C

Cabane [n. f.]
Ce terme est utilisé comme synonyme de « refuge de montagne ». Du gaulois et bas latin capanna, « hutte, cabane, petite ferme ».
Une toilette à compostage a ainsi été installée dans la cabane de Saleinaz au Valais, située à 2700 m s/m. (Sur la Toile).

Cabiolon [n. m.]
Savoie : cagibi, débarras. Patois savoyard cabiola, « réduit, cabine, mansarde » [Constantin].
Bon, c´est pas tout ça, on arrête de groller, et descendons dré dans le puits, puis réattaquons le remplissage et le relevage des gamates de terre au fond du cabiolon. (Sur la Toile).

Caboler [v. tr.]
Suisse romande : déformer, bossuer, cabosser, faire des bosses, ancien français cabouler, même sens.
Un chapeau tout cabolé.

Caborne, cabourne [n. f.]
Genève, Savoie : baraque, réduit [Constantin]. Ancien français cabordate, « cabane, hutte », probablement avec l´influence de l´ancien français caborne, cabourne, « capuchon de moine ».
Jura : 1. construction en pierres sèches, sans poutres ni charpente, utilisée pour s´abriter des intempéries.
Le bois en face de la Borde vient d´être coupé et ce que nous redoutions est arrivé : l´abattage des arbres a provoqué l´écroulement de la caborne qui abritait une fontaine. (Sur la Toile).

2. Grotte, creux, cavité.
Sous le même porche, à gauche de la Caborne du Boeuf, s´ouvre la petite grotte de l´« Ermitage » (boyau long de 35 m). (Sur la Toile).


Cabos [n. m.]
Neuchâtel : Bosse, creux provoqué par un coup, une chute [Pierrehumbert]. Déverbal de cabosser.

Cabusse [n. f.]
Suisse romande : laitue pommée (Lactuca sativa var. capitata), salade à feuilles lisses. L´adjectif cabus existe en français pour désigner un chou pommé. De l´italien capuccio, « à grosse tête », latin caput, « tête ».
Moins onéreux, j´affectionne les salades à base de cabusse, plein de légumes coupé petit, une vraie vinaigrette qui râpe un peu la gorge, et des trucs rigolos dessus, ou dedans, genre aiguillette de poulet, crevettes, dès de fromages ou que sais-je... (Sur la Toile).

Cacabo [n. m.]
Genève : tache d´encre, pâté. Peut-être du latin cacabus, « marmite, chaudron ».

Cacaniolet [n. m.]
Savoie : homme méticuleux, minutieux et lent, tâtillon [Constantin].

Cacaprin [adj.]
Savoie : radin, parcimonieux.

Cacatières [n. f. pl.]
Cabanon à destination de cabinets d´aisance. On dit aussi cacati, cacatier, cacatires, écatières. Latin cacare, « déféquer ».
N´oublions pas les « cacatires » comme leur nom l´indique, situées contre la maison ou dans le jardin, à une ou deux places ! (Sur la Toile).

Cachemaille, cachemille [n. f.]
Vieilli : Tirelire. Se dit aussi dans le sud-ouest de la France. La maille était une petite pièce de monnaie, valant la moitié d´un denier, un sou valant vingt-quatre mailles.
Comme j´ai vendu quelque vin pendant les moissons dont j´ai mis l´argent dans une cachemaille, ce qui s´est monté à environ 12 petits écus, je vous envoie ci-joint ce qui vous est dû pour votre longuelt [L´omguelt, longuelt ou Forge était l´impôt que le seigneur prélevait sur les vendeurs de vin en détail], vous priant de croire que je vous l´eusse envoyé plus tôt si votre conseil se fut assemblé : du reste je ne manquerai pas de vous envoyer pour votre souper des bouteilles de vin, vous priant de ne pas l´épargner. (Lettre de Monsieur le Ministre de Saussure, pasteur de l´église de l´Isle à ses paroissiens du 21 août 1722.)

Caçibraille, cassibraille [n. f.]
Suisse romande : ensemble de personnes mal élevées, canaille, aussi tout ce qui ne vaut rien.
Mais dîtes-moi, ça va me coûter combien cette cassibraille ? (Sur la Toile).

Café de la Borne [expr.]
Lieu virtuel marquant le milieu du lac Léman où l´on vide volontiers une bonne bouteille. (Annik Jacquier, sur la Toile).
Dans la journée, toute la bande de joyeux drille est rentée à la maison avec des souvenirs plein la tête, et pour changer certains pirates se sont encore arrêtés au café de la borne pour trinquer une dernière fois. (Sur la Toile).

