fétuque durette, avec le suffixe collectif -ey :
Les Bletteys, lieu-dit (Finhaut, district de Saint-Maurice, Valais).


Blanaz
Hameau de la commune de Saint-Rambert-en-Bugey (Bugey, Ain), Blennas en 1238, Blanas en 1287, De Blenato en 1369, Blanaz en 1500, Blannaz au XVIIème siècle, probablement de l´anthroponyme gaulois *Blanios, latinisé en Blanius.

Blanc, Blanche, Blanchen, Blanches, Blancs,
Blantse, Blantsin, Bleintse
Qui apparaît de couleur blanche ou claire. Lorsqu´il s´agit d´un oronyme, c´est un sommet enneigé ou simplement brillant. En patois valaisan blantse, « blanche ». Du francique *blank, « clair, poli, brillant », racine proto-indo-européenne *bhel-, « blanc, clair, briller » [Perrenot].
Arête du Blanc, arête est du Blanc de Moming (Zinal, Val d´Anniviers, Valais) ;
Six Blanc, sommet, 2445m (Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Château Blanc, château (Saint-Pierre-de-Soucy, Combe de Savoie, Savoie) ;
Cime Blanche, 3009m (Nus et Torgon, vallée d´Aoste) ;
Dent Blanche, 4357m, Col de la Dent Blanche, 3531m, (Ferpècle, Evolène, district d´Hérens, et Zinal, Val d´Anniviers, Valais), et Glacier de la Dent Blanche (Ferpècle, Evolène, district d´Hérens, Valais) ;
Dent Blanche, 2820m, nom alémanique Gstellihorn (Savièse, district de Sion, Valais, et Gsteig, district de Gessenay, Berne) ;
Fontaine Blanche, source (Alpages de Monthey, Val d´Illiez, district de Monthey, Valais) ;
Lac Blanc, mansus Rodolphi Albi au XIIIème siècle, lac de montagne (Huez, Oisans, Isère) ;
Mont Blanc, 4807m, et Rocher du Mont Blanc, 3883m, Glacier du Mont Blanc, et aussi Mont Blanc de Courmayeur, 4748m (Massif du Mont-Blanc, Haute-Savoie) ;
Petit Mont Blanc, 2677m, sommet constitué de gypse (Massif de la Vanoise, Savoie) ;
Tête Blanche, sommet, 3421m, et Col Blanc, 3405m (Trient, district de Martigny, Valais, et Le Tour, vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
Tête Blanche, sommet, 3416m (Bagnes, district d´Entremont, Valais, et vallée d´Aoste) ;
Tête Blanche, sommet, 3707m, et Col de la Tête Blanche, 3590m, à la frontière italienne (Arolla, Evolène, district d´Hérens, Valais, et Bionaz, vallée d´Aoste) ;
Cimes Blanches, chaînon, Col Nord des Cimes Blanches, 2981m et Col Sud des Cimes Blanches, 2896m (Ayas et Valtournenche, vallée d´Aoste) ;
Les Dents Blanches, massif montagneux culminant à 2711m (Champéry, district de Monthey, Valais, et Sixt-Fer-à-Cheval, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Places Blanches, lieu-dit en forêt (Gorgier, district de Boudry, Neuchâtel) ;
Champs Blancs, lieu-dit (Confignon, Genève) ;
Glacier des Pantalons Blancs (Val des Dix, Hérémence, district d´Hérens, Valais).
Formes patoises valaisannes et valdôtaines :
Grand Blanchen, sommet, 3679m, Petit Blanchen, sommet, 3592m, Col Est de Blanchen, 3592m, et Glacier de Blanchen (Alpes Pennines, Bagnes, district d´Entremont, Valais, et Bionaz, vallée d´Aoste) ;
Motta Blantse, petit sommet, 2776m (Val de Moiry, Grimentz, Val d´Anniviers, Valais) ;
Blantsin, pâturage, et Lac de Blantsin (Vallon d´Emaney, Le Trétien, Salvan, district de Saint-Maurice, Valais).

Probablement une forme patoise de même origine :
Bleintse, alpage, Bois de Bleintse, forêt, Crou de Bleintse, ruine d´alpage, nom monté au Mont de Crou de Bleintse, 2824m (Doues et Etroubles, vallée d´Aoste).


Blanc, Blanche, Blanchet, Blanchets, Blanchette,
Blanchin, Blanchinière, Blanchon, Blanchonnière, Blanchons,
Blancs
Nom issus de patronymes dérivés de blanc, d´un sobriquet souvent lié à la couleur des cheveux.
Blanc, hameau (Châtillon-sur-Cluses, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bioles au Blanc, forêt (Cugy, district de la Broye, Fribourg) ;
Bois du Blanc, lieu-dit en forêt (Gruffy, Albanais, Haute-Savoie) ;
Chez Blanc, hameau (Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Blancs, hameau (Marboz, Bresse, Ain) ;
Bois Blancs, lieu-dit (Bonnevaux, Val d´Abondance, Haute-Savoie) ;
Champs Blancs, lieu-dit (Cercier, Cruseilles, Haute-Savoie) ;
Chez les Blancs, maison isolée (Fillinges, Genevois, Haute-Savoie).
Par féminisation du patronyme Blanc ou du prénom féminin Blanche :
La Blanche, maison isolée (Corbières, district de la Gruyère, Fribourg).

Patronyme Blanchet, avec le suffixe diminutif -et :
Blanchet, maison isolée en clairière (La Chapelle-d´Abondance, Val d´Abondance, Haute-Savoie) ;
Le Blanchet, ferme isolée (Avry, district de la Sarine, Fribourg) ;
Le Blanchet, maison isolée (Cruseilles, Genevois, Haute-Savoie) ;
Le Blanchet, maison isolée, Col du Blanchet, 695m et Montagne de Blanchet, pâturage (Montferrat, Valdaine, Isère) ;
Bois Blanchet, maison isolée (Sulignat, Dombes, Ain) ;
Le Golet Blanchet, lieu-dit (Le Petit-Abergement, Valromey, Ain) ;
Pierre Blanchet, maison isolée (Saint-André, Maurienne, Savoie) ;
Les Blanchets, lieu-dit (Le Grand-Saconnex, Genève).

Par féminisation du patronyme Blanchet :
Les Blanchettes, lieu-dit (La Chapelle-du-Bard, Belledonne, Isère).

Soit par féminisation de Blanchet, soit selon Michaud, d´une plante d´aspect blanchâtre, comme certains plants de vigne dont le bois et les feuilles sont blanchâtres, ou le chèvrefeuille à écorce blanche :
La Blanchette, lieu-dit (Boudry, Neuchâtel).

Patronyme Blanchin, avec le suffixe diminutif -in :
Blanchin, maison isolée (Aillon-le-Vieux, Bauges, Haute-Savoie) ;
Le Blanchin, hameau (Hauterive, district de la Sarine, Fribourg) ;
Côte Blanchin, colline, 512m (Herbeys, Pays grenoblois, Isère) ;
Villars Blanchin, maison isolée (Le Pâquier, district de la Gruyère, Fribourg).

Dérivé du patronyme Blanchin avec le suffixe de propriété -ière :
La Blanchinière, maisons isolées (Sainte-Marie-d´Alvey, vallée du Guiers, Savoie).

Patronyme Blanchon, avec le suffixe diminutif -on, ou du mot régional blanchon, « lièvre variable », (Lepus timidus) :
Le Blanchon, quartier (Pont-d´Ain, Bresse, Ain) ;
Le Blanchon, maisons isolées (Saint-Georges-d´Espéranche, Pays viennois, Isère) ;
Les Blanchons, maisons isolées (Saint-André-en-Royans, Royans, Isère).

Dérivé du patronyme Blanchon avec le suffixe de propriété -ière :
La Blanchonnière, maisons isolées (Chuzelles, Pays viennois, Isère).


Blanchard, Blancharde, Blanchardeyres, Blanchards
Anthroponyme d´origine germanique Blanchard, du germanique *blanka, « brillant », et *hardu, « dur, fort ».
Blanchard, lieu-dit (Montignez, district de Porrentruy, Jura) ;
Blanchard, hameau (Ayas, vallée d´Aoste) ;
Le Blanchard, hameau (Contamine-sur-Arve, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Blanchard, hameau (La Biolle, district de Chambéry, Savoie) ;
Le Bois Blanchard, forêt (Presinge, Genève) ;
Chez Blanchard, hameau (Brison-Saint-Innocent, Aix-les-Bains, Savoie) ;
Pic de Blanchard, 1472m, Col de Blanchard, 1452m, et Sous Blanchard, lieu-dit en forêt (Novel, Saint-Gingolph et Thollon-les-Mémises, Chablais, Haute-Savoie) ;
Blanchards, lieu-dit (Rueyres, district d´Echallens, Vaud) ;
Les Blanchards, lieu-dit (Boissey, Bresse, Ain).
Par féminisation du patronyme Blanchard attesté dans la région :
La Blancharde, ferme isolée (Bulle, district de la Gruyère, Fribourg).

Avec le suffixe de propriété -eyre :
Blanchardeyres, hameau (Cornillon-en-Trièves, Trièves, Isère).


Blanche Herbe
La Blanche Herbe, hameau de la commune de Dombresson (District du Val-de-Ruz, Neuchâtel), pourrait faire allusion au séneçon, ou herbe blanche (Senecio vulgaris), dont le nom vient du latin senex, « vieux, âgé, ancien », précisément en raison de ses fleurs blanches.

Blanchere, Blanchères, Blancherie, Blancheries
Lieu humide où l´on étendait les draps au soleil pour les blanchir, vieux français blancherie, « lieu destiné à blanchir des toiles, blanchisserie ».
Une blancherie est aussi une mégisserie, une tannerie où l´on traite les peaux de petits animaux : ovins, caprins, vachettes. Mot formé avec le suffixe d´action -erie. Ancien français blancher, blanchier, nom de métier, « tanneur, chamoiseur, ouvrier qui apprête des peaux ». Il semble toutefois que cette définition ne s´applique pas à ces toponymes.
Blanchere, maison isolée en clairière (Hauteluce, Beaufortain, Savoie) ;
Les Blanchères, Les Blanchieres en 1650, Blanchère au XVIIIème siècle (Carte de Cassini), hameau (Dompierre-sur-Veyle, Bresse, Ain) ;
Les Blanchères, Les Blancheres et Li Blancheri vers 1431, La Blanchery en 1555, La Blanchere en 1733, Les Blanchières en 1911, hameau (Priay, Bresse, Ain) ;
La Blancherie, quartier (Payerne, Vaud) ;
Pré de la Blancherie, lieu-dit (Greng, district du Lac, Fribourg) ;
Les Blancheries, Prata Blancheriarum en 1467, lieu-dit (Bourg-en-Bresse, Ain).

Blancheroche
Hameau de la commune de Fournet-Blancheroche (Maîche, Doubs), doit son nom à la couleur des immenses falaises rocheuses qui dominent le Doubs.

Blanches Fontaines
Les Blanches Fontaines, hameau de la commune d´Undervelier, district de Delémont (Jura), dont le nom viendrait d´installations hydrauliques liées à l´industrie sidérurgique.

Blancheville
Hameau de la commune de Sallanches (Haut-Faucigny, Haute-Savoie), nom composé de Blanche et Ville.

Blancholays
Les Blancholays, rochers de gypse situés sur la commune d´Ollon, district d´Aigle (Vaud), près du Col de la Croix, voisins des Greyis de la Croix. Nom dû à leur couleur claire, peut-être par composé avec lay, « paroi rocheuse ».

Blancsex, Blanc Sex
Le « rocher blanc », voir Sex.
Le Blancsex, alpage (L´Etivaz, Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Blancsex et Petit Blancsex, rochers, et Chalet de Blancsex, alpage (Vouvry, district de Monthey, Valais) ;
Blanc Sex, alpage (Rougemont, Pays-d´Enhaut, Vaud).

Blancsottet
Le Blancsottet, alpage de L´Etivaz, commune de Château-d´Oex (Pays-d´Enhaut, Vaud), de blanc et sottet, bas latin subtus, latin sub, « sous, en-dessous », au-dessous de Blancsex.

Blandin
Patronyme Blandin, du latin blandus, « caressant, doux ».
Blandin, ruines d´alpage (Saint-Nicolas-la-Chapelle, Val d´Arly, Savoie) ;
Blandin, lieu-dit (Saint-Genix-sur-Guiers, vallée du Guiers, Savoie).

Blandin
Commune et village (Virieu, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère), parrochia de Blanzino sans date, du nom d´homme romain Blandinus ;
Le Grand Blandin, hameau de la même commune.

Blanzy
Hameau de la commune de Marnaz (Faucigny, Haute-Savoie), anciennement Blangiacus, puis Blanzier en 1210 [Régeste Genevois], d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Blandiacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Blandius.

Blava
Mont Blava, 2932m (Hérémence, district d´Hérens, Valais), d´un mot patois signifiant « gris, gris-roux », probablement dérivé du gaulois.

Blaves, Blavesse, Blé, Blévallaire
Terre semée de blé, emblavée. Ancien français blave, blef, « grain, blé, terre semée de blé », peut-être du francique *blad.
Les Blaves, hameau (Lyaud, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Blavesse, hameau (Saint-Denis, vallée d´Aoste) ;
Champs du Blé, lieu-dit (Courchavon, district de Porrentruy, Jura) ;
Blévallaire, lieu-dit (Ecublens, district de Morges, Vaud).

Blavy
D´un patronyme Blavy.
Blavy, hameau (Nus, vallée d´Aoste) ;
Blavy, hameau (Roisan, vallée d´Aoste).

Blay
Hameau et ancienne commune, réunie à Saint-Thomas-des-Esserts vers l´an VIII pour former la commune d´Esserts-Blay (Esserts-Blay, arrondissement d´Albertville, Savoie), Castellania Blesii en 1535, Bley en 1734, Blay étant la forme vulgaire du latin Blasius, « Blaise » [Gros].

Blécheins
Hameau de la commune d´Archamps, (Haute-Savoie), nom d´origine burgonde, pourrait dériver d´un primitif *Blikingos, « chez les Blikingi », dérivé du nom propre Blika, issu du germanique *blik, blikian, « briller », racine proto-indo-européenne *bhel-, « blanc, clair, briller » [Perrenot].

Blécherette
La Blécherette, quartier de la ville de Lausanne (Vaud), probablement par féminisation d´un patronyme ancien Blécheret attesté.

Blessens
Nom d´origine burgonde, dérive d´un primitif *Bilisingos, « chez les Bilisingi », dérivé du nom propre Biliso, de Belis, Bilis, élargissement de bil, voir Billens [Perrenot].
Blessens, Blesens en 1150, Blescens en 1160, Blessens en 1215, Blesseins en 1238, commune et village (District de la Glâne, Fribourg).
Peut-être par transfert :
Les Blessens, maison isolée (La Verrerie, district de la Veveyse, Fribourg).


Blessonaz, Blessoney, Blessonney, Blessonnier, Blessonniers
Lieu où pousse le blessonier ou blossonier, nom vulgaire du poirier sauvage (Pyrus communis L.), dont le fruit est le blesson ou poire à rissoles. Ancien français blesson, « poire sauvage ». Probablement du francique *blettjan, « meurtrir », parce que ces fruits ne sont bons que blets.
Blessonnier, maison isolée (Saint-Paul-de-Varax, Dombes, Ain) ;
Le Blessonnier, maison isolée (Orcier, la Côte en Chablais, Haute-Savoie) ;
Les Blessonniers, lieu-dit (Presinge, Genève).
Avec le suffixe collectif patois -az :
Blessonaz, lieu-dit (Marin, Bas-Chablais, Haute-Savoie).

Avec le suffixe collectif -ey :
Blessoney, hameau (Greng, district du Lac, Fribourg) ;
Le Blessonney, quartier (Villaz-Saint-Pierre, district de la Glâne, Fribourg).


Bleton, Bléton, Blétonay, Bletonna, Blétonnais,
Blétonnaux, Bletonnay, Blétonnay, Blétonne, Bletonnée,
Blétonnée, Bletonnées, Bletonnet, Blétonnets, Bletons
Dans les Alpes du Sud, le terme bléton désigne le mélèze, le blétonnet est un peuplement de mélèzes. Ailleurs, blétonnée signifie « bois nouvellement planté » [Pégorier].
Bleton, hameau (Saint-Just-de-Claix, Royans, Isère) ;
Le Bleton, lieu-dit (Le Pin, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Champ Bléton, lieu-dit (Vonnas, Dombes, Ain) ;
Les Bletons, lieu-dit (Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, Grenoble, Isère).
Par féminisation :
La Blétonne, hameau (Attignat, Bresse, Ain).

Dérivés avec les suffixes collectifs -ais, -ay, -et :
Bief des Blétonnais, cours d´eau (Marboz, Bresse, Ain) ;
Bletonnay, lieu-dit (Beaucroissant, Grenoble, Isère) ;
Le Bletonnay, lieu-dit (Sermoyer, Bresse, Ain) ;
Blétonnay, hameau (La Bâtie-Divisin, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Blétonay, lieu-dit (Passins, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Le Bletonnet, Le Bletonnay en 1911, hameau (Attignat, Bresse, Ain) ;
Les Blétonnets, hameau, et Bois des Blétonnets, forêt (Saint-Jean-sur-Reyssouze, Bresse, Ain).

Avec le suffixe collectif -ée :
Bletonnée, hameau (Bourg-en-Bresse, Bresse, Ain) ;
La Bletonnée, forêt (Neuville-sur-Ain, Bresse, Ain) ;
La Blétonnée, forêt (Pont-d´Ain, Bresse, Ain) ;
Les Bletonnées, lieu-dit (Boz, Bresse, Ain) ;
Bois des Bletonnées, forêt (Montagnat, Bresse, Ain).

Avec le suffixe -aux :
Blétonnaux, hameau (La Côte-Saint-André, Bièvre, Isère).

Dérivé avec le suffixe collectif patois -a :
Le Bletonna, hameau (Massieu, Valdaine, Isère).


Bleu, Bleue
De couleur bleue, français bleu, bleue, ancien français blef, bleve, bloe, blou, « qui est de la couleur du ciel quand il est pur ». De l´ancien bas francique *blao.
Lac Bleu, petit lac (Arolla, Evolène, district d´Hérens, Valais) ;
Gouille Bleue, petites mares (Morgins, Troistorrents, district de Monthey, Valais).

Blignoud
Village de la commune d´Ayent (District d´Hérens, Valais), aussi écrit Blignou, Bluvignosch et Blivignohos en 1191, Bluvignoch en 1229, Bluvignot en 1237, Blivignos et Bluvignoc en 1249, Blivignoch vers 1250, Bluvignosc en 1295, Bluvignout en 1338, Blouvignoux (carte Dufour), devenu Blignoux par syncope (carte Siegfried), d´un anthroponyme gaulois indéterminé, avec le suffixe -oscus [Jaccard].

Blinty
Hameau de la commune de Motz (Chautagne, Savoie), Blantier, Blentier et Blenty en 1738, Blainti, Blintil et Blanty en 1856, peut-être d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Blantiacum, dérivé avec le suffixe -acum du nom d´homme Blantius.

Blonay
Commune et village vaudois du district de Vevey, Blodennaco en 861, Blunai en 1000, Bloniacum en 1090, Bloniaco en 1108, Blonay en 1142, Blenai en 1147, Blonai en 1162, Blanay et Blanoi en 1163, Bleniacum en 1176, Blonacho en 1177, Blunais en 1215, Blunai en 1236, Blunaium en 1250, Blognay en 1330, etc., d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine comme *Blaniacum, dérivé avec le suffixe -acum de l´anthroponyme gaulois *Blanios, latinisé en Blanius [Jaccard].
Blonay, hameau dont le nom vient du château de Blonay, appelé aussi château de Tourronde, construit par le Seigneur de Blonay en 1184 (Lugrin, Chablais, Haute-Savoie).

Blondel, Blondet, Blondine
Patronymes diminutifs de Blond, sobriquet, celui qui a les cheveux blonds.
Patronyme Blondel, avec le suffixe diminutif -el :
Le Blondel, Le Blondet en 1911, hameau (Joyeux, Bresse, Ain) ;
Le Blondel, hameau (Crans, Dombes, Ain).

Patronyme Blondet, avec le suffixe diminutif -et :
Chez Blondet, hameau (Lucinges, Annemasse, Haute-Savoie) ;
Croix de Blondet, croix (Dingy-Saint-Clair, Bornes, Haute-Savoie) ;
Le Grand Blondet et Le Petit Blondet, hameaux (La Chavanne, Montmélian, arrondissement de Chambéry, Savoie).

Par féminisation du patronyme Blondin, avec le suffixe diminutif -in :
La Blondine, (L´Abbaye, district de la Vallée, Vaud).


Blonnière
La Blonnière, pâturage de la commune de Manigod (Bornes-Aravis, Haute-Savoie), par féminisation d´un patronyme Blonnier rare ou par adjectivisation d´un patronyme Blon plus répandu, patois savoyard blon, « pâle, livide ; blond ». Nom monté aux Pointes de la Blonnière, 2369m et 2362m.

Blossieu
Lieu-dit de la commune de Lagnieu (Bugey, Ain), d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Blossiacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Blossius.

Bloye
Commune et village du canton de Rumilly (Arrondissement d´Annecy, Haute-Savoie), Bloyaco en 1201, Blavia en 1298, Bloys en 1411, Bloyaci et Bloïci en 1470, aussi Bloya [Régeste Genevois], peut-être d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Blaudiacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Blaudius.

Bluche
Hameau de la commune de Randogne (District de Sierre, Valais), Bluys en 1250, Blus en 1241, Plouche en 1861, Bliou, Blioux et Bluch en 1906, nom allemand Blusch, probablement issu d´un anthroponyme germanique.

Bluffy
Commune et village du canton d´Annecy-le-Vieux (Arrondissement d´Annecy, Haute-Savoie), villa Blufiacum en 1037, Cura de Bliffie vers 1344, pourrait venir d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Blifiacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Blifius.

Blyes
Commune et village du Bugey (Lagnieu, arrondissement de Belley, Ain), Bleis et Bleys en 1176, Blees, Blez et Bleiz vers 1220, Bles en 1240, Blies en 1409, etc., nom d´origine inconnue.

Bo, Boe, Boësse, Boesses, Boet,
Boette, Boettes, Boex, Bois, Boisserette,
Boissière, Boissières, Boitel, Bos, Bou,
Boua, Bouaz, Boué, Bouec, Bouet,
Bouitou, Boup, Bouque, Bous, Bousses,
Bousset, Boussine, Bout, Bouts, Boux,
Boz, Bu, Buet, But
Français bois, ancien français boix, bos, bosc, bou, bousc, box, boz, bouz, roman bosc, bas latin boscus, boxus, du germanique *bôkô, « petit bois ». La distinction avec les toponymes désignant le buis, la buissaie n´est pas toujours évidente, voir Boisse.
Français bois :
Le Bois, Ecclesia de Bosco en 1184, commune et village (Moûtiers, Tarentaise, Savoie) ;
Les Bois, De Bosco en 1468, et Les Bois Gelés, hameaux (Etrez, Bresse, Ain) ;
Bois dessous, Bois dessus, Bois du Milieu et Hameau des Bois, hameaux (Châtillon-sur-Cluses, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Bois, Des Boix en 1484, Les Bois Jean Ruedin au XVIème au XVIIIème siècle, d´après le nom d´un des premiers colons ayant défriché ce lieu, Jean Ruedin venu de Cressier vers 1400, nom que l´on retrouve dans les anciens noms allemands Rudisholz et Rüdisholz [Marlène Rufenacht, in litt.], commune et village (District des Franches-Montagnes, Jura).

Patois romand et ancien français bou, « bois, petite forêt » :
Le Bo Gaydon, avec un patronyme Gaydon, lieu-dit en forêt (Seytroux, vallée de la Dranse, Haute-Savoie) ;
Tré Boe, lieu-dit en forêt (Saint-Jean-d´Aulps, vallée de la Dranse, Haute-Savoie) ;
Pra Bou, lieu-dit en forêt (Sâles, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Pra du Bou, lieu-dit (Estavayer-le-Lac, district de la Broye, Fribourg) ;
La Boua, forêt déclive (Vercorin, Chalais, district de Sierre, Valais) ;
Le Bouaz, alpage, c´est aussi un patronyme (Vallon de Bise, Chablais, Haute-Savoie) ;
En Bouec, maison isolée, et Sur Bouec, lieu-dit (Soyhières, district de Delémont, Jura) ;
Le Boup, forêt (Montana et Randogne, district de Sierre, Valais) ;
Es Bous ou Le Bois, maisons isolées (Corpataux-Magnedens, district de la Sarine, Fribourg) ;
Les Bous, petites forêts (Châtel-Saint-Denis, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Les Bousses, lieu-dit (Sierre, Valais) ;
Vieilles Bousses, bois (Noville, district d´Aigle, Vaud) ;
Chalets des Bouts, alpage, Montagne des Bouts, lieu-dit en forêt, et
Bout Chavaly, avec un patronyme Chavaly, lieu-dit en forêt (Vallée de la Manche, Morzine, Chablais, Haute-Savoie) ; Pointe des Bouts, 1696m (Seytroux, vallée de la Dranse, Haute-Savoie) ;
Côte Boux (Gimel, district d´Aubonne, Vaud) ;
But, Bu en 1272, Buz en 1468, Bus en 1911, hameau (Viriat, Bresse, Ain) ;
Plains Bu, maisons isolées (Lessoc, Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg).

Avec le suffixe diminutif -et :
Le Bousset, maison isolée (Les Bois, district des Franches-Montagnes, Jura).

Avec le suffixe diminutif -ine :
Boussine, lieu-dit où il y avait des forêts jusqu´au XVème siècle, nom monté à la Tour de Boussine, un des sommets du Massif des Combins, 3833m, et redescendu au pâturage Derrière la Tour de Boussine (Fionnay, Bagnes, district d´Entremont, Valais).

Patois romand et savoyard bouét, boet, bos, buet, « bois » :
Boësse Melet, lieu-dit (Rossinière, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Boesses, hameau (Châtillon, vallée d´Aoste) ;
Le Boet ou Le Boët, Le Boêt, maisons isolées (Bex, district d´Aigle, Vaud) ;
Pointe de Boette, 3541m, nom monté (Alpes Pennines, Bagnes, district d´Entremont, Valais, et Bionaz, vallée d´Aoste) ;
Boettes, alpage (Châtillon, vallée d´Aoste) ;
Boex, hameau (Viuz-en-Sallaz, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Noir Bos, forêt déclive (Souboz, district de Moutier, Jura bernois) ;
Combe des Boués, lieu-dit (Val Ferret, Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Le Bouet, hameau (Antagnes, Ollon, district d´Aigle, Vaud) ;
Buet, hameau (Arbigny, Bresse, Ain) ;
Le Buet, hameau, nom monté au sommet Le Buet, anciennement nommé La Mortine, 3096m, et aussi au Plan du Buet, lieu-dit, et au Lac du Plan du Buet dans la Combe du Buet, au Glacier du Buet, etc. (Vallorcine, vallée de l´Eau Noire, et Sixt-Fer-à-Cheval, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Buet, lieu-dit (Bassecourt, district de Delémont, Jura).

Avec le suffixe diminutif -el :
Le Boitel, lieu-dit (Cully, district de Lavaux, Vaud).

Avec le suffixe -ou :
Le Bouitou, lieu-dit en forêt (Martigny-Combe, district de Martigny, Valais).

Mot régional boz, « bois » (Ain) [Pégorier], de l´ancien français boz, de même sens :
Boz, a Bosco vocatur en 997-1031, Villa Bo en 1031-1061, Bos en 1325, Bosc en 1533, commune et village (Pont-de-Vaux, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain) ;
Boz, in villa Bo en 1031-1061, hameau (Bâgé-la-Ville, Bresse, Ain) ;
Boz, Le Bos en 1416, Le Boz en 1442, hameau (Lescheroux, Bresse, Ain) ;
Les Boz, Les Baux au XVIIIème siècle (Carte de Cassini), Les Bois en 1847, hameau (Saint-Nizier-le-Bouchoux, Bresse, Ain).

Patois valdôtain bouque, « bois » :
Baou di Bouque, alpage (Bionaz, vallée d´Aoste).

Noms collectifs, ancien français boisseie, « lieu couvert de bois », boisiere, boissiere, « lieu couvert de bois, clairière », ou noms issus du latin buxaria, « buissaie, lieu planté de buis » :
La Boissière, commune et village (Arinthod, arrondissement de Lons-le-Saunier, Jura) ;
Les Boissières, hameau (Saint-Pierre-de-Curtille, Chautagne, Savoie).

Diminutifs avec le suffixe -ette :
La Boisserette, quartier (Eaux-Vives, Genève) ;
La Boisserette, Boysserata en 1324, hameau (Saint-Jeoire-Prieuré, Chambéry, Savoie).

Voir aussi Betté, Bô d´Estai, Boirion, Bottes.


Bo, Bô, Boc, Bocs, Bots,
Bou, Bouc
Ces noms désigne non seulement le mâle de la chèvre, mais aussi le chamois mâle, en patoisB0 valaisan bo, patois romand boc. Du latin médiéval buccus issu du gaulois *bucco, même sens.
Français bouc :
Plan Bouc, lieu-dit (Bionaz, vallée d´Aoste) ;
Rochers du Bouc, chaînon de montagnes, 3314m (Val des Dix, Hérémence, district d´Hérens, Valais) ;
Le Bouc Blanc, lieu-dit en forêt (La Perrière, Tarentaise, Savoie).

Formes patoises :
Lué Bo, petit sommet, 2022m (L´Etivaz, Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Treutse Bô, aussi Treutse Bouc, sommet, 2917m, et Glacier de Treutse Bô (Val Ferret, Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Grand Boc, maisons isolées (Evolène, district d´Hérens, Valais) ;
Les Bocs, maisons isolées en clairière (Nax, district d´Hérens, Valais) ;
Tita de Bou, antécime, 2586m (Valsorey, Bourg-Saint-Pierre, district d´Entremont, Valais) ;
Pointe de Tso y Bots, « chaux aux chamois », nom monté à un sommet (Rougemont, district du Pays-d´Enhaut, Vaud).


Bo, Bô, Bots
Du patoisB0 bô, bot, « crapaud ».
Plan Bo, écart de Sapinhaut (Charrat, district de Martigny, Valais) ;
Forêt i Bo, lieu-dit, pourrait aussi être une Forêt i Baud, « forêt aux Baud », d´un patronyme de la région [Guex] (Val Ferret, Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Le Bô, lieu-dit, et Plan du Bô, pâturage (Les Gets, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Pointe de Tso y Bots, « chaux aux crapauds », nom monté à un sommet (Rougemont, district du Pays-d´Enhaut, Vaud).

Boccard
Le boccard est un broyeur à pilons en bois ferrés utilisé pour concasser le minerai.
Le Boccard, à proximité d´anciennes mines (Grimentz, district de Sierre, Valais).

Boccard, Boccarda
Patronyme d´origine germanique Burghard, du germanique *burg, « lieu fortifié », ou Buckhard, de l´ancien haut allemand buchha, germanique *bôkô, racine indo-européenne *bhagos, « hêtre », et germanique *hardu, « dur, fort ».
Bon Boccard, lieu-dit (Saint-Prex, district de Morges, Vaud).
Par féminisation patoise :
Boccarda, hameau (Guin, district de la Singine, Fribourg).


Boccon, Bocon
Du patoisB0 régional bocon, « petit morceau [de terre] ».
Bocon, lieu-dit (Coinsins, district de Nyon, Vaud) ;
Chaud Boccon, lieu-dit (Bettens, district de Cossonay, Vaud).
Probablement avec un patronyme Bocon :
Praz Bocon, hameau (Saint-Sixt, Faucigny, Haute-Savoie).


Bochaire, Bochaires, Bochérage, Bocheraton, Bocheraz,
Bochière
Forêt dont on exploite le bois, patois botsèran, ancien français bocheyer, boscheer, bocheier, bouchoyer, « couper du bois », boschage, « amas de bois, de bûches ».
Dérivé avec le suffixe collectif -eraz, -ère, -ière :
Bocheraz, lieu-dit (Veyrier, Genève) ;
La Bochière, La Bocheri en 1228, La Bochery en 1275, localité détruite (Conand, Bugey, Ain).

Avec le suffixe diminutif -on :
Bocheraton, Bochet Raton sur la Carte Nationale, lieu-dit (Murist, district de la Broye, Fribourg).

Endroit où l´on coupe le bois [Chessex], avec le suffixe collectif -aire :
Bochaire, alpage (Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Les Bochaires, forêt déclive (Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud).

Patois bochéage, bochérage, bochoyage, bouchéage, bouchiage, bouchoyage, « concession du seigneur à ses vassaux (ou aux communes et aux bourgeois) par laquelle il leur donne le droit de couper du bois dans les forêts pour leur usage » [Chessex], ancien français boscheage, bouchoyage, « droit qui semble avoir été propre aux habitants du Jura qui consistait dans le droit de couper les bois et broussailles sur les prés des particuliers » :
Bochérage de Bise et Bochérage de Vent, forêts (Mont-la-Ville, district de Cossonay, Vaud).


Bochard, Bochardes, Botsard, Bouchard, Boucharde,
Bouchardière, Bouchardières, Bouchards
Patronyme Bouchard, sobriquet en rapport avec la bouche ou le bouc, mais plus probablement de l´anthroponyme germanique Burghard, germanique *burg, « lieu fortifié », et *hardu, « dur, fort » [Tosti].
Bouchard Derrière, maison isolée, et Bouchard Devant, ruines (Verchaix, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bois Bouchard, forêt (Saint-Eloi, Bresse, Ain) ;
Le Champ Bouchard, maison isolée (Miribel, Dombes, Ain) ;
Pommier Bouchard, lieu-dit en forêt (La Chapelle-du-Bard, Belledonne, Isère) ;
Rieu Bouchard, cours d´eau affluent de l´Arvan (Saint-Jean-d´Arves, Maurienne, Savoie) ;
Les Bouchards, hameau (Les Houches, vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
Les Bouchards, hameau (Villard-de-Lans, Vercors, Isère).
Par féminisation :
Boucharde, lieu-dit en forêt (Gresse-en-Vercors, Vercors, Isère).

Avec le suffixe de propriété -ière :
Bouchardière, Super casali de la Bocharderi in quo dicti Bochardi calumpniabantur se jus habere, « sur la maison de la Bouchardière sur laquelle les dits Bouchard prétendent avoir des droits », en 1233, Bochardière en 1639, hameau (Chevroux, Bresse, Ain) ;
La Bouchardière, Boscharderia et Li Bochardiri en 1345, Bocharderia vers 1410, hameau (Montrevel-en-Bresse, Bresse, Ain) ;
La Bouchardière, lieu-dit en forêt (Ruffieu, Valromey, Ain) ;
Bois de Bouchardière, forêt (Lans-en-Vercors, Vercors, Isère) ;
Les Bouchardières, lieu-dit (Saint-Benoît, Bugey, Ain).

Patronyme Bochard, sobriquet, du mot régional bochard, « sale, noir », ou variante de Bouchard, ou encore dérivé de Boche, « petite forêt », avec le suffixe -ard :
Le Bochard, hameau (Le Montellier, Dombes, Ain) ;
Le Bochard, cours d´eau affluent de la Dranse de Morzine (Les Gets, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Aiguille à Bochard, 2681m (Chamonix, vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
Bois Bochard, petite forêt (Foissiat, Bresse, Ain) ;
Château Bochard, hameau (Nattages, Bugey, Ain) ;
Combe Bochard, lieu-dit (Vesancy, Pays de Gex, Ain) ;
Pré Bochard, lieu-dit (Dommartin, Bresse, Ain).

Par féminisation :
Les Bochardes, lieu-dit en forêt (Lent, Bresse, Ain) ;
Les Bochardes, lieu-dit (Suchy, district d´Yverdon, Vaud).

Forme patoise avec mutation du son [ch] en [ts], probablement un sobriquet :
Botsard, maison isolée (Bex, district d´Aigle, Vaud) ;
Pra Botsard, maisons isolées (Vulliens, district d´Oron, Vaud).


Bocherens
Noms probablement d´origine burgonde.
Bocherens, Bosserens pour Aebischer qu´il apparente au patronyme Boscheryn attesté à Vuadens en 1408, hameau (Echarlens, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Bocherens, maison isolée (Essertines-sur-Rolle, district de Rolle, Vaud).

Bocheresse, Botseresses
Alpage pour les boucs et les chèvres [Guex], du patoisB0 boc, « bouc », avec le suffixe collectif -eresse.
Bocheresse, Botzeresse en 1906, alpage au-dessus de Mauvoisin, nom monté à l´Aiguille de Bocheresse, sommet, 3345m, au Col de Bocheresse, 3102m et au Glacier de Bocheresse (Massif des Combins, Bagnes, district d´Entremont, Valais) ;
Les Botseresses, sommet, 3260m (Valsorey, Bourg-Saint-Pierre, district d´Entremont, Valais).

Bocheronney
Au Bocheronney, maisons isolées de la commune de Granges (District de la Veveyse, Fribourg), patois vaudois botsérin, « pommier sauvage », vieux français boucherin, de même sens.

Bochon, Bochonesses
Du patois romand bochon, « jeune plant de sapin », ou du patronyme Bochon.
Le Bochon, maison isolée (Saint-Martin, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Les Bochons, quartier (Cousset, Montagny, district de la Broye, Fribourg).
Avec le suffixe -esse :
Les Bochonesses, hameau d´Anzère (Ayent, district d´Hérens, Valais).

Voir aussi Bosson, Rionbochon.


