A

Abade (à l´) [expr.]
Toujours au loin, hors de la maison, parti en liberté ou sans qu´on sache où. Patois abadô, « libre, détaché » [Constantin], voir bader.
Quand les chèvres sont à l´abade, il faut leur courir après. (Sur la Toile).

Abadée [n. f.]
Savoie : sévère remontrance, engueulade.
Elle lui a passé une abadée de première, sous le prétexte qu´elle en avait assez de voir traîner les outils et que c´était une porcherie au grenier avec toutes les bouteilles de plastique qui pourrissaient et qu´elle commençait à en avoir marre de ce logis qui tenait de la cour des miracles, et qu´elle ne supportait plus les odeurs de caoutchouc brûlé et les taches de cirage étalées sur la moquette un peu partout. (Sur la Toile).

Abader [v. tr.]
Détacher, lâcher, donner la liberté, patois savoyard abada, même sens [Constantin].
Après on a défait les liens des vaches pour les abader et leur permettre d´aller boire au bassin. (Sur la Toile).

Abader (s´) [v. pron.]
Se mettre en train ; commencer une activité ; se lever, le matin ; prendre la clé des champs. Patois savoyard s´abada, « se sauver » [Constantin]. Patois romand abadda, avec négation : « ne pas quitter la maison d´autrui » [Bridel]. Voir bader.
Les bonnes raisons de s´abader ne manquent pas entre les bornes frontières riches en histoire et en anecdotes, les paysages du Mont de l´Herba, et les légendes de la forêt du Risoux.... (Sur la Toile).

Abbaye [n. f.]
Vaud : société de tir, confrérie de tireurs ; concours de tir organisé par une telle société.
Les abbayes vaudoises ne sont pas dirigées par un président, mais par un abbé. Celui-ci n´a rien d´un ecclésiastique car la confrérie est à cent lieues d´une communauté religieuse. Dans cette abbaye-là, l´encens sent la poudre à fusil et la communion est un festin à la chère exquise. (Sur la Toile).

Abécher [v. tr.]
Faire joindre les deux bouts [Constantin], joindre les bouts tête bêche.

Abéquer (s´) [v. pron.]
Se jucher de manière instable.

Aberger, alberger [v. intr.]
Vaud, Savoie : choisir un fiancé, souvent en couchant avec lui. Patois aberdzi, « donner l´hospitalité », aussi même sens que ci-dessus [Bridel]. Pour l´étymologie de ce mot, voir abergeage.
(...) dans la région des Ormonts, il était admis que des jeunes sortant ensemble couchent ensemble, chez les parents de la belle ; cette manière de faire se nommait aberger. (Sur la Toile).

A bien plaire [loc.]
Selon le bon vouloir, sans obligation.
Les renseignements fournis le sont « A BIEN PLAIRE », ce qui signifie que la permanence juridique et le requérant ne se trouvent pas dans une relation contractuelle de mandat. (Sur la Toile).

Abocher [v. t.]
Mettre sens dessus dessous, face contre terre, renverser ; aussi, tomber en avant.
Abocher quelque chose ou quelqu´un, c´est le renverser ; c´est alors mettre un tonneau sur sa bonde pour le vider et le faire sécher, comme c´est mettre une bouteille sur son goulot ou encore poser un seau sens dessus dessous. (Sur la Toile).

Abochon (d´) [loc. adv.]
Sens dessus dessous, face contre terre. Patois romand A botzon, même sens [Bridel]. Patois savoyard abochon, abouchon, « la face contre terre, sens dessus dessous » [Constantin].
Il est tombé d´abochon. Il dort d´abochon. Mets la casserole d´abochon, pour la faire égoutter.

Abondance [n. f.]
1. Race de vaches originaires de la vallée d´Abondance (Haute-Savoie).
Appartenant au groupe des races pie rouge, [l´ancêtre de l´Abondance] serait arrivée avec les Burgondes dans le Chablais qui est devenu son berceau. Elle était déjà élevée à l´abbaye de Saint-Maurice d'Agaune dès le XIIe siècle. Elle était à l´origine connue sous le nom de « chablaisienne ». (Sur la Toile)
2. Fromage à pâte mi-dure de la région d´Abondance (Haute-Savoie).
L´abondance est un fromage français de la région savoyarde. Il est entièrement fabriquée au lait cru entier, et présente un fondant et des arômes très développés, bien qu´un peu moins puissants que ceux du beaufort. Les fromages abondance sont fabriqués avec le lait de vaches de races Abondance, Tarine ou Montbéliarde. (Sur la Toile).