Caffe [n. f.]
Savoie : poêle à frire.

Cafignon [n. m.]
Jura : pantoufle.
Nous mettions les cafignons dans la cavette, quelquefois des pommes, c´était chouette ! (Sur la Toile).

Cafiot [n. m.]
Genève : nain, nabot.

Cagnard [n. m.]
Suisse romande : petit local pour le rangement, petite chambre. Vieux français cagnard, « chienne », latin canis, formé avec le suffixe -ard. Ce sens tend à disparaître devant celui du provençal « soleil de toute part ».
Si Ernestine est avec nous jusqu´à la fin de nos jours lui donner la jouissance du petit appartement du 4e étage cuisine et chambre, cuisine au Nord, chambre au midi et si c´est possible le petit cagnard qui touche la chambre. (Sur la Toile).

Cailler [v. intr.]
Faire froid. Du français cailler, « former des caillots », latin coagulare.
T´as vu à gauche comme c´est beau ?...ch´peux pas, ca caille trop ! (Sur la Toile).

Cailler (se) [v. pron.]
Avoir très froid.
On se les caille sur le Grand-St-Bernard ! (Sur la Toile).

Caïon, cayon [n. m.]
Patois : porc, cochon élevé pour l´alimentation, et par métaphore homme malpropre, sale, ou débauché. Ancien français caion, cayon, « porc », de l´ancien franco-provençal.
Fricassée de cayon (ou caion) ou civet de porc frais. (Recette sur la Toile).
Son goût pour la boustifaille du terroir faisait frémir les caïons. (Sur la Toile).

Calugée [n. f.]
Echec, ratage, déconfiture. Déverbal de caluger.
Le seul jour en 2006 où la planète ne s´est pas réchauffée, c´est le jour du Cortège. Pauvre Milon, pauvre comité et pauvres spectateurs : quelle calugée ! Pas de cortège mais de la neige. Quelle calugée pour le caissier aussi. (Sur la Toile).

Caluger [v. intr.]
Suisse romande : littéralement : « tomber de la luge », au figuré : « échouer, déraper ». De luger avec le préfixe péjoratif ca-.
Cela les ferait peut-être caluger.... Le certif est une cata au sujet de la construction de l´aquagym. (Sur la Toile).

Calure, câlure [n. f.]
Génie, individu très doué. Du français familier calé, « qui a beaucoup de connaissances ».
Il n´y a besoin ni d´être une « calure » pour y participer, ni « con comme un balai » (voir « Qui veut gagner des millions »). (Sur la Toile).

Camber [v. tr.]
Suisse romande : enjamber. Anciennement gamber, du bas latin gamba, « jarret du cheval, patte », du grec kampê. Voir aussi écamber.
Camber un ruisseau.

Cambiller [v. intr.]
Boiter, traîner la jambe. Etymologie : voir Camber.
(...) et l´Ami Perret des Coeudres, vous avez vu comme il cambille ? (Anne Rivier, Domaine Public, 13 septembre 2002).

Camisole [n. f.]
Suisse romande : maillot de corps. Italien camiciola, diminutif de camicia, « chemise ».
Une camisole est un sous vêtement d´homme, de femme ou d´enfant, couvrant le torse. Assez moulant, il est à encolure très ouverte, mais aussi parfois à manches courtes. (Sur la Toile).
Au contact de l´air, le malheureux reprend vie, en hâte, on déchire sa camisole qui l´étouffe, puis après un pansement sommaire, il est conduit d´urgence à l´hôpital. (Sur la Toile).

Cancoire [n. m.]
Suisse romande : hanneton, patois cancorna, latin cancer, « cancre, crabe ».
Des laborantins indiscrets ont avoué que le cancoire vaudois serait le plus narcissisque (sic) des cobayes scientifiques. (24 heures, sur la Toile).

Canette [n. f.]
En Suisse une canette n´est pas seulement une bouteille ou une boîte de bière de 33 cl., mais aussi un verre de bière d´une contenance de 5 dl.
La publicité dit que la seule chose à faire pour boire cette bière est de porter la canette à ses lèvres. (Sur la Toile).