Bocquerat, Bocqueuse, Boqueré
Patronymes Bocquerat, Bocqueur, issus du nom de métier bocqueur, « celui qui est chargé dans les forges de concasser les blocs de minerai de fer avec un broyeur ou bocard ».
Bocquerat, hameau (Héry-sur-Alby, Albanais, Haute-Savoie).
Par féminisation du patronyme Bocqueur :
Bocqueuse, lieu-dit en forêt (Saint-Jeoire, Faucigny, Haute-Savoie).

Peut-être de même origine :
Boqueré, lieu-dit (Saint-Jean-de-Gonville, Pays de Gex, Ain).


Bocquet, Bocquets, Boquettaz
Patronymes Bocquet, Boquet, de même origine que Bosquet.
Chez Bocquet, maisons isolées (Saint-Jean-de-Tholome, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Bocquets, hameau (Montagnole, Chambéry, Savoie).
Par féminisation patoise du patronyme Bocquet :
La Boquettaz, maisons isolées (Jongieux, Avant-Pays savoyard, Savoie).


Bocsozel
Probablement d´un ancien *Boxocellus, diminutif du bas latin buxellus, boxelus, eux-mêmes diminutifs de boscus, « bois » [Gros].
Bocsozel, Massus de Boxzocello en 1357, mas de Bouzel en 1638, ancien lieu-dit (Lanslevillard, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Bocsozel, Massus de Bochosello en 1396, ancien lieu-dit (Saint-Julien-en-Maurienne, Savoie) ;
Bocsozel, Bordaria de Bocsozello en 1453, ancien lieu-dit (Saint-Julien-Montdenis, Maurienne, Savoie) ;
Bocsozel, In campo de Boselo en 1521, ancien lieu-dit (Saint-Léger, Maurienne, Savoie) ;
Château de Bocsozel, Castrum Bocisello en 1003, de Bozosello vers 1140, dans la Combe de Bocsozel, lieu-dit (Mottier, Bièvre, Isère).

Bodemos
Les Bodemos, hameau de la commune de Rougemont (Pays-d´Enhaut, Vaud), de l´allemand Bodenmoos, « marais du fond ».

Bô d´Estai
Le Bô d´Estai, forêt de la commune de Courtedoux, district de Porrentruy (Jura), déformation du patois jurassien Bô d´Hêté, « Bois de Hêtres » [Prongué].

Bodevine
La Bodevine, alpage de la commune de Villarvolard (District de la Gruyère, Fribourg), par féminisation d´un patronyme Bodevin attesté dans la région.

Bodifaye
Lieu-dit de la commune d´Hérémence (District d´Hérens, Valais), peut-être du patois valaisan bo, « bouc », et Faye, « brebis », pour désigner un bélier, « bouc de la brebis ».

Boécourt
Commune et village jurassiens du district de Delémont, Boescort en 1141, Boescorth en 1147, Boescourt en 1161, Bueschort en 1180, etc., nom allemand Büstingen, anciennement Biestingen, Biesttegen, d´un anthroponyme germanique comme *Bosto et du latin cortis [Besse].

Boëdet, Boides, Boidet, Boidets, Boidon,
Boidoule, Boitons, Buat au Loup
Dérivés du radical gaulois *bote-, « étable ».
Patois boédet, « mauvaise écurie » [Gros] :
Le Boëdet, maisons isolées (La Léchère, Tarentaise, Savoie).

Patois boidet, « parc clos dans une écurie pour les cochons ou les moutons » [Gros] :
Les Boides, lieu-dit (Brangues, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Bois du Plan Boidet, forêt (Saint-Jean-de-Belleville, Tarentaise, Savoie) ;
Les Boidets, lieu-dit en forêt (Cusy, Albanais, Haute-Savoie) ;
Les Boidets, lieu-dit en forêt (Verthemex, Avant-Pays savoyard, Savoie).

Diminutif avec le suffixe -on :
Le Boidon, maisons isolées (Villemotier, Bresse, Ain) ;
Croz Boidon, lieu-dit en forêt (Izieu, Bugey, Ain).

Avec le suffixe diminutif -oule :
La Boidoule, ferme isolée, élevage de porcins (Relevant, Dombes, Ain).

Patois boiton, « porcherie » :
Les Boitons, pâturage (Le Petit-Bornand-les-Glières, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Creux des Boitons, alpage (Vallon de Montriond, Chablais, Haute-Savoie).

Métraduction du patois bouaton aô lâ, probablement « boiton en là » [Bossard] :
Buat au Loup, lieu-dit (Bière, district d´Aubonne, Vaud).


Boël, Boëllaire
Vieux français boël, bouel, « passage resserré », ancien français boel, boele, boelle, bouel, « terrain en longueur », et ancien nom de métier boël, « tripier », du bas latin botulus, bodellus, latin botellus, « boyau ».
La Tour de Boël, quartier de la vieille ville de Genève ;
Boëllaire, pâturage au col des Essets (Bex, district d´Aigle, Vaud).

Boeuf, Boeufs
Français boeuf, « animal domestique de l´espèce Bos taurus châtré dès les premiers mois de sa vie, utilisé pour les travaux des champs ou élevé pour la boucherie », ancien français buef, du latin bovem, accusatif de bos, bovis, « boeuf ». Certains de ces toponymes pourraient être composés avec le patronyme Boeuf.
Bois de Boeuf, forêt (Bonne, Annemasse, Haute-Savoie) ;
Par au Boeuf, alpage (Neirivue, Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Pas du Boeuf, col, et Corne du Boeuf, sommet, 2935m (Saint-Luc, Val d´Anniviers, Valais) ;
Cierne aux Boeufs, alpage (Estavannens, Bas-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Pré au Boeuf, lieu-dit (Bas-Vully, district du Lac, Fribourg) ;
Les Boeufs, alpage (Vacheresse, Val d´Abondance, Haute-Savoie) ;
Chalet aux Boeufs d´en Bas et Chalet aux Boeufs d´en Haut, maisons isolées, avec le patronyme Boeuf attesté à Lausanne au début du XVIème siècle (Le Mont-sur-Lausanne, district de Lausanne, Vaud) ;
Clos aux Boeufs, lieu-dit (Morgins, Troistorrents, district de Monthey, Valais) ;
Combe des Boeufs, vallon, et Montagne des Boeufs, ancien alpage, aujourd´hui en forêt (Vailly, Chablais, Haute-Savoie) ;
Marais des Boeufs, lieu-dit (Chéserex, district de Nyon, Vaud) ;
Métairie des Boeufs, ferme isolée (Lignières, Neuchâtel) ;
Parc aux Boeufs, alpage (Montbovon, Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Planche aux Boeufs, maisons isolées (Sornetan, district de Moutier, Jura bernois) ;
Pré aux Boeufs, maisons isolées, hospice (Sonvilier, district de Courtelary, Jura bernois) ;
Roc des Boeufs, chaînon de montagne des Bauges près du Semnoz, 1774m (Annecy, Haute-Savoie) ;
Vers les Boeufs, lieu-dit (La Vernaz, vallée de la Dranse, Haute-Savoie).
Voir aussi Crêt d´y Bau.


Boeuferrant
Zône industrielle de la commune de Monthey (Valais), en Bauferand en 1696, devenu boeuf errant, comme ce nom est parfois écrit, par attraction paronymique. C´est probablement un nom composé avec le patronyme Ferrand.

Boèvoz
Hameau de la commune d´Oyace (Vallée d´Aoste), patronyme attesté en Haute-Savoie.

Boffa, Buffa, Buffavent, Buffaz, Buffe,
Buffes, Buffette, Buffettes, Buffevent, Buffière,
Buffières
Lieu exposé au vent, patois buffa, « exposé au vent », patois bufer et vieux français bofer, « souffler. »
Tête de la Boffa, Tête de la Bouffa en 1906, sommet (Finhaut et Salvan, district de Saint-Maurice, Valais) ;
La Buffa, La Buffat sur la Carte IGN, alpage (Lanslebourg-Mont-Cenis, Haute-Maurienne, Savoie) ;
La Buffaz, Buffa en 1475, chalets, et Ruisseau de la Buffaz, cours d´eau temporaire (Saint-Michel-de-Maurienne, Maurienne, Savoie) ;
La Buffaz, alpage (Bessans, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Bois de la Buffaz, lieu-dit en forêt (Randens, Basse-Maurienne, Savoie) ;
Chalet de la Buffaz, maison isolée en clairière, Col de la Buffaz, 1439m et Mont de la Buffaz, 1660m (Aillon-le-Jeune et Puygros, Bauges, Savoie) ;
Col de la Buffaz, 1500m (Entremont et Thônes, Bornes, Haute-Savoie) ;
La Buffe, lieu-dit (Oz, Oisans, Isère) ;
Ruisseau de la Buffe, cours d´eau temporaire (Saint-Jean-d´Arves, Arvan, Savoie) ;
Le Buffe, lieu-dit en forêt (Annoisin-Chatelans, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Col de la Buffe, 1730m (Oulles, Oisans, Isère) ;
Forêt de la Buffe (Saint-Pierre-de-Chartreuse, Chartreuse, Isère) ;
Pic de la Buffe, sommet (Arves, Maurienne, Savoie) ;
Les Buffes, maisons isolées (Motz, Chautagne, Savoie) ;
Grandes Buffes, sommet 2164m (Le Freney-d´Oisans, Oisans, Isère).
Diminutifs avec le suffixe -ette, ou par féminisation du patronyme Buffet :
La Buffette, lieu-dit (La Plagne, Tarentaise, Savoie) ;
La Buffette, in Buffeta en 1529, alpage (Saint-Martin-de-la-Porte, Maurienne, Savoie) ;
Les Buffettes, alpage, nom monté à la Pointe des Buffettes, 3233m, 3233m (Bessans et Bonneval-sur-Arc, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Les Buffettes, alpage (Saint-Jean-d´Arves, Arvan, Savoie).

Avec le suffixe collectif -ière :
Buffière, hameau (Serre-Nerpol, Sud Grésivaudan, Isère) ;
Combe Buffière, vallon (Boyeux-Saint-Jerôme, Haut-Bugey, Ain) ;
Buffières, hameau (Serrières-de-Briord, Bugey, Ain).

En composition avec le français vent, « lieu où le vent souffle » :
Château de Buffavent, Château de Buffavens sur la Carte IGN (Lully, la Côte en Chablais, Haute-Savoie) ;
Buffevent, maisons isolées (Saint-Agnin-sur-Bion, Pays viennois, Isère) ;
Buffevent, hameau (Saint-Jean-de-Bournay, Pays viennois, Isère).


Bofflens
Commune et village vaudois du district d´Orbe, in curte bofflennis en 1007, Bof[f]linges en 1001 ou 1011, villa Bofflens en 1049, nom d´origine burgonde, dériverait d´un primitif *Bodulfingas, « chez les Bodulfingi », dérivé du nom propre Baudulf, Bodulf, du burgonde *balþs, « audacieux », germanique *balda, « audacieux, fort » et burgonde *wulfs, germanique *vulfa, « [qui a le courage du]mloup ». *Bodulfingas aurait donné *Bodolfinges, *Boolfinges et par métathèse *Booflinges, Boflinges [Perrenot].

Bogève
Commune et village de la Vallée Verte (Boëge, arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie), Bogeva en 1153, Bougeva en 1274, Bojeva en 1275, dont le nom paraît contenir le suffixe hydronymique -ève, avec une racine indéterminée.

Bognens
Bognens, cours d´eau affluent du Furans, attesté en 1290, Pont de Bognens, sur ce cours d´eau, et Bognens, Bognens et Bogneins en 1835, hameau de la commune d´Andert-et-Condon (Bugey, Ain), nom d´origine burgonde, dériverait d´un primitif *Bôningos, « chez les Bôningi », dérivé de l´hypocoristique Bona, peut-être du germanique *bannan, « ordonner » [Perrenot].

Bognes
Château et hameau de la commune de Surjoux (Bellegarde-sur-Valserine, Michaille, Ain), Bognes en 1536, Bognies en 1563, peut-être de même origine que Bougne.

Bogneuve
Alpage de la commune de Saint-Nicolas-la-Chapelle (Val d´Arly, Savoie), nom composé de Neuve, « nouvelle », avec un premier terme peut-être de même étymologie que Boëge.

Boidard
Patronyme Boidard, variante de Bodard, de l´anthroponyme germanique Bodhard, germanique *budan, « messager », et *hardu, « dur, fort ».
Le Boidard, maisons isolées (Saint-Trivier-sur-Moignans, Dombes, Ain).

Boigne
Château de Boigne, dans la commune de Lucey (Avant-Pays savoyard, Savoie), du nom de Benoît le Borgne né en 1751, nom déformé en Boigne et donné au château en 1817 lors de son acquisition par celui-ci.

Boilet, Boillet, Bolliet, Bolliets
Patronyme Boilet, Boillet, diminutif issu de l´ancien français beuille, « ventre », latin botellus, « boyau », ou du mot régional boille, « récipient large et arrondi pour le lait ou l´eau », sobriquet pour une personne ventrue.
Le Boilet, Buellet en 1679, Boelet et Buelet en 1786, cours d´eau affluent de l´Isère, d´un ancien lieu-dit (Hautecour, Tarentaise, Savoie) ;
Le Boillet, maisons isolées (Birieux, Dombes, Ain) ;
Bolliet, quartier (Bassens, Chambéry, Savoie) ;
Le Bolliet, hameau (Alby-sur-Chéran, arrondissement d´Annecy, Savoie) ;
Chez Bolliet, hameau (Le Sappey, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Bolliets, lotissement (Douvaine, Bas-Chablais, Haute-Savoie).

Boinod
Grand pâturage de la commune de la Chaux-de-Fonds (Neuchâtel), boineau en 1841, patronyme issu du germanique *budan, « messager ».

Boir
Le Boir, bois de la commune d´Ormont-Dessus, district d´Aigle (Vaud), peut-être de l´ancien français bohyer, boier, boyer, « bouvier, gardien de boeufs », ou boier, « bourbier, amas de boue ».

Boiraderie
La Boiraderie, hameau de la commune de Soulce, district de Delémont (Jura), nom qui pourrait dériver du patois borèt, boéret, « canard » [Prongué].

Boirin, Bouiron, Bure, Burignon, Burinaux,
Burite, Buron
Vieux français buiron, bure, buron, « hutte de berger, cabane », borie, « métairie, ferme d´altitude, étable », ancien français buiron, buron, « petite maison, cabane, chaumière », du roman boria, boira, bas latin boria, booria, boaria, issu soit du germanique bûra, « ferme, établissement, maison de paysans », ancien haut allemand bûr, « maison », soit du latin boaria, « étable à boeufs ».
Bouiron, Buiron en 1906, lieu-dit, vigne (Venthône, district de Sierre, Valais) ;
Les Bures, hameau, et Planches des Bures, maison isolée (Oron-la-Ville, district d´Oron, Vaud) ;
La Burite, hameau (Puidoux, district de Lavaux, Vaud) ;
Grand Buron, hameau, Petit Buron, maison isolée, Buiro en 1177, Buyrun en 1184, Buyron en 1190, Buirun en 1199 (Villars-le-Terroir, district d´Echallens, Vaud).
Probablement de même origine :
Burignon, vignoble (Saint-Saphorin, district de Lavaux, Vaud) ;
Burinaux, hameau (Chavannes-sur-Moudon, district de Moudon, Vaud).

Probablement d´un patronyme Boirin de même origine :
Boirin, Boyrins en 1345, Boyrinum en 1502, Boyrin en 1670, hameau (Brénaz, Valromey, Ain).

Voir aussi Montburon.


Boirion, Boiron, Boisriond, Bois Rond, Bos Riond
Bois rond, forêt dont la forme est plus ou moins circulaire, voir Bois et rond.
Boirion, lieu-dit (Hérémence, district d´Hérens, Valais) ;
Boiron, Buesriont en 1295, « bois rond », hameau et château (Montluel, Dombes, Ain) ;
Boisriond, maisons isolées (Mieussy, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bois Rond, forêt avec maisons isolées (Cornaux, Neuchâtel) ;
Bos Riond, lieu-dit (Bournens, district de Cossonay, Vaud).

Boiron, Boironnet
Apparenté au français boire, « étendue d´eau parallèle au cours d´eau », vieux français boire, « fosse creusée par les eaux ».
Boiron, lieu-dit (Troistorrents, district de Monthey, Valais) ;
Le Boiron, maisons isolées et cours d´eau affluent du lac Léman, Boirum en 1221, Beyron en 1295 (District de Morges, Vaud) ;
Le Boiron, cours d´eau affluent du lac Léman, Boiro vers 1200 (District de Nyon, Vaud) ;
Le Boironnet, maison isolée et cours d´eau affluent du Boiron (Yens, district de Morges, Vaud).

Bois-Carré
Nom commun du fusain d´Europe (Evonymus europaeus, Euonymus japonica).
Bois-Carré, lieu-dit (Meyrin, Genève).

Bois-Chétif
Ancienne forêt des bords de la Saône (Bresse, Ain), de Bosco Captivo en 1182, Bois-Chétif et nemoris Captivi en 1451, composé de Bois, et de chétif, qui avait jusqu´au XVIIème siècle le sens de « captif », latin captivus, devenu en latin vulgaire *cactivus par hybridation avec le gaulois *cactos.

Bois-Feuillet
Lieu-dit de la commune de Jarrier (Maurienne, Savoie), En buet feuillet au XVIIème siècle, composé de Bois, et Feuillet.

Bois Gentil, Bois-Gentil
Nom commun du daphné mézeréon (Daphne mezereum).
Bois Gentil, maison isolée (Le Chenit, district de la Vallée, Vaud) ;
Bois-Gentil, lieu-dit (Lausanne, Vaud).

Boisinges
Hameau de la commune de Viuz-en-Sallaz (Faucigny, Haute-Savoie), Boisingium en 1275, Boisinge en 1358, nom d´origine burgonde qui dériverait d´un primitif *Bôsingum, « chez les Bôsingi », dérivé du nom propre Bôso [Perrenot], cf. l´ancien haut allemand bôsi, « méchant ».

Bois Murat
Avec un patronyme Murat, de l´ancien français murat, « muraille ».
Bois Murat, domaine avec un jardin remarquable (Corminboeuf, district de la Sarine, Fribourg) ;
Le Bois Murat, lieu-dit (Epalinges, district de Lausanne, Vaud).

Boissard
Patronyme Boissard, probablement d´un nom de métier concernant le bois.
Le Boissard, hameau (Saint-Béron, Vallée du Guiers, Savoie) ;
Les Boissards, hameau (La Table, Val Gelon, Savoie).

Boisse, Boisses, Boisset, Boissière, Boui,
Bouis, Buchets, Buis, Buisse, Buissière,
Buits, Buix, Bussan, Bussia
Buis, arbuste de la famille des Buxacées (Buxus sempervirens), ancien français bois, bouys, réfection de l´ancien français bouis, ancien occitan bouix, du latin buxus, buxum, grec puxon, « buis ».
Boui de la Marlare, lieu-dit (Troistorrents, district de Monthey, Valais) ;
Bouis, Bois en 1212, de Buxis en 1220, Bueis en 1225, Boys en 1234, Apud Villambuxi et Buxum en 1494, hameau (Villebois, Bugey, Ain) ;
Plan des Bouis, pâturage (Bex, district d´Aigle, Vaud) ;
Le Buis, Buit sur la Carte de Cassini, Les Buis en 1841, Buis en 1911, hameau (Chanoz-Châtenay, Dombes, Ain) ;
Le Buis, hameau (Domessin, vallée du Guier, Savoie) ;
Les Buis, lieu-dit en forêt (Vouvry, district de Monthey, Valais) ;
Es Buis, lieu-dit (Troistorrents, district de Monthey, Valais) ;
Forêt des Buits (Panex, Ollon, district d´Aigle, Vaud) ;
Buix, Bus en 1136, Bosco en 1157, Boix en 1244, Boiz en 1363, ancien nom allemand Buchs qui signifie aussi « buis », commune et village (District de Porrentruy, Jura).
Noms collectifs : plantation de buis, buissaie, buxaie, latin buxetum, « buissaie, lieu planté de buis », ancien français bouchet, buisset, buysset, roman buchet, ce sont aussi des patronyme :
Le Boisset, hameau (Francin, Combe de Savoie, Savoie) ;
Les Buchets, hameau (Yenne, Avant-Pays savoyard, Savoie).

Latin [terra] buxea, « [terre] à buis » :
La Boisse, Buxa en 1092, Buxia en 1141, Buissa en 1285, La Buissy en 1263, La Buissi vers 1325, Bussia vers 1365, La Boysse en 1650, commune et village de la Dombes (Montluel, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain) ;
Les Boisses, lieu-dit (Hérémence, district d´Hérens, Valais) ;
Les Boisses, village (Tignes, Haute-Tarentaise, Savoie) ;
La Buisse, ecclesia de Buxia au XIème siècle, commune et village du Pays voironnais (Voiron, arrondissement de Grenoble, Isère) ;
Bussia, lieu-dit (Grandcour, district de Payerne, Vaud).

Avec le suffixe collectif -ière, oïl boissière, bouissière, buissière, « lieu couvert de buis », latin buxaria, « buissaie, lieu planté de buis » :
La Buissière, commune du Grésivaudan (Le Touvet, arrondissement de Grenoble, Isère), et La Boissière ou La Buissière, castrum Buxaria au XIème siècle, castrum Buxeria au XIIIème siècle, château dans cette commune.

Probablement une forme patoise de même origine :
Bussan Dessous, Bussan Dessus et Bussan du Milieu, hameaux (Saint-Pierre, vallée d´Aoste).


Boissieu, Boissieux, Boissy
Noms de domaine d´origine gallo-romaine *Boissiacum, dérivé avec le suffixe -acum d´un gentilice comme Bocius ou Bossius.
Boissieu, De Boyssiaco et Apud Boysseu en 1359, Boyssiou en 1385, hameau (Contrevoz, Bugey, Ain) ;
Château de Boissieu (Varambon, Bresse, Ain) ;
Le Boissieu, hameau (La Buissière, Grésivaudan, Isère) ;
Pré Boissieux, hameau (Moirans, Pays voironnais, Isère) ;
Boissy, hameau (Viviers-du-Lac, Aix-les-Bains, Savoie).

Boisson, Boissona, Boissonaz, Boissonnaz, Boissonnées,
Boissonnet, Boissonnets, Boissons, Bosson, Bossona,
Bossonailles, Bossonnat, Bossonnaz, Bossonnet, Bossonnets,
Bossonnette, Bossons, Bossounaz, Buisson, Buissonée,
Buissonées, Buissonna, Buissonnets, Buissonnière, Buissonnières,
Buissons
Français buisson, « touffe d´arbrisseaux ou d´arbustes sauvages », vieux français boisson, bosson, « petit bois, petit bouquet d´arbres souvent épineux », ancien français boisson, boissun, buisson, latin mérovingien boscione, bas latin buscionem, « buisson », dérivé du bas latin boscum, « bois ». Le français moderne buisson a remplacé bosson dès le XVIIème siècle.
Noms collectifs : forêt, lieu couvert de bois, de buissons.
Français buisson, patois bosson, « buisson ; petit sapin à branches étalées », vieux français boisson, bosson ; Boisson, Bosson sont aussi des patronyme :
Boisson, hameau (Châteauneuf, Combe de Savoie, Savoie) ;
Les Boissons, hameau (Châteauneuf, Combe de Savoie, Savoie) ;
Le Bosson, hameau (Bluffy, Bornes, Haute-Savoie) ;
Becs de Bosson, deux sommets de 3149m (Vallon de Réchy, Nax, district d´Hérens, et Grimentz, district de Sierre, Valais), et Col des Becs de Bosson, 2974m (Grimentz, district de Sierre, Valais) ;
Pra Bosson, lieu-dit (Bulle, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Les Bossons, Les Buissons au XVIIIème siècle, village, et Glacier des Bossons (Vallée de Chamonix, Haute-Savoie).
Les Bossons, lieu-dit (Dorénaz, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Les Bossons, hameau (Bellevaux, Chablais, Haute-Savoie) ;
Buisson, hameau (Antey-Saint-André, vallée d´Aoste) ;
Buisson Dessous et Buisson Dessus, forêts (Villiers, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel) ;
Le Buisson, in molario de Boyssone en 1458, hameau (Albiez-le-Jeune, Maurienne, Savoie) ;
Buisson aux Chèvres, lieu-dit en forêt (Saint-Rambert-en-Bugey, Bugey, Ain) ;
Combe Buisson, lieu-dit en forêt (Le Noyer, Bauges, Savoie) ;
Le Buisson Epais, maisons isolées (Le Bouchet, Bornes-Aravis, Haute-Savoie) ;
Le Grand Buisson, lotissement (Eloise, Genevois, Haute-Savoie) ;
Petit Buisson, lieu-dit en forêt (Nonglard, Annecy, Haute-Savoie) ;
Buisson Rond, hameau (Fillinges, Genevois, Haute-Savoie) ;
Le Buisson Rond, hameau (Etaux, Bornes, Haute-Savoie) ;
Les Buissons, hameau (Siviriez, district de la Glâne, Fribourg) ;
Les Buissons Brûlés, lieu-dit en forêt (Larringes, Chablais, Haute-Savoie) ;
Les Grands Buissons, hameau (Perrignier, la Côte en Chablais, Haute-Savoie).

Diminutif avec le suffixe -et, ancien français boisenet, buissonet, « petit bois », ou patronymes Boissonnet, Bossonnet :
La Boissonnet, lieu-dit (Reyssouze, Bresse, Ain) ;
Le Boissonnet, lieu-dit (Saint-Sixt, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Chalet du Boissonnet, maison isolée en forêt (Saint-Pierre-de-Belleville, Basse-Maurienne, Savoie) ;
Les Boissonnets, hameau (Faverges-de-la-Tour, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Le Bossonnet, hameau (La Clusaz, Bornes-Aravis, Haute-Savoie) ;
Les Bossonnets, hameau (Châtillon-sur-Cluses, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Buissonnets, alpage (Jarrier, Maurienne, Savoie).

Par féminisation des patronymes Boissonnet, Bossonnet :
Boissonnette, hameau (Passins, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Bossonnette, lieu-dit (Bernex, Genève).

Avec le suffixe collectif ou péjoratif -aille :
Chemin des Bossonailles (Collonge-Bellerive, Genève).

Dérivés avec les suffixes collectifs patois -a, -az, ou par féminisation patoise des patronymes Boisson, Bosson :
La Boissona, ruines (Apremont, Haut-Bugey, Ain) ;
La Boissonaz, lieu-dit (Corbel, Chartreuse, Savoie) ;
Le Boissonnaz, Le Boissonnas sur la Carte IGN, lieu-dit (Creys-Mépieu, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Bossona, lieu-dit (Bellegarde, district de la Gruyère, Fribourg) ;
La Petite Bossona, maison isolée (Chézery-Forens, Pays de Gex, Ain) ;
La Bossonnat ou La Bossonnaz, maison isolée (Crissier, district de Lausanne, Vaud) ;
Les Bossonnaz, lieu-dit (Rue, district de la Glâne, Fribourg) ;
La Bossounaz, lieu-dit (La Verrerie, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Buissonna, lieu-dit (Thézillieu, Bugey, Ain) ;
La Buissonna, lieu-dit en forêt (Saint-Rambert-en-Bugey, Bugey, Ain).

Avec le suffixe collectif -ière, ancien français buissonnière, « lieu couvert de buissons » :
Buissonnière, maison isolée (Relevant, Dombes, Ain) ;
La Buissonnière, La Buyssonniere en 1565, hameau, et Petite Buissonnière, maison isolée (Condeissiat, Dombes, Ain) ;
Les Buissonnières, maisons isolées (Massieu, Valdaine, Isère).

Participe passé ancien français buissoné, « couvert de buissons » :
Les Boissonnées, petite forêt (Chevroux, Bresse, Ain) ;
La Grande Buissonée, lieu-dit en forêt (Saint-Martin-du-Frêne, Haut-Bugey, Ain) ;
Les Buissonées, maison isolée (Saint-André, Maurienne, Savoie).

Voir aussi Bussy, Riond-Bosson.


Bois Venants
Les Bois Venants. hameau de la commune de Morzine (Chablais, Haute-Savoie), avec un patronyme et prénom Venant, latin Venantius, dérivé de venans, « celui qui chasse », participe présent du verbe venare, « chasser ».

Boisy, Bossey, Bossieu, Bossy, Boussy
Noms de domaine d´origine gallo-romaine Bossiacum, dérivés avec le suffixe -acum d´un gentilice comme Busius, bas latin busius, « fauve », ou Buccius.
Boisy, hameau et château de la commune de Ballaison (Bas-Chablais, Haute-Savoie), Boisie et Bossie au XIIIème siècle, et Mont de Boisy, colline boisée ;
Bossey, Bossey en 1201, Bossie en 1258, commune et village (Genève) ;
Bossey, Bossei en 1234, Bossie en 1245, hameau (Bogis-Bossey, district de Nyon, Vaud) ;
Bossey, Bossye en 1178, commune et village du Genevois (Arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois, Haute-Savoie) ;
Bossieu, Bossieux en 1847, hameau (Ceyzérieu, Bugey, Ain) ;
Bossieu, apud Bossiacum vers 1400, Bossiou en 1409, château et hameau (Vongnes, Bugey, Ain) ;
Bossieu, Buciaco au IXème siècle, Buciago au XIIème siècle, commune et village de la Bièvre, et Grand Bossieu, hameau de la même commune (La Côte-Saint-André, arrondissement de Vienne, Isère) ;
Bossy, Bossie en 1236, Bocium en 1258, village (Collex-Bossy, Genève) ;
Boussy, Cura de Boucie vers 1344, commune et village de l´Albanais (Rumilly, arrondissement d´Annecy, Haute-Savoie).

Boitard, Boiteux
Patronymes issus du français boiter, sobriquet d´une personne qui boite.
Boitard, anciennement Boistard, Boyttard, hameau (Châteauneuf, Val Gelon, Savoie) ;
En Boitard, lieu-dit (Brénod, Haut-Bugey, Ain).
Français boiteux, « qui boite » :
Le Boiteux, maisons isolées de la commune de Châtel-Saint-Denis, district de la Veveyse (Fribourg).


Bolé
Chez le Bolé, lieu-dit en forêt de la commune du Noirmont (District des Franches-Montagnes, Jura), d´un surnom bolé, « de petite taille et corpulent » donné par le curé Citherlet à un fermier [Prince].

Boléne
La Boléne, maison isolée de la commune de Provence (District de Grandson, Vaud), par féminisation d´un patronyme Bolen attesté.

Bollement
Hameau de la commune de Saint-Brais, district des Franches-Montagnes (Jura), et Etang de Bollement, du patois jurassien bôlement, « éboulement » [Prongué], anciennement Bolleman.

Bollens, Boulens
Nom d´origine burgonde. Peut se rapporter à un primitif *Bollingos, « chez les Bollingi », dérivé du nom propre Bollo, ou à un diminutif Bôsilo [Perrenot], cf. l´ancien haut allemand bôsi, « méchant ».
Pré Bollens, peut aussi être un patronyme, lieu-dit (Roche, district d´Aigle, Vaud) ;
Boulens, Bollens en 1142, Boslens en 1166, Boslans en 1218, Bolens en 1453, nom actuel attesté au XVème siècle, commune et village (District de Moudon, Vaud).

Bolliardes
Les Bolliardes, lieu-dit en forêt de la commune de Gorgier (District de Boudry, Neuchâtel), par féminisation d´un ancien patronyme Bolliard.

Bollietta
La Bollietta, maison isolée de Lessoc (Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg), par féminisation d´un patronyme Bolliet.

Bollion
Hameau de la commune de Lully (District de la Broye, Fribourg), ancienne commune, dont le nom pourrait venir du patois bolyon, diminutif avec le suffixe -on de bolye, « récipient, cuveau, cuvier », voir le mot régional boille, ou de l´ancien français boillon, bouillon, boullon, bullon, « endroit de la rivière où l´eau forme un tournant, bourbier ». Selon Pégorier, bollion signifie « terre humide ».

Bolozon
Commune et village du Cerdon (Izernore, arrondissement de Nantua, Ain), Baloson, De Bolosone et Boloson en 1299-1369, Bollosone en 1510, Bollozon en 1670, peut-être d´un anthroponyme germanique comme Bolzo.

Bombarde, Bombardellaz
Patronyme Bombard, nom de métier, « celui qui utilise une bombarde », ancien français bombarde, « trompette », puis « machine de guerre [lançant des boulets de pierre] », latin bombus, « bruit sourd », avec le suffixe -arde.
Par féminisation :
La Bombarde, maison isolée (L´Abbaye, district de la Vallée, Vaud).

Probablement de même origine, les patronymes Bombardeau ou Bombardel étant très rares ; l´ancien français bombardelle, « pièce d´artillereie, petite bombarde » ne paraît pas convenir ici :
Bombardellaz ou Bombardelle, alpage (Le Grand-Bornand, Bornes-Aravis, Haute-Savoie).


Bombardon
Pont de Bombardon, lieu-dit de la commune de Pré-Saint-Didier (Vallée d´Aoste), par remotivation d´un ancien Mont-Bardon [G. Tuaillon, Nouvelles du Centre d´Études Francoprovençales « René Willien », no 27, 1993], Mont Bardon sur la Carte Nationale ; on trouve aussi Montbardon. Voir Bard.

Bombois
Lieu-dit de la commune de Matafelon-Granges (Haut-Bugey, Ain), Bonboyl en 1299-1369, Bonboil en 1306, Bomboil en 1419, probablement le « bon bois ».

Bon, Bonna, Bonne, Bonnes, Bons
De bon rapport, fertile, favorable, peut aussi avoir un sens religieux. Français bon, bonne, patois bonna, ancien français boien, boin, bon, buen, bun, « ce qui fait plaisir, ce qu´on désire, bon plaisir, volonté ; bien, heureusement », latin bonus, « bon, considérable, riche, abondant, heureux, agréable, etc ».
Le Bon, hameau de Villarimboud (La Folliaz, district de la Glâne, Fribourg) ;
Bon Accueil, habitat dispersé (Vex, district d´Hérens, Valais) ;
Cierne Bon, maison isolée (Vuadens, district de la Gruyère, Fribourg) ; lieu-dit (Cudrefin, district d´Avenches, Vaud) ;
Tsa Bonna, alpage (Randogne, district de Sierre, Valais) ;
Terre Bonne, lieu-dit (Eysins, district de Nyon, Vaud) ;
Les Bonnes, sous-entendu terres, lieu-dit (Roche, district d´Aigle, Vaud) ;
Bonnes Fontaines, lieu-dit en forêt (Martigny-Combe, district de Martigny, Valais) ;
Bons d´Amont, Bons d´en Bas, maisons isolées en clairière (Savièse, district de Sion, Valais).

Bonaclie
Lieu-dit du vignoble de la commune de Savièse (District de Sion, Valais), patois bona, « bonne » et probablement Clive avec syncope du v.

Bonalex
Bonalex, alpage, et Lac de Bonalex (La Salle, vallée d´Aoste), nom monté au Col de Bonalex, 2925rm, et à l´Aiguille de Bonalex, 3201m (Courmayeur et La Salle, vallée d´Aoste), nom composé du patois bona, « bonne », et de Lex, « paroi ».

Bonatchiesse
Hameau de la commune de Bagnes, district d´Entremont (Valais), du latin bona capsa, « bon chalet » [Guex], patois bona, « bonne », voir aussi Chiesso.

Bonatry, Bonattrait, Bon Attrait, Bonnatrait
Bon attrait, endroit attrayant, participe passé du verbe ancien français attraire, « attirer », aussi « alentours d´une maison », voir Attray.
Château de Bonattrait, ou Bonatray, Bonnatray ou Bonatrait, voire Bon Attrait, établissement de repos et de rééducation (Villaz, Bornes, Haute-Savoie) ;
Bon Attrait, alpage (Le Châtel, Maurienne, Savoie).
De même sens, ou « bon endroit, bon pâturage », du latin tractus, « quartier, coin de terre, endroit » :
Bonatry, maisons isolées (Saxon, district de Martigny, Valais) ;
Bonnatrait, maisons isolées (La Chapelle-d´Abondance, Val d´Abondance, Haute-Savoie) ;
Bonnatrait, lieu-dit (Saint-Jeoire, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bonnatrait, hameau (Sciez, Bas-Chablais, Haute-Savoie).

Voir aussi Malatrait.


Bonaudon
Bonaudon, vallon, Bonaudon d´en Bas et Bonaudon du Milieu, alpages, nom monté au Col de Bonaudon, 1755m (Montbovon, Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg), composé de Bon et Audon.

Bonaval, Bonavau, Bonavaux, Bonnavaux, Bonnavaz,
Bonneval, Bonneval-sur-Arc, Bonnevaux, Bonvaux, Bounavalette,
Bounavaux
Bonne vallée, voir Val, et patois bona, « bonne ».
Bonaval, hameau (Brizon, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bonneval, Ecclesia de Bonavalle au XIVème siècle, commune et village (Moûtiers, Tarentaise, Savoie).
Bonneval-sur-Arc, de bona valle en 1446, apud Bonam Vallem en 1528, commune et village (Haute-Maurienne, Savoie) ;
Bonnevaux, noms latins Bona vallis et Bonnovallis, commune et village du Val d´Abondance (Abondance, arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie) ;
Bonvaux, lieu-dit (Collombey-Muraz, district de Monthey, Valais).
Formes patoises :
Grande Bonavau, alpage, Petite Bonavau, lieu-dit en forêt (Blonay, district de Vevey, Vaud) ;
Bonavau et Bonavau d´en Bas, pâturages, Forêt de Bonavau, nom monté au Signal de Bonavau, sommet, 1818m, et à la Dent de Bonavau, 2503m (Champéry, district de Monthey, Valais) ;
Bonavau, alpage, et Le Bonavau, torrent affluent de la Vièze de Morgins (Morgins, Troistorrents, district de Monthey, Valais) ;
Bonavaux, maison isolée en clairière (Sembrancher, district d´Entremont, Valais) ;
Bonnavaux, alpage (Rougemont, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Bonnavaz, ferme isolée (Taninges, Faucigny, Haute-Savoie).