Abord (d´) [loc. adv.]
Dans peu de temps, tout de suite, aussitôt [Constantin].
Attends-moi, je suis d´abord là. Je le ferai d´abord après. Si tu continues, tu vas d´abord voir.

Acafalé [adj.]
Vaud : allongé, étendu.
A la demi de midi, je me lance à sa recherche et trouve mon Julet acafalé de tout son long au milieu du plantage, raide mort. (Albert Itten et Roger Bastian, sur la Toile).

Acagnardir (s´) [v. pron.]
S´acagnarder, se laisser aller à la molesse [Constantin], voir cagnard. Ancien français acagnardement, « mollesse, fainéantise ».
A Genève, il était très mal vu de s´acagnardir. (Sur la Toile).

Acagner (s´) [v. pron.]
Se blottir, se coucher en se pelotonnant [Constantin].
Etymologie : À et cagnard ; Genevois, s´acagnardir et aussi s´acagner, se blottir.

Accordairon [n. m.]
Vaud : pacte, marché, convention, accord.

Accouet [n. m.]
Vaud : énergie, force, entrain.
Une tsequée de Williamine engendre l´accouet. (Sur la Toile).

Action [n. f.]
Suisse romande : promotion, vente réclame, vente promotionelle. C´est un germanisme.
Certaines entreprises désirent faire profiter les lecteurs d´allo.ch d´actions spéciales (Sur la Toile).

Adieu ! [interj.]
Terme de salutation, extrêmement courant. Il indique le bonjour que l´on donne à une personne et non, comme en français, le fait de prendre congé d´elle.
Adieu, ça va ?

Adieu je t´ai vu [loc.]
1. Expression décrivant la déception, la défaite.
Les malheureux migrants, toujours plus interchangeables, ne seront que des matricules, des maillons de la chaine de production qui doit assurer la prosperité des entreprises. Leur pensum accompli, adieu je t´ai vu. (La Liberté, 27 janvier 1990).
2. Expression impertinente, lancée par quelqu´un qui se sauve, après avoir joué un tour.
Et ensuite il va au temple, il marche, saute et loue Dieu. Il aurait pu se dire, je suis guéri, adieu, je t´ai vu ! (Sur la Toile).


Adoduler [v. tr.]
Suisse romande : cajoler, bercer pour endormir.

Adret [n. m.]
Versant d´une vallée exposé au sud, bon côté d´une montagne, opposé à l´ubac. Patois adrai, [Bridel], adrê, [Constantin], même sens, ancien français adroet, adroit, « opposé d´envers », bas latin ad directum, adrectum, du latin ad directu [soli], « au droit [du soleil] ».
Sur le coteau, les conditions climatiques sèches sont accentuées par la forte insolation relative à la situation d´adret. (Sur la Toile).

Affaner [v. tr.]
Gagner péniblement sa vie, à la sueur de son front, avec peine. Patois afana [Bridel], vieux français affaneur, « crocheteur ou portefaix », latin populaire afannare, peut-être de fanari, « se démener en furieux, » ou du latin afannae, « sottises, choses embrouillées, balivernes », affanniae, « sornettes, balivernes », ou encore selon Constantin, de l´ancien français affener, « donner du foin au bétail », affanure, « salaire payé en nature aux faneurs », affanor, « ouvrier [agricole] d´un rang inférieur », roman affan, « ouvrier à gages », du latin faenum, fenum, « foin ». En ancien français afaner est une variante de ahaner, « travailler, se fatiguer, se donner de la peine », mot d´origine onomatopéique.
On a travaillé dur toute notre vie, le peu qu´on a, on l´a bien affané.

Affauti, affautie [adj.]
Faible, amaigri, de l´ancien verbe local affautir, « priver de nourriture ». Patois affauti, afoti, même sens [Bridel], afauti, « débile, anémique par suite d´une nourriture insuffisante » [Constantin], ancien français afautier, « tomber ».