Canfouine [n. f.]
Chambre modeste ou en désordre. Patois savoyard canfouina, « taudis, gargotte » [Constantin].
Amélie ; grande adepte de la canfouine du bistrot et du jus d´orange (pur). (Sur la Toile).

Canfrée [n. f.]
Suisse romande : cuite, état d´ivresse.
Et on se prend des sacrées canfrées virtuelles et le lendemain on est tout caqueux. (Sur la Toile).

Cani [n. m.]
Jura : café, bistrot.
Se mettre à la chotte au cani !. (Sur la Toile).

Caouatter, cavoiter [v. intr.]
Lacs romands : faire route en zig-zag, en parlant d´un bateau. En attendant le départ, de nombreuses embarcations caouattent sur le plan d´eau qui goillasse. (Annik Jacquier, sur la Toile).

Caoué, Caouée [adj.]
Savoie : crotté, mouillé.
J´ai été surpris par la roille et je rentre tout caoué.

Capet, capette [n. m., n. f.]
Fribourg : calotte de paille garnie de galons de velours noir et d´un toupet noir porté par les armaillis. Ancien français capel, chapel, du diminutif bas latin capellus de cappa, « capuchon, cape », latin caput, « tête ».
Le capet que nous portons sur la tête servait de protection à l´armailli lorsque lors de la traite des vaches, il appuyait sa tête contre le flanc de l´animal, (...) (Sur la Toile).

Caquelon [n. m.]
Poêlon en terre cuite émaillée ou en fonte, utilisé en particulier pour préparer la fondue. Par extension, poêlon en métal pour d´autres types de fondues. Ancien romand quaquellon, de kakel, « écuelle en poterie », de l´allemand Kachel, « carreau de faïence ».
Frotter le caquelon avec l´ail. On peut laisser l´ail dans le caquelon. (Sur la Toile).

Caquer [v. intr.]
Déféquer, latin cacare.
Le plus dur c´est de caquer avec de bonnes odeurs de jeune cadre dynamique (...) (Sur la Toile).

Caqueuse, caqueux [adj.]
1. Sale, merdeux. Latin cacare, « déféquer ».
La Chaudanne ? « Un trou caqueux », tempête Olivier Isler. (Sur la Toile).
2. Par métaphore, « embarassé, honteux, penaud », anciennement « misérable, chétif », ancien français caqueux, « lépreux » [Constantin]
En plus en fin de journée j´étais un peu caqueux parce qu´on a discuter (sic) un article que j´ai écris (resic) donc j´ai pris pas mal de critiques (la plupart amplement justifiées) (...) (Sur la Toile).

3. Vaud : caillou.
Un terrain plein de caqueux.


Carcassu [n. m.]
Savoie : plat fendu, fêlé. Même origine que le français carcasse. Patois savoyard carcassu, « vide, creux, tel un corps dont il ne reste que la carcasse » [Constantin].

Carnotzet [n. m.]
Suisse romande : pièce aménagée dans un style rustique, pour boire et manger dans une ambiance intime, souvent située à la cave.
A côté du café, le carnotzet : un décor original, des fresques au mur donnent au lieu une ambiance particulière. (Sur la Toile).

Carotte rouge [loc. n. f.]
Bettarave à salade (Beta vulgaris). Latin carota, grec karoton.
La betterave rouge ou carotte rouge longtemps laissée aux tables modestes, a été remise à la mode par la diététique moderne. (Sur la Toile).

Carpière [n. f.]
Genève : pièce d´eau, en particulier pour y élever des carpes. Vieux français.
En remontant plus loin dans le temps, à ce même endroit, appelé jadis La Niotte, déployait ses activités l´éphémère Faïencerie des Pâquis (1789-1796). Elle était entourée de prés, de jardins, d´une carpière et même d´un verger ! (Sur la Toile).

Carque [n. m.]
Lacs romands : partie couverte à l´avant d´un canot sur une longueur de 1m. à 1,5m. Ce terme désigne l´espace abrité mais aussi le pontage ; aussi, couchette du batelier dans la cambuse.
Interdiction d´alléger le canot en enlevant les payots ou en dégarnissant le carque. (Annik Jacquier, sur la Toile).

Carre [n. f.]
Genève : averse, ondée subite de pluie, de neige ou de grêle, le plus souvent violente, parfois orageuse. S´écrit aussi quarre.