Avec le patois fribourgeois bouna, « bonne » :
Bounavaux, alpage (Grandvillard, district de la Gruyère, Fribourg).

Diminutif avec le suffixe -ette :
Bounavalette, alpage, nom monté au Col de Bounavalette, 1996m (Grandvillard, district de la Gruyère, Fribourg).


Bonaz, Bonnaz, Bonne
Lieu, vicus fortifié, du gaulois bona, « fondation, mur, village ».
Bonaz, Bonna en 1299-1369, Bogna en 1416, Bonaz et Bona en 1419, De Bonato en 1536, hameau (Dortan, Haut-Bugey, Ain) ;
Bonnaz, hameau (Fillinges, Genevois, Haute-Savoie) ;
Bonne, Bona en 1225, commune et village du Genevois (Annemasse-Sud, arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois, Haute-Savoie), et Haute Bonne, hameau de cette commune ; selon Nègre 1990, ce nom vient du franco-provençal bena [ega], « bonne [eau] », qui aurait désigné d´abord la Menoge.
Peut-être de même origine :
La Bonne, aqua Bona au Xème siècle, Bonna fluvio au XIème siècle, cours d´eau du Valbonnais affluent du Drac (Isère).


Bonbernard
Le Bonbernard, maison isolée de la commune de Yens, district de Morges (Vaud), composé de bon, soit un qualificatif, soit un champ fertile, avec le nom Bernard.

Bonce
Bas de Bonce et Haut de Bonce, hameaux de la commune de Satolas-et-Bonce (La Tour-du-Pin, Isère), in agro Baonense in Caponarias au XIème siècle, Bonczes au XIVème siècle, Boncez au XVème siècle, Bonciis sans date, probablement d´un domaine gallo-romain avec un nom d´homme Baconus, variante Baonus.

Bonchamp, Bons Champs
Nom composé de Bon et Champ, champ de bon rapport ou facile à travailler.
Forêt de Bonchamp, forêt déclive (Champ-Laurent, Val Gelon, Savoie) ;
Bons Champs, Bonchamp en 1935, ruines en forêt (Epierre, Basse-Maurienne, Savoie).

Bonchera
Maisons isolées de la commune du Mouret (District de la Sarine, Fribourg), par féminisation d´un patronyme Boncher rare.

Bonconseil, Bon Conseil
Nom composé de Bon et du français conseil, latin consilium, probablement un patronyme, sobriquet d´une personne de bon conseil.
Bonconseil, hameau (Bellentre, Tarentaise, Savoie) ;
Bon Conseil, Bonconseil en 1935, hameau (Sainte-Foy-Tarentaise, Tarentaise, Savoie).
Voir aussi Mau Conseil.


Boncourt
Commune et village jurassiens du district de Porrentruy, Bononis (lire Bovonis) Curia en 1140, Boouncort en 1147, Boncurt en 1173, Bunchort en 1175, Boncor en 1290. Le nom allemand Bubendorf est un dérivé de l´anthroponyme germanique Bovo, dont Bovonus est la forme latinisée, avec l´ancien haut allemand dorf, « village » [Besse].

Bondallet, Bondes, Bondet, Bondex, Bondi,
Bonds
Selon Bossard, « terrain dans une dépression mouillante, voire avec affleurement de sources », dérivé du mot régional bond, « puits circulaire rejetant par intervalles de l´eau et de la boue, exutoire temporaire d´eau et de boue qui surgit à l´époque de la fonte accélérée des neiges, lorsque les nappes souterraines sont saturées », du gaulois *bunda, « sol, fond, base, support ».
Bondallet, lieu-dit (Romanel-sur-Morges, district de Morges, Vaud) ;
Les Bondes, lieu-dit et vigne (Venthône, district de Sierre, Valais) ;
Torrent de Bondes, affluent de la Navisence (Zinal, Val d´Anniviers, Valais) ;
Le Bondet, cours d´eau affluent du Grand Canal (Ollon, district d´Aigle, Vaud) ;
Les Bondex, forêt (Céligny, Genève) ;
Bondi, Bondys en 1906, hameau (Rue, district de la Glâne, Fribourg) ;
Les Bonds, ou moins bien Les Bons sur la Carte Nationale, lieu-dit de la plaine de Champagne où se trouvent des bonds (Bière, district d´Aubonne, Vaud).

Bondeloge
Ruisseau du Bondeloge, affluent de l´Isère (Combe de Savoie, Savoie), Usque ad Bondologiam en 1110, Rivus qui vocatur Bondologia en 1260, nom dans lequel Gros voit un primitif *Bondolobia, d´origine ligure ou celtique, avec un suffixe -obia que l´on retrouve dans les hydronymes Menobia, La Menoge, et Venobia, La Venoge.

Bonderex
Lieu-dit de la commune de Denens (District de Morges, Vaud), d´un patronyme Bonderel [Bossard].

Bondetta
La Bondetta, lieu-dit en forêt de la commune de Couvet (District du Val-de-Travers, Neuchâtel), par féminisation d´un patronyme Bondet.

Bonévouette, Bonnève, Bonnevos
Noms signifiant « bonne eau, bonne source », voir eve.
Bonnève, lieu-dit en forêt avec des sources (Dingy-Saint-Clair, Bornes, Haute-Savoie).
Avec le suffixe diminutif -ette, voir Evouettes :
Bonévouette ou Bonnevouettaz, alpage (Troistorrents, district de Monthey, Valais).

Patronyme Bonévoz rare, présent en Savoie ; pour Gros c´est un nom de même origine que Bonève, Bonnève :
Les Bonnevos, Bonévoz en 1844, Bonnevaz et Bonnevoz en 1856, puis Les Bonévoz, et aussi Chez les Bonnevos actuellement, hameau (Saint-Offenge-Dessous, Bauges, Savoie).


Bonfands
Les Bonfands, maisons isolées en clairière de la commune de Saint-Georges-des-Hurtières (Basse-Maurienne, Savoie), Les Bonfant en 1935, patronyme répandu en Savoie Bonfant, et surtout Bonfand, contraction de Bonenfant, « le bon enfant, le bon fils ».

Bonfol
Commune et village du canton du Jura, Bonfo, Bunfo et Bunfol en 1291, Bonfoul en 1321, aussi Bonfon, Mumfol, Boufol, Bumpfol, Mumphfol, Boufoul, Benfoul, ancien nom allemand Pumpfel, déformation du nom français. Le nom serait soit d´origine latine et signifierait « bonne forêt », soit d´origine celtique et signifierait alors « abondante en argile », d´après les vocables celtes *ban, « lieu », et *fol, « argile ».

Bonganieux
Hameau de la commune de Saint-Didier-d´Aussiat (Montrevel-en-Bresse, Bresse, Ain), Hameau de Bon Gagniou en 1763, Bongagneux en 1911, vieux français gagneur, « cultivateur », voir Gagnerie.

Bongard, Bongarte
Patronyme Bongard, variante Bongart, francisation du patronyme alémanique Baumgartner, signifiant « arboriculteur ».
Pra Bongard, maison isolée (Cerniat, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Revers à Bongard, lieu-dit (Cerniat, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Bongarte, par féminisation, maison isolé (Saint-Martin, district d´Hérens, Valais).

Bonhomme, Bonshommes
1. Terme descriptif désignant un sommet caractérisé par un empilement de pierres, soit artificiel, nommé alors « cairn » ou « Steinmann », soit naturel, voir Homme.
Le Bonhomme, sommet, 2435m (Catogne, Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Pointe du Bonhomme, 2783m (Champagny-en-Vanoise, Vanoise, Savoie) ;
Roc du Bonhomme, rocher, et Col du Bonhomme, 2412m, (Saint-Julien-Montdenis et Saint-Martin-de-la-Porte, Maurienne, Savoie) ;
Rocher du Bonhomme, sommet caractéristique qui évoque vaguement une forme humaine (2599m), Col du Bonhomme, 2329m, en-dessous de ce sommet, nom passé au Col de la Croix du Bonhomme, 2749m (Les Contamines-Montjoie, Val Montjoie, Haute Savoie, et Bourg-Saint-Maurice, Tarentaise, Savoie) ;
Les Bonshommes, crête surmontée de nombreux cairns (Tête de Balme, vallée du Trient, Valais).
2. Terme souvent condescendant, au Moyen Age « honnête homme, brave homme », puis « paysan, homme simple », aussi « mari trompé », enfin « homme brave, bon soldat », « paysan », ou « vieillard ».
Champ du Bonhomme, hameau (Villars-le-Comte, district de Moudon, Vaud).


Bonjournal
Bonjournal, alpage de la commune de Praz-sur-Arly (Haut-Faucigny, Haute-Savoie), nom monté à la Tête de Bonjournal, 1754m, nom composé de Bon et Journal.

Bonlieu
Lieu-dit, ancienne abbaye de Cisterciennes (Sallenôves, Annecy, Haute-Savoie), anciennement Bonus locus [Régeste Genevois], nom composé de Bon et Lieu.

Bonmont
Lieu-dit de la commune vaudoise de Chéserex, district de Nyon, ancienne abbaye cictercienne datant de 1120, Beate Maria de Bono monte en 1123, de Bonimontis en 1163, se prononçait souvent beau mont jusque vers la fin du XIXème siècle.

Bonnacour
Hameau de la commune de Saint-Nizier-le-Bouchoux (Bresse, Ain), Bonacourt en 1439, Bonnacou sur la Carte de Cassini, Bonnacourt en 1911, et Ruisseau de Bonnacour, nom composé de Court, voir cortis et de l´anthroponyme germanique Bona, voir Bognens.

Bonnavion
Village de la Tarentaise, en Savoie, dont le nom signifie « le bon chemin », voir Vion.

Bonne, Bonnel, Bonnes, Bonnet, Bonnetaire,
Bonnetière, Bonneton, Bonnets, Bonnette, Bonnettes,
Bons, Bons-en-Chablais
Patronyme Bon, soit de l´adjectif bon, soit un nom inspiré par saint Bon, voir Saint-Bon-Tarentaise.
Bons, Buntz en 1157, Bunz vers 1195, Bons en 1268, Bonz en 1354, Bon en 1670, village (Chazey-Bons, Bugey, Ain) ;
Bons, hameau (Mont-de-Lans, Oisans, Isère) ;
Bons, lieu-dit (Mayres-Savel, Matheysine, Isère) ;
Les Bons ou Es-Bons, Bonez en 1235, Esbons en 1906, château et lieu-dit (Aubonne, Vaud) ;
Les Bons, peut-être aussi « les bons [terrains] », lieu-dit (Bremblens, district de Morges, Vaud) ;
Les Bons, hameau (Allondaz, Combe de Savoie, Savoie) ;
Les Bons, maisons isolées (Attignat, Bresse, Ain) ;
Champs Bons, lieu-dit (Corveissiat, Revermont, Ain) ;
Prés Bons, lieu-dit (Goumoëns-la-Ville, district d´Echallens, Vaud) ;
Bons-en-Chablais, anciennement Bonz [Régeste Genevois], Bonus en 1039, Bons attesté en 1344 et jusqu´en 1966, commune et village du Bas-Chablais (Douvaine, arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie).
Par féminisation du patronyme Bon :
La Bonne, lieu-dit (Briord, Bugey, Ain) ;
La Bonne, maison isolée (Saint-Nizier-le-Désert, Dombes, Ain) ;
Les Bonnes, hameau (Saint-Béron, Vallée du Guiers, Savoie) ;
Les Bonnes, maisons isolées (Marlieux, Dombes, Ain).

Patronyme Bonnel, diminutif de Bon avec le suffixe -el :
Le Bonnel, Villarium Abonel au XIVème siècle, ruines (Montricher-Albanne, Maurienne, Savoie) ;
Vers Bonnel, hameau (Châtillon-la-Palud, Dombes, Ain).

Patronyme Bonnet, diminutif de Bon avec le suffixe -et, ou noms inspiré de Saint-Bonnet :
Bonnet, maisons isolées (Laiz, Bresse, Ain) ;
Le Bonnet, maisons isolées (Marlieux, Dombes, Ain) ;
Chez Bonnet, hameau (Choisy, Annecy, Haute-Savoie) ;
Les Bonnet, hameau (Saint-Cassin, Chambéry, Savoie) ;
Champ Bonnet, lieu-dit (Saint-Trivier-sur-Moignans, Dombes, Ain) ;
Grange Bonnet, quartier (Chêne-Bougeries, Genève) ;
Grange Bonnet, maisons isolées (Bény, Bresse, Ain) ;
Les Granges Bonnet, quartier (Bourg-en-Bresse, Bresse, Ain) ;
Le Mas Bonnet, maisons isolées (Chalamont, Dombes, Ain) ;
Nant Bonnet, cours d´eau (Drumettaz-Clarafond, Aix-les-Bains, Savoie) ;
Les Bonnets, maisons isolées (Treffort-Cuisiat, Revermont, Ain) ;
Les Bonnets et Chez les Bonnets, maisons isolées (Saint-Just-Chaleyssin, Pays viennois, Isère).

Par féminisation du patronyme Bonnet, ou du matronyme Bonnette :
Bonnette, maison isolée en clairière (Presles, Royans, Isère) ;
La Bonnette, maison isolée en clairière (Martigny-Combe, district de Martigny, Valais) ;
Les Bonnettes, maisons isolées (Viriville, Chambaran, Isère).

Patronyme Bonneton, diminutif de Bonnet avec le suffixe -on :
Bonneton, hameau (Villard-de-Lans, Vercors, Isère).

Dérivé avec le suffixe de propriété -aire :
Bonnetaire, hameau (Saint-Paul-lès-Monestier, Trièves, Isère).

Avec le suffixe de propriété -ière :
La Bonnetière hameau (Villard-de-Lans, Vercors, Isère).


Bonne Année
Maisons isolées de la commune de Vionnaz, district de Monthey (Valais), « nomen est omen ».

Bonnecine
Hameau de la commune de Queige (Beaufortain, Savoie), Saint-Jean-de-Bonassine en 1641, Bonessine en 1671, serait issu du latin bona coena, « bon dîner » [Gros].

Bonne Eau
Voir Bonne et Eau.
La Bonne Eau, maison isolée (Sassel, district de Payerne, Vaud) ;
Bonne Eau, cours d´eau affluent du Rhône (District de Sierre, Valais).

Bonnefamille
Commune et village (La Verpillière, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère), Minuta Familia villa au Xème siècle, Menue Famillie au XVIème siècle, du nom propre romain Minutus et du latin familia, « famille » [Nègre 1990], le nom Menuefamille étant changé le 28 janvier 1834 par Charles X en Bonnefamille.

Bonnefontaine, Bonne Fontaine
Bonne source, bonne fontaine, source ayant des vertus salutaires, aussi dans un sens religieux, voir Font, Fontaine.
Bonnefontaine, nom allemand Muffethan, Bona Fontana et Bonus Fons au XIIème siècle, Bonofonte en 1150, Bonnefontaine en 1237, Bunfontana en 1270, Monfetan en 1445, Munfotan en 1449, Montfetan en 1476, Boffetan en 1490, Muffetan en 1668, le nom allemand étant une corruption du nom français [Stadelmann], ancienne commune et village (Le Mouret, district de la Sarine, Fribourg) ;
Bonne Fontaine, chapelles près de sources, probablement sur l´emplacement d´un ancien lieu de culte des sources gaulois (Cheyres, district de la Broye, Fribourg).

Bonnegarde
Hameau de la commune de Mâcot-la-Plagne (Tarentaise, Savoie), et Ruisseau de Bonnegarde, affluent de l´Isère, nom composé de bonne et Garde.

Bonneguête
Commune jusqu´en 1973 et village (Crempigny-Bonneguête, Albanais, Haute-Savoie), Bona Vuaita en 1061, Bonagayta en 1279, Bonavoyt en 1297, Cura de Bone gueyte vers 1344, et Bonneguette au XVIIIème siècle, composé de Bonne et Guette.

Bonnenuit, Bonne Nuit
Composé ou juxtaposition de bonne et nuit, probablement un gîte sur une route fréquentée, ou un endroit où le bétail passe la nuit.
Bonnenuit, In Bona Nocte en 1508, En Bonne nuit en 1564, hameau (Valloire, Maurienne, Savoie) ;
Bonnenuit, in collo Bone noctis en 1317, chalets (Freney, Maurienne, Savoie) ;
Bonnenuit, combe de Bonnenuit en 1570, lieu-dit et cours d´eau (Sollières-Sardières, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Bonne Nuit, alpage (Saint-Martin-de-Belleville, Tarentaise, Savoie).

Bonnet
Lieu nommés par métaphore pour leur ressemblance supposée avec un bonnet.
Le Bonnet, colline boisée (Les Houches, vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
Le Bonnet de Calvin, sommet, 1937m (Mens, Trièves, Isère) ;
Bonnet des Cavales, sommet, 3285 (Saint-Christophe-en-Oisans, Oisans, Isère) ;
Le Bonnet de l´Evêque, sommet, 2663m (Cordéac, Pellafol et Saint-Baudille-et-Pipet, Trièves, Isère) ;
Bonnet de Tirebras, sommet de la Montagne du Charbon, 1893m, avec tirebras probablement parce qu´il faut tirer sur les bras pour l´escalader (Chevaline, Bauges, Haute-Savoie) ;
Col du Bonnet du Prêtre, 2461m, d´après un rocher carré évoquant un bonnet de prêtre (Le Châtel, Maurienne, Savoie).

Bonnevières
Les Bonnevières, hameau de la commune de Messimy-sur-Saône (Saint-Trivier-sur-Moignans, Dombes, Ain), Bonnevieres en 1530, par féminisation d´un patronyme Bonnevier.

Bonneville
Au moyen âge, signifie « ville franche », soit une ville jouissant de privilèges ou de franchises, et jouissant d´une certaine richesse.
Bonneville, ville nouvelle fondée vers 1262, baptisée Bona Villa en 1283 par Béatrix de Faucigny, fille de Pierre II, le fondateur de la ville ; anciennement Castrum Arvense [Régeste Genevois]. C´est une sous-préfecture et un chef-lieu de canton, et l´ancienne capitale du Faucigny (Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Bonneville, localité détruite par le comte Raoul de Neuchâtel en 1301, dont des ruines subsistent au confluent du Morguenet et du Seyon, et dont les survivants auraient fondé La Neuveville (Engollon, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel).
Probablement par transfert :
Bois Bonneville, forêt (Douvaine, Bas-Chablais, Haute-Savoie).


Bon Pas
Hameau de la commune de La Côte-d´Aime (Tarentaise, Savoie), bon passage, endroit facile à passer, voir Pas.

Bonpertuis
Hameau et usines de la commune d´Apprieu (Bièvre, Isère), locus Boniforaminis au XVème siècle, sarra de Bonpertui au XVIème siècle, Bonpertuys sans date, Sainte-Apollonie au XVIIIème siècle, nom composé de Bon et Pertuis, le nom latin étant formé avec bonus, « bon », et foramen, foraminis, « trou » ;
La Croisée de Bonpertuis, lieu-dit dans la même commune.

Bonport, Bon Port
Noms composés de bon et Port.
Château de Bonport, Château de Bon Port sur la Carte IGN, sur la rive du Lac du Bourget (Tresserve, Aix-les-Bains, Savoie) ;
Bon Port, quartier (Montreux, district de Vevey, Vaud).

Bonrepos
Composé de bon et d´un mot dérivé de repositorium, « réserve, tombeau », au moyen âge « tabernacle situé à part de l´autel ».
Bonrepos, Villa et castrum Bonirepositorii en 1359 (Viriat, Bresse, Ain).

Bonrieu, Bonrieux
Signifient « bon ruisseau », composé de bon et Rieu, noms donnés par antiphrase à des cours d´eau particulièrement craints.
Le Bonrieu, cours d´eau affluent du Doron (Bozel, Tarentaise, Savoie) ;
Le Bonrieu, Aqua Boni rivi en 1475, cours d´eau intermittent affluent de l´Arc (Orelle, Maurienne, Savoie) ;
Ruisseau de Bonrieu, cours d´eau intermittent (Saint-Martin-de-la-Porte, Maurienne, Savoie) ;
Le Bonrieux, ultra Bonum rivum en 1242, Le Bonrieu sur la Carte IGN, cours d´eau affluent de l´Arvan (Maurienne, Savoie).

Bon Temps
Nant du Bon Temps, affluent du Foron du Reposoir (Le Reposoir, Bornes-Aravis, Haute-Savoie), du parler local le bon temps, « l´été ».

Bonvard
Hameau de la commune de Choulex, canton de Genève. Patronyme qui pourrait venir de bonum, « bon » ou « noble », et du germanique *vardô, « garde, forteresse ».

Bonverdan
Bonverdan, ancien alpage, et Ruisseau de Bonverdan, affluent du torrent de Saint-Ruph (Seythenex, Bauges, Haute-Savoie), composé de bon et Verdan, « lieu verdoyant » ou patronyme.

Bonvillard, Bonvillaret, Bonvillars
Du latin bonus, « bon », et bas latin villare, « le bon hameau », voir Villard.
Bonvillard, Apud Bonum Vilarium en 1284, Mandamentum Boni Vilarii en 1324, commune et village de la Combe de Savoie (Grésy-sur-Isère, arrondissement d´Albertville, Savoie) ;
Bonvillard, Pons Boni Villarii vel Chapellette en 1475, hameau (Orelle, Maurienne, Savoie) ;
Bonvillars, Binvilar en 1100, Bonus vilar en 1124, Binvillare en 1148, Bienvilar en 1154, Binvilar en 1174, commune et village (District de Grandson, Vaud).
Avec le diminutif Villaret :
Bonvillaret, Ecclesia de Bonvillaret en 1019, de Bonovilareto en 1239, Curatus Boni Villareti au XIVème siècle, commune et village de Basse-Maurienne (Aiguebelle, arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne, Savoie).


Bonvin
Du patronyme Bonvin, anciennement Bonvini, « bon vigneron ».
Tour de Bonvin, sommet, 2444m (Nax, district d´Hérens, Valais) ;
Mont Bonvin, sommet, 2966m (Mollens et Randogne, district de Sierre, Valais), et Petit Mont Bonvin, pâturage (Mollens, district de Sierre, Valais).

Bonvoisin
Hameau de la commune de Sainte-Marie-de-Cuines (Maurienne, Savoie), « bon village, bon hameau », peut-être par transfert.

Boracles, Bouracles
Cabane, baraque, probablement par déformation de baraque [Bossard].
Les Boracles, lotissement (Jouxtens-Mézery, district de Lausanne, Vaud) ;
En la Fin des Bouracles, lieu-dit (Bussy, district de la Broye, Fribourg).

Boraymo
Maisons isolées de la commune de Conthey (Valais), près de Pomeiry, nom qui semble contenir l´anthroponyme d´origine germanique Ayme, Aymon, aphérèse de Raimond, et peut-être un premier terme borie, « métairie, ferme d´altitude, étable », voir Bouiron.

Borbannaz
Borbannaz, ruines, et Cascade de la Borbannaz, Barbannaz et Cascade de Barbannaz sur la Carte IGN, sur le cours du Fornant (Chaumont, Val des Usses, Haute-Savoie), viendrait du théonyme Borvo, divinité thermale des Allobroges.

Borcard, Borcarderie, Borcards, Bourcards, Brocard,
Broccard
Noms dérivés des patronymes romands Borcard, Bourcard, et dérivés par métathèse Brocard, Broccard, formes francisées de l´anthroponyme Borcardus, latinisation de Burkhard, du germanique *burg, « château, lieu fortifié », et *hardu, « dur, fort ».
La Lite Borcard, clairière allongée (Estavannens, Bas-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Borcards, maison isolée en forêt (Port-Valais, district de Monthey, Valais) ;
Les Bourcards, maisons isolées (Bulle, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Le Brocard, hameau, et Sex du Brocard, paroi rocheuse (Martigny-Combe, district de Martigny, Valais) ;
Mayen Broccard, lieu-dit en forêt (Charrat, district de Martigny, Valais).
Avec le suffixe de propriété -erie :
La Borcarderie, Burgi arderia, « fournaise du bourg » en 1450, forme latine fantaisiste, hameau et château (Valangin, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel).


Borda, Bordaillon, Bordaz, Bord de l´Eau, Borde,
Bordeau, Bordeaux, Bordel, Bordelière, Bordelin,
Bordenon, Borderan, Bordes, Bordet, Bordetant,
Bordets, Bordèze, Bourdeau, Bourderie, Bourdet,
Bourdettes, Bridoire
Borderie, petite ferme, métairie, maison de campagne, exploitation agricole de petite taille dépourvue d´animaux de trait. Au Moyen-Age, petite tenure paysanne occupée par un bordier. Elles furent créées en grand nombre au moment des défrichements (XIème au XIIIème siècles).
Ancien français borde, bourde, « maison champêtre, chaumière, cabane rustique », roman borda, « maison, cabane, métairie », francique *borda, « cabane de planches », du germanique *burda, « planche » ou patronymes Bordaz, Borde de même origine :
Borda, lieu-dit (Avusy, Genève) ;
La Bordaz ou La Borde (Saint-Sigismond, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Bordaz, hameau (Champfromier, Michaille, Ain) ;
La Borde, étang (Villars-les-Dombes, Dombes, Ain) ;
Chez Borde, domaine (Savas-Mépin, Pays viennois, Isère) ;
Sur Cu de Borde, lieu-dit (Sillingy, Annecy, Haute-Savoie) ;
Maison Borde, maisons isolées (Saint-Jean-de-Bournay, Pays viennois, Isère) ;
Les Bordes, lieu-dit (Arnex-sur-Orbe, district d´Orbe, Vaud) ;
Les Bordes, hameau (Reignier, Genevois, Haute-Savoie) ;
Les Bordes, De Bordis en 1301, lieu-dit (Tossiat, Bresse, Ain) ;
Crêt des Bordes, hameau (Premier, district d´Orbe, Vaud).

Diminutifs ancien français bordeau, bordel, bordete, « cabane, petite ferme », ou patronymes Bordel, Bordet, Bourdet, de même origine :
Bord de l´Eau, anciennement Bordelloz, avec le suffixe diminutif patois -elloz, lieu-dit probablement rebaptisé par pudibonderie (Les Clées, district d´Orbe, Vaud) ;
Bordeau, maisons isolées (Saint-Martin-de-la-Porte, Maurienne, Savoie) ;
Col Bordeaux, 3249m (Saint-Christophe-en-Oisans, Oisans, Isère) ;
Le Bordel, ancien lieu-dit (Saint-André-d´Huiriat, Bresse, Ain) ;
Ouz Bordel, vignoble (Saint-Saphorin, district de Lavaux, Vaud) ;
Bordet, Versus Bordetos au XIVème siècle, Ad Bordetos en 1521, El Burdet sans date, Village de Bordets au XVIIème siècle, maison isolée (Jarrier, Maurienne, Savoie) ;
Le Bordet, hameau (Courgenay, district de Porrentruy, Jura) ;
Bois Bordet, petite forêt (Verjon, Bresse, Ain) ;
Chez Bordet, hameau (Evian-les-Bains, Chablais, Haute-Savoie) ;
Crêt Bordet, lieu-dit en forêt (Hautecour, Tarentaise, Savoie) ;
L´Etang Bordet, lieu-dit (Rancé, Dombes, Ain) ;
Ruisseau de Bordet (Chassignieu, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Les Bordets, lieu-dit, parc d´activités (Bonneville, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bourdeau, Ecclesia de Bordels vers 1100, de Bordellis en 1248, Chastel de Bordex en 1330, Bourdellis en 1488, Bourdeaulx en 1568, commune et village (La Motte-Servolex, arrondissement de Chambéry, Savoie) ;
Bourdet, hameau (Saint-Savin, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Bourdet, maisons isolées, et Bois de Bourdet, forêt (Beaupont, Bresse, Ain) ;
Le Bourdet, maison isolée en clairière (Montriond, Chablais, Haute-Savoie) ;
Source des Bourdettes (Courmangoux, Revermont, Ain).

Diminutif avec le suffixe -in, ou patronyme Bordelin, de même origine :
Bordelin, lieu-dit en forêt, et Ruisseau de Bordelin, affluent de l´Arc (Orelle, Maurienne, Savoie).

Avec le suffixe collectif ou péjoratif -aille et le suffixe -on, ou avec un patronyme disparu :
Pré Bordaillon, lieu-dit (Perrignier, la Côte en Chablais, Haute-Savoie).

Du patronyme Bordel de même origine, avec le suffixe de propriété -ière :
La Bordelière, lieu-dit (Izenave, Haut-Bugey, Ain) ;
La Bordelière, hameau (Le Sappey-en-Chartreuse, Chartreuse, Isère).

Du collectif bordaria, borderia, avec le suffixe -erie, -oire, et avec métathèse :
La Bourderie, subtus la Bridoyri en 1275, hameau (Saint-Joseph-de-Rivière, Chartreuse, Isère).
La Bridoire, Villa de Bredoria en 1142, Bridoria en 1249, Versus la Brodueri en 1288, La Bourduire en 1627, commune et village de la vallée du Guiers (Le Pont-de-Beauvoisin, arrondissement de Chambéry, Savoie).

Avec le suffixe -an :
Combe de Borderan, et Aiguille de Borderan, 2492, nom probablement monté d´un alpage (Chaîne des Aravis, Haute-Savoie).

D´un patronyme de même origine :
Rue de la Borde, à Lausanne, du nom d´un domaine qui appartenait à Louise Bordaz au XVIème siècle.

Par féminisation du patronyme Bordez de même origine :
Les Bordèzes, lieu-dit (Lochieu, Valromey, Ain).

Probablement de même origine :
Bordenon, lieu-dit, et Le Bordenon, cours d´eau affluent de la Varèze (Saint-Julien-de-l´Herms, Bièvre, Isère) ;
Bordetant, lieu-dit (Izernore, Haut-Bugey, Ain).


Bordignin, Bourdigny, Burdignin
Noms d´origine burgonde, dériveraient d´un primitif *Burdiningos, « chez les Burdiningi », dérivé du nom propre Burdinus, latinisation de Burdo. La forme de Burdiniaco de 1153 est probablement une latinisation abusive, mais on trouve dans l´Ardèche un Burdignes, de Burdiniaco en 1061, aussi de Burdinia, probablement formé sur Burdinius.
Ruisseau de Bordignin, affluent du Léman, et Route de Bordignin, probablement d´un ancien lieu-dit ou hameau (Sciez, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Bourdigny Dessous et Bourdigny Dessus, Burdiniaco en 1153, Burdignins en 1236, Burdignin en 1297, Burdignyns en 1307, hameau (Satigny, Genève) ;
Burdignin, Burdignens en 1275, Bordignigno en 1339, nom actuel attesté vers 1344, commune et village de la Vallée Verte (Boëge, arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie).

Bordon, Bordonna, Bordonnes, Bourdon, Bourdonnais,
Bourdonnel, Bourdonnière, Bourdons
Du patronyme Bordon, soit un diminutif de Borde avec le suffixe -on, soit d´un ancien Bord´hon, de Borde et hon, variante de hom, « homme », soit une variante de Bourdon.
Bordon, hameau (Saint-Jorioz, Annecy, Haute-Savoie) ;
Clos à Bordon, hameau (Saint-Martin, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Garde de Bordon, sommet, 3310m, et Col de Bordon, 3189m (Zinal, Val d´Anniviers, et Val de Moiry, Grimentz, district de Sierre, Valais) ;
Nant Bordon, cours d´eau affluent de l´Arve (Passy, Haut-Faucigny, Haute-Savoie).
Par féminisation du patronyme Bordon :
Les Bordonnes, lieu-dit (Chessenaz, Frangy, Haute-Savoie).

Par féminisation patoise du patronyme Bordon :
Bordonna, hameau (Chasselay, Sud du Grésivaudan, Isère).

Par féminisation patoise du patronyme Bordonnais :
La Bordonnaise, lieu-dit en forêt (Bourg-Saint-Maurice, Tarentaise, Savoie).

Du patronyme Bourdon, pourrait être un surnom de pélerin par métonymie, le bourdon étant le bâton du pélerin, ou un diminutif de Borde avec le suffixe -on :
Bourdon, lieu-dit (Belmont, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Le Bourdon, maison isolée (Charancieu, Valdaine, Isère) ;
Le Bourdon, colline boisée (Labalme, Haut-Bugey, Ain) ;
Champ Bourdon, lieu-dit (Biziat, Dombes, Ain) ;
Les Bourdons, terre des Bordons en 1504, hameau (Vescours, Bresse, Ain).

Avec le patronyme Bourdonnais :
La Bourdonnais, lieu-dit (Bilieu, Pays voironnais, Isère).

Avec le suffixe de propriété -ière :
La Bourdonnière, hameau (Villars-les-Dombes, Dombes, Ain).

Patronyme Bourdonnel, avec le suffixe diminutif -el :
Bourdonnel, hameau, et Château de Bourdonnel (Saint-André-d´Huiriat, Bresse, Ain).


Bordzey
Pro Bordzey, lieu-dit de Verbier (Bagnes, district d´Entremont, Valais), « pré qui est une propriété bourgeoisiale », du patois bordzai, « bourgeois ».

Borex
Commune et village vaudois du district de Nyon, Borrai en 1213, Borray en 1265, aussi Borrex au XIXème siècle, et Borres [Régeste Genevois] nom de domaine d´origine gallo-romaine *Borracum, dérivé avec le suffixe -acum du nom servile Borrus.

Borgé, Borgeat, Borgeau, Borgeaud, Borgel,
Borget, Borgettan, Borgia, Borjau, Borsuat,
Borza, Bourg, Bourg-d´Oisans, Bourgeail, Bourgeaillet,
Bourgeal, Bourgealet, Bourgeat, Bourgeau, Bourg-en-Bresse,
Bourget, Bourget-du-Lac, Bourget-en-Huile, Bourgets, Bourg-Evescal,
Bourg-Saint-Christophe, Bourg-Sainte-Marie, Bourg-Saint-Maurice, Bourg-Saint-Pierre, Bourjaillet
Voir bourg.
Le Bourg, hameau (Mégevette, Faucigny, Haute-Savoie) ;
En Bourg, lieu-dit en forêt (Saint-Bois, Bugey, Ain) ;
Le Bourg d´en Haut, château et hameau (Collonges-sous-Salève, Genevois, Haute-Savoie) ;
Le Bourg Dehors, quartier (Scionzier, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Bourg Dernier, hameau (Domsure, Bresse, Ain) ;
Le Bourg de Dessous et Le Bourg de Dessus, hameaux (Autrans, Vercors, Isère) ;
Le Bourg Neuf, hameau (Douvaine, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Le Bas Bourg, hameau (Saint-Nizier-le-Bouchoux, Bresse, Ain) ;
Le Bas du Bourg, maisons isolées (Marsonnas, Bresse, Ain) ;
Les Brosses du Bourg, lieu-dit (Pérouges, Dombes, Ain) ;
Le Champ du Bourg, lotissement (Châtillon-en-Michaille, Michaille, Ain) ;
La Combe au Bourg, hameau (Les Villards-sur-Thônes, Bornes, Haute-Savoie) ;
Crêt du Bourg, sommet, 765m (Duingt, Annecy, Haute-Savoie) ;
Grange de Bourg, hameau (Billiat, Michaille, Ain) ;
Les Iles du Bourg, lieu-dit (Saint-Jean-de-la-Porte, Combe de Savoie, Savoie) ;
Le Plan du Bourg, ruines en clairière (Saint-Georges-des-Hurtières, Basse-Maurienne, Savoie) ;
Ruisseau de Bourg, affluent de la Chalaronne (Saint-Etienne-sur-Chalaronne, Dombes, Ain) ;
Le Pied du Bourg et La Tête du Bourg, quartiers (Vif, Pays grenoblois, Isère) ;
Vers le Bourg, lieu-dit (Boëge, Vallée Verte, Haute-Savoie) ;
Le Vieux Bourg, hameau (Grièges, Bresse, Ain) ;
Le Bourg-d´Oisans, Sancti Laurentii de Lauso au XIème siècle, Sancti Laurentii de Ausennis au XIIème siècle, Sanctus Laurentius in Oysentio au XIIIème siècle, Prioratus de Burgo Oysencii au XIVème, castrum Sancti Laurentii de Lacu in Oysencio au XVème siècle siècle, canton, commune et village de l´Oisans (Arrondissement de Grenoble, Isère) ;
Bourg-en-Bresse, De Burgo en 1187, Borc en 1285, Burgi en 1418, Bourg en 1601, Bourg régénéré et Epi d´Ain Epi d´Or pendant la Révolution, ville, préfecture, canton et commune (Département de l´Ain) ;
Bourg-Evescal, in burgo Evescali en 1235, de Burgo Episcopali en 1250, avec l´ancien français evescal, « épiscopal », selon Gros d´un patronyme dérivé de episcopus, voir l´étymologie de Lévêque, château et hameau (Saint-Jean-de-la-Porte, Combe de Savoie, Savoie) ;
Bourg-Saint-Christophe, villa de Burgo Sancti Christofari en 1226, Villa Sancti Christophori en 1307, Borc Saint Christoffle au XIVème siècle, commune et village de la Dombes (Meximieux, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain) ;
Bourg-Sainte-Marie, ancien château mentionné dès 996 vico sancte Mariae, que dicitur Castello mont, incendié en 1475, après quoi le site fut abandonné (Mont-sur-Rolle, district de Rolle, Vaud) ;
Bourg-Saint-Maurice, Ecclesia de Sto Mauritio vers 1170 Parrochia Sti Mauricii en 1310, apud Sctum Mauritium en 1324, ancienne station gallo-romaine de Bergintium ou Bergintrum, « entre les montagnes », sur la Table de Peutinger, du gaulois bergo-, « mont », et latin intro, « dedans, à l´intérieur », canton, commune et village de la Tarentaise (Arrondissement d´Albertville, Savoie) ;
Bourg-Saint-Pierre, Burgus Sancti Petri en 1125, puis Saint-Pierre-de-Joux, ancien nom allemand Sankt Petersburg, Saint-Petersbourg en 1683, commune et village (District d´Entremont, Valais).
Diminutifs de bourg, petit bourg, faubourg, quartier, commune ; petit château. Vieux français borgel, bourgeau, ancien français bourgel, bourget, « petit bourg », diminutifs latins borgellus, borgittus de burgus :

Diminutifs avec le suffixe -et :
Borget, hameau (Les Gets, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Borget, lieu-dit (Avenches, Vaud) ;
Le Bourget, anciennement Bourgel, Burgellum et de Borgello en 1223, Burgetum en 1488, hameau, et Pont du Bourget sur la Bialle (Saint-Pierre-d´Albigny, Combe de Savoie, Savoie) ;
Le Bourget, Ecclesia de Borget en 1184, presbyter de Burgeto en 1214, village, et Bois du Bourget, forêt (Villarodin-Bourget, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Bourget-du-Lac, Borget au XIème siècle, Ecclesia de Burgeto vers 1100, Le Bourget avant 1953, commune et village (La Motte-Servolex, arrondissement de Chambéry, Savoie) ;
Bourget-en-Huile, Ecclesia de Burgeto en 1103, in monte Acus in parrochia Borgeti en 1273, Curatus Burgeti in monte Acus au XIVème siècle, Le Bourget-en-l´Heuille en 1729, Bourget-en-l´Huille et Bourget-en-l´Hullie en 1731, Bourget-en-Ullies en 1825, commune et village du Val Gelon (La Rochette, arrondissement de Chambéry, Savoie) ;
Lac du Bourget, Lacus de Burgeto en 1313 (Aix-les-Bains, Savoie) ;
Les Bourgets, maisons isolées (Mont-Saxonnex, Faucigny, Haute-Savoie).