Affiche (à l´) [loc.]
Savoie : état de celui dont le mariage est annoncé, dont les bans sont publiés. Patois savoyard afichi, « afficher. S´emploie pour publier les bans d´un mariage » [Constantin].
Ils ne sont pas encore à l´affiche, mais il y a un moment qu´ils fréquentent.

Agacin, agassin, agasson [n. m.]
Patois savoyard agacin, « cor au pied » [Constantin], patois romand agassin, agasson, « cor au pied, durillon » [Bridel], ancien français agacin, agaçon, agassin, « cor aux pieds, durillon ». Probablement de même origine que le français agacer, ancien français agacer, agacier, agasser, « crier, en parlant de la pie », qui dérive du germanique *agaza, « pie ».
Ici Adolphe (ou tout homme à la place d´Adolphe) ressemble à ce paysan du Languedoc qui souffrait horriblement d´un agacin (en français, cor ; mais le mot de la langue d´Oc n´est-il pas plus joli ?). Ce paysan enfonçait son pied de deux pouces dans les cailloux les plus aigus du chemin, en disant à son agacin : - Troun de Diou ! de bagasse ! si tu mé fais souffrir, jé té le rends bien. (Honoré de Balzac, Petites Misères de la vie conjugale).

Agate [n. f.]
Bille de verre, parfois décorée d´un oeil-de-chat coloré, utilisée dans le jeu de billes. Par analogie avec la pierre semi-précieuse du même nom. Latin achates, du grec Akhatés, nom d´une rivière de Sicile où l´on aurait trouvé cette pierre.
Plus l´agate était belle, plus loin devaient se placer les tireurs. (sur la Toile).

Agender [v. tr.]
Suisse romande : fixer une date, par exemple pour une réunion.
La Commission est l´organe suprême du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, un de ses mandats et (sic) de plannifier (resic) et d´agender la Conférence Internationale. (SAR Margriet de Hollande, sur la Toile).
Inscrire dans un agenda, sur un calendrier, dans une liste d´évènements.
N´hésitez pas à nous contacter pour nous informer de vos manifestations afin de les agender. (sur la Toile).

Agnafe [n. f.]
Vaud : gifle.
Se prendre une agnafe.

Agnollon [n. m.]
Pâte farcie de viande [Constantin]. Cette préparation est appelée « raviole » dans le Dauphiné. Cf. les mots italiens agnolotti et ravioli.

Agnoti [n. m.]
Niais, stupide. Peut-être du patois genevois aniati, anioti, « éreinté », amioti, « fatigué, éreinté, rapetissé, rabougri, racorni » [Constantin].
D´ailleurs cet agnoti n´a pas compris que les Valaisans depuis toujours produisent leur absinthe en toute tranquillité car eux sont discrets et non (sic) pas besoin de label pour écouler leur production. (sur la Toile).

Agoutte [adj.]
Tarie, en parlant d´une femelle laitière, d´une source, etc. Patois agota.
Certaines d'entre elles sont d'ailleurs « agouttes » et ne sont plus traites. (sur la Toile).
Par extension, se dit d´un homme devenu impuissant.


Aguillage [n. m.]
Empilement instable. Patois savoyard aguillage, « entassement mal fait » [Constantin].
Mais là, les décisions ont été prises sans aucune consultation ; ça reste un « aguillage » et je suis pleine de circonspection par rapport à ce qui est imposé. (Jacqueline Jaquet-Berger, sur la Toile).

Aguiller [v. tr.]
Poser en haut, de manière parfois instable. Patois genevois aguiller, « mettre, jeter un objet sur un lieu qui n´est pas à portée de la main », ancien français aguillier, aiguillier, « placer en haut », du latin *acuicula, « petite aiguille », de acus, « aiguille », racine indo-européenne *ak-, « pointu ».
(...) pendant que Zaza et Claire firent du « cheval-stop » et furent aguillées tant bien que mal sur les canassons des voitures-balais, et purent ainsi batoiller. (Sur la Toile).

Aguiller (s') [v. pron.]
Se percher, se jucher [Constantin].
Voilà le Jules qui s´aguille sur le mur, en pantet, fin rond. (Gilles, Le langage vaudois, sur la Toile).