Carreau [n. m.]
Suisse romande : planche ou petit carré de jardin. Utilisé dans certaines régions de France, le carreau désigne une surface plus petite que le carré.
La plantation [des poireaux] se fait en carreau ou en ligne et on cherchera toujours à mettre en terre les plantons le plus profondément possible afin d´avoir en automne un long fût blanc. (Sur la Toile).

Carré-bossu [adj. inv.]
Suisse romande : informe, cabossé. Jura : caribossu.
Dans Goldeneye, les personnage était (sic) bien carré bossu, pleins de gros polygones, là c´est tous le contraire, (...) (Sur la Toile).
En plus j´ai 2 énormes bestioles qui ressemblent à 1 glyptoperichtys gibbiceps (Pleco) Mais en plus caribossu et avec de grandes « antennes » autour de la bouche. (Sur la Toile).

Carrolé [adj.]
Jura : orné de dessins quadrillés.
Latina Chemin de table jaune carrolé. (Catalogue Pfister, sur la Toile).

Carron [n. m.]
Grosse brique, tomette carrée. Français carré, latin quadrus.
Le plancher est en planches de chêne et le sol recouvert de « carrons » ou briques de terre cuite. (Sur la Toile).

Carrousel [n. m.]
Suisse romande : manège de chevaux de bois. Vieux français carrouselle, italien carosela.
Mais après son école de recrues, au début des années 70, ce sont les carrousels et non pas les petits pains qui l´attirent. (Sur la Toile).

Casco [n. f.]
Suisse romande : assurance automobile tous risques. De l´alémanique Kasko(versicherung).
Casco complète
Cette variante vous permet d´assurer les dégâts subis par votre véhicule et de bénéficier ainsi d´une couverture complète.
Casco partielle
Cette variante exclut le risque « collision ». (Sur la Toile).

Case postale, CP [loc. n. f.]
Suisse romande : boîte postale, BP.
Un nouveau groupe cible : les cases postales de clients commerciaux. (Sur la Toile).

Casse [n. f.]
Savoie : louche pour prendre l´eau, poêle. Patois cassa, cassi, « grande cuillère de cuivre servant à puiser de l´eau » [Constantin], provençal cassia, ancien français casse, latin populaire cattia, « poêle », grec cyathion, « plat ».

Casse-cou [n. m.]
Synonyme de benette.

Cassin [n. m.]
Suisse romande : ampoule, cloque.
Sont réputées affectations (sic) dues au travail au sens de l´article 9, 1er alinéa, de la loi, les affectations (resic) suivantes : (...) Ampoules et cassins, crevasses, excoriations, éraflures, durillons (...) (Ordonnance 832.202 sur l´assurance-accidents).

Cassolée [n. f.]
Poêlée, contenu d´une casse.

Cassoton [n. m.]
Suisse romande : cocotte, poêlon, récipient en fonte pour la cuisson. Même origine que casse.
Une fois le cassoton rempli, vous y lâchez 3 pincées de gros sel, 2 décis d´eau et vous remuez de temps en temps en laissant ça cuire 3 bons quarts d´heure à petit feu... (Sur la Toile).

Catelle [n. f.]
Carreau de faïence. De l´allemand Kachel, « carreau de faïence ».
Une catelle, c´est un carreau de céramique utilisé pour le revêtement des poêles de faïence, des parois de cuisine ou d´une salle de bain, ou encore comme dessous-de-plat. (Sur la Toile).

Catole [n. f.]
1. Petite crotte accrochée aux poils d´un animal. Patois kateula, même sens.
Séance brossage car elle avait des catoles sur ses poils, on dirait une grosse peluche (...) (Sur la Toile).
2. Coup violent, uppercut mérité.
« Quelle catole » ! Excusez-moi de l´expression mais quelle frappe de balle de POLAK bien sûr ! ! ! ! ! (Sur la Toile).


Caton [n. m.]
Grumeau. Patois genevois catolyon, « grumeau, caillot » [Constantin], ancien français caton, « petite masse de farine coagulée », latin coactus, « condensé, épaissi ».
En effet certaines colles font des gros « catons » sur des peaux qui ne sont pas de la même marque. (Sur la Toile).

Catse [n. m.]
Chat, par francisation de l´allemand Katse.

Cauque, côque [n. f.]
Genève, Savoie : vieille femme, faiseuse de commérages [Constantin].
C´est une vieille cauque.