Avec le suffixe -an :
Borgettan, maison isolée (Villeneuve, district d´Aigle, Vaud).

Avec le suffixe diminutif -el :
Le Borgel, hameau (Bellevaux, Chablais, Haute-Savoie).

Diminutifs avec les suffixes -eal, -eau, ce sont aussi des patronymes rares :
Le Borgeau, hameau (Carrouge, district d´Oron, Vaud) ;
Le Borgeaud, hameau, et Torrent du Borgeaud, affluent de la Dranse (Martigny-Combe, district de Martigny, Valais) ;
Bourgeal, hameau (Giez, Pays de Faverges, Haute-Savoie) ;
Le Bourgeal, partie principale du village de Mont-Saxonnex (Mont-Saxonnex, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Bourgeal et Plan du Bourgeal, hameaux (Les Villards-sur-Thônes, Bornes, Haute-Savoie) ;
Bourgeal Dessous et Bourgeal Dessus, hameaux (Brizon, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Bourgeal et Plan du Bourgeal, hameaux (Les Villards-sur-Thônes, Bornes, Haute-Savoie) ;
Le Bourgeau, hameau (Villard, Vallée Verte, Haute-Savoie) ;
Grand Bourgeau, « Grand Quartier », partie principale du village des Verrières (Les Verrières, district du Val-de-Travers, Neuchâtel).

Avec le suffixe diminutif -et :
Bourgealet, maisons isolées (Les Houches, vallée de Chamonix, Haute-Savoie).

Avec le suffixe collectif ou péjoratif -ail :
Le Bourgeail, maisons isolées (Montvalezan, Tarentaise, Savoie).

Avec le suffixe diminutif -et :
Le Bourgeaillet, quartier (Notre-Dame-de-Bellecombe, Val d´Arly, Savoie).

Cacographie de Bourgeaillet :
Bourjaillet, hameau (Saint-Cergues, la Côte en Chablais, Haute-Savoie).

Diminutif avec le suffixe -et :
Le Bourgealet, hameau (Les Houches, vallée de Chamonix, Haute-Savoie).

Issu des patronymes Bourgeal, Bourgeau avec le suffixe de propriété -ière :
Bourgealière, maisons isolées (Charavines, Pays voironnais, Isère).

Diminutif avec le suffixe -at, aussi avec les patronymes Borgeat, Bourgeat de même origine :
La Borgeat, hameau (Saint-Etienne-de-Cuines, Maurienne, Savoie) ;
Chez Borgeat, hameau (Savigny, Genevois, Haute-Savoie) ;
La Bourgeat, quartier (Bourg-Saint-Maurice, Tarentaise, Savoie) ;
Le Bourgeat, hameau, et Torrent du Bourgeat, affluent de l´Arve, et aussi Glacier du Bourgeat (Les Houches, vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
Bois Bourgeat, lieu-dit en forêt (Manigod, Bornes-Aravis, Haute-Savoie).

Issu du patronyme Bourgeat avec le suffixe de propriété -ière :
Les Bourgeattières, lieu-dit (Commelle, Bièvre, Isère).

Mot régional borgia, « bourgade, hameau » [Pégorier] :
Le Borgé, Borgia en 1491, hameau (Valloire, Maurienne, Savoie) ;
La Borgia, alpage et la Borgia derrière, ruines (Les Contamines-Montjoie et Saint-Gervais-les-Bains, Val Montjoie, Haute-Savoie).

Autres dérivés de Bourg, ou formes patoises :
Borjau, lieu-dit (Brent, Montreux, district de Vevey, Vaud) ;
Borsuat, Borzati en 1451, Burgeti en 1453, aussi Bourzoette en 1906, quartier (Sierre, Valais) ;
Le Borza, hameau (Evolène, district d´Hérens, Valais).

Voir aussi Bourgeois, Bourguillon, Chêne-Bourg, Mauborget, Montborget.


Borgne, Bornale, Bornalet, Bornand, Bornay,
Borne, Bornel, Bornels, Bornerie, Bornes,
Bornet, Bornets, Bornetta, Bornettaz, Bornette,
Bornettes, Borneys, Borni, Bornon, Bornos,
Bornu, Bornuit, Bournay, Bourne, Bourneau,
Bourneaux, Bournes, Bournet, Bourney
Le celtique *borna « trou, cavité naturelle », gaulois *borna « caverne, abreuvoir » a donné en latin bornellus, « source, trou d´eau ». Pour Nègre 1990, il existe une racine hydronymique préceltique *borna.
Dans les parlers locaux bornale, borne, bourne signifient « passage reserré entre des parois de rocher, étroiture, trou, creux d´arbre, cours d´eau qui coule dans un passage reserré, grotte ou cavité souterraine », et aussi « cheminée (voir le mot régional borne), tuyau ». Patois savoyard beurna, « creux dans un arbre ; excavation naturelle dans un rocher » :
Petite Bornale du Charbon, grotte (Salève, Haute-Savoie) ;
Le Borne, Borna en 1151, Bornaz en 1697, affluent de la rive gauche de l´Arve (Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Bornes, massif montagneux parcouru par le Borne (Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Bourne, Borna en 1107, cours d´eau affluent de l´Isère à Saint-Just-de-Claix, Canal de la Bourne, parallèle à la Bourne (Saint-Just-de-Claix, Royans, Isère), et Gorges de la Bourne, creusées par la Bourne (Choranche et Rencurel, Royans, Isère) ;
Bourne du Secret, grotte (Salève, Haute-Savoie).

Du mot régional bourne, « galerie creusée dans le sol », ou du patronyme Bourne, par transfert :
Les Bournes, lieu-dit (La Chapelle-d´Abondance, Val d´Abondance, Haute-Savoie) ;
Les Bournes, hameau (Montseveroux, Bièvre, Isère).

Patois valaisan borna, « très grande quantité d´eau », deveny un hydronyme par synecdoque :
La Borgne, cours d´eau affluent de la rive gauche du Rhône (Val d´Hérens, Valais), formé par la jonction de la Borgne d´Arolla et de la Borgne de Ferpècle (Evolène, district d´Hérens, Valais).

Diminutifs avec les suffixes -et, -ette ou la forme patoise -etta, ou par féminisation du patronyme Bornet :
Le Bornalet, lieu-dit (Veyrier, Genève) ;
La Bornetta, cours d´eau affluent de la Borgne d´Arolla (Val d´Arolla, Evolène, district d´Hérens, Valais) ;
Bornettaz, maisons isolées (Arbusigny, Genevois, Haute-Savoie) ;
Bornette, hameau près du Borne (Saint-Pierre-en-Faucigny, Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Bornette, cours d´eau affluent du lac d´Annecy, et Prés de Bornette, pâturage, Col de Bornette, 1304m, à la limite de la Savoie, et Ruisseau de Bornette, affluent du Lac d´Annecy, nom passé à Bornette, chalet (Bellecombe-en-Bauges, Bauges, Savoie, et Lathuile, Pays de Faverges, Haute-Savoie) ;
Six des Bornettes, « rocher des petits trous », lieu-dit voisin de l´alpage du Mont Percé (Val Ferret, Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Les Bornettes, lieu-dit en forêt (Champfromier, Michaille, Ain).

En patois romand on trouve les mots borné, borneau, bornei, bornel, bornet, borni, bourneau, bournel « source, fontaine creusée dans un tronc d´arbre, fontaine publique, bassin de fontaine, goulot ou tuyau de fontaine, anciennement tuyau destiné à conduire l´eau à une fontaine », mais Bornel, Bornet, Bourneau sont aussi des patronymes :
Le Bornel-Dessus, lieu-dit (Ollon, district d´Aigle, Vaud) ;
Les Bornels, maisons isolées (L´Etivaz, Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Sur le Borni, lieu-dit (Corges, Payerne, Vaud) ;
Rocher de Borni, falaise, et Sous Borni, lieu-dit (Marnaz, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Bornet, maison isolée en forêt (Saint-Jean-d´Aulps, vallée de la Dranse, Chablais, Haute-Savoie) ;
Le Bornet, hameau (Saint-Maurice-de-Rotherens, vallée du Guiers, Savoie) ;
Grotte des Bornets, (Courmangoux, Revermont, Ain) ;
Gouffre du Plan Bornet, gouffre (Corcelles, Haut-Bugey, Ain) ;
Le Bourneau, hameau (Sciez, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Fontaine de Bourneau, source (Saint-Jorioz, Annecy, Haute-Savoie) ;
Les Bourneaux, quartier (Saillon, district de Martigny, Valais) ;
Les Bourneaux, maison isolée (Jarrier, Maurienne, Savoie) ;
Bournet, maison isolée, citerne (Presles, Royans, Isère) ;
Le Bournet, quartier (Seyssins, Pays grenoblois, Isère).

Avec le suffixe diminutif -et :
Le Bornelet, lieu-dit (Aime, Tarentaise, Savoie).

Français régional bornale, patois bornala, bourna, « creux dans un arbre ; petite grotte, trou, fissure dans un rocher », patois bornalu, bornu, « creux », vieux français bornu, « rempli de trous et d´excavations », ancien français bornu, « creux, vide, présentant une cavité », français régional bourneau, patois borné, bornio, « pièce de bois de 10 à 12 cm de diamètre, perforée et servant à conduire l´eau à une fontaine, se dit aussi des tuyaux en terre cuite servant au même usage ; bassin de pierre ou de bois dans lequel tombe l´eau d´une fontaine, se dit aussi de la fontaine elle-même ; trou fait sous terre par les rats et les mulots » [Constantin] :
Champ Bornu, habitat dispersé (Orbe, Vaud) ;
Moulin Bornu, Bornul en 1149, Bornuz en 1158, maison isolée (Orny, district de Cossonay, Vaud) ;
Bornuit, hameau (Bex, district d´Aigle, Vaud).

Noms collectifs avec les suffixes -ay, -ey :
Bornay, alpage (Champéry, district de Monthey, Valais) ;
Sex Bornay, rochers (Val-d´Illiez, district de Monthey, Valais) ;
Forêt des Borneys (Conthey, Valais) ;
Les Bornos, forêt déclive (Mollens, district d´Aubonne, Vaud).

Nom collectif avec le suffixe -erie :
Bornerie, lieu-dit (Ballens, district d´Aubonne, Vaud).

Formes adjectives, parfois localité près d´un cours d´eau nommé Borne ; pour Nègre 1990 bornan est le cas régime féminin de *borna :
Bornand, hameau (Cevins, Combe de Savoie, Savoie) ;
Le Bornand, lapiaz, nom monté à la Pointe de Bornand, 2034m (Magland, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Grand-Bornand, commune et village sur le Borne, Bornes-Aravis (Thônes, arrondissement d´Annecy, Haute-Savoie) ;
Le Petit-Bornand-les-Glières, Bornand en 1152, Cura de Bornando vers 1344, puis Bornans, Bornant [Régeste Genevois], et Le Petit-Bornand jusqu´en 1947, village sur le Borne et commune des Bornes (Arrondissement de Bonneville, Haute-Savoie).

Avec le suffixe -on :
Le Beau Bornon ou Beau Bornoud, alpage (Vallée de la Manche, Morzine, Chablais, Haute-Savoie).

Patronymes Bournay, Bourney, probablement de même origine :
Bournay, hameau (Saint-Jean-de-Bournay, Pays viennois, Isère) ;
La Bournay, lieu-dit en forêt (Veurey-Voroize, Pays grenoblois, Isère) ;
Le Bournay, hameau (Chèzeneuve, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Ruisseau du Bourney, affluent du Suran, et Pont du Bourney sur ce cours d´eau (Pouillat, Revermont, Ain).

Voir aussi Beunaz, Bornale, Beurné, Beurnevésin, Caborne.


Borgne, Borgnettes
Ancien français borgne, « aveugle », qualificatif qui a ici le sens de « privé de soleil, sombre, obscur ». C´est aussi un patronyme.
Bois Borgne, forêt (La Côte-d´Aime, Tarentaise, Savoie) ;
Clos Borgne, lieu-dit en forêt (Leschaux, Annecy, Haute-Savoie) ;
Combe Borgne, vallon encaissé (Lanslebourg-Mont-Cenis, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Ruisseau du Borgne, Lacs du Borgne, Glacier du Borgne, Le Petit Borgne, sommet, 2466m, Col du Borgne, 3039m, Mont du Borgne, 3153m, Pointe du Borgne, 3078m, Aiguille du Borgne, 3135m (Saint-Martin-de-Belleville et Les Allues, Vanoise, Savoie).
Avec le suffixe diminutif -ette :
Les Vaches Borgnettes, pâturage (Saint-Martin-de-Belleville, Tarentaise, Savoie).


Borgognon, Bourgogne, Bourgougnon, Bourguignon, Bourguignons
Bourgogne, nom issu de l´ethnonyme Burgonde, peuple germanique qui franchît le Rhin au début du Vème siècle, et dont le nom viendrait de l'île de Bornholm, alors Burgundarholm, dont ils seraient originaires.
Patronyme Bourgogne, sobriquet d´une personne originaire de Bourgogne :
Bourgogne, hameau (Poisy, Annecy, Haute-Savoie) ;
Bourgogne, hameau (Montagnieu, Bugey, Ain).

Bourguignon, sujet du Duché de Bourgogne :
Cimetière aux Bourguignons, lieu-dit du Jura vaudois, (Arzier, district de Nyon, Vaud), où selon la légende des mercenaires de Charles Le Téméraire qui fuyaient après la défaite de 1476, auraient été rattrappés et tués ;
Creux des Bourguignons, lieu-dit de la commune de Corbeyrier (District d´Aigle, Vaud), où selon une autre légende d´autres mercenaires de Charles Le Téméraire, qui traversaient le pays en le pillant, auraient été massacrés, et où leurs corps auraient été jetés ;
Redoute des Bourguignons, lieu-dit de la commune de Vaumarcus (District de Boudry, Neuchâtel), où selon une troisième légende d´autres mercenaires de Charles Le Téméraire, en fuite, auraient construit un bastion (en combien de temps ?) pour se défendre, avant d´être bien entendu massacrés. Selon d´autres sources, il s´agirait d´une enceinte fortifiée celtique.

Patronyme Bourguignon, « originaire de Bourgogne » :
Bourguignon, maisons isolées (Theys, Belledonne, Isère) ;
Au Bourguignon, maison isolée en clairière (La Combe-de-Lancey, Belledonne, Isère) ;
Maison Bourguignon, maison isolée (Saint-Georges-d´Espéranche, Pays viennois, Isère) ;
Le Bourguignon, quartier (Saint-Bernard, Dombes, Ain) ;
Molard Bourguignon, lieu-dit en forêt (Courmangoux, Revermont, Ain) ;
Les Bourguignons, maison isolée (Valmeinier, Maurienne, Savoie) ;
Ches les Bourguignons, hameau (Fillinges, Genevois, Haute-Savoie).

Patronyme Borgognon, variante de Bourguignon :
Essert Borgognon, lieu-dit en forêt (Montricher, district de Cossonay, Vaud).

Patronyme Bourgougnon, variante de Bourguignon :
Bois Bourgougnon, lieu-dit en forêt (Colombe, Bièvre, Isère).


Boringe, Boringes, Borringes
nom d´origine burgonde qui dériverait d´un primitif *Buringum, « chez les Buringi », qui pourrait dériver de l´ethnonyme Buri, nom d´une tribu alamane [Perrenot].
Boringe, hameau et château (Reignier, Genevois, Haute-Savoie),
Boringes, hameau proche du précedent, de Buringio en 1153, Bouringho en 1227, de Buringio en 1250, Buringho [Régeste Genevois], et Pont de Boringe ou Pont-sur Arve, ancien fort et pont sur l´Arve (Nangy, Genevois, Haute-Savoie) ;
Borringes, ecclesia de Buringhis en 1153, domus de buringio en 1296 (Saint-Cergues, la Côte en Chablais, Haute-Savoie).

Borlière, Bourlier, Bourlière
Patronymes Borlier, Bourlier, contraction de bourrelier, nom de métier, « sellier, harnacheur ».
Bourlier, maison isolée (Neuville-les-Dames, Dombes, Ain).
Par féminisation des patronymes Borlier, Bourlier :
La Borlière, lieu-dit (Albiez-le-Jeune, Maurienne, Savoie) ;
La Bourlière, maisons isolées (Chevroux, Bresse, Ain) ;
La Bourlière, maisons isolées (Pinsot, Belledone, Isère).


Borlo, Borloz, Bourlâ, Bourlaire, Bourlas,
Bourlat, Bourlayes, Bourlaz, Bourlo, Brulard,
Brulas, Brulat, Brulats, Brûlé, Brûlée,
Brûlées, Brûle Fer, Brûlés, Brûlin, Brûlins,
Burle
Terrain défriché par le feu ou forêt victime d´un incendie. Français brûler, de l´ancien français uler, usler, « brûler, rôtir », latin *brustulare, « consumer, consommer par le feu », avec influence de l´ancien français broir, brouir, bruir, « brûler, être brûlé », du germanique *brujan, « échauder, flamber, griller ». Selon Pégorier, burlaie signifie « terre défrichée ».
Participe passé français brûlé, brûlée et mots dérivés :
Brûle Fer, forêt (Brenles, district de Moudon, Vaud) ;
Brûle Fer, vignes (Sion, Valais) ;
Le Brûlé, lieu-dit en forêt (Nods, district de la Neuveville, Jura bernois) ;
Bois Brûlé, forêt (Delémont, Jura) ;
Bois Brûlé, lieu-dit en forêt (Faverges, Haute-Savoie) ;
Le Cheval Brûlé, alpage (Semsales, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Crêt Brûlé, maisons isolées (Les Bois, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Creux du Brûlé, pâturage (Derborence, Conthey, Valais) ;
Mont Brûlé, sommet, 2572m (Liddes, district d´Entremont, Valais), mais le Mont Brulé a une autre origine ;
Le Moulin Brûlé, au bord de la Trame, incendié à plusieurs reprises (Tramelan, district de Courtelary, Jura bernois) ;
La Brûlée, maison isolée (Les Cullayes, district d´Oron, Vaud) ;
Ferme Brûlée, alpage, ancien Chalet des Pléiades détruit par un incendie en 1903 (Les Pléiades, Blonay, district de Vevey, Vaud) ;
La Maison Brûlée, maisons isolées (Margencel, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Tête Brûlée, petit sommet (Lavey-Morcles, district d´Aigle, Vaud) ;
Les Brûlées, lieu-dit (Les Charbonnières, Vallée de Joux, Vaud) ;
Bois Brûlés, lieu-dit en forêt (Gy, Genève) ;
Les Bois Brûlés, hameau (Veigy-Foncenex, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Le Brûlin, forêt déclive (Challes-les-Eaux, Chambéry, Savoie) ;
Les Brûlins, forêt déclive (Le Pontet, La Rochette, Savoie).

Patois borlâ, bourlâ, « brûler », bourlo, « brûlé » :
Sex Borlo, « rocher brûlé », lieu-dit (Morgins, Troistorrents, district de Monthey, Valais) ;
Le Bourlâ, clairière (Nendaz, district de Conthey, Valais) ;
Vouargne Bourlo, « sapin brûlé », maisons isolées en clairière (Monthey, Valais) ;
La Burle, alpage (La Giettaz, Val d´Arly, Savoie).

Avec le suffixe -ard :
Brulard(Vallée d´Aoste).

Collectif avec le suffixe -aire :
Creta Bourlaire, lieu-dit (Hérémence, district d´Hérens, Valais).

Collectifs avec les suffixes -at, -aye :
Bois du Bourlat, forêt déclive (Ormont-Dessous, district d´Aigle, Vaud) ;
Les Bourlayes, lieu-dit en forêt (Saint-Cierges, district de Moudon, Vaud) ;
Brulat d´en Bas, ruines Brulat d´en Haut, maisons isolées (Lélex, Pays de Gex, Ain) ;
Les Brulats, forêt (Les Contamines-Montjoie, Val Montjoie, Haute-Savoie) ;
Les Brulats Frésy, ruines (Lélex, Pays de Gex, Ain).

Collectifs avec les suffixes patois -a, -az, -oz :
Le Borloz, lieu-dit en forêt (Val d´Arpette, Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Les Bourlas, forêt déclive (Grône, district de Sierre, Valais) ;
Chemin de Bourlaz, d´un ancien lieu-dit (Corcelles-près-Payerne, district de Payerne, Vaud) ;
Les Brulas, lieu-dit (Poisy, Annecy, Haute-Savoie).


Borly
Borly, anciennement Bourly, hameau de la commune de Cranves-Sales (Annemasse, Haute-Savoie), Broliacus en 1012-1019, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine, dérivé avec le suffixe -acus du gentilice *Brolius ;
Les Tattes de Borly, quartier (Vétraz-Monthoux, Annemasse, Haute-Savoie).

Bornand
Patronyme dérivé de Borne, « borne, limite », ou Borne, « trou, cavité naturelle ».
Prise Bornand, alpage (Sainte-Croix, district de Grandson, Vaud).

Borneronde
Col de Borneronde, 1680m, lieu-dit de la commune du Grand-Bornand (Bornes-Aravis, Haute-Savoie), composé de Borne, « trou, cavité naturelle », et ronde.

Bornuet
Hameau de la commune de Vernamiège (District d´Hérens, Valais), Bornuesc en 1203, Burnuhec en 1224, Bornuech en 1239, aussi Bornué en 1906, dérivé d´un anthroponyme germanique *Borno, avec le suffixe -isca [Jaccard].

Borsalets, Bortsalets
« Petits sapins », diminutif avec le suffixe -et de borsel, « jeune sapin à branches étalées » [Bossard].
Les Borsalets, hameau (Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud).
Peut-être de même origine :
Mont Bortsalets, 2513m (Saint-Rhémy-en-Bosses, vallée d´Aoste).


Borsatte
La Borsatte, maison isolée de la commune d´Arzier (District de Nyon, Vaud), par féminisation d´un patronyme Borsat, du patois romand borsâ, « fabricant de bourses » ou « trésorier », voir le mot régional boursier, bas latin bursa, « peau, cuir ».

Boselle
Ancien lieu-dit de la commune de Saint-Martin-sur-la-Chambre, canton de La Chambre (Maurienne, Savoie), en les Bosellières en 1451, Ad Boselleriam en 1493, Boselle en 1541, du bas latin bosellus, diminutif de boscus, « bois », au pluriel bosellis [Gros].

Bosmin
Lieu-dit de la commune de Bâgé-la-Ville (Bâgé-le-Châtel, Bresse, Ain), Decima de Bosco Main en 1272, Bosmein en 1636, Bosmain en 1911, du bas latin boscus, « bois », et de l´ancien français main, « maison ».

Bosnîre
Le Bosnîre, forêt déclive de la commune de Montmelon, district de Porrentruy (Jura), signifie probablement « le bois noir », voir Bos, « bois », et Neire, « noir ».

Bosse, Bosses
Tout ce qui présente un relief plus ou moins arrondi, latin *bottia, d´origine obscure.
La Bosse, sommet dominant le Glacier de Tré la Tête, 2722m (Les Contamines-Montjoie, Val Montjoie, Haute-Savoie) ;
La Bosse, hameau (Le Bémont, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Chalet de la Bosse, alpage, Pas de la Bosse, col, 1816m, et Pointe de la Bosse, 1946m (Cornettes de Bise, Chablais, Haute-Savoie) ;
Les Bosses ou Arête des Bosses, anciennement Les Bosses du Dromadaire, avec la Grande Bosse, 4547m, et la Petite Bosse, 4513m (Mont Blanc, Haute-Savoie) ;
Bosses, région, Torrent des Bosses, affluent du Torrent Artanavaz, nom monté au Glacier des Bosses, Alpes Pennines (Saint-Rhémy-en-Bosses, vallée d´Aoste).

Bossena, Bossenat, Bossenaz
Par féminisation d´un patronyme Bossen, ou plus probablement Bosson.
La Bossena, maison isolée (Pampigny, district de Cossonay, Vaud) ;
La Bossenat, maison isolée (Féchy, district d´Aubonne, Vaud) et forêt (Bougy-Villars, district d´Aubonne, Vaud) ;
La Bossenaz, forêt (Ferreyres, district de Cossonay, Vaud).

Bossens
Hameau de la commune fribourgeoise de Romont, district de la Glâne, Boscens en 1147, Bossens en 1244, nom d´origine burgonde qui dériverait d´un primitif *Bôsikingos, « chez les Bôsikingi », dérivé du nom propre Bôsica, Bôsico, de l´ancien haut allemand bôsi, « méchant » [Perrenot].
Bois de Bossens, forêt près de Bossens (Romont, district de la Glâne, Fribourg).

Bosset
Patronyme Bosset, du patois romand bosset, « tonneau, petite bosse », diminutif de bosse avec le suffixe -et.
Combe à Bosset, lieu-dit (Corgémont, district de Courtelary, Jura bernois) ;
Pra Bosset, maison isolée (Cheyres, district de la Broye, Fribourg).
Voir aussi Bosset.


Bossevendes
Luis Bossevendes, lieu-dit de la commune de Bourg-Saint-Pierre, district d´Entremont (Valais), du nom d´une famille Bossevande de Bourg-Saint-Pierre [Guex].

Bossonnens
Commune et village fribourgeois du district de la Veveyse, Bucenens vers 1000, Bossonens en 1221, Bottonens en 1341, Bossonin en 1606, aussi Bosonens [Régeste Genevois], nom d´origine burgonde, dériverait d´un primitif *Bossoningos, « chez les Bossoningi », dérivé du nom propre Bosso [Perrenot]. Selon d´autres auteurs, ce serait un ancien Buchingen, dérivé d´un nom propre Buchi, de l´ancien haut allemand buchha, germanique *bôkô, racine indo-européenne *bhagos, « hêtre ».
Pierre de Bossonnens, bloc erratique dans la même commune.

Botaillon
Hameau de la commune d´Allinges (Bas-Chablais, Haute-Savoie), probablement d´un patronyme Botaillon, ou sobriquet désignant un petit homme.

Botasse, Botasses, Boutasse, Boutassier
Mot régional botasse, « petite mare d´eau croupissante » [Pégorier].
La Botasse, hameau (Sainte-Euphémie, Dombes, Ain) ;
Les Botasses, forêt (Meyrieux-Trouet, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
La Boutasse, hameau (Sainte-Euphémie, Dombes, Ain) ;
Le Boutassier, hameau (Saint-Didier-de-Formans, Dombes, Ain).

Botelière, Botellier, Botoneyre, Botte, Bottelières,
Bottenites, Botterel, Botterex, Bottes, Bottière,
Bottières, Bottire, Bottolier, Bottolière, Bottonet,
Botyre
1. Selon Gros, certains de ces noms sont des dérivés des patois romand et savoyard bouét, boet, buet et désignent des lieux boisés, voir Boet.
2. Endroit fréquenté par des crapauds, lieu humide, crapaudière. Patois bottaire, du patois et ancien français bô, bot, « crapaud », diminutifs ancien français botel, boterel, botrel, botterel.
Botterel, lieu-dit (Sugnens, district d´Echallens, Vaud) ;
Le Botterel, cours d´eau affluent de la Mentue (District d´Echallens, Vaud) ;
Botterex, maison isolée (Echallens, Vaud).

Avec les suffixes collectifs -ière, -ire, -yre, mot régional bottière, « lieu marécageux » [Pégorier] :
La Bottière, la Buttière en 1304, hameau (Saicourt, district de Moutier, Jura bernois) ;
La Bottière, hameau (Serraval, Bornes, Haute-Savoie) ;
Les Bottières, station (Saint-Pancrace, vallée des Villards, Maurienne, Savoie) ;
Bottire, quartier de la ville de Sierre (Valais) ;
Botyre, Boteres en 1200, Botteres en 1311, aussi Botiri en 1906, hameau, et Etang de Botyre (Ayent, district d´Hérens, Valais).

3. Botte (de foin, de paille, d´osier, fagot de bois), « assemblage de végétaux, de même espèce ou de même nature, liés ensemble », ancien français botel, boteau, botteau, boiteau, bouteau, « botte, petite botte, bottillon », verbes d´action français botteler, « mettre en botte (le foin, la paille, l´osier...), en fagot », patois botter, « mettre en botte, en fagot », ancien français boter, « mettre en botte, en fagot », lieu où l´on fait des bottes, des fagots, bois taillis, patois bottay, « endroit où l´on fait des fagots, bois taillis », ancien français boteleure, « façon de mettre en botte ». Du moyen néerlandais bote, « touffe, botte de lin ».
La Botte, hameau (Ambérieux-en-Dombes, Dombes, Ain) ;
La Botte, Li Botta en 1285, Li Bota en 1386, forêt (Faramans, Bresse, Ain) ;
La Botte, alpage (Serraval, Bornes, Haute-Savoie) ;
Bottes, maisons isolées (Boudevilliers, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel) ;
Les Bottes, ruines d´alpage (Praz-sur-Arly, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Bottes d´en Bas, Les Bottes d´en Haut, et Les Bottes du Cordonnier, maisons isolées en clairière, et Ruisseau des Bottes, affluent du ruisseau de Marnax (Marnaz, Faucigny, Haute-Savoie).

Par métaphore :
Pointe de la Botte, 1807m (Le Reposoir, Bornes-Aravis, Haute-Savoie) ;
La Botte, sommet, 2248m, et Col de la Botte, 2140m (Vaujany, Oisans, Isère).

Patronymes Botellier, Bottolier issus du nom de métier ancien français bostelier, « celui qui met du foin en botte, botteleur » :
Botellier, hameau (Saint-Étienne-sur-Chalaronne, Dombes, Ain) ;
Les Bottoliers, hameau (Sallanches, Haut-Faucigny, Haute-Savoie).

Par féminisation des patronymes Botellier, Bottellier, Bottolier :
La Botelière, hameau (Le Bois, Moûtiers, Tarentaise, Savoie) ;
Les Bottelières, lieu-dit (La Rivière-Enverse, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bottolière, forêt (Saint-Martin-de-la-Porte, Maurienne, Savoie).

Les noms suivants répondent à l´une ou l´autre de ces définitions :
Botoneyre, maisons isolées (Maracon, district d´Orbe, Vaud) ;
Les Bottenites, forêt (Bex, district d´Aigle, Chablais vaudois) ;
Bottonet, lieu-dit (Puidoux, district de Lavaux, Vaud).


Botoillet
Lieu-dit de la commune de Fresens (District de Boudry, Neuchâtel), d´un patronyme Botoillet, probablement un sobriquet, du patois romand botoille, « bouteille », ancien français boutele, bas latin butticula, diminutif du latin buttis, « tonneau ».

Bottenier
Du patois jurassien bottenie, bouthenier, patois neuchâtelois botenier, botni, du vieux français boutonnier, « églantier », ancien français bouton[n]ier, « buisson ».
Bottenier, lieu-dit (Chevenez, district de Porrentruy, Jura) ;
Sur le Bottenier, lieu-dit (Courgenay, district de Porrentruy, Jura).

Bottens
nom d´origine burgonde qui dériverait d´un primitif *Bôtingos, « chez les Bôtingi », dérivé du nom propre Bôto, du germanique *bautan, « frapper » [Perrenot].
Bottens, Botens en 1142, Boctens en 1228, Bouteins en 1380, Boutain en 1381, Boutans en 1397, Boutan en 1314, commune et village (District d´Echallens, Vaud) ;
Esserts de Bottens, lieu-dit (Bottens, district d´Echallens, Vaud) ;
Pra Bottens, lieu-dit (Essertines-sur-Yverdon, district d´Echallens, Vaud).

Botterens
Commune et village fribourgeois du district de la Gruyère, attesté en 1227 bothereyn et bosthereyn en 1403, Bocterens en 1490, Boterens en 1668, ancien nom allemand Botteringen d´origine burgonde, dériverait d´un primitif *Bolteringos, « chez les Bolteringi », dérivé du nom propre Bolterius, « le hardi guerrier », du burgonde *balþs, « audacieux », germanique *balda, « audacieux, fort », et *harja, « guerrier » [Perrenot], ou d´un anthroponyme Botthari ou Boctharius [Stadelmann].

Botteron
Prés Botteron, lieu-dit en forêt de la commune de Nods (District de la Neuveville, Jura bernois), avec un patronyme Botteron.

Bottet, Bottets, Bottex, Bottey, Botteys,
Botty
Patronymes Bottet, Bottey, Botty, dérivés du nom de métier « bottier ».
Le Bottet, hameau (Avressieux, vallée du Guiers, Savoie) ;
Les Bottets, château (Argentine, Basse-Maurienne, Savoie) ;
L´Etang Bottex, lieu-dit en forêt (La Tranclière, Bresse, Ain) ;
Ferme des Bottey, ferme isolée (Haut-Vully, district du Lac, Fribourg) ;
Le Bottey, quartier (Meylan, Grenoble, Isère) ;
Les Botteys, lieu-dit (Cerniat, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Champ Botty, Champ Motty sur la Carte Nationale, lieu-dit (Romont, district de la Glâne, Fribourg).

Boucheny, Buchenier
D´un patois bouchin, buchin, « pomme sauvage ».
Patois bouchinier, buchenier, « pommier sauvage » :

Avec le suffixe collectif -y :
Boucheny, lieu-dit (Rue, district de la Glâne, Fribourg).

Avec le suffixe désignant un arbre fruitier -ier :
Champs du Buchenier, lieu-dit (Sonceboz-Sombeval, district de Courtelary, Jura bernois).


Boucher, Boucherance, Boucherand, Boucherattes, Bouchère,
Bouchères, Boucheret, Boucherie, Boucheries, Boucherin,
Boucheroz
Noms dérivés du patronyme Boucher, nom de métier, « personne qui découpe et vend la viande », à l´origine « celui qui abat les boucs (chevreaux) ». Certains de ces noms peuvent dériver de l´ancien français bocheyer, boscheer, bocheier, bouchoyer, « couper du bois ».
Bois Boucher, petite forêt (Saint-Cyr-Sur-Menthon, Bresse, Ain) ;
Champ Boucher, lieu-dit (Corcelles, district de Moutier, Jura bernois) ;
La Croix du Boucher, forêt (Marlieux, Dombes, Ain) ;
Mas Boucher, maisons isolées (Villieu-Loyes-Mollon, Dombes, Ain).
Par féminisation du patronyme Boucher, ou lieu boisé, d´un ancien boscaria, boscheria, voir Bochaire :
La Bouchère, lieu-dit (Souclin, Bugey, Ain) ;
Les Bouchères, ruines en forêt (Faverges, Haute-Savoie) ;
Les Bouchères, lieu-dit (Replonges, Bresse, Ain).

Patronyme Boucheret, avec le suffixe diminutif -et :
Bois Boucheret, forêt (Ballaison, Bas-Chablais, Haute-Savoie).

Patronyme Boucherin ou petite forêt, avec le suffixe diminutif -in :
Le Boucherin, petite forêt (Entremont-le-Vieux, Chartreuse, Savoie) ;
Roche Boucherin, sommet, 2417m (Saint-Colomban-des-Villards, vallée des Villards, Maurienne, Savoie).