Aigre (faire) [loc. v.]
Pousser ou lever un objet avec un levier, faire une pesée [Constantin]. Patois vaudois égre, « levier », pourrait correspondre à l´ancien français aigre, « sorte de houe, instrument pour arracher les souches ».
non aucun problème, sauf le vissage des pistons AR- j´ai mis 2 boulons de 6 dans les trous et j´ai fait aigre avec un tournevis, ça rentre tout en douceur, mais il faut visser bien à fond pour pouvoir entrer les plaquettes neuves (Sur la Toile).

Air (donner de l´) [loc. v.]
Savoie : ressembler à quelqu´un.
Il donne de l´air à son oncle.

Airs [n. m. pl.]
Lacs romands : tout ce qui souffle sur le lac.
Dans les airs qui forcissent, le départ est donné bien en nant du quai. (Annik Jacquier, sur la Toile).

Albergement [n. m.]
Ancienne coutume qui permettait aux fiancés de coucher ensemble chez les parents de la jeune fille, voir aberger.
En Savoie, l´ « albergement » donnait toute liberté aux jeunes filles d´accueillir dans leur lit (alberger) les garçons venus leur rendre visite le samedi et les jours de fête. Mais elles gardaient leur chemise et exigeaient la promesse que serait respectée leur pudicité, s´en remettant à la loyauté de leurs partenaires. (L´albergement devint d´ailleurs un motif d´excommunication à partir de 1609.) (Sur la Toile).

Albrans [n. m. pl.]
Lac Léman : nom de diverses brises thermiques nocturnes qui soufflent de terre entre Evian et le Bouveret.
Les zones sont restées fraîches, les albrans descendent de la montagne et soufflent de la côte vers le large. (Sur la Toile).

Alève [n. m.]
Nom donné en Haute-Maurienne au pin d´arolle ou pin cembrot (Pinus Cembra).

Aller (y) [loc. v.]
Suisse romande : partir.
On y va, ou bien ?

Allodiateur [n. m.]
Valais : consort à qui est réservé le droit de participer à l´assemblée générale et d´autres droits sociaux. Francique allod, « propriété complète ».
Il ne peut être porté atteinte par décision sociale à la substance des droits d´un consort, qu´il soit ou non allodiateur. (Sur la Toile).

Alma mater [loc. n. f.]
Suisse romande : université, haute école. S´emploie aussi en Belgique et au Quebec, et en France avec une nuance de plaisanterie. Latin alma, « mère nourricière », de almus « nourrissant, nouricier », dérivé de alere, « nourrir, élever », et mater, « mère ».
Rassurez-vous, c´est plutôt l´avenir de notre Alma mater que j´entends évoquer. (Allocution de M. Jean-Luc Falcone lors du Dies academicus 2000).

Alogne [n. f.]
Noisette. Gaulois *ollanio, même sens, latin abellana, « noisette », gaulois *ollanios, « noisetier ». En ancien français aulonier semble avoir signifié « arbousier ».
Avellana se retrouvera plus tard dans notre patois vaudois avec alognes, qui veut dire noisettes. (Fausse étymologie, sur la Toile).

Alognier [n. m.]
Noisetier, de alogne, « noisette ».

Alpagiste [n. m.]
Gardien de troupeau sur un alpage.
Je voudrais remercier ASTERS et son président Georges Lacroix, qui est à l´origine de ce projet, ainsi que l´alpagiste Pierre Métral qui nous accueillera dans son chalet pour le déjeuner. (Sur la Toile).

Alper [v. tr.]
Monter le bétail aux alpages.
(...) quelle alternative se posera à l´agriculteur lorsqu´il devra effectuer les travaux de la vigne, cueillir ses légumes, faire ses foins ou alper son bétail ? (Sur la Toile).

Amasser [v. tr.]
Genève (vieilli), Savoie : bien nettoyer son assiette de la sauce et des menus restes, avec un morceau de pain. « Manger ce qui reste au fond d´un plat, d´une assiette ou d´une marmite » [Constantin]
Amasse-moi cette assiette comme il faut.

Ambresaille, ambrune [n. f.]
Savoie : airelle-myrtille (Vaccinium myrtillus). Synonymes : embrosale, embrune.
Ambresaille : (...) Nom du myrtil (sic) ou airelle en Suisse et, en particulier, chez Töpffer, qui fait grand usage de ce mot dans ses récits d´excursions pédestres. (Littré, sur la Toile).