Cavaler [v. intr.]
1. Courir, se hâter.
L´archéologue version 1981 entraîne régulièrement à sa suite une jolie jeune femme qui patauge dès qu´il s´agit de cavaler dans la jungle avec des talons aiguilles, (...)(Sur la Toile).
2. Courir les aventures galantes.
Et Dieu sait pourtant qu´il y en avait eu des hommes à lui cavaler derrière ! (Sur la Toile).


Cavette [n. f.]
Suisse romande : niche dans la paroi d´un fourneau pour tenir au chaud des aliments, etc. Patois genevois cavette, « petite cave ou caverne pratiquée au-dedans d´un poêle pour y tenir chaud les mets qu´on va servir. Terme connu aussi à Neuchâtel » [Humbert]. Diminutif, du latin cava, « trou », de cavus, « creux ».
J´ai mis des cafignons dans la cavette, si vous voulez seulement vous déchausser ! (Sur la Toile).

Cavilles [n. f. pl.]
Genève : bêtises, sottises, bévues, méprises. [Constantin]. Latin cavilla, « plaisanterie, raillerie ».

Caye [n. f.]
Patois : femelle du cayon, « truie ».
Une grosse caye.

Cécol, cécolle [pron. pers.]
Suisse romande : lui, lui-même, cézigue.
La descente la plus vertigineuse de la cité, c´était cécolle qui la possédait. (Sur la Toile).

Cenovis [n. m.]
Suisse romande : préparation à tartiner à base de levure de bière (nom de marque).
Le magazine ultrasélect Wallpaper fait un numéro spécial sur la branchitude helvétique, postulant même que le Cenovis a la saveur du futur. (Renata Libal, sur la Toile).

Cerceau [n. m.]
Engin de pêche, filet fixé au bout d´une perche et tendu sur un cercle métallique, celui-ci pouvant être relié à un deuxième cercle par un filet en forme de cylindre. En France cet engin était nommé « truble ».
Les écrevisses peuvent être capturées à la main, avec une balance, avec un cerceau ou avec une nasse à écrevisses. (Règlement concernant l´exercice de la pêche, Fribourg, sur la Toile).

Ceron [n. m.]
Acarien, sorte de ciron qui vit dans la croûte du fromage.

Ceronné, ceronnée [adj.]
Se dit d´un fromage dont la croûte contient des cerons.
Les autres fromages : : Chaource, Saint Nectaire, Vieille tome (sic) ceronnée, Comté Vieux, Bleu de Sassenage, Banon de Provence ... (Sur la Toile).

Certoux [n. m.]
Cave, lieu fermé. Du vieux français chartre, latin carcer, « prison ».

Cervelas [n. m.]
Sorte de saucisse cuite composée de 37 de viande de boeuf, de 25 de lard, de 15 % de couennes et de 15 d´eau, d´épices, et légèrement fumée.
Il y a aussi les supporters courageux, ravitailleurs intrépides, qui chaussent leur (sic) peaux de phoques pour mériter leur place dans le spectacle de la montagne. Leur trésor ? Une bouteille de blanc et un cervelas. (Sur la Toile).

Châble [n. m.]
Couloir en pente raide aménagé dans la forêt pour faire dévaler les billes de bois après la coupe. Patois romand tsâblio, « dévaloir, couloir », bas latin cadabula, latin cadere, « choir » ; ou ancien français chaable, « machine de guerre pour lancer des pierres », bas latin catabola, latin catapulta, grec katabolè, « jet, lancement ». Voir aussi chablis.
Il s´agit en effet d´éviter de transformer le châble, d´ailleurs peu pratique pour cela, en une rue carrossable. (Sur la Toile).

Châbler [v. tr.]
Faire glisser le bois dans un châble.
« Chabler » est donc l´action de faire glisser le bois. (Sur la Toile).

Chablis [n. m.]
Bois déraciné ou abattu par des intempéries. Du verbe régional chabler, « secouer, battre, faire tomber, gauler », ancien français caable, chaable, « bois que la force du vent abat dans les forêts », latin populaire catabela, « bois abattu par la force du vent ».
Les forestiers ont recensé quelque 630´000 mètres cubes de chablis, dont 130´000 pour les propriétaires privés. (Sur la Toile).

Chablon [n. m.]
Suisse romande : pochoir, masque. Allemand Schablone, même sens, du néerlandais schampelun, issu du français échantillon.
Utilisation du chablon de l´analyseur syntaxique. (Sur la Toile).