Du français boucherie, « lieu d´abattage du bétail », ou de l´ancien français bocheier, bouchoyer, « couper du bois », ou du patronyme Boucher avec le suffixe de propriété -erie, ou encore de l´ancien français boucherie, « prison » :
La Boucherie, hameau de la vallée de la Manche (Morzine, Chablais, Haute-Savoie) ;
La Boucherie, maison isolée (Le Reposoir, Bornes-Aravis, Haute-Savoie) ;
La Boucherie, lieu-dit en forêt (Aranc, Bugey, Ain) ;
La Boucherie, lieu-dit (Hostias, Bugey, Ain) ;
La Boucherie, maisons isolées (Samoëns, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Boucheries, lieu-dit (Polliat, Bresse, Ain).

Avec le suffixe -ance :
Boucherance, lieu-dit et forêts (Chamousset, Val Gelon, Savoie).

Autres patronymes dérivés du patronyme Boucher, ou lieux boisés :
Le Boucherand, lieu-dit en forêt (La Combe-de-Lancey, Belledonne, Isère) ;
Les Boucherattes, lieu-dit (Illiat, Dombes, Ain) ;
Les Boucheroz, lieu-dit (Faverges, Haute-Savoie).


Bouchette
La Bouchette, hameau de la commune de Divonne (Pays de Gex, Ain), par féminisation du nom d´un propriétaire Bouchet, attesté dans la région.

Boucle, Bouclon, Buclard, Buclards, Buclas,
Buclay, Buclée, Buclees, Bucleis, Bucles,
Buclet, Buclets, Bucley, Bucleys, Buclon,
Bucly
Endroit défriché par le feu. Vieux français buquin, « fumé », franco-provençal bucli, « flambé », buclon, « odeur de roussi », latin ustulare, « consumer, havir », mots régionaux bucler, « brûler », bucle, « brûlé par le soleil ».
La Boucle, lieu-dit en forêt, et Rocher de la Boucle, colline boisée, 1717m (Bellevaux, Chablais, Haute-Savoie) ;
La Grande Boucle, lieu-dit (Droisy, Genevois, Haute-Savoie) ;
Le Boucle, ruines (Beaufort-sur-Doron, Beaufortain, Savoie) ;
Les Boucles, lieu-dit en forêt (Seyssel, Genevois, Haute-Savoie) ;
Buclas, hameau (Roche, Pays viennois, Isère) ;
Combe Buclas, vallon (Longechenal, Bièvre, Isère) ;
Le Buclas, hameau (Saint-Germain-sur-Renon, Dombes, Ain) ;
Les Buclas, lieu-dit (Belmont-Luthézieu, Valromey, Ain) ;
La Buclée, quartier (Echirolles, Grenoble, Isère) ;
Les Buclees, lieu-dit (Chavannes-sur-Suran, Revermont, Ain) ;
Bois Bucles, forêt (Marboz, Bresse, Ain).
Avec le suffixe diminutif -on :
Le Bouclon, forêt et hameau (La Chaux-de-Fonds, Neuchâtel) ;
Le Buclon, sommet, 2072m (Bargy, Massif des Bornes, Haute-Savoie).

Avec le suffixe collectif -ard :
Buclard, lieu-dit en forêt (Flumet, Val d´Arly, Savoie) ;
Mont Buclard, colline boisée, 1133m (Sainte-Croix, district de Grandson, Vaud) ;
Buclards, forêt et clairières (Premier, district d´Orbe, Vaud).

Avec les suffixes collectifs -ay, -eis, -et, -ey, -y :
Le Buclay, forêt déclive (Les Contamines-Montjoie, Val Montjoie, Haute-Savoie) ;
Bucleis, hameau (Duillier, district de Nyon, Vaud) ;
Buclet, forêt (Vénérieu, Les Balmes Dauphinoises, Isère) ;
Le Buclet, hameau (Chamagnieu, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Les Buclets, forêt (Pressiat, Revermont, Ain) ;
Bois Buclets, hameau (Saint-Nizier-le-Bouchoux, Bresse, Ain) ;
Le Bucley, maisons isolées (Denens, district de Morges, Vaud) ;
Aux Bucleys, forêt (Oulens-sous-Echallens, district d´Echallens, Vaud) ;
Bucly, forêt marécageuse (Froideville, district d´Echallens, Vaud).


Boucrêt
Le Boucrêt ou Le Boucret, lieu-dit de la commune de Vuisternens-en-Ogoz (District de la Sarine, Fribourg), composé de Bou, « bois », et Crêt.

Boudets
Les Boudets, maison d´alpage ruinée de L´Etivaz, commune de Château-d´Oex (Pays-d´Enhaut, Vaud), d´un patronyme Boudet.

Boudevilliers
Commune et village neuchâtelois du district du Val-de-Ruz, Boldiwiler en 1144, Boudeviler en 1195, Boldaviler en 1202, Budevilliers en 1413, Budewilliez en 1453. Selon Perrenot le nom primitif serait *Boldier ou *Baldier villa, d´un nom dérivé de Balthaharius, comme Balterius attesté en 852, « le guerrier audacieux », du germanique *balda, « audacieux, fort », et *harja, « guerrier ».

Boudin
Hameau de la commune de Beaufort-sur-Doron (Beaufortain, Savoie), du patronyme Boudin, probablement du germanique *budan, « messager ».

Boudron
Selon Bossard, « troncs, rondins non équarris qu´on place dans les endroits humides pour permettre le passage ; par extension, passage, emplacement d´un chemin », voir le mot régional boudron.
En Boudron ou En Budron, quartier d´habitation (Le Mont-sur-Lausanne, district de Lausanne, Vaud).

Boudry
Commune, village et district neuchâtelois, Baudri et Buldri en 1278, Boudri en 1306, Budri en 1336, Bouldry en 1346, Bodry en 1369, issu d´un nom burgonde Buderich, « audacieux et puissant », du burgonde *balþs, « audacieux », germanique *balda, « audacieux, fort » et burgonde *riks, « riche, puissant », germanique *rîka, rîkia, « puissant, celui qui règne ».
Montagne de Boudry, alpages (Bevaix et Gorgier, district de Boudry, Neuchâtel) ;
La Combe Boudry, alpage (La Sagne, district de la Chaux-de-Fonds, Neuchâtel).

Bouesses
Les Bouesses, hameau de la commune de Saint-Jean (Val d´Anniviers, Valais), que Guex écrit Bouaces et postule qu´il s´agit d´un dérivé de Bou, « étable », avec un suffixe péjoratif -ace.

Bougé
Village, chef-lieu de la commune du Pays viennois de Bougé-Chambalud (Roussillon, arrondissement de Vienne, Isère), et commune jusqu´en 1801, prior de Buegies au XIIème siècle, Bogeis et prioratus Bogiaci au XIIIème siècle, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Bodiacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Bodius.

Bougeailles, Bougeries, Bouzenan, Bouzenet, Bouzerou,
Bouzevat
Terre en friche, inculte, partiellement boisée. Patois bouge, ancien français bouge, bouige, boyge, « terrain inculte et couvert de petites brandes », pré-roman ou celte *bodica, *bodiga, « terre défrichée récemment, pré peu étendu, laissé en friche selon les besoins, jachère », racine indo-européenne *bhedh-, « percer, creuser ».
Avec le suffixe collectif -erie :
Les Bougeries, lieu-dit (Choulex et Vandoeuvres, Genève).

Avec le suffixe péjoratif -aille :
Bougeailles, hameau (Habère-Lullin, Vallée Verte, Haute-Savoie).

Par mutation patoise du son [j] en [z] :
Bouzenan, lieu-dit (Thierrens, district de Moudon, Vaud) ;
Bouzenet, lieu-dit (Cheseaux-sur-Lausanne, district de Lausanne, Vaud) ;
Bouzerou, pâturage (Grône, district de Sierre, Valais) ;
Le Bouzevat, lieu-dit (Gollion, district de Cossonay, Vaud).


Bougel, Bougie, Bougin, Bougy, Bougy-Saint-Martin,
Bougy-Villars
Probablement dérivés du gaulois *balgiacus, *balcos, « lieu bourbeux ».
Bougel, Baugels en 1177, Balgels en 1188, clos de vignes nommé aujourd´hui Clos de l´Abbaye [Martignier] (Mont-sur-Rolle, district de Rolle, Vaud) ;
Bougie, Balgirs au XIIème siècle
Bougin, lieu-dit dans les vignes (Chamoson, district de Conthey, Valais) ;
Champ-Bougin, lieu-dit (Neuchâtel) ;
Bois Bougy, nemore Bogie en 1239, Bogis en 1906, hameau et bois, et Bougy Val, lieu-dit sur le Boiron (Nyon, Vaud) ;
Bougy-Saint-Martin, beati martini de bougie en 1235, château (Aubonne, Vaud) ;
Bougy-Villars, in villa quae vocatur Balgedelco en 996, in villa Balgeello en 979-1046, Balgehello en 1052, villa que dicitur Balgei en 1140-1160, Baugel en 1177, Bougez et Bougye en 1237, Bougye-Millon en 1285, Baugier en 1349, Bougy-Milon jusqu´à à la fin du XIXème siècle, commune et village (District d´Aubonne, Vaud).

Bouille, Bouillerin, Bouilles, Bouillet, Bouillets,
Bouillette, Bouillu, Buillets
Soit un lieu marécageux, une mare, du vieux français bouille, « endroit boueux, marécageux, », ancien français bouille, « bourbier », ou, moins probables, du patois bouil, « auge, abreuvoir », ou un endroit buissonneux, ou également un lieu où pousse le bouleau.
Bouille, vigne (La Neuveville, Jura bernois) ;
Les Bouilles, alpage (Les Bayards, district du Val-de-Travers, Neuchâtel).
Diminutifs avec les suffixes -et, -ette :
Le Bouillet, hameau (Panex, Ollon, district d´Aigle, Vaud) ;
Plan Bouillet, lieu-dit en forêt (Evionnaz, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Les Bouillets, lieu-dit (Vollèges, district d´Entremont, Valais) ;
Le Bouillet, hameau (Zinal, Val d´Anniviers, Valais) ;
La Bouillette, hameau (Collonges-sous-Salève, Genevois, Haute-Savoie) ;
Ruisseau des Buillets, sous-affluent de la Tâna (Grandvillard, district de la Gruyère, Fribourg).

Forme adjective :
Bouillerin, lieu-dit (Corcelles-Cormondrèche, district de Boudry, Neuchâtel).

Forme patoise :
Le Bouillu des Lanchettes et Le Bouillu des Tufs, alpages (Vallée des Glaciers, Les Chapieux, Savoie).


Boujean
Ancienne commune bernoise du district de Bienne, réunie à Bienne en 1917, Boujans en 1254. Nom allemand Bözingen et Bezscingen en 1008, Bezingen en 1181, Busingen en 1234, Bogsingen et Bochesingen en 1280, nom d´origine burgonde qui pourrait dériver d´un hypocoristique Bezzo [Perrenot].

Boulatière, Boulatières, Boulats
D´un patronyme Boulat.
Les Boulats, maison isolée, et Bois des Boulats, lieu-dit en forêt (Bonfol, district de Porrentruy, Jura).
Avec le suffixe de propriété -ière :
La Boulatière, hameau (Chalamont, Dombes, Ain) ;
Les Boulatières, Bolliaterras en 1416, Les Bolliatieres en 1439, Les Boulletières sur la Carte de Cassini, hameau (Curciat-Dongalon, Bresse, Ain).


Boule de Gomme
La Boule de Gomme, petit sommet de la commune de Leysin, district d´Aigle (Vaud), sans doute nommé ainsi en raison de sa forme.

Boulépenat
Le nom de cette petite colline au Nord de Yens, district de Morges, Vaud, pourrait signifier « Bois d´épineux », de Bou, « bois », et l´Epena, « lieu où poussent des épineux ».

Bouligneux
Commune et village des Dombes (Villars-les-Dombes, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain), Belliniacum corr. Bolliniacum en 885, Boliniacum en 943, Buligneu et Bulineuz vers 1250, Bulligneu et Bulignieu en 1299-1369, Boligniacus et Bulligniacus vers 1325, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine Bolliniacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice *Bol[l]inius.

Bouloz
Mot régional savoyard bouloz, « pré marécageux à la naissance d´un ruisseau » [Pégorier]
Les Bouloz, quartier (Viuz-en-Sallaz, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Ruisseau du Bouloz (Argonay, Annecy, Haute-Savoie).

Bouloz
Hameau de la commune du Flon (District de la Veveyse, Fribourg), [curtis] Bodolosci en 516, Bedolosci en 1018, Bolohc en 1154, Boloz en 1155, Bolooh en 1179, Bolos vers 1160, Bolocsh, Bolosc et Bolocs au XIIème siècle, Bolo en 1640, pourrait être formé d´une racine antroponymique *Bodol- avec un suffixe -oscus [Jaccard].

Bouquelles
Forêt des Bouquelles, lieu-dit de la commune de Chandolin (District de Sierre, Valais), peut-être un féminin de bouc, mais c´est aussi un patronyme.

Bouquetin, Bouquetins
Toponymes récents, de bouquetin (Capra ibex), vieux français bukestein, emprunté à l´allemand Steinbock, « bouc des rochers ».
Bouquetins, chaînon, (Zinal, Val d´Anniviers, et Val de Moiry, Grimentz, district de Sierre, Valais)3627m, et Glacier des Bouquetins (Zinal, Val d´Anniviers, Valais) ;
Les Bouquetins, maison isolée, restaurant (Bretaye, Ollon, district d´Aigle, Vaud) ;
Les Bouquetins, chaînon de montagnes, 3838m, avec le Petit Bouquetin, sommet, 3670m, Col des Bouquetins, 3357m, et Glacier des Bouquetins (Arolla, district d´Hérens, Valais, et Bionaz, vallée d´Aoste).

Bouqueva
Maisons isolées de la commune du Mouret (District de la Sarine, Fribourg), par féminisation d´un patronyme indéterminé.

Bourchigny
Hameau de la commune d´Arith (Bauges, Savoie), d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine indéterminé en l´absence de formes anciennes.

Bourelles
Les Bourelles, lieu-dit de la commune de Pailly (District d´Echallens, Vaud), par féminisation d´un patronyme Boureau ou Bourel, qui fut un prénom au Moyen-Age.

Bourètier
Le Bourètier, maison isolée de la commune de Hauteville (District de la Gruyère, Fribourg), sans doute un nom de métier associé à l´ancien français bourrel, « collier, harnais », ou bourret, « jeune taureau ».

Bourgat, Bourgo, Bourgues, Burgoz
Bourbier, endroit boueux, du patois bourgo, « boue, bourbier », plutôt que des dérivés de burgus, voir bourg.
Le Bourgat, ferme isolée en clairière (Grône, district de Sierre, Valais) ;
Le Bourgo, hameau (Gruyères, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Le Bourgo, alpage, nom monté à la Dent du Bourgo, sommet, 1909m (Estavannens, Bas-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Les Bourgues, lieu-dit (Chens-sur-Léman, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Le Burgoz, hameau (Corsier-sur-Vevey, district de Vevey, Vaud).

Bourgatère
La Bourgatère, lieu-dit de la commune d´Attalens, district de la Veveyse (Fribourg), du patois surtout vaudois burgata, « fouiller, mettre sens dessus dessous », avec le suffixe collectif -ère [Aebischer].

Bourgeneuf, Bourgneuf, Bourg Neuf, Bournue
Nouveau bourg, souvent un nouveau quartier. Voir Bourg et Neuf.
Bourgneuf, Ecclesia de burgi novi en 1129, pourrait s´être appelé Conflans au XIème siècle, commune et village du Val Gelon (Chamoux-sur-Gelon, arrondissement de Chambéry, Savoie) ;
Bourgneuf, Porte de burgo novo en 1387, Burgum novum en 1417, De Bornua en 1465, Bournua en 1528, quartier de Bourg-en-Bresse (Ain) ;
Le Bourg Neuf, quartier (Douvaine, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Bournue, Burgum novum Gaii vers 1400, « bourg neuf de Gex », ancien quartier (Gex, Pays de Gex, Ain).
Probablement de même sens :
Ruisseau de Bourgeneuf, affluent de l´Ebron (Tréminis, Trièves, Isère).


Bourgeois, Bourgeoise
Qui appartient à la bourgeoisie de la commune, ou plus probablement à un propriétaire nommé Bourgeois.
Le Bourgeois, hameau (Cevins, Combe de Savoie, Savoie) ;
Bois Bourgeois, forêt (Champvent, district d´Yverdon, Vaud) ;
Bois Bourgeois, lieu-dit en forêt (Saint-Etienne-de-Cuines, Maurienne, Savoie) ;
Champ Bourgeois, lieu-dit (Matran, district de la Sarine, Fribourg) ;
Côte à Bourgeois, forêt déclive (Corpataux-Magnedens, district de la Sarine, Fribourg) ;
Crau Bourgeois, alpage (Charmey, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Plan Bourgeois, alpage (La Giettaz, Val d´Arly, Savoie) ;
Les Bourgeois, hameau (Ugine, Val d´Arly, Savoie).
Par féminisation :
La Bourgeoise, petit sommet, 1770m (Samoëns, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Rochers de la Bourgeoise, falaises (Saint-Paul-de-Varces, Pays grenoblois, Isère) ;
Ruisseau de la Bourgeoise, affluent de l´Ire (Chevaline, Pays de Faverges, Haute-Savoie).


Bourgeon, Bourgeons, Bourjonnière, Burgeon
Patronymes Bourgeon, Bourjon, Burgeon, probablement de noms de lieu diminutifs de Bourg avec le suffixe -on.
Le Bourgeon, lieu-dit en forêt (Villebois, Bugey, Ain) ;
Les Bourgeons, hameau (Chanas, Pays viennois, Isère) ;
Burgeon, lieu-dit (Vieu-d´Izenave, Haut-Bugey, Ain).
Nom issu du patronyme Bourjon avec le suffixe de propriété -ière :
Bourjonnière, hameau (Roybon, Sud du Grésivaudan, Isère).


Bourgmenu
Bourgmenu, hameau de la commune de Saint-Andéol (Trièves, Isère), et Ravin de Bourgmenu avec un cours d´eau temporaire, composé de Bourg et de l´adjectif français menu, « de petite taille ».

Bourgoin, Bourgoin-Jallieu
Bourgoin, ancien village qui fait maintenant partie de Bourgoin-Jallieu, chef-lieu de la commune et du canton du même nom (Arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère), Bergousia au IIème siècle, du mot gaulois bergusia, « mont, montagne » [Delamarre], puis Bergusinna au IVème siècle, Birgusia et Bergusium au VIème siècle, Bergon et Bergun au XIIème siècle, Bergoin au XIIIème siècle, Bergoingt au XIVème siècle, aussi Burgundium en 1183 et Bergundum au XIIIème siècle par attraction de l´ethnonyme Burgundius, « bourguignon », Bergoin au XIIIème siècle.
Plan Bourgoin, hameau de la même commune.

Bourguillon, Bourguillons
Diminutifs avec le double suffixe -illon de l´allemand Burg, « château-fort », voir bourg.
Bourguillon, Burgillon en 1252, Burgullun en 1255, Bourguillon et Burguillion aux XIVème et XVème siècles, plus tard in Monticulo, nom allemand Bürglen, village sur la rive droite de la Sarine (Fribourg) ;
Bourguillon, Burgullen en 1225, maison isolée (Esserts, district du Lac, Fribourg).
Probablement un patronyme :
Les Bourguillons, lieu-dit (Chazey-sur-Ain, Bugey, Ain).


Bourica
La Bourica, alpage de Zinal, commune d´Ayer (Val d´Anniviers, Valais), du patois bourica, « bourrique » [Guex].

Bourimonts
Les Bourimonts, maisons isolées de la commune d´Ayer (Val d´Anniviers, Valais), composé de bou, « étable », voir Beu, et d´un dérivé patois du patronyme Raymond, Reymond, voir Raimond, [Guex].

Bourjod
Ancienne seigneurie apparue au XIIIème siècle, avec un château attesté en 1323 dont subsistent quelques murs, et un bourg disparu probablement au XVIème siècle, pourrait correspondre au Borjallum mentionné dans un texte de 1530 (Pailly, district d´Echallens, Vaud).

Bourlianda
La Bourlianda ou Bourliauda, ferme isolée de la commune de Charmey (District de la Gruyère, Fribourg), par féminisation d´un sobriquet peut-être apparenté au patois broulyi, « beugler, mugir » [Aebischer], pourrait aussi être issu par féminisation d´un patronyme Bourliaud peu répandu dans la région.

Bourloud, Bourloz
Patronymes issus du patois borlâ, bourlâ, « brûler », bourlo, « brûlé », voir Borlo.
Bourloud, maison isolée (Forel, district de Lavaux, Vaud) ;
Les Bourloz, lieu-dit (Finhaut, district de Martigny, Valais).

Bournens, Brognin, Burnens
Noms d´origine burgonde, dériveraient d´un primitif *Brûningos, « chez les Brûningi », dérivé du nom propre Brûnengus, d´un radical brùn, « brun » [Perrenot].
Brognin, apud Brognins en 1359, hameau (Saint-Germain-les-Paroisses, Bugey, Ain) ;
Bournens, Bruneins, Brunens en 1142, Brugnens en 1479, Burgnens en 1572, commune et village (District de Cossonay, Vaud) ;
En Bournens, Burnens au XIIème siècle, aussi Bournin en 1906 (Treyvaux, district de la Sarine, Fribourg) ;
Burnens, Brunens en 1240, Bruneins en 1249, lieu-dit (Féchy, district d´Aubonne, Vaud).

Bournet, Bournette
Patronyme Bournet, de même origine que Borne.
Mont Bournet, lieu-dit (Vullierens, district de Morges, Vaud) ;
Bournette, par féminisatio, maison isolée (Vullierens, district de Morges, Vaud).

Bouronnes
D´un mot patois boron, bourron, « faux bourgeon de vigne ».
Les Bouronnes, lieu-dit (Auvernier, district de Boudry, Neuchâtel).

Bourrelier, Bourrières
Patronymes Bourrelier, Bourrier issus du nom de métier bourrelier, synonyme bourrier, « fabricant de harnais », latin borrelarius, de l´ancien français bourrel, « collier, harnais », latin burra, « poil, laine grossière, bourre ».
Bourrelier, lieu-dit en forêt (Céligny, Genève).
Par féminisation du patronymes Bourrier :
Les Bourrières, maisons isolées (Autigny, district de la Sarine, Fribourg).


Bourret
Crau à Bourret, alpage de la commune de Corbières (District de la Gruyère, Fribourg), avec un patronyme Bourret, de l´ancien français bourrel, « collier, harnais », ou bourret, « jeune taureau ».

Bourrignon
Commune et village jurassiens du district de Delémont, Borognun[s] en 1136, Borrenjuns en 1181, Burengis en 1224, Burgis en 1295, Boroggnons en 1305, Bouroignon en 1373, ancien nom allemand Bürkis. Dérivé de l´anthroponyme germanique Boran, germanique et ancien haut allemand buri, « fils, descendant », et du latin curtis [Jaccard].

Bourse
Passage de la Bourse, passage délicat (La Balme-de-Thuy, Bornes, Haute-Savoie), vieux français bourse, « petit sac de cuir », bas latin bursa, « peau, cuir ».

Boursin
Hameau de la commune d´Anglefort (Seyssel, Bugey, Ain), Bossins en 1413, Bossin en 1563, Boussin en 1650, nom d´origine burgonde qui dériverait d´un primitif *Bossingos pour *Bôsingos, « chez les Bôsingi », dérivé du nom propre Bôso, cf. l´ancien haut allemand bôsi, « méchant » [Perrenot].

Bouse
Alpage ruiné de la commune d´Oyace (Vallée d´Aoste), soit du français bouse, « fiente de boeuf ou de vache », soit une forme féminine du patois bous, « bois ».

Boussens
Commune et village vaudois du district de Cossonay, Bussens en 1177, Buissens en 1199, Busens en 1216, Bossens en 1223, nom d´origine burgonde, dériverait d´un primitif *Bûssingos, « chez les Bûssingi », dérivé du nom propre Bûsso, altéré de Bôso, cf. l´ancien haut allemand bôsi, « méchant » [Perrenot].

Boussevent
Lieu-dit de la commune de Farvagny (District de la Sarine, Fribourg), probablement composé de Bousse et Vent.

Boussolaz
Boussolaz, alpage de la commune de Brusson (Vallée d´Aoste), nom monté au Mont de Boussolaz, 3024m, en italien Corno Bussola, avec l´italien bussola, « boussole ».

Boustera
La Boustera, alpage de la commune de la Giettaz (Val d´Arly, Savoie), par féminisation d´un patronyme Bouster attesté.

Bout
Extrémité d´un territoire, d´une agglomération.
Le Bout Dessus, hameau (Lajoux, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Champ du Bout, lieu-dit (Grandfontaine, district de Porrentruy, Jura) ;
Bout du Lac, hameau au bout du lac d´Annecy (Doussard, Pays de Faverges, Haute-Savoie).

Boutavent
Composé de « bout à vent », extrémité d´un territoire la plus au Sud, c´est-à-dire à Vent.
Petit Boutavent, alpage (Vaulion, district d´Orbe, Vaud) ;
Grand Boutavent et Boutavent Dessus, alpages voisins (Mont-la-Ville, district de Cossonay, Vaud).

Boutaz, Buté, Buth, Butte, Buttes
Français butte, « petite élévation de terrain », à l´origine « éminence portant la cible », du francique *but, « souche, billot », qui a pris le sens de cible, peut-être du germanique *bautan, « frapper », ou du latin butum, « fin, frontière, bout, but ».
La Boutaz, maisons isolées (Lucens, district de Moudon, Vaud) ;
Le Buté, lieu-dit (Pleigne, district de Delémont, Jura) ;
Le Buth, aussi Le But en 1906, Le Bu sur la Carte Nationale, hameau (Lessoc, Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg) ;
La Butte, lieu-dit (Plan-les-Ouates, Genève) ;
Buttes, Boutes en 1342, Butes en 1372, Botes en 1380, Buctes en 1453, commune et village (District du Val-de-Travers, Neuchâtel), traversé par la rivière du même nom, Le Buttes, affluent de l´Areuse ;
Mont de Buttes, hameau (Buttes, district du Val-de-Travers, Neuchâtel) ;
Montagne de Buttes, hameau (Buttes, district du Val-de-Travers, Neuchâtel).

Bout-du-Monde, Bout du Monde
Endroit fermé presque de toutes parts, où l´on ne voit pas d´issue, fermé par un cours d´eau ou des parois raides.
Le Bout du Monde, lieu-dit dans un cirque de montagnes (Sixt-Fer-à-Cheval, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Bout du Monde, lieu-dit en forêt (Allevard, Grésivaudan, Isère) ;
Le Bout du Monde, lieu-dit au pied des falaises (Le Bourg-d´Oisans, Oisans, Isère) ;
Le Bout du Monde, maison isolée (Saint-Nizier-le-Bouchoux, Bresse, Ain) ;
Le Bout-du-Monde, lieu-dit dans une boucle de l´Arve (Champel, Genève).

Boutecul, Bouttecul
Sobriquet issu de l´ancien français boutecul, « homme qui bouscule tout ce qu´il rencontre devant lui ».
Moulin de Boutecul, maisons isolées (Le Vaud, district de Nyon, Vaud) ;
Bouttecul, maison isolée (Onnion, Faucigny, Haute-Savoie).

Bouteilleries
Les Bouteilleries, lieu-dit de la commune de Cornol (District de Porrentruy, Jura), plutôt que de bouteille, pourrait venir de l´ancien français bouteilliere, « dispensatrice ».

Boutet, Boutte, Bouttet, Bouttiay
De l´ancien français bout, « outre, grosse bouteille, vase pour les liquides », latin buttis, « tonneau ».
Plan de la Boutte, lieu-dit en montagne (Bourg-Saint-Maurice, Tarentaise, Savoie).
Patronymes Boutet, Bouttet, dérivés du nom de métier bouttier, « marchand de vin » :
Le Boutet, maison isolée (Romagnieu, Vallée du Guiers, Isère) ;
Les Boutets, petite forêt (Curciat-Dongalon, Bresse, Ain) ;
Pierre Boutet, lieu-dit (Saint-Blaise-du-Buis, Pays voironnais, Isère) ;
Le Clos Bouttet, maisons isolées en clairière (Châtillon-sur-Cluses, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Bouttiay, maisons isolées en clairière (Samoëns, Faucigny, Haute-Savoie).


Boutigny
Maison isolée de la commune de Taninges (Faucigny, Haute-Savoie), et torrent affluent du Foron, nom de domaine d´origine gallo-romaine dérivé avec le suffixe -acum de l´anthroponyme germanique *Botto. Il peut aussi s´agir d´un transfert, Boutigny étant aussi un patronyme.

Boutisses
Français boutisse, « pierre dont la longueur se trouve dans l´épaisseur du mur et dont un des bouts est en parement ».
Les Boutisses, lieu-dit (Senarclens, district de Cossonay, Vaud).

Boutse, Boutses
Patois valaisan boutse, « étable, pâturage à porcs » Guex.
La Boutse, lieu-dit (Savièse, district de Sion, Valais) ;
Les Boutses, hameau (Isérables, district de Martigny, Valais) ;
Boutses du Pleureur, pâturage, mais les constructions ont disparu (Bagnes, district d´Entremont, Valais).

Bouvard, Bouvarde, Bouvardière, Bouvards
D´un patronyme Bouvard dérivé du germanique Bovhard, soit d´une racine *bov-, « garçon » apparentée à l´allemand Bube, soit, mais moins probable, d´un dérivé du latin bovis, « boeuf », avec le suffixe -ard.
Bouvard, hameau (Voglans, Aix-les-Bains, Savoie) ;
Les Champs Bouvard, lieu-dit (Coligny, Bresse, Ain) ;
Côte Bouvard, lieu-dit en forêt (Boyeux-Saint-Jerôme, Haut-Bugey, Ain) ;
Grange Bouvard, hameau (Saint-Jean-de-Thurigneux, Dombes, Ain) ;
Maison Bouvard, maisons isolées (Champier, Bièvre, Isère) ;
Marais Bouvard, lieu-dit (Lathuile, Pays de Faverges, Haute-Savoie) ;
Bois du Pré Bouvard, lieu-dit en forêt (Chevaline, Pays de Faverges, Haute-Savoie) ;
Les Bouvards, hameau et forêt (Les Déserts, Bauges, Savoie).
Par féminisation :
La Bouvarde, lieu-dit, parc d´activité (Metz-Tessy, Annecy, Haute-Savoie).

Avec le suffixe de propriété -ière :
Bouvardière, maisons isolées (Valencogne, La Tour-du-Pin, Isère) ;
La Bouvardière, maisons isolées (Chinaillon, Le Grand-Bornand, Bornes, Haute-Savoie).


Bouvatière, Bouvatiers, Bouvet, Bouvette, Bouvettes,
Bovatey, Bovet, Bovets, Bovette
Alpage pour le jeune bétail, patois bouvet, bovat, bovet, « jeune boeuf », ancien français bouvet, « jeune boeuf d´un âge moyen entre celui du veau et du boeuf », ou plus souvent des patronymes Bovat, Bouvet, Bovet, d´un nom de métier, « bouvier ».
Le Bouvet, hameau (Saint-Gervais, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Etang Bouvet, étang (Châtenay, Dombes, Ain) ;
L´Etang Bouvet, lieu-dit en forêt (Saint-Clair-sur-Galaure, Chambaran, Isère) ;
La Pointe de Passe-Bouvet, 1594m (La Vernaz, vallée de la Dranse, Haute-Savoie) ;
Le Bovet, maison isolée (Viuz-en-Sallaz, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Bovet, hameau (Les Marches, Combe de Savoie, Savoie) ;
Champ Bovet, lieu-dit (Bénonces, Bugey, Ain) ;
Chez Bovet, maisons isolées (Boëge, Vallée Verte, Haute-Savoie) ;
Coutaz Bovet, forêt déclive (Saint-Julien-Montdenis, Maurienne, Savoie) ;
Lac Bovet, lac de montagne (Notre-Dame-du-Pré, Tarentaise, Savoie) ;
Les Bovets, maison isolée (Les Diablerets, Ormont-Dessus, district d´Aigle, Vaud) ;
Les Bovets, maison isolée en clairière (Giez, Pays de Faverges, Haute-Savoie).
Par féminisation des patronymes Bouvet, Bovet :
La Bouvette, maisons isolées (Magnieu, Bugey, Ain) ;
Les Bouvettes, hameau (Mijoux, Pays de Gex, Ain) ;
La Bovette, maison isolée (Puidoux, district de Lavaux, Vaud).

Lieu d´élevage ou de pacage pour lejeune bétail, dérivé avec le suffixe collectif -aire :
Bouvetaire, maisons isolées (Saint-Guillaume, Trièves, Isère).

Avec le suffixe collectif -ey :
Gros Bovatey et Petit Bovatey, fermes isolées (Vallée du Motélon, Charmey, district de la Gruyère, Fribourg).

Patronyme Bouvatier :
Les Bouvatiers, hameau (Lavours, Bugey, Ain).

Par féminisation du patronyme Bouvatier, ou du patronyme Bouvat avec le suffixe de propriété -ière :
Bouvatière, hameau (La Rivière, Vercors, Isère) ;
La Bouvatière, hameau (Tossiat, Bresse, Ain).

Voir aussi Montbovats.


Bouvens, Bouvent, Boven
Noms d´origine burgonde, qui dériveraient d´un primitif *Bovingos, « chez les Bovingi », dérivé du nom propre Bovo, du germanique *bôban, « jeune garçon ».
Tour de Bouvens, lieu-dit (Meximieux, Dombes, Ain) ;
Bouvent, De bovenco en 1278, Bovens en 1536, Bovanc en 1563, Bouvens en 1662, quartier (Bourg-en-Bresse, Ain) ;
Bouvent, Apud Bovencum et Bovein en 1299-1369, De Bovenco en 1307, Bovenc en 1337, Boveyn en 1394, Bovens en 1602, hameau (Oyonnax, Haut-Bugey, Ain) ;
Le Bouvent, hameau (Ayn, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
Côtes Bouvent, coteau (Apremont, Haut-Bugey, Ain) ;
Boven, maisons isolées sur l´emplacement d´un village détruit, Bovens vers 1250 (Valeyres-sous-Rances, district d´Orbe, Vaud).

Bouverance, Bouverat, Bouveret, Bouverie, Bouvesse,
Bouvière, Bouvières, Bovagne, Bovau, Boveire,
Bovère, Bovérèche, Bovèrèche, Boveresse, Boveresses,
Boveret, Boverie, Boveyre, Bovie, Bovine,
Bovinette, Boviri
Etable ou pâturage pour les boeufs et par extension métairie.
Avec le suffixe -agne :
Bovagne, hameau (La Muraz, Genevois, Haute-Savoie).

Du latin boveretum, « pâturage pour les boeufs » :
Le Boveret, maison isolée (Chézard-Saint-Martin, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel) ;
Bouverat, hameau (Bonneville, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Bouveret, Boveret en 1179, Hedyez en 1293, puis Aydiez, Eydier, Eydiez et Heydiez, du bas latin aquaterium, « canal, ruisseau », voir Aidier, village (Port-Valais, district de Monthey, Valais) ;
Les Bouverets, lieu-dit en forêt (Thorens-Glières, Bornes, Haute-Savoie).

De l´ancien français bouvine, « boeufs, vaches et veaux, qu´on appelle encore grosses bêtes à cornes », latin bovinus, « relatif aux bovins » :
Bovine et Chaux de Bovine, grands alpages, et Lac de Bovine, (Martigny-Combe, district de Martigny, Valais).

Diminutifs avec le suffixe -ette :
Bovinette d´en Bas et Bovinette d´en Haut, alpages (Martigny-Combe, district de Martigny, Valais).

Dérivé avec le suffixe diminutif -au :
Bovau, maisons isolées en clairière (Corbeyrier, district d´Aigle, Vaud).

Dérivé avec les suffixe collectifs -eire, -erie, -ière, -eresse, etc. du latin bovile, bovaria, « étable à boeufs », au Moyen Age « ferme isolée », du latin boarius, bovarius, « relatif aux bovins » :
La Bouverie, lieu-dit (Novalaise, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
La Bouvière, hameau (Saint-Sulpice, Chambéry, Savoie) ;
Les Bouvières, ruines (Confort, Pays de Gex, Ain) ;
Etang des Bouvières (Russin, Genève) ;
Boveire et Creux de Boveire, pâturages, Boveire d´en Bas et Boveire d´en Haut, alpages, nom monté au Glacier de Boveire (Liddes, district d´Entremont, Valais), au Col de Boveire, 3490m, à la Pointe de Boveire, sommet, 3212m, aux Aiguilles de Boveire, qui culminent à 3640m, et au Combin de Boveire, sommet, 3663m (Massif des Combins, Bagnes et Liddes, district d´Entremont, Valais) ;
Bovère, hameau (Saint-Jean-de-Tholome, Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Bovérèche, lieu-dit (Abondance, Val d´Abondance, Haute-Savoie) ;
Bovèrèche, pâturage et cours d´eau affluent de la Sinièse (Randogne, district de Sierre, Valais) ;
Boveresse, Boveressia en 1266, Boveresce en 1284, commune et village, et Mont de Boveresse, alpage (District du Val-de-Travers, Neuchâtel) ;
Boveresse, alpage (Saxon, district de Martigny, Valais) ;
Les Boveresses, lieu-dit (Vex, district d´Hérens, Valais) ;
Les Boveresses et Crête des Boveresses, lieux-dits (Corgémont, district de Courtelary, Jura bernois) ;
La Boverie, Bouverie sur la Carte de Cassini, lotissement (Satigny, Genève) ;
Vy Boveyre, alpage (Ormont-Dessous, district d´Aigle, Vaud).