Amigne [n. m.]
Cépage de vin blanc du Valais, dont le nom viendrait du latin [vitis] amoena, « [vigne] agréable ». Ce cépage occupe 18 hectares, dont les deux tiers à Vétroz.
L´Amigne est un cépage qui est cultivé uniquement en Valais, bien que son origine est peut-être dérivée d´une lointaine importation romaine ou moyenâgeuse. (Sur la Toile).

Amoder [v. t.]
Neuchâtel : mettre en train, mettre en mouvement, donner l'élan.
Voir aussi emmoder, moder.
Amoder le moteur, c'est-à-dire le mettre en marche. [André Jeanneret, 1967].

Anaille [n. f.]
Vieilli : noisette, noix [Constantin]. Du latin [nux] avellana, « [noix d´]Abella ».
Chalande est venu
Son chapeau pointu
Sa barbe de paille.
Cassons les anailles,
Mangeons du pain blanc
Jusqu´au Nouvel An.
Il descend les escaliers
Il se casse le bout du nez.
Quand il est malade
Il mange des salades,
Quand il est guéri
Il mange des souris
Toutes pourries... (comptine).

Ancelle, anseille [n. f.]
Ancelle est le nom utilisé en Savoie et anseille celui utilisé en Suisse romande. Bardeau, aisseau, planchette utilisée pour la couverture des toits, voir aussi tavillon. De l´ancien français ancelle, « ais, bardeau ».
Les photos anciennes nous donnent une idée précise de ce qu´était la ferme qui devait devenir le Gai Soleil : une bâtisse solidement campée sur des murs de 80 à 90 cm d´épaisseur, le haut des façades est et ouest en bois, sur deux niveaux, une « loge » sur la façade ouest et une toiture en ancelles (plaques de bois d´épicéa taillées dans le fil). (Sur la Toile).
L´emploi du bois se poursuit dans les zones de montagne, où, à côté de la technique ancestrale des toits en anseilles chargées de pierres, apparaissent les tavillons cloués. (Sur la Toile).

Ane rouge [loc.]
Personne obstinée.
« Milosevic est tétu (sic) comme un âne rouge », aurait confié Jacques Chirac. (Sur la Toile).

Apigeonner [v. tr.]
Genève (vieilli), Vaud : leurrer, appâter pour tromper, pigeonner, duper, séduire.
Bravo, bonne mémoire ! Vous êtes-vous déjà fait apigeonner... (Sur la Toile).

Aponce, apponce, apponse [n. f.]
Ajoutage, pièce ajoutée, appondue. Patois aponse, « ajoutage », ancien participe passé féminin de apondre, devenu substantif [Constantin]. Voir appondre.
Elle s´approprie l´aponce comme les alentours du chalet. (Sur la Toile).
Noyau en Frênes blanc sur la longueur totale du ski (sans noeuds ni apponce). (Sur la Toile).

Appointé [n. m.]
Suisse romande : soldat de première classe, policier d´un grade supérieur au simple agent.
Un appointé du Corps des gardes-fortifications (CGF) a falsifié des bulletins de livraison et autres documents, (...) (Sur la Toile).

Appondre [v. tr.]
Ajouter bout à bout, joindre. Patois apondre, « ajouter, attacher, allonger » [Constantin]. Du latin apponere, adponere, « placer auprès, ajouter ».
La même manière d´appondre les lignes a été employée pour la production de séquences aléatoires (...) (Sur la Toile).
Sens figuré : relancer une dispute.
Proverbe : Qui répond appond, on n´en finit plus.

Approprier [v. tr.]
Nettoyer, rendre propre.
Approprier sa chambre.

Après [prép.]
Préposition très employée. Elle marque la relation : Il a demandé après toi, et elle indique le lieu ou l´action : La clé est après la porte.

Aquiger [v. tr.]
Attaquer, taquiner, exagérer.
Cent sous les deux décis, ils aquigent un peu.
Au participe passé : mal en point.
Il est tombé à vélo, il est drôlement aquigé.

Arbenne, arbine [n. f.]
Savoie : nom régional du lagopède alpin ou perdrix des neiges (Lagopus mutus). De l´adjectif féminin latin albina, « blanche ».
Dans la partie de la Savoie qui avoisine le Valais, on nomme [les lagopèdes] arbenne, et ce mot différemment altéré par différens patois, moitié Suisse, moitié Grisons, aura pu produire quelques-uns de ceux dont je viens de parler. (Leclerc, Comte de Buffon, « Histoire naturelle »).