Chabouris [n. m. pl.]
Clôture de lattes de bois maintenues par du fil de fer.
En règle générale, Monsieur Dossan, nous conservons les chabouris durant trois ans ; ils protègent les arbres des excréments de chiens et empêchent le piétinement, car lorsqu´un arbre vient d´être planté, il est fragile et il faut éviter qu´il soit bousculé. (Manuel Tornare, sur la Toile).

Châchô [n. m.]
Genève : sorte de galette ou gâteau plat [Constantin]. On utilisait ce terme comme synonyme de taillé aux greubons.

Chaintre, cheintre, chintre [n. m.]
Bout ou limite du champ où le laboureur tourne la charrue. Patois romand tsintre, « bordure de terrain, mauvais pré, parcelle de terrain non ou mal cultivée, située en bordure d´un fonds de terre », vieux français chainte ou chaintre, « extrémité d´un terrain labouré destiné à permettre aux animaux attelés à la charrue de faire demi-tour ». Par analogie, « chemin à l´extrémité d´une terre, à la lisière d´un bois ». Du latin cinctura, « ceinture ».
Les surfaces situées dans les trois premiers mètres du chaintre ne sont pas imputables et sont exclues du droit aux contributions. (Sur la Toile).
Cheintre : bande de terrain au pourtour d´un champ et à l´intérieur d´une haie, laissé sans culture, où l´on peut manoeuvrer les instruments agricoles. (Sur la Toile).
Le chemin de la Crosette, long de 115 mètres, sera réaménagé de manière à lui conserver son état naturel, les marches de la partie supérieure seront remises en ordre, la partie inférieur de la chintre étant maintenue en herbe. (Sur la Toile).

Chalaisan [n. m.]
Savoie : celui qui passe l´été dans un chalet à l´alpage.
En plus de nos tickets de rationnement, nous allions au ravitaillement chez le chalaisan du Col de Chérel, Pierre Janin, maire de Jarsy. (Paul Littoz Monnet, sur la Toile).

Chalame, chalème [n. m.]
Lacs romands : bout, petit cordage, à l´origine de chanvre, maintenant de nylon, à usages multiples.
La longueur d´un filet est donnée par la longueur du chalame. (Sur la Toile).
Le numéro de concurrent devait être fixé à l´aide d´un chalème au sommet de la rode. (Annik Jacquier, sur la Toile).

Chalande [n. pr.]
Suisse romande : le Père Noël. « Personne travestie en vieillard qui adresse une allocution aux enfants réunis autour de l´arbre de Noël » [Constantin]. Ancien mot local chalande, chalende, patois tsalandè, ancien français chalandas, « Noël », du latin calendae, « calendes, premiers jours du mois romain ».

On lui a fait croire que chalande ne passerait
qu´à la condition que tout le monde dorme
il n´ose pas regarder, il écoute, il attend (Sur la Toile).

Châlée [n. f.]
Savoie : chemin tracé dans la neige fraîche, par exemple par un chasse-neige. Patois savoyard chala, « trace qu´a laissé sur un pré ou dans la neige le passage d´un homme, d´un animal ou d´un traîneau ; chemin frayé dans la neige » [Constantin]. Patois chalo, « chemin », latin callis, « sentier pour les troupeaux ; sentier, chemin ».

Chambéryzette [n. f.]
Apéritif (vermouth à la fraise) dont le nom vient de la ville de Chambéry.
Le vermouth dry de Chambéry réveille les papilles. Parfumé à la liqueur de fraise, il devient chambéryzette. (Sur la Toile).

Chambre à lessive [n. f.]
Suisse romande : buanderie.
Il faut absolument éviter les pièces sombres ou le fond d´une chambre à lessive. (Sur la Toile).

Chambre à manger [n. f.]
Suisse romande : salle à manger.
Si je ne l´ai déjà fait on donnera à Madame de Bourqueau la Madonne qui pend à ma chambre à manger. (Sur la Toile).

Chambre de bain [n. f.]
Suisse romande : salle de bain.
Ce n´est pas un deux pièces-cuisine avec une chambre de bain sans fenêtre, une cuisine qui donne sur le mur du HLM d´en face et six voisins sur le même palier. (Sur la Toile).

Chamoisine [n. f.]
Lacs romands : brise thermique du sud sud-ouest.
Heureusement, l´Opus 4 touche finalement une pseudo « chamoisine » salutaire qui l´emmène vers le Bouveret, (...) (Sur la Toile).
Le plus charmant d´entre [les vents du lac] étant la Chamoisine qui tire son nom du mouvement des chamois dans la vallée de Chamonix. (Sur la Toile).