Avec le suffixe collectif -esse :
Bouvesse, ecclesia Boveci vers 1225, Bovecia au XIVème siècle, ancien village qui fait maintenant partie de la commune de L´Isle-Crémieu de Bouvesse-Quirieu, et Château de Bouvesse, Domus fortis de Bovecia au XIVème siècle (Morestel, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère).

Avec le suffixe -ance :
Derrière Bouverance, pâturage en clairière (Rebévelier, district de Moutier, Jura bernois).

Forme alémanisée :
Boviri, alpage et pâturage, forme alémanisée probablement de Boverie (Albinen, district de Loèche, Valais).

Dérivés avec le suffixe collectif -ie :
En Bovie, pâturage (Passy, Haut-Faucigny, Haute-Savoie).


Bouvier, Bovairon, Bovairons, Bovéron, Bovier
Patronymes Bouvier, Bovier, « personne qui s´occupe des boeufs, qui conduit un attelage de boeufs », ancien français buvier, du bas latin boarius, bovarius, « marchand de boeufs ».
Le Bouvier, hameau (Domessin, vallée du Guier, Savoie) ;
Chez Bouvier, hameau (Bogève, Vallée Verte, Haute-Savoie) ;
Côte au Bouvier, forêt déclive (Les Enfers et Soubey, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Croix Bouvier, croix (Dingy-Saint-Clair, Bornes, Haute-Savoie) ;
Les Granges Bouvier, maisons isolées (Vailly, Chablais, Haute-Savoie) ;
Les Pentes du Bouvier, forêt déclive (Les Gets, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Plan Bouvier, maison isolée (Le Petit-Bornand-les-Glières, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Pra Bouvier, ruines (Bonneval-sur-Arc, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Le Pré Bouvier, lieu-dit (Ayn, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
Les Bouviers, maison isolée (Drumettaz-Clarafond, Aix-les-Bains, Savoie) ;
Croix des Bouviers, croix (Ecole, Bauges, Savoie) ;
Praz Bovier, lieu-dit en forêt (La Perrière, Tarentaise, Savoie).
Du mot régional bovairon :
Crêt au Bovairon, lieu-dit (Le Noirmont, Jura vaudois, district de Nyon) ;
Bovairons ou En Bovairon, hameau (Vouvry, district de Monthey, Valais).

Avec le patronyme Bovéron :
Bovéron, hameau (Vions, Chautagne, Savoie).


Bouzin, Bozon, Bozonière, Bozonières, Bozonnet,
Bozonnières, Bozons
Patronymes issus de l´ancien haut allemand bôsi, germanique *bausa, « méchant ».
Patronyme Bouzin, dérivé de Boso :
Pra Bouzin, maison isolée (Echarlens, district de la Gruyère, Fribourg).

Patronyme Bozon, issu de l´anthroponyme germanique Boson, cas régime de Boso :
Bozon, hameau (Massignieu-de-Rives, Bugey, Ain) ;
Champ Bozon, Champbozon en 1935, maisons isolées en clairière (Saint-Paul-sur-Isère, Combe de Savoie, Savoie) ;
Chez Bozon, Bozon en 1911, hameau (Saint-Eloi, Bresse, Ain) ;
Haut Bozon, hameau (Chardonne, district de Vevey, Vaud) ;
Praz-Bozon, maison isolée (Sottens, district de Moudon, Vaud) ;
Pra Bozon, maisons isolées (Misery-Courtion, district du Lac, Fribourg) ;
Les Bozons, hameau (Villemotier, Bresse, Ain) ;
Les Bozons, hameau (Corbel, Chartreuse, Savoie).

Par féminisation patoise :
Ruisseau de la Bozonna (Pommiers-la-Placette, Pays voironnais, Isère).

Avec le suffixe de propriété -ière :
Grande Bozonière et Petite Bozonière, étangs (Bouligneux, Villars-Les-Dombes, Bresse, Ain) ;
Les Bozonières, hameau (Villieu-Loyes-Mollon, Dombes, Ain) ;
Les Bozonnières, lieu-dit (Saint-Martin-du-Mont, Bresse, Ain).

Patronyme Bozonnet, avec le suffixe diminutif -et :
Pré Bozonnet, lieu-dit (Buellas, Bresse, Ain).

Voir aussi Villars-Bozon.


Boverat, Boverattes
Du patronyme Boverat, du latin bovarius, « bouvier ». Une famille de ce nom est attestée à Lausanne au XVème siècle.
Le Boverat, ancien quartier (Lausanne, Vaud) ;
Chalet Boverat, maison isolée (Lausanne, Vaud).
Par féminisation :
Chemin des Boverattes (Pully, district de Lausanne, Vaud).


Bovernier
Commune et village du Val de Bagnes (District de Martigny, Valais), Burgus Warnierus ou Burgi Vualnery en 1228, Bor Warner en 1250, Burgum Walnerii en 1290, Burgum Varnery en 1451, puis Bourg-Vernier, ancien nom allemand Birnier, d´un patronyme germanique Warinhari, « guerrier protecteur », du germanique *varjan, « protéger, abriter », et *harja, « guerrier ».

Bovey
Patronyme Bovey, nom de métier, « gardien de boeufs ».
Oche Bovey, maison isolée (Ecublens, district de la Glâne, Fribourg) ;
Pro Bovey, lieu-dit (Saxon, district de Martigny, Valais).

Bovinant
Habert de Bovinant, chalet, Bordaria de Bovinant au XIIème siècle, et Col de Bovinant, 1646m, dérivé du nom d´homme Bovinencus, issu de Bovinus avec un suffixe -encus (Grand Som, Chartreuse, Savoie).

Bovis
Les Bovis, maisons isolées de la commune d´Essert-Romand (vallée de la Dranse, Haute-Savoie), avec le patronyme Bovis.

Bovonne
Hameau de la commune de Bex (District d´Aigle, Vaud), par féminisation d´un patronyme Bovon, cas régime de l´anthroponyme germanique Bovo, issu du germanique *bôban, « jeune garçon ».

Boyeux, Boyeux-Saint-Jérôme
Boyeux, Boyeu en 1299-1369, ancien hameau qui fait maintenant partie du village de Boyeux-Saint-Jérôme, chef-lieu de la commune du Bugey du même nom (Poncin, arrondissement de Nantua, Ain), pourrait être un ancien domaine d´origine gallo-romaine *Boiacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Boius.

Bozel, Bozelet
Bozel, canton, commune et village de la Tarentaise (Arrondissement d´Albertville, Savoie), Ecclesia de Bosellis vers 1170, Busellis en 1186, Boselle au XIème ou XIIème siècle, Apud Bosellam en 1260, Apud Bosel en 1283, Bossel en 1691, Boselles en 1759, Bozeil en 1764, du bas latin buxellus, boxelus, boc[s]ellus, bosellus, diminutifs de boscus, « bois », au pluriel [de] bosellis [Gros].
Le Bozelet, diminutif de Bozel, alpage (Bozel, Tarentaise, Savoie).
Voir aussi Bocsozel, Boselle.

Bra, Brâ, Braho, Braillon, Brais,
Bray, Braya, Braye, Brayères, Brayet,
Brayettes, Brayolles, Brayon, Brayre, Bre,
Breu, Breux, Brey, Breya, Breyon,
Brié, Broye, Broyons
Endroit bourbeux. Ancien français brai, brau, bray, broi, « boue, fange, terrain boueux », braiche, « jachère, terre en friche », bas latin bradium, braium, latin bracium et gaulois *braco, « marais, terre humide et fertile », racine indo-européenne *merk-, merg-, « pourrir ».
Le Bra, maisons isolées en clairière (Vernayaz, district de Saint-Maurice, Valais) ;
La Brâ, alpage (Lessoc, Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Braho, peut-être de même origine, lieu-dit en forêt (Saint-Martin, district d´Hérens, Valais) ;
Les Brais, lieu-dit en forêt (Saint-Eustache, Annecy, Haute-Savoie) ;
La Bray, alpage, et Pâturage de la Bray (Mégevette, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Bray, quartier (Annecy-le-Vieux, Haute-Savoie) ;
Le Bray, maisons isolées (Saint-Franc, vallée du Guiers, Savoie) ;
La Braya, forêt (Gruyères, district de la Gruyère, Fribourg) ;
La Braye, maison isolée (Villeneuve, district d´Aigle, Vaud) ;
La Braye, La Braille en 1906, grand pâturage, Braye d´en Bas et Braye d´en Haut, alpages (Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Plaine de Braye, lieu-dit (Pajay, Bièvre, Isère) ;
Le Bre, Le Bret sur la Carte Nationale, lieu-dit (Châtonnaye, district de la Glâne, Fribourg) ;
Ruisseau du Bre, affluent de l´Arbogne (Montagny, district de la Broye, Fribourg) ;
Le Breu, lieu-dit (Thoiry, Pays de Gex, Ain) ;
Le Brey, maison isolée (Couvet, district du Val-de-Travers, Neuchâtel) ;
Les Breux, lieu-dit (Laconnex, Genève) ;
Brey, lieu-dit en forêt (Sallanches, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Breya, alpage (Ardon, district de Conthey, Valais) ;
La Breya, sommet, 2374m, Col de la Breya, 2401m et Creux de la Breya, lieu-dit (Champex, Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Le Breyon, lieu-dit (Fully, district de Martigny, Valais) ;
Le Grand Brié, pâturage (Les Houches, vallée de la Diosaz, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Broye, a peut-être aussi le sens de bruyère, lieu-dit (Saint-Saphorin-sur-Morges, district de Morges, Vaud) ;
Broye, forêt à côté d´une maison isolée Braye (Champtauroz, district de Payerne, Vaud).
Diminutifs de Bray, Braye avec le suffixe -ette :
Les Brayettes, lieu-dit en forêt (Oyonnax, Haut-Bugey, Ain) ;
Les Brayettes, lieu-dit (Villard-Reculas, Oisans, Isère).

Diminutif de Bray avec le suffixe -olle :
Les Brayolles, lieu-dit déclive (Clavans-en-Haut-Oisans, Oisans, Isère).

Avec un patronyme Brayet de même origine :
Champ Brayet, lieu-dit (Conand, Bugey, Ain) ;
La Combe Brayet, maison isolée (Lentiol, Chambaran, Isère).

Diminutifs avec le suffixe -on, ancien français braion, « tas de boue » :
Le Braillon, Bralion en 1210, Brallon en 1238, ancien nom de la Lutrive (Lutry, district de Lavaux, Vaud) ;
Le Brayon, lieu-dit (Cudrefin, district d´Avenches, Vaud) ;
Le Brayon, Breyon en 1935, lieu-dit en montagne (Mâcot-la-Plagne, Tarentaise, Savoie) ;
Ruisseau du Brayon, affluent de la Sallanches (Sallanches, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Broyons, lieu-dit au bord de la Broye (Marnand, district de Payerne, Vaud).

Dérivé avec le suffixe collectif -ière, ancien français braier, « boue, bourbier » :
Avenue des Brayères (Clarens, Montreux, district de Vevey, Vaud).

Peut-être de même origine :
Le Brayre, colline boisée (Saint-Bois, Bugey, Ain).

Avec le suffixe collectif -et :
Le Brairet, hameau (Sixt-Fer-à-Cheval, Faucigny, Haute-Savoie).


Brac, Bracasset, Brachère, Brachères, Bracots,
Bras, Brasses, Brasset, Brassets, Brassey,
Brassoudes, Brassuet
Pourraient dériver de l´allemand Brache, « friche, jachère », moyen bas allemand brake, germanique *brakan, « buissons, fourrés, broussailles ».
Brac, maison isolée en clairière (Savièse, district de Sion, Valais) ;
Creux de la Bras, lieu-dit (Saint-Gingolph, district de Monthey, Valais) ;
Les Brasses, alpage, nom monté à la Pointe des Brasses, 1503m (Viuz-en-Sallaz, Faucigny, Haute-Savoie).
Diminutifs avec les suffixes -et, -ot :
Bracasset, maison isolée (Collex-Bossy, Genève) ;
Les Bracots, lieu-dit (Anières, Genève) ;
Le Brassuet, hameau (Challex, Pays de Gex, Ain).

Avec les suffixes collectifs -et, -ey :
Gros Brasset, lieu-dit (Noville, district d´Aigle, Vaud) ;
Nant des Brassets, cours d´eau temporaire affluent de la Fillière (Montagne de Sous-Dine, Thorens-Glières, Bornes, Haute-Savoie) ;
Brassey, lieu-dit (Noville, district d´Aigle, Vaud).

Avec le suffixe collectif -ère :
La Brachère, lieu-dit (Les Côtes-d´Arey, Pays viennois, Isère) ;
Les Brachères, lieu-dit (Lavigny, district de Morges, Vaud).

Peut-être de même origine :
Brassoudes, hameau (Marlens, Pays de Faverges, Haute-Savoie).


Bracon
Le Bracon, lieu-dit de la commune de Buttes (District du Val-de-Travers, Neuchâtel), ancien français bracon, « branche d´arbre, branchage, appui, console, potence, et généralement tout ce qui était fait de branches d´arbre ».

Bragarde
La Bragarde, maison isolée de la commune d´Orvin (District de Courtelary, Jura bernois), par féminisation d´un patronyme Bragard attesté dans la région, d´un sobriquet signifiant « vaniteux, vantard, fier ».

Brahier, Brayer
Patronyme jurassien Brahier, Brayer, soit de l´ancien français braier, brayer, « ouvrier qui fait des bourses et des braies ou hauts-de-chausses en cuir » ou « boue, terrain boueux », soit du patois jurassien braîyie, « braire », ancien français braeur, braieor, braieur, « celui qui brait, qui crie fort ».
Chez Brahier, maisons isolées (Muriaux, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Prés Brahier, lieu-dit (Les Enfers, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Champs Brayer, lieu-dit (Alle, district de Porrentruy, Jura).
Voir aussi Chabroyat.


Brai
Dos le Brai, lieu-dit de la commune de Glovelier, district de Delémont (Jura), patois dôs le brè, « sous le berceau » selon Prongué, ou de l´ancien français brai, « boue, terrain boueux », voir Bra.

Braille, Brailles
Terme parfois lié à la présence d'un étang ; soit une variante de Bray, ancien français brai, « boue, fange, terrain boueux », soit une variante de Breuil, « bois, forêt, taillis », soit encore un patronyme Braille.
Braille, Brouaille en 1935, hameau (Albens, Albanais, Savoie), et Etang de Braille dans la commune voisine (Bloye, Albanais, Haute-Savoie) ;
Braille, hameau, et Sur Braille, lieu-dit (Belley, Bugey, Ain) ;
Braille, maisons isolées dans un petit bois (Saint-Savin, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Grand Marais de Braille, marais drainé (Vénérieu, Les Balmes Dauphinoises, Isère) ;
Le Nant de Braille, affluent du lac Léman (Versoix, Genève) ;
Plaine de Braille, lieu-dit (Pajay, Bièvre, Isère) ;
Brailles, hameau, et Ruisseau de Brailles, affluent des étangs de Charray (Vézeronce-Curtin, L´Isle-Crémieu, Isère).

Bramafan, Bramaire, Bramaturtaz, Brame-Boeuf, Brame-Chèvre,
Bramefaim, Bramefan, Brame-Farine, Brame-Tourte
Terre très pauvre, improductive, pâturage où les vaches meuglent de faim, ou ruisseau souvent à sec, du patois bramâ, « meugler, crier, appeler au secours », provençal bramar, du germanique *breman, « mugir ».
Avec le suffixe collectif -aire :
La Bramaire, maisons isolées (Léchelles, district de la Broye, Fribourg).

Pâturage où le boeuf meugle de faim :
Brame-Boeuf, commune et village, et gouffre du même nom (Chézery-Forens, Pays de Gex, Ain).

Pâturage où la chèvre bêle de faim :
Brame-Chèvre, lieu-dit (Revonnas, Revermont, Ain).

Bramefaim, patois brama-fan, brâma-fan, « qui crie de faim » ; « nom de lieu assez répandu en Savoie, soit qu´il rappelle une ancienne famine, soit plutôt qu´il désigne un terrain stérile » [Constantin] ; patois savoyard brâma-fan, « terrain pauvre et sec, terre dévoreuse d´engrais (dont le sous-sol est composé de gravier) » [Viret] :
Bramafan, hameau (Siviriez, district de la Glâne, Fribourg) ;
Bramafan, anciennement Bramafam, sommet (Albertville, Combe de Savoie, Savoie) ;
Bramefaim, lieu-dit (Marlioz, Genevois, Haute-Savoie) ;
Bramefaim, hameau (Valencin, Pays viennois, Isère) ;
Bramefan, hameau (Jassans-Riottier, Dombes, Ain) ;
Bramefan, lieu-dit (Charette, L´Isle-Crémieu, Isère).

Français brame tourte, patois brâma-turta, « qui crie pour une miche de pain », du bas latin torta, « pain noir ordinaire » :
Brame-Tourte, maison isolée (Marcollin, Chambaran, Isère) ;
Bramaturtaz, alpage aujourd´hui en ruines (Vallée de la Manche, Morzine, Chablais, Haute-Savoie).

Qui crie pour de la farine :
Brame-Farine, chaînon de montagne entre Allevard, Saint-Pierre-d´Allevard et Pontcharra (Belledonne, Isère), et lieu dit en forêt de Saint-Pierre-d´Allevard, et Chalet de Brame-Farine, ruine (Pontcharra, Grésivaudan, Isère) ;
Col de Brame-Farine, 1451m (Susville, Matheysine, Isère).

Voir aussi Brameloup.


Bramanette, Bramans
Bramans, commune et village de la Haute-Maurienne (Lanslebourg-Mont-Cenis, arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne, Savoie), Bramovicum olim Metropolis, « Bramans autrefois Métropole » au XIIIème siècle, Curatus de Bramano au XIVème siècle, Braman en 1338, Bramant en 1546, ancien vicus, avec un anthroponyme comme Bramo ou Bramus.
Avec le suffixe -ette :
Bramanette, Bramanet en 1553, hameau, et Col de Bramanette, 2855m, Pointe de Bramanette, 3214m. (Bramans, Haute-Maurienne, Savoie).


Bramant
Ruisseau de Bramant, issu du Lac de Bramant, L´eau de Bramans et L´eau de Bramant au XVIIème siècle, cours d´eau affluent de l´Eau d´Olle, participe présent du verbe bramer, pour exprimer le mugissement du torrent [Gros].

Brameloup, Brame-Loup
Juxtaposition de bramer et loup, un endroit où le loup hurlait.
Brameloup, Nemus de Brama Lou en 1285, ancienne forêt (Civrieux, Dombes, Ain) ;
Brameloup, Bramalou en 1299-1369, ancien hameau, lieu-dit (Saint-Trivier-sur-Moignans, Dombes, Ain) ;
Brame-Loup, maisons isolées (Cruseilles, Genevois, Haute-Savoie).

Bramois
Ancienne commune valaisanne du district de Sion, Bramosium en 516, Bramues en 1227, Bramoues et Bramoys en 1250, ancien nom allemand Brämis. Peut-être à rapprocher de l´italien bramosia, « convoitise ».

Bran
L´Ar de Bran, ou L´A de Bran sur la Carte Nationale, maison isolée en clairière de Vercorin (Chalais, district de Sierre, Valais), signifie « l´alpage d´Abram » selon Guex, voir Labram.

Brancaz, Branche, Branches
Français branche, du bas latin branca, « patte ».
Branche d´en Bas et Branche d´en Haut, hameaux du Val Ferret, et Forêt de Branche (Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
Ruisseau des Branches, affluent du lac de la Gruyère (Hauteville, district de la Gruyère, Fribourg).
Patronyme Brancaz, forme régionale :
Les Brancaz, hameau (Entremont-le-Vieux, Chartreuse, Savoie).


Branchy
Hameau de la commune de Seynod (Annecy, Haute-Savoie), pourrait venir d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Branciacum, dérivé avec le suffixe -acum de la racine anthroponyme gauloise Branco-.

Brand
Allemand Brand, « terrain défriché par le feu » [Aebischer], de l´ancien haut allemand brant, germanique *branda « feu, incendie ».
Le Brand, hameau (La Roche, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Prés de Brand, pourrait venir d´un patronyme, lieu-dit (Avully, Genève).

Brande, Brandes
Français brande, « bruyère à balais » (Erica scoparia), du bas latin branda, « bruyère », ancien français brandey, brandoy, « champ de bruyères », ou ancien français brande, « embrasement, flamme », lieu défriché par le feu, voir Brand.
La Brande, lieu-dit du Salève (Cruseilles, Genevois, Haute-Savoie), et Chalet de la Brande, maison isolée en clairière voisine (Vovray-en-Bornes, Bornes, Haute-Savoie) ;
Ravin des Brandes, lieu-dit (Saint-Colomban-des-Villards, vallée des Villards, Maurienne, Savoie).
Voir aussi Malbrande.


Branges, Brenva, Brenvey
Toponymes issus de mots d´origine pré-indo-européenne (alpine) désignant le mélèze dans la Haute-Tarentaise et la vallée d´Aoste.
Mot régional bringe, patois de la Haute-Tarentaise brinva, brinza, « mélèze » :
Les Branges, Bringes en 1633, maison isolée, et Sur les Branges, lieu-dit déclive (Val-d´Isère, Haute-Tarentaise, Savoie).

Patois valdôtain brènva, « mélèze » :
Brenva et Praz de la Brenva, alpages, nom monté au Glacier de la Brenva, à l´Aiguille de la Brenva, 3278m, au Pic de la Brenva, 3504m, à l´Arête de la Brenva et au Col de la Brenva, 4303m (Val Veny, vallée d´Aoste).

Avec le suffixe collectif -ey :
Brenvey Damon et Brenvey Dèsot, alpages (Saint-Rhémy-en-Bosses, vallée d´Aoste).


Brangues
Commune et village de L´Isle-Crémieu (Morestel, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère), villa de Brango au VIIème siècle, parrochia de Brengo au XIIIème siècle, Brangos au XIVème siècle, pourrait venir du gaulois *branno, « corbeau », par un nom de personne [Falc´hun].

Branlecul
Lieu-dit de la commune de Thonon-les-Bains (Bas-Chablais, Haute-Savoie), nom composé du français branler, « secouer », et Cul.

Branlettes
Tige de ciboule, sorte d´ail sauvage (Allium fistulosum), patois branlète.
Sex des Branlettes, sommet, 2620m (Préalpes vaudoises, Bex, district d´Aigle).
Voir aussi Lancebranlette.


Branson, Brentschen
Pourraient être d´anciens Branciodunum, nom composé d´un anthroponyme *Brancio, et de dunum, « forteresse », cf. Brancion, anciennement Brançon (Saône-et-Loire).
Branson, Brancion en 1264, Biranczon en 1383, aussi Brançon en 1906, village, et Creux de Branson, alpage de la Montagne de Fully (Fully, district de Martigny, Valais) ;
Brentschen, Brancions en 1267, Brention en 1437, aussi Brentien en 1906, nom alémanisé au XVème siècle, village (Erschmatt, district de Loèche, Valais).

Braoulè, Breil, Brel, Brelets, Breuil,
Breuille, Breuillet, Breuils, Breuyin, Broge,
Broiller, Broilles, Broillet, Broillets, Brollet,
Brolliet, Brolliets, Brouillard, Brouillat, Brouille,
Brouilles, Brouillés, Brouillet, Bruel, Brüel,
Bruelles, Bruil, Bruit, Bruits, Brulé,
Brulliet, Bruyé
Voir breuil.
Ancien français breuil, broil, bruil, « bois, forêt, taillis, fourré, buisson ; parc dans lequel on enfermait des bêtes fauves » :
Breuil, hameau (Hautecour, Tarentaise, Savoie) ;
Breuil et Or de Breuil, alpages (Avise, vallée d´Aoste) ;
Breuil, village, station de ski sous le nom de Cervinia, nom monté au Col de Breuil, 3323m, et à la Cima del Breuil, sommet, 3451m (Valtournenche, vallée d´Aoste) ;
Le Breuil, lieu-dit (Boudevilliers, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel) ;
Vallon du Breuil, Glacier du Breuil et Col du Breuil, 2880m (Vallée de la Thuile, vallée d´Aoste) ;
Plan du Breuil, pâturage (Ollomont, vallée d´Aoste) ;
Gros Breuils, lieu-dit (Alle, district de Porrentruy, Jura).

Ancien français bruel, même sens, et patronyme Bruel :
Maison Bruel, hameau (Meyssiez, Pays viennois, Isère).

Probablement par féminisation du patronyme Bruel :
Les Bruelles ou Bruel, Bruex en 1325, Brueil en 1345, Apud Brolium en 1359, hameau (Saint-Didier-d´Aussiat, Bresse, Ain), et Les Petites Bruelles, hameau dans la commune voisine (Saint-Martin-Le-Châtel, Bresse, Ain).

Forme légèrement alémanisée de bruel :
Brüel, lieu-dit (Salvagny, district du Lac, Fribourg).

Ancien français breuille, broil, bruille, « bois » :
Breuille, lieu-dit (Grièges, Bresse, Ain) ;
Sur le Breuille, lieu-dit (Movelier, district de Delémont, Jura) ;
Les Broilles, lieu-dit (Essertines-sur-Rolle, district de Rolle, Vaud) ;
Etang Brouille, étang (Sandrans, Bresse, Ain) ;
Les Brouilles, Brouille en 1911, hameau (Curtafond, Bresse, Ain) ;
Les Brouilles, lieu-dit (Saint-Bénigne, Bresse, Ain) ;
Les Brouilles, maison isolée (Malafretaz, Bresse, Ain) ;
Pré des Brouilles, lieu-dit (Jayat, Bresse, Ain) ;
Prés Brouillés, lieu-dit (Vandeins, Bresse, Ain) ;
Bruil, hameau (Rhêmes-Notre-Dame, vallée d´Aoste).

Diminutifs broillet, brollet, brolet, bruillat, bruillet, brullet, etc., « petit bois », avec le suffixe diminutif -et :
Les Brelets, lieu-dit en forêt (Chêne-en-Semine, Semine, Haute-Savoie) ;
Le Breuillet, hameau (Marignier, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Broillet, lieu-dit (Cudrefin, district d´Avenches, Vaud) ;
Clos Broillet, maisons isolées, probablement avec un patronyme Broillet (Semsales, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Broillets, lieu-dit (Bas-Vully, district du Lac, Fribourg) ;
Brollet, lieu-dit (Ried, district du Lac, Fribourg) ;
Brolliet, lieu-dit (Saint-Cierges, district de Moudon, Vaud) ;
Les Brolliets, aussi un patronyme, lieu-dit (Puplinge, Genève) ;
Le Brouillat, Brullia en 1394, Brulliaz en 1484, Bruliaz en 1563, Bruliat au XVIIIème siècle (Carte de Cassini), hameau (Izenave, Haut-Bugey, Ain) ;
Le Brouillat, lieu-dit (Saint-Nizier-le-Désert, Dombes, Ain) ;
Fontaine du Brouillat, source (Innimond, Bugey, Ain) ;
Le Brouillet, aussi un patronyme, alpage, Pâturage du Brouillet, lieu-dit, et Bois du Brouillet, forêt (La Brévine, district du Locle, Neuchâtel) ;
Le Brouillet, quartier (Sévrier, Annecy, Haute-Savoie) ;
Brulliet, lieu-dit (Vufflens-la-Ville, district de Cossonay, Vaud).

Avec le suffixe collectif -ard :
Le Brouillard, maison isolée (Mantenay-Montlin, Bresse, Ain) ;
Aiguille du Brouillard, Broglia vers 1778, cité par de Saussure, aussi nommée Brouillat, et Aiguille du Breuillat sur la Carte Nationale, sommet, 3349m, et Col du Brouillard, 3350m, Mont du Brouillard, 4069m (Val Vény, vallée d´Aoste).

Forme patoise valdôtaine broillà, « plans lacustres, marécageux » :
Broiller, alpage, et Tsa de Broiller, ruine d´alpage (Oyace, vallée d´Aoste).

Forme patoise valdôtaine, de l´ancien français bruel, « bois » :
Le Braoulè, alpage, nom monté au Mont Braoulè, 3578m, devenu Mont Brulé (sans circonflexe), et passé au Glacier du Mont Braoulè, et au Col du Mont Brulé, 3213m (Arolla, Evolène, district d´Hérens, Valais, et Bionaz, vallée d´Aoste).

Autres formes dérivées :
Breil et Petit Breil, hameaux (Châtillon, vallée d´Aoste) ;
Sur le Brel, maisons isolées (Riaz, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Breuyin, lieu-dit (Courgenay, district de Porrentruy, Jura) ;
Bois du Broge, forêt (Sallanches, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Bruit, lieu-dit (Vallon, district de la Broye, Fribourg) ;
Le Bruit, hameau (Hauteville-Lompnes, Bugey, Ain) ;
Clos du Bruit, lieu-dit (Villars-Bramard, district de Payerne, Vaud) ;
Les Bruits, lieu-dit (Marcieu, Matheysine, Isère) ;
Le Bruyé, lieu-dit (Courfaivre, district de Delémont, Jura).


Bras
Bras d´un cours d´eau, français bras, latin brac[c]hium, « bras (d´un fleuve) ».
Bras du Lac, émissaire du lac de Nantua (Port, Haut-Bugey, Ain) ;
Grange du Bras, hameau (Noville, district d´Aigle, Vaud).

Brasel, Braseyres, Brésil
Selon Jaccard, ces noms fréquents en Suisse Romande désignent des terrains exposés au midi, de l´ancien français brasoyer, « brûler », brasil, bresil, « brasier », breze, « braise », peut-être du germanique *brassa. Pour Bossard, c´est un terre rouge, ferrugineuse, par analogie avec le brésil, « sorte de bois rouge, qui est propre à la teinture et qui paraît avoir donné son nom au pays du Brésil, d´où l´on en tire beaucoup », dérivé de bresil, « brasier », par analogie de couleur.
Le Brasel, aussi Brazé en 1906, lieu-dit (La Brévine, district du Locle, Neuchâtel) ;
Pont des Braseyres, sur la Veveyse (Châtel-Saint-Denis, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Le Brésil, maison isolée (Ependes, district de la Sarine, Fribourg).

Brassilly
Hameau de la commune de Poisy (Annecy, Haute-Savoie), d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine comme *Bras[s]iliacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice *Bras[s]ilius.

Brassin
Lieu-dit de la commune de Boudry (Neuchâtel), Bracim, Bracins et Brancins en 1339, Bracin et Brassin en 1512, peut-être d´origine burgonde.

Brassu, Brassus
Nom donné à un petit affluent, du latin brac[c]hiolum, diminutif de brac[c]hium, « bras (d´un cours d´eau) ».
Le Brassu, Braxulius en 1200, Brassus en 1906, cours d´eau affluent du Léman (Céligny, Genève et Vaud) ;
Champ Brassu, lieu-dit à l´embouchure du Brassu (Céligny, Genève) ;
Le Brassus, Bracciolus en 790, Bracioli en 862, aquam Bracioli en 1279, Brassioux en 1527, Brasseu en 1555, Brassieux en 1577, cours d´eau affluent de l´Orbe et village sur ce cours d´eau (Le Chenit, Vallée de Joux, Vaud).

Bratsch
Commune et village valaisans du district de Loèche (Valais), Praes en 1228, Prahcs en 1309, Praes en 1322, Prayes en 1357, Prages en 1408, Bratsch en 1532, nom d´origine romande dérivé de Pra, « pré », nom alémanisé au XVème siècle.

Braules
Les Braules, maison isolée de Montbovon (Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg), d´un patronyme Braule.

Brayard
Maisons isolées de la commune de Vonnas (Dombes, Ain), patronyme Brayard, variante de braillard.

Brecaca, Brecca, Breccaschlund
Probablement du germanique *brekan, « briser ».
Brecaca, sommet, 2320m (Château-d´Oex, district du Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Brecca, alpage, et Breccaschlund, allemand Schlund, « gorge », lieu-dit (Charmey, district de la Gruyère, Fribourg) ;
La Brecca, habitat dispersé (Hérémence, district d´Hérens, Valais).

Bréchons
Les Bréchons, ferme isolée de la commune de Hauteville (District de la Gruyère, Fribourg), d´un patronyme Bréchon attesté dans la région.

Brécorens
Hameau de la commune de Perrignier (La Côte en Chablais, Haute-Savoie), Cura de Brecurens vers 1344, aussi Brécorans, nom d´origine burgonde, dont la forme ancienne supposée *Brecoaringos dériverait d´un primitif *Bercwaringos, « chez les Bercwaringi », dérivé du nom commun berg-war, « homme des montagnes », avec assourdissement du son [g] en [k] [Perrenot].

Bredot
Le Bredot, maison isolée de la commune de la Brévine (District du Locle, Neuchâtel), semble venir d´un patronyme français Bredot.

Brédy
Hameau de la commune du Bourget-du-Lac (Aix-les-Bains, Savoie), patronyme, peut-être de l´ancien français braidif, « ardent, imétueux, rapide ».

Bregande, Bregondelle
Patronyme Bregand, sobriquet, « homme qui maltraite autrui ou qui se fatigue lui-même », voir le mot régional brigander.
Bregande, quartier (Collombey-Muraz, district de Monthey, Valais) ;
La Bregondelle, par féminisation d´un patronyme *Bregond, probablement variante de Bregand, maison isolée (Provence, district de Grandson, Vaud).

Brégneux
Lieu-dit de la commune de Leytron (District de Martigny, Valais), peut-être du patois breneux, « sale, embourbé », français bran, bren, « excrément ».

Brégnier, Brégnier-Cordon
Brégnier, ancien village qui fait maintenant partie de Brégnier-Cordon, chef-lieu de la commune du même nom (Arrondissement de Belley, Ain), Ecclesia de Brenniaco en 1153, Brenniez en 1265, Bregnez et Bregniez en 1292, Bregniacus en 1354, Breniacus en 1381, Bregnier vers 1400, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine Brenniacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Brennius.

Breguettaz, Breguette
Par féminisation d´un patronyme Breguet.
La Breguettaz, alpage (Mont-la-Ville, district de Cossonay, Vaud) ;
La Breguette, maison isolée (Mont-la-Ville, district de Cossonay, Vaud).

Breilles
Hameau de la commune de Barberêche, district du Lac (Fribourg), curia de Britelgio, Britilgio en 1148, nom allemand Brigels attesté en 1578, nom d´origine inconnue.

Bréjon
Au Bréjon, lieu-dit de la commune de Bioley-Orjulaz, district d´Echallens (Vaud), patronyme Bréjon attesté.

Brélas, Brelin, Brelingard, Brelingards
Patronyme Brelin, issu d´un nom propre germain Berilo, diminutif de Bero, du burgonde *bers, germanique beran, « ours ».
Brélas, maisons isolées (Châtenay, Dombes, Ain) ;
Chalet Brelin, maison isolée, alpage (Saint-Martin-de-Belleville, Tarentaise, Savoie).
Patronyme Brelingard, rare mais attesté, avec le germanique *vardô, « surveiller, garder » :
Grand Brelingard, maison isolée (Grandevent, district de Grandson, Vaud) ;
Petit Brelingard, maison isolée (Fontaines-sur-Grandson, district de Grandson, Vaud) ;
Les Brelingards, lieu-dit (Moudon, Vaud).


Bremblens
Commune et village vaudois du district de Morges, Berblens en 1177 et 1228, Bremblens en 1211, nom d´origine burgonde qui dériverait d´un primitif *Berbledens, d´un type *Beribaldingos « chez les Beribaldingi », dérivé du nom propre Beribald, « hardi comme l´ours », du burgonde *bers, germanique *beran, « ours », et *balda, « audacieux, fort » [Perrenot].

Bremudens
Bremudens ou Brémudens, maison isolée de la commune fribourgeoise de La Verrerie, district de la Veveyse, villa de Bremoudens ou bermoudens en 1403, Bermudens en 1832, aussi Brumedens en 1906, nom d´origine burgonde qui dériverait soit d´un primitif *Brimoldingos, « chez les Brimoldingi », dérivé du nom propre Brimold, Brimwald, « celui qui règne sur les mers », de l´ancien nordique brim, « vague, mer » [Stadelmann], soit d´un primitif *Beremudingos, « chez les Beremudingi », dérivé du nom propre ostrogoth Berimuth, « courageux comme l´ours » [Perrenot].

Brenaz, Brénaz, Brénod, Brignoud
Noms probablement issus de l´anthroponyme gaulois Brennos, nom porté par un chef gaulois du IVème siècle avant J.C., nom latinisé en Brennus, du gaulois *brenno, « corbeau ».
Brénod, Breno en 1134, Brenno en 1137, Bregno en 1317, Cura de Brenot vers 1344, Bregno en 1345, canton, commune et village du Haut-Bugey (Arrondissement de Nantua, Ain).
Noms dérivés avec le suffixe -az :
Brenaz, hameau (Viuz-en-Sallaz, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Brénaz, Bregnaz en 1345, Brennax en 1502, Brenaz en 1643, Brenas en 1743, commune et village du Valromey (Champagne-en-Valromey, arrondissement de Belley, Ain) ;
Brénaz, De Braisnato en 1141, Brainatus en 1143, Brennas vers 1171, Breina vers 1190, Capellanus de Brenato en 1220, Braygnas en 1268, etc., ancien village qui fait maintenant partie de la commune de Sault-Brénaz, commune et village du Bugey (Lagnieu, arrondissement de Belley, Ain) ;
Brenaz, hameau (Viuz-en-Sallaz, Faucigny, Haute-Savoie).