Arche [n. f.]
Huche pour le grain, la farine. Patois savoyard archë, « grand coffre, spécialement pour avoine, farine, etc. » [Constantin], du latin arca, « coffre, armoire ».
En face de la couche [du meunier], quatre arches de bois servaient à conserver le grain prélevé pour son salaire... (Sur la toile).

Arcosse [n. m.]
Aulne vert (alnus viridis) [Constantin]. Ce nom pourrait aussi désigner l´argousier Hippophae rhamnoides.
Par faible enneigement, on peut sauter une barre de 2m sur la gauche ou la descendre en s'aidant des arcosses qui la coiffent. (Sur la Toile).

Armailli [n. m.]
Suisse romande : chef d´une exploitation fromagère sur l´alpage et maître fromager, patois fribourgeois armayi. Patois savoyard armalyi, « berger » [Constantin], ancien français almaillier, *armaillier, « qui possède ou conduit des troupeaux ».
Les armaillis des Colombettes
De bon matin se sont levés.
(Le Ranz des Vaches).

Arole, arolle [n. m., parfois f.]
Espèce de pin (Pinus Cembra), appelé aussi pin d´arolle ou pin cembrot, qu´on trouve entre 1200 et 2500 m. Patois aròla, gaulois *arulla diminutif de *arwa, « pin, conifère ».
Après avoir arraché un cône d´un pin d´arolle, [le casse-noix] le coince dans une fente de l´écorce. (Sur la Toile).

Arrière (en) [loc. adv.]
Suisse romande : de cela. C´est probablement un germanisme, cf. en allemand drei Jahre vorher.
En effet, je crois vraiment halluciner en lisant ce que le Conseil fédéral a écrit à ce sujet il y a une année en arrière ! (Sur la Toile).

Arsouiller [v. tr.]
Jura, Savoie : mal recevoir, gronder, réprimander, engueuler. De l´argot arsouille, « personnage peu recommandable », verlan de souillard, « valet de cuisine », de souillarde, « cuisine ».

Arteplage [n. f.]
Une des quatre plages artificielles construites pour l´exposition nationale suisse de 2002.
Les recettes, notamment, ont plongé par rapport aux prévisions établies en janvier 2000. Comment est-ce possible alors que l´Expo claironne à qui veut l´entendre que les Suisses se précipitent sur les arteplages et ressortent ravis ? (Arthur Grosjean, La Tribune de Genève).

Arvi ! [interj.]
Savoie : expression patoise, pour prendre congé, signifiant « au revoir ». Elle est souvent soulignée par l´explétif pa. Cette expression est surtout utilisée par les Parisiens en vacances en Savoie.
Arvi, pa !

Arvine [n. f.]
Cépage de vin blanc du Valais. On l´appelle aussi Petite Arvine.
La Petite Arvine ne doit pas être confondue avec l´Arvine, cépage aujourd´hui pratiquement disparu, et dont la grandeur des baies permettait de la différencier de sa proche cousine. (Sur la Toile).

Assermentation [n. f.]
Suisse romande : Action de faire prêter ou de prêter serment.
Assermentation des gardiens et surveillants de prison. (Sur la Toile).

Assermenter [v. tr.]
Suisse romande : Faire prêter serment. En français, seul le participe passé est utilisé.
Le représentant du Conseil fédéral ou le commandant de la troupe à assermenter lit le message du Conseil fédéral qui motive le service actif. (Sur la Toile).

Assez [adv.]
Adverbe qui a souvent un sens explétif.
On y a assez vu.

Astiquée [n. f.]
Suisse romande : correction, coup violent ; remontrance ; ivresse.
J´adore quand tu as la rage ! Et ce crétin de collègue méritait bien une astiquée de ta part. (Sur la Toile).

Astiquer [v. tr.]
Engueuler, admonester sévèrement.
Un merci particuliers aux commerçants qui paient des annonces ...pour se faire astiquer. Pensez à eux aussi, lors de vos achats, plutôt que de monter à Avry pour gagner 2 francs ! (Sur la Toile).