Chamonix [n. m.]
Suisse romande : petit toupin.
Le nom de chamonix vient du village de Chamonix qui a fait leur réputation. (Sur la Toile).

Champ (en) [loc. adv.]
Savoie : au pâturage.
Aller en champ les vaches : mener les vaches au pâturage.
Dans notre vocabulaire, nous disions « Aller en champ les vaches, aller en champ les dindes ». (Sur la Toile).
Etre en champ les vaches : surveiller les vaches au pâturage.
Lorsqu´il était en champ les vaches, le petit Rémi écrivait déjà, car l´écriture était l´une de ses passions. (Sur la Toile).

Channe [n. f.]
Suisse romande : broc à vin en étain, à couvercle, souvent à but décoratif ou offert comme récompense. Ancien français channe, « gros vase de forme allongée d´une capacite convenue, cruche, broc, pot ».
Une channe : trophée d´étain en forme de pichet d´origine suisse. Son couvercle porte des symboles différents selon le canton : 2 têtes de bélier pour le Valais, 2 glands pour Vaud. (Annik Jacquier, sur la Toile).

Chaploter [v. tr.]
Couper en menus morceaux. Du verbe régional vieilli chapler, « couper, tailler ».
Ne chaplote pas ta viande comme ça.

Charette ! [interj.]
Suisse romande : exprime la surprise. Probablement un euphémisme pour charogne.
Charette va ! Charette de bouèbe !

Charmu [n. m.]
Vigne en gradins entre deux murs de soutènement, dans le Lavaux.
Aux friches originelles faites d´éboulis, de chênaies, de ronces, de tanières à blaireaux et de nids de vipères, ont succédé, au cours des temps, les charmus soutenus par de solides murs de pierres, ancrés dans le sol ou appuyés aux falaises rocheuses. (A Chardonne, sur la Toile).

Charque, chlarque [n. m.]
Suisse romande : vieille savate, vieille chaussure. Jura : pantouffles ne tenant pas au talon. Patois charquâ, « traîneur de savates », de l´alémanique Tsarggen, Schlarggen, « vieille chaussure ».
Voir aussi tcharquer.

Charret [n. m.]
Suisse romande : jeu de société appelé « moulin » en France.
(...) des jeux d´échecs et de charrets en plein air, (...) (Sur la Toile).

Chatton [n. m.]
Genève : gros bâton, gourdin, patois savoyard chouaton, même sens [Constantin], ancien français saton, « bâton armé, massue ». En patois gruérien un chaton, tsaton est une espèce de levier flexible dont se servent les charretiers pour assujetir leur charge.

Chauche [n. f.]
Vieilli : endroit piétiné par le bétail, du bas latin calciatus, latin calcatus, « foulé aux pieds ». Voir chaucher.

Chaucher [v. tr.]
Fouler, piétiner, tasser avec les pieds. Ancien français caucher, chaucier, etc., « fouler avec force, fouler aux pieds, pressurer, presser », latin calcare, « fouler aux pieds, écraser, piétiner ».
Chaucher la vendange.

Chauque [n. f.]
Botte de pêcheur à semelle de bois [Pierrehumbert]. On trouve aussi choque, parfois tchauque.
Dans le temps, on portait des chauques ou étevaux, c´est-à-dire des bottes de cuir à semelles de bois. (Sur la Toile).

Chavant [n. m.]
Savoie : chat-huant, hulotte, aussi hibou. Patois chavant, tsavouan, « chat-huant », vieux français chave, ancien français chauan, francique kawa, « chouette », latin cavannus, « hibou », gaulois cavannos, racine indo-européenne *kau-, « crier, hurler pour certains animaux » [Delamarre].

Chavon [n. m.]
Lacs romands : gros cordage, à l´origine en chanvre. En particulier, grosse corde à laquelle le grand filet est amarré.
Enfin, un chavon (ou tsavon) est attaché à chaque marcon, la corde de derrière étant amarrée à un polet (anciennement voiret) auquel la patte est suspendue. (Sur la Toile).

Chenabre, chnabre [n. m.]
Suisse romande : bruit, raffut. Vieilli : Armée du Chnabre : Armée du Salut.

Chenaille [n. f.]
Synonyme de sonnaille.
Quant à la touche finale, elle sera donnée après avoir suspendu les chenailles et les cloches aux cous des bêtes. (Sur la Toile).