Avec le suffixe -oscus :
Brignoud, villa Brignosch, mansus de Brinoset et ecclesia de Brinosch au XIèmesiècle, Bruniosco au XIIème siècle, de Brinnosco au XIIIème siècle, bourgade des communes de Froges et Villard-Bonnot (Grésivaudan, Isère), et aqua Brinosch au XIème siècle, cours d´eau affluent de l´Isère.


Brenet, Brenetets, Brenets, Brenette
D´un patronyme Brenet, variante de Brunet ou de Bernet.
Lac Brenet (Vallée de Joux, Vaud) ;
Les Brenetets, lieu-dit en forêt (La Chaux-de-Fonds, Neuchâtel) ;
Les Brenets, chiez le Bruignet en 1325, village et commune (District du Locle, Neuchâtel) ;
La Brenette, par féminisation, maison isolée (Les Bioux, Vallée de Joux, Vaud).

Brenin
Mont Brenin, alpage et colline boisée de la commune de Couvet (District du Val-de-Travers, Neuchâtel), patronyme Brenin.

Brenlaires, Brenleire
Selon Aebischer, Brenleire pourrait venir d´un anthroponyme germanique Brandilo, diminutif issu du germanique *brand, « feu, incendie », devenu Brandlo puis Branlo. Toutefois cette hypothèse n´explique pas le pluriel de Brenlaires, ni les suffixes collectifs -aire, -eire.
Les Brenlaires, alpage avec maison isolée, nom monté à la Corne des Brenlaires, colline boisée, 1879m (L´Etivaz, Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Brenleire Dessous et Brenleire Dessus, alpages, Chaux de Brenleire, alpage en ruine, nom monté à la Dent de Brenleire, sommet, 2353m (Charmey, district de la Gruyère, Fribourg).

Brenle
Au Brenle, Brenla sur la Carte Nationale, hameau de la commune de La Folliaz (District de la Glâne, Fribourg), pourrait être le Montbrenlaz mentionné par Jaccard en 1906.

Brenles
Commune et village vaudois du district de Moudon, sur le cours d´eau du même nom, villa de Brenles attesté dès 1247, nom d´origine inconnue.
Brenles, maison isolée (Vuisternens-devant-Romont, district de la Glâne, Fribourg).

Brent
Hameau de la commune de Montreux (District de Vevey, Vaud), Bren en 1142, Brende vers 1250, Brent en 1221, soit du gaulois bren, latin vulgaire *brennus, « coline, butte », soit du bas latin branda, « bruyère ».

Brenthonne
Commune et village de la Côte en Chablais (Douvaine, arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie), Cura de Brentona vers 1344.

Bréona
Bréona, hameau et pâturage, Breona en 1250, Breana vers 1280, Breonna en 1906, nom probablement d´origine gauloise, Col de Bréona, 2197m, Couronne de Bréona, sommet, 3159m, à la limite de Grimentz (District de Sierre), Mayens de Bréona, hameau, Remointse de Bréona, chalets d´alpage (Evolène, district d´Hérens, Valais).

Brequannes
Lieu-dit de la commune de Chancy (Genève), probablement du germanique *brekan, « briser », dans le sens de labourer.

Bréquin
Mont Bréquin, 3131m (Saint-Martin-de-Belleville, Tarentaise, Orelle et Saint-Michel-de-Maurienne, Maurienne, Savoie), et Croix du Mont Bréquin, croix, avec un patronyme Brequin, variante de Berquin.

Brère, Brevaz, Brévières, Brevire, Brévires,
Brier, Brière, Broyère, Broyères, Bruvire,
Bruyère, Bruyerenholz, Bruyères
Lieu où pousse la bruyère (Calluna vulgaris Salisb.), plante des sols acides. Ancien français bruerei, brueroi, brueroie, bruierei, bruieroi, bruieroie, « lieu rempli de bruyères », latin vulgaire *brucaria, bas latin brugaria, nom collectifs, latin médiéval brucus, gallo-romain *bruca, *brucaria, gaulois *uroica, tous signifiant « bruyère ». Le nom collectif a servi très tôt à désigner la plante par synecdoque. Ces toponymes désignent aussi des terrains laissés en friche.
La Broyère, La Broyeri en 1272, Brueria en 1289, hameau (Saint-Julien-sur-Veyle, Dombes, Ain) ;
La Broyère, Les Broyeres de Cormaignod en 1636, Les Broyères en 1911, hameau (Dommartin, Bresse, Ain) ;
Broyères, lieu-dit (Cruzilles-lès-Mépillat, Bresse, Ain) ;
Les Grandes Broyères et Les Petites Broyères, Les Broyres en 1359, Communitas Broeriarum en 1402, Grandz Broeres en 1538, Grandes Broieres et Petites Broieres sur la Carte de Cassini, hameau (Bâgé-la-Ville, Bresse, Ain) ;
Bruyère, hameau (Seigneux, district de Payerne, Vaud) ;
La Bruyère, hameau (Dompierre, district de la Broye, Fribourg) ;
La Bruyère, Bruieria vers 1176, Brueria au XIIème siècle, La Bruyery en 1280, La bruere en 1351, La Bruyere en Dombes en 1665, château et hameau (Saint-Bernard, Dombes, Ain) ;
Les Bruyères, forêt (Châbles, district de la Broye, Fribourg) ;
Les Bruyères, La Brueri et Mansus de Bruyeria en 1299-1369, hameau (Montluel, Dombes, Ain) ;
Les Grandes Bruyères, maison isolée (Le Flon, district de la Veveyse, Fribourg).
Patois brevire, brière, « bruyère » :
Brère, forêt (Fontenais, District de Porrentruy, Jura) ;
Les Brévières, anciennement Les Briévières, village (Tignes, Haute-Tarentaise, Savoie) ;
La Brevire ou La Brévire, hameau (Châtonnaye, district de la Glâne, Fribourg) ;
Les Brévires, lieu-dit en forêt (Mézières, district de la Glâne, Fribourg) ;
Le Brier, lieu-dit (Saint-Blaise-du-Buis, Pays voironnais, Isère) ;
La Brière, lieu-dit en forêt déclive (Châtelus, Royans, Isère) ;
La Bruvire, maison isolée (Forel-sur-Lucens, district de Moudon, Vaud).

Peut-être de même origine :
Brevaz, alpage (Quart, vallée d´Aoste).

Forme alémanisée :
Bruyerenholz, « bois de bruyère », forêt (Buchillon, district du Lac, Fribourg).


Bressan, Bressand
Patronymes Bressan, Bressand, de bressan, gentilé des habitants de la Bresse.
Le Bressan, hameau (Saint-Jean-de-Soudain, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Bressand, hameau (Chimilin, Guiers, Isère).

Bressan, Bressieux, Bressolles, Brichy, Brié
Noms dérivés d´un gentilice Briccius.
Haut Brié et Brié Bas, Brez au XIème siècle, Bretz et granges de Brecio au XIIIème siècle, hameaux de la commune du Pays grenoblois de Brié-et-Angonnes (Vizille, arrondissement de Grenoble, Isère) [Nègre 1990].
Du gallo-romain [fundus] Bricciacus, domaine de Briccius, nom formé avec le suffixe -acus :
Bressieux, Breyssiou en 1429, lieu-dit et ancien hameau (Lhuis, Bugey, Ain) ;
Bressieux, Bressiaci au IXème siècle, Breisiaco et Breixiaco au XIème siècle, de Brissiaco et Breyssieu en 1181, commune et village de la Bièvre (Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, arrondissement de Grenoble, Isère) ;
Bressieux, hameau (Loisieux, Yenne, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
Bressieux, Bressieu en 1735, château (Bassens, Chambéry, Savoie).

Pourrait être de même origine selon Jaccard :
Brichy, colline boisée avec une motte (Gollion, district de Cossonay, Vaud).

Probablement de même origine, avec le suffixe diminutif -olle :
Bressolles, Bressola en 971, Breissola vers 1176, Breysola en 1221, Breyssolle en 1670, commune et village de la Dombes (Montluel, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain).

Probablement de même origine, avec le suffixe -anus ; c´est aussi un patronyme, voir Bressan :
Bressan, hameau (Saint-Pierre, vallée d´Aoste).


Bressaucourt
Commune et village jurassiens du district de Porrentruy, Bersalcurt en 1117, Bresacorth en 1177, Bersalcort en 1178, Brusacort en 1290, Brisaucourt en 1312, Prisacourt en 1492, Brisacourt et Brisalcourt aux XVIème et XVIIIème siècles, curtis d´un germain Briso ou Brisolf. Selon Perrenot c´est un nom d´origine burgonde, *Bersoaldi curtis, dérivé du nom propre Berswald, Bersiwald, « celui qui règne comme un ours », de l´ancien nom propre norrois *bersi, de bera, « ours » et du burgonde *waldan, « régner, gouverner », germanique *valdan, « celui qui règne ».

Bresse
La Bresse, région du département de l´Ain, ancienne province du duché de Savoie, Briscia ou Briscia au VIIIème siècle, Saltus Brexius au Xème siècle, Brixia en 1094, Brexia en 1106, Bressia en 1149-1156, etc.
Bresse, lieu-dit (Vétroz, district de Conthey, Valais) ;
Bresse, hameau (Illiat, Dombes, Ain).

Bresson, Bressonnaz, Bressonne
Patronyme Bresson, du prénom vieux français Brès, Bris, latin Brictius, « Brice », ou, selon Nègre 1990, du franco-provençal brousson, « buisson, broussaille », cf. oïl bresson, de même sens.
Bresson, Bresson au XIème siècle, villa Bressonus au XIVème siècle, commune et village du Pays grenoblois (Vizille, arrondissement de Grenoble, Isère) ;
Col du Bresson, 2469m (Beaufort-sur-Doron, Beaufortain, Savoie) ;
Forêt de Bresson et Torrent de Bresson, affluent de l´Isère (Sainte-Marie-du-Mont, Grésivaudan, Isère).
Par féminisation du patronyme Bresson :
Bressonnaz et Bressonnaz-dessus, hameaux près de l´embouchure de la Bressonne (Vulliens, district d´Oron, Vaud) ;
La Bressonne, cours d´eau affluent de la Broye (District de Moudon, Vaud).


Bret, Brêt, Bretaye, Bretillettes, Brets,
Brettoz, Brit, Brits, Britse
Pour Bossard, ces termes signifient « contour, tournant » et sont issus du patois brètâ, britâ, « changer de direction ». Pour Jaccard, ils peuvent aussi signifier « terrain rompu, défriché ». Dans les deux cas l´origine serait l´ancien haut allemand brestan, germanique *brestan, « rompre », germanique brustum, « rompu ». Selon Pégorier, bret signifie « gorge, défilé, passage entre des rochers » dans les Alpes, et « tournant d´un chemin de montagne » dans l´Ain, et brit signifie « terre humide ». Pour Gros, Bret est un patronyme
Bret, Brest en 1146, hameau construit à l´emplacement d´une ancienne localité romaine détruite en 563 par le raz-de-marée causé par l´éboulement du Tauredunum (Saint-Gingolph, Chablais, Haute-Savoie) ;
Bret, lieu-dit (Etrez, Bresse, Ain) ;
Lac de Bret, Bryt en 1529, Brel en 1590, Bruict en 1650, Lac de Bro au XIXème siècle (Puidoux, district de Lavaux, Vaud) ;
Ruisseau des Brets, affluent de la Neirigue (Vuisternens-devant-Romont, district de la Glâne, Fribourg) ;
Le Brêt, hameau (Nâves-Parmelan, Bornes, Haute-Savoie) ;
Fontaine du Brêt (Lompnieu, Valromey, Ain) ;
Golet du Brêt, col, 970m (Brénod, Haut-Bugey, Ain) ;
Moulin Brêt, ancien moulin (Attignat, Bresse, Ain) ;
Les Brets, lieu-dit (Desingy, Genevois, Haute-Savoie) ;
Brit, lieu-dit (Echallens, Vaud) ;
Brits, lieu-dit (Les Cullayes, district d´Oron, Vaud) ;
Les Brits, faubourg, avec deux virages de la route (Lovatens, district de Moudon, Vaud) ;
Joux à Britse, lieu-dit en forêt et maison isolée (La Verrerie, district de la Veveyse, Fribourg).
Avec le double suffixe diminutif -illette :
Bretillettes, vignoble (Concise, district de Grandson, Vaud).

Dérivé avec le suffixe patois -oz :
Les Brettoz, maison isolée (Le Grand-Bornand, Bornes-Aravis, Haute-Savoie).

Avec le suffixe collectif -aye :
Bretaye, alpage (Ollon, district d´Aigle, Vaud).

Pour Pégorier, le mot régional bret signifie dans l´Ain « tournant d´un chemin de montagne » :
Bret, lieu-dit (Etrez, Bresse, Ain) ;
Le Bret, hameau (Le Petit-Abergement, Valromey, Ain) ;
Moulin Brêt, maison isolée (Attignat, Bresse, Ain) ;
Les Brets, Les Brêts en 1911, hameau (La Chapelle-du-Châtelard, Dombes, Ain).


Bretagne
La Bretagne, lieu-dit de la commune de Port-Valais (District de Monthey, Valais), par allusion à la région française du même nom, probablement en raison de sa position au bord du lac.

Brételaire, Bretolet
Terrain humide où poussent des fougères, du patois bretola, « fougère » [Bossard].
Avec le suffixe collectif -aire :
Roc de Brételaire, sommet, 1698m (Abondance et Saint-Jean-d´Aulps, vallée de la Dranse, Haute-Savoie).

Avec le suffixe collectif -et, anciennement -er :
Col de Bretolet, Bretollyer en 1490, 1923m, entre la commune de Champéry (District de Monthey, Valais), et la vallée de la Manche (Samoëns, Faucigny, Haute-Savoie).


Bretemort
Maison isolée de la commune de Bourg-Saint-Pierre, district d´Entremont (Valais), du patois brete « vilain, repoussant, terrifiant » et français mort [Guex].

Bretoneire, Bretonnaire, Bretonneire, Bretonnière, Bretonnières
Lieu planté de troènes (Ligustrum sp.). Occitan bretoina, bretana.
Bretoneire, lieu-dit (Penthéréaz, district d´Echallens, Vaud) ;
Bretonneire, Bretoneyre en 1906, lieu-dit en forêt (Ropraz, district d´Oron, Vaud) ;
Bretonnaire, habitat dispersé (Essertes, district d´Oron, Vaud) ;
La Bretonnière, Brotoneres en 1397, Brotonnière au XVIIIème siècle (Moëns-Prévessin, Pays de Gex, Ain) ;
Bretonnière Basse, Li Bretoneri en 1344, La Haute Bretonnière et La Basse Bretonnière sur la Carte de Cassini, hameau (Viriat, Bresse, Ain) ;
Bretonnières, Bretoneres en 1154, Bretuneres vers 1216, Bretoneires en 1228, commune et village (District d´Orbe, Vaud).

Breuches
Sous les Breuches, hameau de la commune de Damvant (District de Porrentruy, Jura), peut-être le même mot que le patois vosgien breuche, « cruche ».

Breulets, Breuleu, Breuleux
Ces toponymes signifient « brûlis, terrain défriché par le feu », du patois breûlaie, dérivé de brûler.
Côte des Breulets, lieu-dit (Les Planchettes, district de la Chaux-de-Fonds, Neuchâtel) ;
Côte Breuleu, lieu-dit déclive (Eschert, district de Moutier, Jura bernois) ;
Le Breuleux, lieu-dit en forêt (Les Enfers, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Les Breuleux, première mention en 1429 : lay ville des Bruilluit, puis les Brulluy en 1440, le communal des Breluy en 1472, les Brulluit en 1473, Brüly en 1494, les Breulut en 1495, es Bruluz en 1503, les Bruleux en 1526, le communalx des Brülluers en 1527, les Bresleux en 1528, le nom actuel apparaissant en 1534. Nom allemand Brandisholz, « bois brûlé », commune et village (District des Franches-Montagnes, Jura).

Brévardière
Hameau de la commune de Saint-Pierre-de-Chartreuse (Chartreuse, Isère), cavannari Benedicti Evart au XIIème siècle, avec un nom d´homme *Benoît Evart.

Brévent, Brevon, Brévon, Brévonne
Hydronyme, du nom celtique Bebrona, « ruisseau des castors », voir Bièvre, « castor », et le suffixe onna, « cours d´eau ».
Le Brévent, Breven en 1695, hameau (Ugine, Val d´Arly, Savoie) ;
Le Brevon, fluvium Bevronis vers 1138, anciennement Beuvron et Brévon [Régeste Genevois], cours d´eau affluent de la Dranse (Chablais, Haute-Savoie), et Forêt du Brevon (Vailly, Chablais, Haute-Savoie) ;
Le Brévon, cours d´eau affluent de l´Albarine, Bebronae indiderunt nomen au VIIème siècle (Bugey, Ain) ;
La Brévonne, cours d´eau (Monthieux, Dombes, Ain).
Voir aussi Saint-Rambert-en-Bugey.


Brévent
Le Brévent, sommet des Aiguilles Rouges (Chamonix, vallée de Chamonix, Haute-Savoie), 2524m, mons de Burivana en 1296, Aiguillette du Brévent, 2310m, et Lac du Brévent, Ravin du Brévent, Combe du Brévent, La Brèche du Brévent, Le Clocher du Brévent, 2398m, probablement de l´adjectif savoyard brévan, « escarpé » [Pégorier].

Bréviaires
Les Bréviaires, maison isolée de la commune de Manigod (Bornes-Aravis, Haute-Savoie), français bréviaire, « livre liturgique contenant les offices que doivent dire ou lire chaque jour les prêtres réguliers ou séculiers de l´Église catholique », du latin médiéval écclésiatique breviarum, « abrégé de l´office liturgique », dérivé du latin brevis, « bref ».

Brévine
La Brévine, commune et village neuchâtelois du district du Locle (Neuchâtel), dont le nom vient du patois neuchâtelois brevena, « abreuvoir » ; selon Jaccard le nom correct serait L´Abrévine, du patois abrevna, « abreuvoir ». Moins probablement ce nom serait issu du celtique Bebrona, voir Brevon.

Breyen, Briançon, Briggen, Briggmatten, Brigue,
Brion, Bry, Bryon, Brys
Du gaulois briga, « colline [fortifiée] ; mont, point élevé », racine indo-européenne *bhergh-, « haut, éminent ».
Brigue, Briga en 1215, Brüga en 1408, alémanisé au XVème siècle, ville, commune et district (Valais) ;
Brion, alpage, Montagne de Brion, pâturage, nom monté au Mont Brion, 1991m (Saint-Jean-d´Aulps, vallée de la Dranse, Haute-Savoie) ;
Brion et Plan de Brion, lieux-dits en forêt, et Tête de Brion, 1874m (Massif des Aravis, Nancy-sur-Cluses et Le Reposoir, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Brion, castrum Brionis en 1090, villa de Brions en 1299-1369, Brion en 1394, commune et village du Haut-Bugey (Nantua, arrondissement de Nantua, Ain) ;
Brion, nom attesté au XIIIème siècle, commune et village de la Bièvre (Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, arrondissement de Grenoble, Isère) ;
Brion, ruines, et Pont de Brion sur l´Ebron (Lavars, Trièves, Isère) ;
Le Brion, sommet, 1609m (Sixt-Fer-à-Cheval, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Le Brion, pâturage, Chalets de Brion, alpage (Abondance, Val d´Abondance, Haute-Savoie) ;
Cascade du Brion (Chézery-Forens, Pays de Gex, Ain) ;
Le Grand Brion, 926m, et Le Petit Brion, 537m, sommets boisés (Vif, Pays grenoblois, Isère) ;
Serre Brion, maisons isolées, Clos de Serre Brion, lieu-dit en forêt, nom monté au Pas de Serre Brion, passage escarpé (Saint-Andéol, Trièves, Isère) ;
Le Bry, hameau et ancienne commune née de la fusion des anciennes communes de Pont-en-Ogoz et de Villars-d´Avry (Pont-en-Ogoz, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Le Bry, sommet (Vallée du Brevon, Chablais, Haute-Savoie) ;
Le Bry, hameau, et Le Mayen de Bry, alpage (Verbier, Bagnes, district d´Entremont, Valais) ;
Combe du Bryon et Ruisseau du Bryon (Leysin, district d´Aigle, Vaud) ;
Les Brys, alpage (Grandvillard, district de la Gruyère, Fribourg).
Probablement par transfert avec un patronyme Brion :
Les Brions, maisons isolées en clairière (Passy, Haut-Faucigny, Haute-Savoie).

Dérivé du gaulois brigantion, « éminence », issu de l´adjectif brigant-, « éminent, élevé » [Delamarre] :
Briançon, de Brianzo, sans date, puis Castrum de Brianzone en 1196, Brienzone en 1260, probablement de même étymologie que Briançon dans les Hautes-Alpes, Brigantium, Brigantio et Brigantione en 739, hameau (La Léchère, Tarentaise, Savoie) ;
Le Briançon, colline boisée, 382m (Panossas, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Le Mas Briançon, hameau (Pierre-Châtel, Matheysine, Isère).

Formes alémanisées au XVème siècle :
Breyen, Breion en 1444, hameau (Eischoll, district de Rarogne, Valais) ;
Zer Briggen, hameau, avec zer, composé de zu der, « aux », et à proximité Briggmatten, lieu-dit, avec l´allemand Matte, « prairie » (Loèche-les-Bains, district de Loèche, Valais).


Brézins
Commune et village de la Bièvre (Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, arrondissement de Grenoble, Isère), Berziacum au XIème siècle, Berzins au XIVème siècle, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Braetius [Nègre 1990].

Bride, Brides-les-Bains
Ces noms viendraient du gaulois briva, « pont » [Gros].
Ruisseau de la Bride, affluent de la Dranse (La Vernaz, vallée de la Dranse, Haute-Savoie) ;
Brides-les-Bains, Bride en 1664, Brides jusqu´en 1847, commune et village de la Tarentaise (Bozel, arrondissement d´Albertville, Savoie).

Brides, Bridières, Bridoux
Patronyme Bride, forme contractée de Brigitte, ou sobriquet, garçon d´écurie ou bourrelier [Tosti].
Les Brides, lieu-dit près de l´Albarine (Château-Gaillard, Bugey, Ain).
Avec le suffixe de propriété -ière :
Les Bridières, lieu-dit en forêt (Villes, Michaille, Ain).

Patronyme Bridoux, hypocoristique masculin de Bride :
Bridoux, maison isolée, et Etang Bridoux (La Chapelle-Du-Châtelard, Bresse, Ain) ;
Bridoux, hameau (Romans, Dombes, Ain) ;
Sur le Bridoux, lieu-dit en forêt (Corveissiat, Revermont, Ain).


Brideveaux
Closure des Brideveaux, lieu-dit de la commune du Bémont (District des Franches-Montagnes, Jura), patronyme Brideveaux, variante rare du patronyme Bridevaux.

Bridon
Patronyme Bridon, probablement d´un nom de métier, fabricant ou marchand de brides, plus généralement un bourrelier [Tosti].
Champ Bridon, hameau (Saint-Jean-sur-Veyle, Bresse, Ain) ;
Mont Bridon, colline boisée, 362m (Briord, Bugey, Ain) ;
Planche Bridon, lieu-dit (Bâgé-la-Ville, Bresse, Ain).

Brienard
Lieu-dit de la commune de Chamagnieu (L´Isle-Crémieu, Isère), patronyme.

Briffes
Les Briffes, hameau de la commune de Mieussy (Faucigny, Haute-Savoie), avec un patronyme Briffe, ancien français briffer, « manger avec gloutonnerie ».

Brigade
La Brigade, hameau de la commune de Saint-Imier (District de Courtelary, Jura bernois), de l´italien « brigata ».

Brignon
Hameau de la commune de Nendaz (District de Conthey, Valais), Bruniaco en 1100, Brignons vers 1170, Brignun en 1234, Brignon en 1262, nom de domaine d´origine gallo-romaine *Bruniacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Brunius, forme latinisée de l´anthroponyme germanique *Bruno, les noms plus récents étant formés sur le génitif *Brunionis [Jaccard], et Château de Brignon, ruines.

Brigot
Maisons isolées de la commune de Valmeinier (Maurienne, Savoie), patronyme, probablement du vieux français briguer, « quereller », provençal brega, « bruit, tumulte ».

Brilla
Peut-être une variante de Braille, « endroit bourbeux », ou de Broilles, voir breuil.
La Brilla, forêt (La Brillaz et Prez-vers-Noréaz, district de la Sarine, Fribourg) ;
La Brillaz, nouvelle commune fribourgeoise du district de la Sarine, qui regroupe les anciennes communes de Lentigny, Lovens et Onnens et tire son nom de la forêt de la Brilla.

Brin
Probablement un patronyme Brin, du germanique *beran, « ours ».
Brin, lieu-dit (Songieu, Valromey, Ain) ;
Brin, hameau (Culin, Pays viennois, Isère).

Brin d´Amour
Maisons isolées de la commune de Viriville (Chambaran, Isère), probablement un patronyme, sobriquet généralement donné à un soldat [Tosti].

Brine
La Brine, hameau de Montagny-près-Yverdon (District d´Yverdon, Vaud), et cours d´eau affluent du lac de Neuchâtel (Districts de Grandson et d´Yverdon, Vaud), Breynna en 1343, Brinaz et Brinnaz en 1906, du verbe patois brinnâ, « bruire » [Jaccard].

Brinta
Mot patois brinta signifiant « la brante » [Guex].
La Brinta, sommet, 2660m, (Vercorin, Chalais, district de Sierre, Valais), Col de la Brinta, 2599m (Grône et Saint-Jean, Val d´Anniviers, district de Sierre, Valais), et Sex de la Brinta, sommet entouré de rochers, 2693m (Nax, district d´Hérens, Grône et Saint-Jean, district de Sierre, Valais).

Briord, Brioude
Briord, commune et village du Bugey (Lhuis, arrondissement de Belley, Ain), [BR]IORATENSES sur un fragment d´autel, abbatia Briortii au Xème siècle, Briort et Brihort vers 1150, Brior en 1288, d´un primitif *Brioratis, à rapprocher du gaulois *Briuatis, « près du gué ou du pont », gaulois *briua, briva, « gué ; passage ; pont », allusion à un pont sur le Rhône ou à l´aqueduc.
Brioude, Briord, Briod et Brioud en 1650, Brioude en 1875, Briord et Briod en 1911, hameau nommé Bochailles au XIVème siècle, rebaptisé au XVème siècle par la famille de Briord à qui il appartenait.

Brisecol, Brisecou
Vieux français brisecou, « passage, endroit, escalier etc. où il est aisé de tomber si l´on n´y prend garde ». Mot régional suisse briscol, « terre inculte, friche » [Pégorier].
Brisecol, ferme isolée (Lully, district de Morges, Vaud) ;
Brisecou, lieu-dit (Fétigny, district de la Broye, Fribourg).

Brisetouche
Du français briser, et ancien français touche, voir Toche, pourrait être un sobriquet.
Brisetouche, lieu-dit (Damphreux, district de Porrentruy, Jura).

Brison, Brison-Saint-Innocent
Noms qui pourraient venir d´un gentilice Brisonius.
Brison, anciennement Mont-Brizon, Brezon et Brizon, commune et village du Faucigny (Arrondissement de Bonneville, Haute-Savoie) ;
Brison, Ecclesia Brusonis en 1179, Ecclesia Brusomi vers 1266, in villis de Brussons et de Sessens en 1300, Bruysson en 1356, et Les Granges de Brison, hameaux (Brison-Saint-Innocent, Aix-les-Bains, Savoie) ;
Brison-Saint-Innocent, Cura de Si Ignocencii vers 1344, commune et village (Aix-les-Bains-Nord-Grésy, arrondissement de Chambéry, Savoie) ;
Sur Brison, lieu-dit en forêt (Lhuis, Bugey, Ain).
De même origine ou de l´occitan brison, « brin, miette », ou encore d´un patronyme :
Brison, Bas Brison, alpages, Torrent de Brison, affluent du Buthier de Valpelline, dans la Comba de Brison, nom monté au Col de Brison, 2480m (Ollomont et Valpelline, vallée d´Aoste).


Brissogne
Commune et village de la vallée d´Aoste, Bressognye en 1373, nom dérivé avec le suffixe -onia d´un nom de personne latin Brittius.

Brive
Dérivé du gaulois briva, « pont ».
Brive, lieu-dit, peut-être d´un ancien pont sur le Rhône ou l´Allondon (Dardagny, Genève) ;
Brive, maisons isolées (Seyssel, Bugey, Ain) ;
La Brive, Aqua de Briva en 1429, aussi La Brivaz en 1911, cours d´eau affluent du Rhône à Briord (Bugey, Ain) ;
Ruisseau de Brive, cours d´eau (Corbonod, Bugey, Ain).

Broc, Brochet, Brochex, Brotset
Vieux français broc, « éperon rocheux, crête de montagne », du latin brocc(h)us, « pointu, saillant, proéminent », racine indo-européenne *bhar-, bhor-, bhr-, « proéminent, pointe ». Aussi : allemand Bruch, « cassure, crevasse, éboulis », ancien haut allemand *brecha, *brehha, broh, bruh, germanique *bruki, brusti, même sens.
Broc, Broch et Broyc en 1115, Broz en 1285, ancien nom allemand Bruck, commune et village sur un promontoire entre la Sarine et la Jogne (District de la Gruyère, Fribourg), et Dent de Broc, anciennement Becca de Broc, sommet au-dessus de Broc, 1829m (Broc et Gruyères, district de la Gruyère, Fribourg).
Avec les suffixes collectifs -et, -ex :
Col du Brochet, 2759m (Savièse, district de Sion, Valais, et Lauenen, Berne), et Glacier du Brochet, lieu-dit (Savièse, district de Sion, Valais) ;
Brochex, aussi Brochet en 1906, maisons isolées (Montreux, district de Vevey, Vaud) ;
Col du Brotset, Brozet en 1906, 2525m (Conthey, Valais, et Bex, district d´Aigle, Vaud) ;
Brotset, pâturage (Ovronnaz, Leytron, district de Martigny, Valais).

Voir aussi Brot.


Broces, Brochatton, Brochau, Broche, Brochet,
Brochetière, Brochets, Bros, Brosse, Brosses,
Brossière, Bruches, Bruchet, Bruchon, Brusson,
Brutsi
Dérivés de l´ancien français broce, broche, brosse, brousse, broussis, « broussailles, bruyères, lieu rempli de ronces et de bruyères ; hallier, petit bouquet d´arbres », broussis, « broussaille », bas latin broces, brossia, bruscia, bruxia, « broussaille, végétation touffue de terrains incultes », latin vulgaire *bruscia, « terrain broussailleux, empli de buissons épineux, friche ».
Les Broces, Nemus de les Broces en 1236, forêt (Saint-Marcel, Dombes, Ain) ;
La Broche, maison isolée (Les Bois, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
En Bros, forêt déclive au bord du Doubs (Soubey, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
La Brosse, hameau (Gorgier, district de Boudry, Neuchâtel) ;
La Brosse, Brossia au XIIIème siècle, hameau (La Balme-les-Grottes, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Les Brosses, De Brossiis en 1376, Brocia en 1386, Brossia en 1388, hameau (Bourg-Saint-Christophe, Bresse, Ain) ;
Les Brosses, Nemus de les Broces et Nemus de les Brociis en 1299-1369, ancienne forêt (Saint-André-de-Corcy, Dombes, Ain).
De même origine, ou de l´occitan bruc, « lieu où pousse la bruyère » :
Les Bruches, lieu-dit (Sainte-Blandine, La Tour-du-Pin, Isère).

Avec le suffixe collectif se rapportant à la flore -et, ou plus probablement du patronyme Brochet, par transfert :
Côte Brochet, lieu-dit en forêt (Ordonnaz, Bugey, Ain) ;
Le Pré Brochet, lieu-dit (Apremont, Haut-Bugey, Ain) ;
Les Brochets, hameau (Viuz-en-Sallaz, Faucigny, Haute-Savoie).

Dérivé avec le suffixe collectif -ière, ou du patronyme Brochet, avec le suffixe de propriété -ière :
Brochetière, lieu-dit en forêt (Chichilianne, Trièves, Isère).

Avec le suffixe -au :
Le Brochau, alpage (Vallon de Montriond, Chablais, Haute-Savoie).

Avec le suffixe -on :
Brochatton, lieu-dit (Croy, district d´Orbe, Vaud).

Dérivé avec le suffixe collectif -ière :
La Brossière, forêt (Montcherand, district d´Orbe, Vaud).

Dérivé de bruche avec le suffixe collectif se rapportant à la flore -et, du bas latin bruschetum, « petit bois », ou patronyme Bruchet de même origine :
Le Bruchet, lieu-dit (Le Sappey-en-Chartreuse, Chartreuse, Isère) ;
Bois Bruchet (Saint-Bonnet-de-Chavagne, Chambaran, Isère).

Diminutif de bruche avec le suffixe -on, ou patronyme Bruchon de même origine :
Bruchon, hameau (Thorens-Glières, Bornes, Haute-Savoie) ;
Chez Bruchon, hameau (Evian-les-Bains, Chablais, Haute-Savoie) ;
Maison Bruchon, maison isolée en clairière (Pisieu, Bièvre, Isère).

Patois valdôtain brussei, « broussailles » ou brusson, « myrtilles » :
Brusson, commune et village (Vallée d´Aoste).

Forme patoise bagnarde :
Tsè Brutsi, pâturage (Fionnay, Bagnes, district d´Entremont, Valais).


Brochet, Brochets
Lieu fréquenté par les brochets (Esox lucius).
Fontaine du Brochet et Ruisseau du Brochet (Villard-de-Lans, Vercors, Isère) ;
Roche aux Brochets, rocher au bord du Doubs (Saint-Ursanne, district de Porrentruy, Jura).

Brochus Creuson
Lieu-dit en forêt de la commune de Versoix (Genève), composé de Brochus, probablement un terme dérivé de l´ancien français brosse, « buisson », voir Broche, et de Creuson, le ruisseau qui traverse ce lieu-dit.

Brogny
Nom de domaine d´origine gallo-romaine *Broniacum ou *Bruniacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Bronius, voir Amburnex ou Brunius, voir Brignon.
Petit Brogny, hameau (Annecy-le-Vieux, Haute-Savoie) ;
Le Pont de Brogny, hameau (Pringy, Annecy-le-Vieux, Haute-Savoie).

Broissieux
Hameau de la commune de Bellecombe-en-Bauges (Bauges, Savoie), Dominus Broyssiaci en 1338, Districtus Broissiaci en 1496, Breissieux et Broysieux en 1670, d´un primitif *Brossiacum, *Brociacum, ou plus probablement *Bruciacum, issu d´un patronyme Bruccius ou Bruttius avec le suffixe -acus [Gros].

Bromines
Hameau de la commune de la Balme de Sillingy (Annecy, Haute-Savoie), du théonyme Bormona, divinité thermale des Allobroges.

Bron, Bronne, Broune, Brune
Adjectif patois valaisan bron, « brun », ou dérivé du gaulois brunnio-, bronnio-, « poitrine, sein », dans le sens topographique de « mamelon ».
Le Bron, petit sommet, 1528m (Saint-Gingolph, Chablais, Haute-Savoie) ;
Mont Bron, petit sommet (Montagne de Fully, district de Martigny, Valais) ;
La Bronne, lieu-dit (Orsières, district d´Entremont, Valais) ;
La Broune, sommets, 1526m (Vailly, Chablais, Haute-Savoie) ;
La Brune, éminence, 1947m (Arbaz, district de Sion, Valais).

Brondena
Lieu-dit de la commune de Valeyres-sous-Rances (District d´Orbe, Vaud), peut-être par féminisation du patronyme étranger Bronden.

Bronsonnière
La Bronsonnière, Bronçonnière en 1935, maisons isolées de la commune d´Orelle (Maurienne, Savoie), probablement d´un patronyme Broncon rare, avec le suffixe de propriété -ière.

Brot
Brot-Dessous, village et commune du district de Boudry, et Brot-Dessus, hameau, Marais de Brot, lieu-dit de la commune de Brot-Plamboz (District du Locle, Neuchâtel), Broch en 998 et 1372, Brot en 1346, peut-être de même origine que Broc.

Brotel, Brots, Brotteau, Brotteaux, Brottelay,
Brottes, Brottet, Brottets, Brottey, Brottiers,
Broty, Broutire
Lieu broussailleux, taillis courts, enchevêtrés de ronces, vernaie au bord d´un cours d´eau ; vieux français brotel, « aulnaie », ancien français broteau, brotel, broutel, « bosquet, buisson », peut-être du celtique *bart, ou variante de l´ancien français brosse, brousse, « buisson », voir Brosses. Selon Pégorier, les mots régionaux brotel, brotteau désignent un pré humide, une gravière à fleur d´eau avec oseraie.
Brotel, hameau (Saint-Baudille-de-la-Tour, L´Isle-Crémieu, Isère) ;
Grange des Brots, hameau (Saint-Pierre-d´Entremont, Chartreuse, Isère) ;
Le Brotteau, Les Brotteaux en 1935, maisons isolées (Vions, Chautagne, Savoie) ;
Grand Brotteau, lieu-dit (La Balme, Avant-Pays savoyard, Savoie) ;
Le Brotteau du Sablon, lieu-dit (Thil, Dombes, Ain) ;
Les Brotteaux, ad Brotellos en 1433, ancien lieu-dit (Beynost, Dombes, Ain) ;
Les Brotteaux, maison isolée (Biol, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Les Brotteaux Sud, lieu-dit (Château-Gaillard, Bugey, Ain) ;
Ferme des Brotteaux, ferme isolée (Jujurieux, Haut-Bugey, Ain) ;
Grands Brotteaux, lieu-dit (Saint-Benoît, Bugey, Ain) ;
Ile des Brotteaux, lieu-dit (Peyrieu, Bugey, Ain) ;
Les Brottes, lieu-dit (Belmont-Luthézieu, Valromey, Ain).
Avec les suffixes collectifs -ay, -et, -ey, -y :
Le Brottelay, lieu-dit (Loyettes, Bugey, Ain) ;
Le Brottet, maison isolée (Saint-Benoît, Bugey, Ain) ;
Crêt des Brottets lieu-dit (Mégevette, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Tête des Brottey, colline boisée, 1302m (Bellevaux, Chablais, Haute-Savoie) ;
Le Broty, lieu-dit (Ormont-Dessous, district d´Aigle, Vaud).