Atriau, attriau [n. m.]
Chair et foie de porc hâchés, façonnés dans une crépine. Patois savoyard âtriô, « boulettes de foie de cochon hâché fin et plié dans le péritoine » [Constantin]. Ancien français hetriaulx, « foie », patois genevois atrio en 1602.
De la gelée jusqu´à la choucroute, en passant par le boudin et les atriaux, toute la bête est cuisinée. (Sur la Toile).
Les attriaux : un hachis menu de foie, de chair maigre, d´oignons et d´ail est poivré, salé, mêlé aux herbes diverses, rassemblé en petit tas et enveloppé dans une toilette de porc (membrane transparente). Le tout est revenu à la poële. Servi avec des choux blancs ou des pommes de terre. (Sur la Toile).

Attendre [v. intr.]
Attendre un heureux évènement, être enceinte.
La fille Vuille de Plamboz, oui, la cadette, elle a le masque, elle attend sûrement pour l´automne. (Anne Rivier, Domaine Public, 13 septembre 2002).

Attendre un moment [loc. v.]
Terme de menace.
Attends un moment, tu vas voir !

Attique [n. m.]
Suisse romande : dernier étage d´un immeuble.
La surface des pièces situées en attique est calculée selon le principe énoncé à l´alinéa précédent. (Sur la Toile).

Au [prép.]
Chez, en parlant de personnes qui donnent des soins médicaux ou esthétiques.
Monsieur Herzl, un homme dans la cinquantaine, va au docteur et se plaint que sa vie conjugale a perdu tout éclat. (Sur la Toile).

Auditoire [n. m.]
Suisse romande : Amphithéâtre, salle de cours ou de conférences.
Le cours a lieu le lundi de 13h15 à 15h dans l´auditoire CE 6 et le jeudi de 10h15 à 12h dans l´auditoire CE 4. (Sur la Toile).

Aula [n. f.]
Suisse romande : Auditoire principal, utilisé pour les cérémonies. Latin aula, « cour », au Moyen Age, grande salle servant aux réceptions et audiences du seigneur.
Dies Academicus : 4 novembre 2000, 9h45, Aula des Jeunes-Rives, Espace Louis-Agassiz1 (sic). (Sur la Toile).

Autogoal [n. m.]
Suisse romande : but marqué contre son propre camp. Anglais goal, « but », avec le préfixe auto, « soi-même ».
Oui à l´Europe : L´autogoal des sceptiques. (Domaine Public, 19 janvier 2001).

Avalé la queue du chat (avoir) [loc. v.]
Etre enroué.
Ce matin on aurait dit que j'avais avalé la queue du chat, j'étais aphone. (Sur la Toile).

Avale royaume [n. m. inv.]
Suisse romande : glouton, goinfre.
Citons encore deux ou trois plats typiques chers aux solides appétits de nos avale royaume, dits aussi boyaux droits (...) (Sur la Toile).

Avance (avoir de l´) [loc. v.]
Etre actif, rapide dans le travail.
Cet ouvrier a beaucoup d´avance.
Etre intellectuellement vif.
Le pauvret, il n´a pas bien d´avance à l´école.

Avoir [v. tr.]
Venir à bout de quelque chose.
J´ai essayé de tirer la tronche mais j´ai pas pu l´avoir.

Ayse [n. pr.]
Vin pétillant de la région de Bonneville, dans la vallée de l´Arve, du nom du hameau où ce vin est produit. On trouve aussi la graphie Ayze, et plus rarement Aïze.
Le gringuet, plant unique en son genre dans la région Haut-Savoyarde, est le fondement de la vraie personnalité de l´Ayse (près de Bonneville). Vinifié conformément aux usages locaux, l´Ayse pétillant ou mousseux est obtenu par seconde fermentation « spontanée » en bouteille. (Sur la Toile).
Le verdoyant coteau plein sud d´Ayze abrite un vignoble en pleine expansion, plus de 21 ha de vigne y sont travaillés, un vin blanc pétillant ou tranquille est issu du cépage Gringet que l´on ne retrouve nulle part ailleurs, le vin, cru Ayze, est en appellation d´origine contrôlée (AOC). (Sur la Toile).
Coupe de l´amitié Aïze domaine Belluard. (Sur la Toile).

Azorer [v. tr.]
Suisse romande : réprimander violemment. De Azor, nom de chien fréquent.
Je me suis fait azorer.