Dérivé avec les suffixes collectifs -ier, -ire ; Brottier est aussi un patronyme :
Brottiers, peut-être Brothie en 1935, maisons isolées en forêt (Jarsy, Bauges, Savoie) ;
La Broutire, colline boisée (1264m) (Sainte-Croix, district de Grandson, Vaud).


Brou, Brouaz, Broue, Broues, Brouve,
Brouves, Brouye, Bru, Bruanes, Brue,
Brues, Bruet, Bruets, Bruette, Brus
Lisière d´un champ garnie de broussailles, talus inculte, du bas latin brua [Gros], ou endroit bourbeux, voir Bra. Mots régionaux brou, bru, « marais, bourbe » [Pégorier].
Brou, Brovii saltus au Xème siècle, Brou en 1084, Brouz en 1512, Prioratus Brovii en 1671, quartier (Bourg-en-Bresse, Ain) ;
Le Brou, hameau (Divonne-les-Bains, Pays de Gex, Ain) ;
Le Brouaz, quartier (Annemasse, Faucigny, Haute-Savoie) ;
La Grande Broue, lieu-dit (Saint-Jean-de-Vaulx, Pays grenoblois, Isère) ;
Sous la Broue, hameau (Le Freney-d´Oisans, Oisans, Isère) ;
Les Broues, lieu-dit (Lignières, Neuchâtel) ;
Sous la Brouve, hameau (Notre-Dame-des-Millières, Combe de Savoie, Savoie) ;
Les Brouves, lieu-dit en forêt au bord du Doron (Venthon, Combe de Savoie, Savoie) ;
Sur les Brouves, lieu-dit déclive et maison isolée (Saint-Jean-d´Arves, Maurienne, Savoie) ;
Champ Brouye, maison isolée (Murist, district de la Broye, Fribourg) ;
Le Bru, lieu-dit, a peut-être la même origine (Croy, district d´Orbe, Vaud) ;
Bruanes, lieu-dit (Giez, district de Grandson, Vaud) ;
Le Brue, lieu-dit (Rebeuvelier, district de Delémont, Jura) ;
Les Brues, maison isolée (Péry, district de Courtelary, Jura bernois) ;
Les Brues, hameau (Sonvilier, district de Courtelary, Jura bernois) ;
Les Brues, hameau (Martignat, Haut-Bugey, Ain) ;
Les Brus, lieu-dit (Bevaix, district de Boudry, Neuchâtel).
Avec le suffixe diminutif -et :
Bruet, lieu-dit (Saint-Triphon, Ollon, district d´Aigle, Vaud) ;
Bruet, maisons isolées (Saint-Bonnet-de-Chavagne, Chambaran, Isère) ;
Les Bruets, lieu-dit (Bassins, district de Nyon, Vaud).

Probablement un patronyme Bru de même origine :
Les Brus, hameau (Cessens, Albanais, Savoie).

Par féminisation d´un patronyme Bruet : Côte Bruette, lieu-dit (Môtiers, district du Val-de-Travers, Neuchâtel).


Broye
La Broye, rivière des cantons de Vaud et Fribourg et nom d´un district fribourgeois, ancien nom allemand Brüw et Brush en 1470. Selon Aebischer, c´est une ancienne *Brauca, Brouca, Vroika, attestée comme Brodiam en 1155, dont le nom viendrait du nom d´une déesse gauloise Vroica, « La Bruyère », du nom gaulois *uroica, « bruyère », dont dérive le gallo-romain bruca, même sens. Selon Jaccard, qui donne les noms anciens Brodia, Brolius et Brovia en 1274, Bruya en 1295, c´est un dérivé de l´ancien haut allemand *brogil-, « marais », du gaulois brogilos, voir breuil.
Ancienne Broye, ancien lit asséché de la Broye (Corcelles-près-Payerne, district de Payerne, Vaud), aussi Vieille Broie en 1549, ancien cours de la Broye ;
La Broye, cours d´eau affluent de la Senoge (Vullierens, district de Morges, Vaud).

Bruant, Bruyant
Français bruyant, « qui fait beaucoup de bruit », se dit d´un cours d´eau.
Le Bruyant, cours d´eau affluent du Furon, dans le Vallon du Bruyant (Saint-Nizier-du-Moucherotte, Vercors, Isère) ;
Le Bief Bruyant, maisons isolées (Mijoux, Pays de Gex, Ain) ;
Nant Bruyant, cours d´eau affluent du Nom (Thônes, Bornes, Haute-Savoie) ;
Nant Bruyant, cours d´eau affluent du Doron (Queige, Beaufortain, Savoie) ;
Rif Bruyant, maison isolée sur le Ruisseau de Rif Bruyant issu du Lac de Rif Bruyant (Lavaldens, Valbonnais, Isère) ; Ruisseau Bruyant, affluent de l´Isère (Le Champ-près-Froges, Grésivaudan, Isère) ; Ruisseau de Bruyant, affluent de la Romance (Séchilienne, Pays grenoblois, Isère) ; Ruisseau du Bruyant, cours d´eau temporaire (Saint-Christophe-sur-Guiers, Chartreuse, Isère).
Ancien français bruant, bruiant, « torrent, fleuve aux eaux rapides et bruyantes ». Du bas latin brugiens, « bruyant », participe passé de brugire, latin vulgaire *brugere, hybride du latin classique rugire et du latin vulgaire *brugare. On trouve les noms anciens Ad rivum brugentiem au XIème siècle, nantus Bruyent en 1299 :
Le Bruant, cours d´eau affluent de la Menoge (Burdignin, Vallée Verte, Haute-Savoie) ;
Nant Bruant, cours d´eau affluent de l´Arc (Saint-Alban-des-Hurtières, Basse-Maurienne, Savoie) ;
Ruisseau Bruant, cours d´eau affluent du Ferrand (Clavans-en-Haut-Oisans, Oisans, Isère).


Bruggera
La Bruggera ou La Brugera, ferme isolée de la commune du Mouret (District de Sarine, Fribourg), par féminisation d´un patronyme Brugger, Brügger, attesté dans la région.

Bruinant
Le Bruinant, torrent affluent du Foron (Taninges, Faucigny, Haute-Savoie), et Pont du Bruinant, sur ce torrent, participe présent du verbe bruiner, « tomber de la bruine ».

Brun, Brune, Brunes
De couleur brune, mais aussi en ancien français brun, « sombre, obscur, malheureux, funeste, farouche ». Du bas latin brunus, ancien haut allemand brûn, germanique *brûna, « brun ». Le « brun » désignait l´ours.
Bief Brun, cours d´eau affluent de la Semine (Champfromier, Michaille, Ain) ;
Mont Brun, lieu-dit (Bagnes et Sembrancher, district d´Entremont, Valais), et Mayens du Mont Brun, maisons isolées en clairière (Sembrancher, district d´Entremont, Valais) ;
Mont Brun, sommet, 2924m, nom allemand Sanetschhorn (Savièse, district de Sion, Valais, et Gsteig, district de Gessenay, Berne) ;
Nant Brun, cours d´eau affluent de l´Arc (Randens, Basse-Maurienne, Savoie) ;
Le Nant Brun, cours d´eau affluent du Doron de Belleville (Saint-Jean-de-Belleville, Tarentaise, Savoie) ;
Roche Brun, ruine d´alpage (Jarrier, Maurienne, Savoie) ;
Brune, lieu-dit (Val d´Isère, Haute-Tarentaise, Savoie) ;
Côte Brune, lieu-dit déclive, et La Côte Brune, alpage (Les Allues, Tarentaise, Savoie) ;
Crête de Côte Brune, crête de montagne (Saint-Alban-des-Villards, Maurienne, Savoie) ;
L´Ile Brune, lieu-dit (Saint-Egrève, Pays grenoblois, Isère) ;
Pierre Brune, lieu-dit en forêt (Pontamafrey-Montpascal, Maurienne, Savoie) ;
Pierre Brune, hameau (Villarodin-Bourget, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Pierre Brune, ruines d´alpage, Rochers de Pierre Brune, lieu-dit en montagne, et Pointes de Pierre Brune, 3196m (Termignon, Haute-Maurienne, Savoie) ;
Clot de Pierre Brune, lieu-dit en montagne, et Passerelle de Pierre Brune, sur le Torrent des Etançons (Saint-Christophe-en-Oisans, Oisans, Isère) ;
Plan de Pierre Brune, lieu-dit en montagne (Val d´Isère, Haute-Tarentaise, Savoie) ;
Plage de la Brune, lieu-dit au bord du Lac d´Annecy (Veyrier-du-Lac, Bornes, Haute-Savoie) ;
La Roche Brune, sommet sur la frontière italienne, 2724m (Sainte-Foy-Tarentaise, Tarentaise, Savoie) ;
Chalets des Brunes, alpage, et Ruisseau des Brunes, affluent du Ruisseau des Faverottes (Hermillon, Maurienne, Savoie).

Brun, Bruna, Brunaire, Brunatière, Brunatières,
Brunaud, Bruneau, Brunelle, Brunerie, Brunes,
Brunet, Brunetière, Brunette, Brunettes, Bruniaux,
Brunods, Brunot, Bruns
D´un patronyme Brun, surnom d´une personne brune de poil ou de teint.
Brun, hameau (La Bâthie, Tarentaise, Savoie) ;
Chez Brun, hameau (Seyssel, Genevois, Haute-Savoie) ;
Bois Brun, colline boisée (Chantesse, Sud du Grésivaudan, Isère) ;
Bois des Brun, forêt (Sallanches, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bois Jean Brun, petite forêt (Saint-Siméon-de-Bressieux, Bièvre, Isère) ;
Les Bruns, hameau (Faramans, Bresse, Ain) ;
Les Bruns, hameau (Entremont-le-Vieux, Chartreuse, Savoie) ;
La Grange des Bruns, lieu-dit déclive (Bozel, Vanoise, Savoie).
Par féminisation :
Les Brunes, lieu-dit (Saint-Cyr-Sur-Menthon, Bresse, Ain).

D´un patronyme Brun, avec le suffixe de propriété -aire :
Brunaire, maison isolée (Château-Bernard, Trièves, Isère).

Avec le suffixe de propriété -erie :
La Brunerie, maisons isolées (Serre-Nerpol, Sud du Grésivaudan, Isère) ;
Château de la Brunerie, XVIème au XIXèmesiècle (Voiron, Pays voironnais, Isère).

D´un matronyme Bruna :
Bruna, maisons isolées (La Bâtie-Divisin, La Tour-du-Pin, Isère).

Des patronymes Bruneau, Bruniaux, hypocoristique de Brun :
Le Château Bruneau, hameau (Saint-Martin-du-Frêne, Haut-Bugey, Ain) ;
Bruniaux, hameau (Fitilieu, Vallée du Guiers, Isère).

Patronyme Brunelle, hypocoristique de Brun, ou par féminisation d´un patronyme Bruneau, Brunel :
Brunelle, lieu-dit (Bourgoin-Jallieu, La Tour-du-Pin, Isère).

D´un patronyme Brunat, hypocoristique de Brun, avec le suffixe de propriété -ière :
La Brunatière, maison isolée (Chalamont, Dombes, Ain) ;
Les Brunatières, lieu-dit (Chalamont, Dombes, Ain).

D´un patronyme Brunet, hypocoristique de Brun :
Brunet, lieu-dit (Albiez-Montrond, Maurienne, Savoie) ;
Brunet, hameau (Megève, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bois Brunet, forêt (Neuville-les-Dames, Dombes, Ain) ;
Ferme Brunet, ferme isolée (Songieu, Valromey, Ain) ;
Golet Brunet, lieu-dit (Brénod, Haut-Bugey, Ain) ;
Mas Brunet, hameau, et Etang Brunet (Châtenay, Dombes, Ain) ;
Pré Brunet, lieu-dit en forêt (Martignat, Haut-Bugey, Ain) ;
La Fontaine de Pré Brunet, lieu-dit déclive en montagne (Les Adrets, Belledonne, Isère).

Par féminisation du patronyme Brunet :
La Brunette, maison isolée (Bellevue, Genève) ;
Les Brunettes, forêt (Chevillard, Haut-Bugey, Ain) ;
Les Brunettes, lieu-dit (Saint-Maurice-de-Gourdans, Dombes, Ain).

Du patronyme Brunet, avec le suffixe de propriété -ière :
Brunetière, quartier (Voiron, Pays voironnais, Isère) ;
Brunetière, ruines en forêt (Veurey-Voroize, Pays grenoblois, Isère).

D´un patronyme Brunod, Brunot, diminutif de Brun :
Les Brunods, Les Brunots sur la Carte IGN, hameau (La Motte-en-Bauges, Bauges, Savoie) ;
Moulin Brunot, maisons isolées (Jayat, Bresse, Ain).

D´un patronyme Brunaud, dérivé de Brun, ou mieux de l´anthroponyme germanique Brunwald, du germanique *beran, « ours », et *valdan, « celui qui règne » :
Brunaud, maisons isolées(Saint-Georges-sur-Renon, Dombes, Ain).


Brunchenal
Brunchenal du Milieu, Grand Brunchenal et Petit Brunchenal, maisons isolées de la commune de Delémont (Jura), dans un vallon allongé, de Chenal, avec un premier terme probablement issu d´un anthroponyme germanique comme *Bruno.

Brunefarine
Lieu-dit jurassien du district de Porrentruy, commune de Montmelon, anciennement Brêmefarine, du nom de Abraham Farine.

Brunier, Brunière, Brunières, Burnier, Burnières
Patronyme Brunier d´origine germanique, issu de l´anthroponyme *Brunhari, du germanique *beran, « ours », et *harja, « guerrier ». Ce patronyme se recontre en Savoie, Valais et dans la vallée d´Aoste.
Brunier, hameau (Annecy-le-Vieux, Haute-Savoie) ;
Brunier, alpage (Quart, vallée d´Aoste) ;
Chez Brunier, maisons isolées (Héry-sur-Alby, Albanais, Haute-Savoie).
Par féminisation de Brunier :
La Brunière, maison isolée du vignoble de la commune de Saint-Léonard (District de Sierre, Valais) ;
Les Brunières, hameau (Saint-Quentin-sur-Isère, Vercors, Isère).

Patronyme Burnier, par métathèse de Brunier :
Nant Burnier, affluent de la Deisse (Albens, Albanais, Savoie).

Par féminisation de Burnier :
Les Burnières, maisons isolées (Saint-Nizier-le-Bouchoux, Bresse, Ain).


Brunisholzena
La Brunisholzena, ferme isolée de la commune de La Roche (District de la Sarine, Fribourg), par féminisation d´un patronyme Brunisholz attesté dans la région.

Bublane
Bublane ou Bublanne, château et hameau de la commune de Châtillon-la-Palud (Chalamont, Dombes, Ain), Bublanna au XIIIème siècle, Boblan[a], capella vers 1250, Parrochia de Publens en 1255, Villa Publiana en 1338, Bublane en 1650, Bublanne sur la Carte de Cassini, pourrait être une ancienne villa *Bubliana, nom de domaine d´origine gallo-romaine dérivé avec le suffixe -ana du gentilice Bublius.

Bublens
Ancien village de la commune d´Allonzier-la-Caille (Genevois, GenevoisHaute-Savoie), nom d´origine burgonde, dériverait d´un primitif *Bûbilingos, « chez les Bûbilingi », dérivé du nom propre Bôbila, diminutif de Bôba, « jeune homme », cf. allemand Bube, de même sens [Perrenot].

Bublex
Hameau de la commune d´Yvonand (District d´Yverdon, Vaud), patronyme.

Bucheret
Alpage de la commune de Villard-sur-Doron (Beaufortain, Savoie), peut-être du français bûcher, « lieu où l´on range le bois à brûler ».

Bûcheronne
La Bûcheronne, maison isolée en clairière de la commune de Gimel (District d´Aubonne, Vaud), probablement par féminisation du nom de métier bûcheron.

Bûches
Les Bûches, forêt des communes de Marcellaz et Peillonnex (Faucigny, Haute-Savoie), français bûche, « morceau de gros bois scié ou fendu, destiné à alimenter un feu », du latin vulgaire *busca, « bois, bosquet », dérivé du germanique *busk, « baguette ».

Buchille, Buchilles, Buchillon, Buchilly
Bardeau, tavillon, buchette, copeau de bois, voir le mot régional buchille.
La Buchille, maison isolée (Villorsonnens, district de La Glâne, Fribourg) ;
Chalets de la Buchille, alpage, nom monté au Col de la Buchille, 1618m (Vailly, Chablais, Haute-Savoie) ;
Les Buchilles, Buchille et Buchillie en 1441, Buchicille en 1597, lieu-dit (Boudry, Neuchâtel) ;
Champ Buchillon, hameau (Vuisternens-devant-Romont, district de la Glâne, Fribourg).
Avec le suffixe -on :
Buchillon, Chanliva en 1228, commune et village (District de Morges, Vaud).

De même origine ou du patronyme Buchillon :
Les Buchillons, quartier (Ville-la-Grand, Annemasse, Haute-Savoie).

Avec le suffixe collectif -y :
En Buchilly, forêt (Sâles, district de la Gruyère, Fribourg).


Buchillon
Commune et village fribourgeois du district du Lac, Buoch en 961, Buschillion en 1339, Buchillon en 1453, nom allemand actuel Büchslen et Bichslen au XVIIIème siècle, de l´ancien haut allemand buchha, germanique *bôkô, « hêtre », cf. moyen haut allemand buoch, « livre », de même origine, à proprement parler « tablette de hêtre où l´on gravait des runes ».

Buchwalder
Rière Buchwalder, maison isolée en clairière de la commune de Vermes (District de Delémont, Jura), avec un patronyme allemand Buchwalder, issu de Buch[en]wald, « forêt de hêtres ».

Bucleloup
Hameau de la commune de Ruffieu (Champagne-en-Valromey, Valromey, Ain), Bucle-Loup en 1911, composé de Bucle, « brûlé [par le soleil] », et du français loup.

Budaz, Budelan
Peut-être du patois buda, budda, « étable à vaches », moyen haut allemand buode, germanique *bôþôn, bûþô, « logis », racine indo-européenne *bhouta.
La Budaz, lieu-dit (Epesses, district de Lavaux, Vaud) ;
Budelan, peut-être de même origine, lieu-dit (Chamblon, district d´Yverdon, Vaud).

Budden
Punta Budden, 3630m, et Col Budden, 3562m (Bionaz et Valtournenche, vallée d´Aoste), nommés en l´honneur de Richard Henry Budden, savant et alpiniste anglais (1816-1895).

Buele
La Buele, lieu-dit de la commune de Movelier, district de Delémont (Jura), viendrait de l´allemand Bulle, « taureau », et désignerait un pâturage réservé à ce bovin [Prongué].

Buellas
Commune et village de la Bresse (Viriat, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain), Bodella en 1059, Ecclesia de Butella en 1119, Prioratus de Budella vers 1190, Boella en 1265, Buella vers 1325, Buela en 1536, Buelle et Buellas en 1734, probablement une ancienne villa Bodella, nom de domaine d´origine gallo-romaine, par féminisation d´un cognomen Bodellus, du bas latin bodellus, « boyau ».

Buement
Dérive du latin *bovimentum, « fumier » [Roche].
Le Buement, pâturage déclive en forêt (Corcelles, district de Moutier, Jura bernois) ;
Le Buement, maison isolée et colline (Court, district de Moutier, Jura bernois) ;
Buement Breulais, avec le latin brustulatum, « brûlé », forêt déclive (Crémines, district de Moutier, Jura bernois).

Buenans
Hameau de la commune de Châtillon-sur-Chalaronne (Bresse, Ain), Boenencs et Boenens en 984, Buenens en 1250, Buennens en 1324, nom d´origine burgonde, dériverait d´un primitif *Bodiningos, plus exactement *Boduiningos, « chez les Boduiningi », dérivé du nom propre Bodwin, germanique *buda, « prière » et *veni, ancien haut allemand wini, « ami » [Perrenot].

Buenc, Buhan
Donjon de Buenc, lieu-dit de la commune de Hautecourt-Romanèche (Revermont, Ain), De Buenco en 1145, Buenc en 1211, Buens au XIIIème siècle, Boenc en 1318, Buen en 1441, Bohan en 1567, Bouhen en 1629, Bouhans en 1670, Buhen en 1808, Bohan en 1911, nom d´origine burgonde, peut-être d´un anthroponyme issu du burgonde *buda, « messager » ;
Côte de Buhan, lieu-dit dans la même commune.

Buffard, Buffardant, Buffat, Buffet, Buffets
Patronyme Buffard issu de l´ancien français buffe, « soufflet, coup de poing ; pièce de l´armure ; tromperie », ou lieu exposé au vent, dérivé de Buffe avec le suffixe -arde,
Buffard, lieu-dit en forêt (Vieu-d´Izenave, Haut-Bugey, Ain) ;
Rocher Buffard, lieu-dit en forêt (Sonthonnax-la-Montagne, Haut-Bugey, Ain).
Peut-être de même origine, sous forme d´un participe présent :
Buffardant, lieu-dit en forêt (Chanay, Bugey, Ain).

Patronyme Buffat, Buffet, issus de l´ancien français buffet, « soufflet, giffle ; soufflet [pour le foyer] ; table, bureau » :
Le Buffat, maisons isolées (Habère-Lullin, Vallée Verte, Haute-Savoie) ;
Chez Buffet, maison isolée (Crozet, Pays de Gex, Ain) ;
Le Clos Buffet, quartier (Jasseron, Revermont, Ain) ;
Grand Taillis Mont Buffet, lieu-dit en forêt (Nantoin, Bièvre, Isère) ;
Les Buffets, lotissement, et Bois des Buffets, forêt (Montagnat, Bresse, Ain).


Bugenet, Bugeon, Bujon
D´un patronyme Bugeon, Bujon de sens incertain. Il faut toutefois noter que tous ces lieux sont en forêt, Tosti proposant d´ailleurs le sens de « petit bois ».
Le Bugeon, lieu-dit en forêt (Hostias, Bugey, Ain) ;
Etang Bugeon, étang en forêt (Châtonnay, Pays viennois, Isère) ;
Le Bugeon ou Le Bujon, Nantis Boujonis en 1355, Ultra Bujonem en 1517, Terra in campo de Buione en 1430, cours d´eau affluent de l´Arc (La Chambre, Basse-Maurienne, Savoie) ;
Bujon, maison isolée en clairière (Sainte-Hélène-sur-Isère, Combe de Savoie, Savoie) ;
Bujon, lieu-dit en forêt (Bellignat, Haut-Bugey, Ain) ;
Le Bujon, lieu-dit en forêt (Saint-Germain-les-Paroisses, Bugey, Ain) ;
Pré du Bujon, clairière, et Sous le Bujon, lieu-dit en forêt (Anglefort, Bugey, Ain).
Diminutif de Bugeon avec le suffixe -et :
Nant Bugenet, juxta rivum Bujoneti et Combe du Bujonet en 1517, cours d´eau affluent du Bugeon (Montaimont, Maurienne, Savoie).


Buges
Les Buges, lieu-dit en forêt de la commune de Boudry (Neuchâtel), dans les berges de l´Areuse où se trouvent plusieurs grottes, désigne à Neuchâtel une profonde fissure, un couloir, une cavité dans le rocher. De même étymologie que Boëge.

Bugey
Bugey, ancienne province du duché de Savoie qui s´étendait sur les département de l´Ain, de l´Isère et de la Savoie, c´est maintenant une région du département de l´Ain entre le Rhône et l´Ain qui correspond en gros à l´actuel arrondissement de Belley au Sud, appelé aussi Bas Bugey, et à l´actuel arrondissement de Nantua au Nord, ce dernier étant nommé Haut-Bugey. On appelle aussi Petit Bugey, Bugey de Savoie jusqu´en 1860, l´actuel Avant-Pays savoyard. Le nom du Bugey est attesté par une inscription MATRI DEUM ET ATTINI CUPIDINES II APRONIUS GEMELLINUS TESTAMENTO LEGAVIT VICANIS BELLICENSIBUS au IIème ou IIIème siècle, puis Vincentius episcopus ecclesiae Belisensis en 567 ou 570, Ex parte Bellicensis Castri au VIIème siècle, Comitatus Belicensis, « comté de Belley » en 861, In comitatu Bellicensi en 1023, Terra de Beuzeis vers 1195, Beugesium en 1294, Beugey en 1613-1614, adjectif latin Bellicensis formé sur Bellicium, ancien nom de la ville de Belley.
Le Bugey, lieu-dit (Saint-Benoît, Bugey, Ain).

Bugnonne
La Bugnonne, maison isolée de la commune de Belmont-sur-Lausanne (District de Lausanne, Vaud), par féminisation d´un patronyme Bugnon attesté, voir Bugnon.

Buisson Galant
Hameau de la commune d´Alle (District de Porrentruy, Jura), composé de Buisson et de l´adjectif galant, « vif alerte, entreprenant [avec les femmes] », participe passé du verbe ancien français galer, « s´amuser », gallo-roman *walare, « se la couler douce », issu du francique *wala, « bien ». C´est un toponyme typique du XVIIIème siècle. Il peut aussi s´agir d´un patronyme Galant.

Buitonnaz
Hameau de la commune de Fully (District de Martigny, Valais), Buitona en 1906, diminutif de buit, variante de boët, « bois », avec le suffixe -onnaz [Jaccard].

Bulande
Hameau de la commune d´Arnex-sur-Orbe (District d´Orbe, Vaud), Bullandaz en 1554, par féminisation d´un patronyme Bul[l]and.

Bulette
La Bulette, maison isolée de la commune de Saint-Aubin-Sauges (District de Boudry, Neuchâtel), par féminisation d´un patronyme Bulet attesté dans la région.

Bullatonne
La Bullatonne et La Bullatonne Dessous, alpage de la commune de Bullet (District de Grandson, Vaud), par féminisation du gentilé Bullaton, nom des habitants de la commune de Bullet.

Bulle
Ville fribourgeoise du district de la Gruyère, nom latin Bulium, Butulo en 852-875, Bulo vers 859, Butulum vers 867, villa que dicitur Bollo vers 1200, Bullo et Bullos vers 1225, ancien nom allemand Boll. Selon Jaccard le nom ancien Butulum serait un diminutif du francique *but, « souche, billot », qui a pris le sens de cible, d´où le français butte, à l´origine « éminence portant la cible ». Dans le cas présent il s´agirait d´un petit monticule sur lequel se trouve l´église paroissiale [Aebischer]. Pégorier mentionne un mot régional savoyard bulo, « tertre ».
Bulle, lieu-dit (Diesse, district de la Neuveville, Jura bernois) ;
Le Bulle, hameau, peut être un patronyme (Reyvroz, Chablais, Haute-Savoie).

Bulliard
Bulliard, maisons isolées et lieu-dit, et Bulliardholz, forêt, avec l´allemand Holz, « bois » (Cormondes, district du Lac, Fribourg), avec un patronyme Bulliard, nom de métier, du vieux français bulle, « rescrit », latin bulla, « bulle (petite boule d´or que le jeune noble porte au cou) ».

Bulozfeld
Lieu-dit de la commune de Courlevon, district du Lac (Fribourg), composé hybride de Buloz, « boulaie », et de l´allemand Feld, « champ ».

Bumanda
La Bumanda, ferme isolée de la commune de Charmey (District de la Gruyère, Fribourg), par féminisation d´un patronyme Buman ou Bumann répandu dans la région [Aebischer].

Bunand, Bunant
Bunand, Bunant sont probablement des patronymes,
Bunand, hameau (Avressieux, vallée du Guiers, Savoie) ;
Tête de Bunant, 1660m, Bois de Bunant, lieu-dit en forêt déclive, et Ruisseau de Bunant issu de la Source de Bunant (Aviernoz et Thorens-Glières, Bornes, Haute-Savoie).

Bunard
Pic Bunard, 2560m, Col du Bunard, 2438m, et Ruisseau de Bunard, affluent de l´Eau d´Olle (Vaujany, Oisans, Isère), avec un patronyme Bunard.

Buratte, Bure
Vieil allemand Bür, Burica, Burnhen, « lieu où se retirent les sangliers ».
Buratte, diminutif formé avec le suffixe -atte, lieu-dit et ancien village disparu mentionné en 1314 (Bure, district de Porrentruy, Jura) ;
Bure, Bür et terram de Bures en 1139, Burn en 1236, Burris en 1461, ancien nom allemand Burnen attesté en 1348, et Bois de Bure, forêt dans la même commune (District de Porrentruy, Jura).

Burbanche
La Burbanche, village et commune du Bugey (Virieu-le-Grand, arrondissement de Belley, Ain), Locus qui vulgo dicitur Vulbaenchies vers 1080, Super Vulbenchias vers 1130, Vilbenchias en 1142, Vulbenchia en 1248, Vurbenchia en 1359, Ecclesia de la Bourbanche vers 1400, La Bulbenche en 1542, La Borbanche en 1580, nom d´origine burgonde qui dériverait d´un primitif *Wilbadingas, « chez les Wilbadingi », dérivé du nom propre Willibad [Perrenot], du burgonde *wilja, « volonté », et *badus, « combat ».

Burcin
Commune et village de la Bièvre (Le Grand-Lemps, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère), nom attesté au XIIIème siècle, nom de domaine d´origine gallo-romaine *Burcianum, dérivé avec le suffixe -anum du nom romain *Burcius [Bouvier].

Burel, Burelande
Patronyme Burel, probablement un nom de métier, fabriquant de bure.
Burel, maison isolée (Vonnas, Dombes, Ain) ;
Au Burel, Lieudit in Burello en 1532, lieu-dit, Ruisseau de Burel, affluent de l´Arc, nom monté au Fond de Burel, lieu-dit en montagne, edt au Roc de Burel, 3075m (Lanslevillard, Haute-Maurienne, Savoie).
Avec le suffixe -ande :
Burelande, colline boisée (Maillat, Haut-Bugey, Ain).


Burgisberg
La Burgisberg, maisons isolées de la commune de Bourrignon, district de Delémont (Jura), en allemand « La Montagne de Bourrignon », de Burgis, ancien nom de Bourrignon en 1295, et du moyen haut allemand Berg, « montagne » [Prongué].

Bürglenberg
Alpage de la commune de Cerniat (District de la Gruyère, Fribourg), nom qui signifie « montagne de Bourguillon ».

Burier
Prieuré bénédictin de la commune de la Tour-de-Peilz (District de Vevey, Vaud), Buris (douteux) en 1145, Buire avant 1163, Buirie en 1228, Burye en 1309, prioratus Buriaci en 1375, Burijez en 1379, du germanique *bûra, « ferme, établissement, maison de paysans ».

Bursine, Bursinel, Bursins
Selon Perrenot, c´est un nom d´origine burgonde, d´un primitif *Brôkingus, *Brûkingus, patronyme dérivé du germanique *brôka, « marécage ».
Selon Jaccard, qui se base sur le forme la Brutena, le patronyme germanique est Brutt, Brutti, du germanique *brut, « casser ».
Bursins, anciennement Brucinga [Régeste Genevois], in villa Bruciniaco en 979-1046, villa Brucins en 1028-1048, in villa Bruzinges en 1011, in villa Brucinis en 1047-1049, Brucino vers 1130, Brusins en 1205, Brussins en 1251, commune et village habité dès le Bas-Empire (District de Rolle, Vaud).
Diminutif de Bursins avec le suffixe -el :
Bursinel, Brucines en 1139, Brusinez en 1205, Brusinel en 1211, ecclesia de Brucinais en 1220, Brucineus en 1241, Brusines en 1244, Brussinez en 1248, Brusinay en 1328, Brussenel en 1328, diminutif de Bursins, commune et village (District de Rolle, Vaud).

Par féminisation de Bursins :
La Bursine, la Brutena en 1208, la Bruttinaz en 1280, ferme isolée et alpage appartenant à la commune de Bursins, reçus de l´abbaye du Lac-de-Joux (Le Brassus, district de la Vallée, Vaud).


Busigny
Champ Busigny, hameau de la commune de Ferlens (District d´Oron, Vaud), d´un patronyme Busigny issu d´un nom de lieu Busigny (Franche-Comté) ou Bussigny.

Busine
La Busine, maisons isolées des communes de Juriens et de Vaulion (District d´Orbe, Vaud), par féminisation d´un patronyme Busin, ou du vieux français busine, « conduite, tuyau ».

Bussiges
Hameau de la commune de Civrieux (Reyrieux, Dombes, Ain), in villa qui dicitur Buscitgas en 994-1032, Parrochia de Buisseges en 1187, Buissiges en 1226, Buxiges en 1285, Buciges en 1325, Bussiges en 1375, nom d´origine burgonde ; Buscitgas serait une cacographie de *Buscingas ou mieux *Bôsikingas, « chez les *Bôsikingi », dérivé du nom propre Bôsika, de l´ancien haut allemand bôsi, « méchant » [Perrenot].

Bussigny
Du nom de domaine gallo-romain [fundus] Busseniacus, formé avec le suffixe -acus sur le gentilice Bussenius.
Bussigny-près-Lausanne, Bussignye en 1358, commune et village (District de Morges, Vaud) ;
Bussigny-sur-Oron, Bussignye en 1433, commune et village (District d´Oron, Vaud).

Bussy, Bussy-sur-Morges, Bussy-sur-Moudon
Nom gallo-romain Buciacum dérivé d´un gentilice Buc[c]ius, Bussius, Buxius.
Bussy, Bussey en 1142, Bussi en 1149, Bussei en 1201, Buschi en 1229, Bussys en 1343, Busy en 1668, commune et village (District de la Broye, Fribourg) ;
Bussy, Bussiers en 1296, hameau (Valangin, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel) ;
Bussy-sur-Morges, Bussi vers 1059, Bussie en 1223, do bussi, « du bussi » en 1227, village (Bussy-Chardonney, district de Morges, Vaud) ;
Bussy-sur-Moudon, Buxi en 1101, commune et village (District de Moudon, Vaud) ;
Bussy, De Bussili en 1240, Bussiz, De Buxillo et De Bussillo en 1299-1369, Bussix en 1483, Buxi en 1500, hameau, nom monté au Mont de Bussy, colline boisée, 697m (Izernore, Haut-Bugey, Ain).
Probablement d´un patronyme Bussy :
Bussy, maison isolée (Francheleins, Dombes, Ain) ;
Bois Bussy, petite forêt (Pressiat, Revermont, Ain) ;
Crêt Bussy, lieu-dit (Sâles, district de la Gruyère, Fribourg).


Buthier, Buthière
Nom qui pourrait dériver, par analogie avec Buthiers (Seine-et-Marne), du latin médiéval buteria, « lieu où l´on stocke les tonneaux », d´où l´ancien français boterie, « bouteillerie », issu du latin médiéval butta, bas latin buttis, « tonneau », mais c´est aussi un patronyme.
Buthier, hameau (Gignod, vallée d´Aoste) ;
Buthier, cours d´eau affluent de la Doire Baltée, dans la Valpelline (Vallée d´Aoste).
De même origine ou par féminisation du patronyme Buthier :
La Buthière, hameau (Saint-Quentin-Fallavier, La Tour-du-Pin, Isère).


Buts
La Croix des Buts, lieu-dit de la commune de La Giettaz (Val d´Arly, Savoie), serait une remotivation de La Croix des Byus, avec un mot patois signifiant « bouleaux », voir Biou [G. Tuaillon, Nouvelles du Centre d´Études Francoprovençales « René Willien », no 27, 1993].
Probablement de même origine :
Les Buts, maison forestière (Queige, Beaufortain, Savoie) ;
Les Buts, lotissement en forêt (La Perrière, Tarentaise, Savoie).


Buvin
Hameau de la commune des Avenières (L´Isle-Crémieu, Isère), villa de Buvyn au XIVème siècle, Beauvain et Beauvin au XVIIème siècle.

Buyat, Buyet
Probablement un bief ou canal, ancien français buy, « bief », ce sont aussi des patronymes.
Buyat, Del Buyat en 1285, Del Buyaz vers 1350, hameau (Rignieux-le-Franc, Bresse, Ain) ;
Buyat, chimin del Buyat vers 1320, hameau (Saint-Jean-de-Niost, Bresse, Ain) ;
Le Buyat, lieu-dit (Viriat, Bresse, Ain) ;
Ruisseau du Buyat (Rochetoirin, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Les Buyats, lieu-dit (Saint-Quentin-Fallavier, La Tour-du-Pin, Isère) ;
Buyet, Buyer en 1911, hameau (Mézériat, Dombes, Ain).

Buzelle
La Buzelle, hameau de la commune de Divonne (Pays de Gex, Ain), du nom d´un propriétaire Buzeau, Buzel.