Chenailler [v. tr.]
Suisse romande : secouer, en particulier une porte pour l´ouvrir.

Cheneau [n. f.]
Gouttière. Ce mot a donné le français chéneau (qui est masculin). Patois féminin chenâ, tsènau, du vieux français chenal, chenel, chinal, ancien français chèna, latin canalis.
Une fermeture enroulable verticale à l´avant peut y être adjointe ainsi qu´une cheneau d´écoulement d´eau. (Sur la Toile).

Cheni, chenil, chenit [n. m.]
Choses, ou pièces en désordre. Du français chenil, qui avait au XVIIème siècle le sens de « logement sale », dérivé du latin vulgaire *canile, « niche ».
Ils vont faire trois fois plus de bruit et trois fois plus de cheni que le Jazz Parade. Tous ces gens qui se barbouillent, on ne sait plus s´il s´agit d´hommes ou de femmes... C´est dégueulasse ! (Sur la Toile).
Les équipes de St-Gall et Berne ont joué dans le tournoi national LNB, mais elles disputent le Championnat LNA. Quel chenil ! Quel fatras ! (Sur la Toile).
N´empêche que ces %&ç/&%ç (sic) sont capables de laisser devant la buvette un « chenit » indescriptible après avoir mangé ; les pétards qu´ils fument dans le train lorsque ce dernier est bondé n´améliorent pas du tout les choses ! (Sur la Toile).

Chenoille [n. f.]
Suisse romande : vaurien, voyou, forte tête. Du français chenapan, de l´allemand Schnapphahn, « voleur des rues », de schnappen, « attraper », et Hahn, « coq ».
Il paraît que je suis aussi parfois une petite « chenoïlle » (sic) ... (Sur la Toile).

Chèvre [n. f.]
1. Pièce de bois recourbée et perforée d´où l´eau s´écoule dans l´abreuvoir.
2. Boisson fermentée sous pression dans un tonneau étanche, appelée aussi « forcé ».
Après 45 à 60 jours, la pression est suffisante et on peut tirer les premiers verres de chèvre. Celle-ci se boit dans de grands verres, car c´est essentiellement de la mousse que l´on boit « cul sec » à raison de 3 ou 4 verres par personne. La quantité d´alcool absorbé est donc très faible. (Sur la Toile).


Chevrer (faire) [loc. v.]
Indisposer à l´extrême, rendre chèvre.
N´ayant plus besoin de faire chevrer maman, Dorothée a perdu ses rondeurs et retrouvé une alimentation équilibrée. (Sur la Toile).

Chevrotin [n. m.]
Fromage à pâte deure à base de lait de chèvre.
Le Chevrotin est un fromage fermier fabriqué avec du lait de chèvre cru et entier. Associé à son histoire, son procédé de fabrication -pâte pressée non cuite à croûte lavée- est unique pour un fromage de chèvre. Depuis la traite jusqu´au plateau de fromages, la lente transformation du lait de chèvre en Chevrotin est ponctuée d´étapes immuables : le caillage, le moulage, le salage, le séchage, le lavage et l´affinage. (Sur la Toile).

Chibre [n. m.]
Suisse romande : variante principale du jeu de jass. De l´alémanique Schieber Jass, allemand schieben, « pousser ».
La variante la plus connue est le chibre à quatre, où deux joueurs jouent contre une autre équipe de deux joueurs. (Sur la Toile).
En argot français, ce mot a un sens obscène.

Chibrer [v. intr.]
Au jass, renoncer à faire l´atout en faveur de son partenaire.
Ensuite, c´est le joueur qui se trouve à droite de celui qui a fait atout de choisir à son tour l´atout ou de chibrer, et ainsi de suite. (Sur la Toile).

Chicot [n. m.]
Genève : laitue romaine (Lactuca sativa var. longifolia, Lactuca romana).
Les « chicots » mesurant jusqu´à 20 cm donnent une salade délicate, et parce qu´elles sont cultivées près de chez vous, elles arrivent toutes fraîches sur votre table. (Sur la Toile).

Chier dans les bottes [loc. v.]
Tourner autour de quelqu´un, en le dérangeant fortement.
En plus, il était grossier et vulgaire, disait qu´il ne fallait pas lui chier dans les bottes, (...) (Mireille Monnier, 14 février 2001, sur la Toile).

Chier la caque [expr. v.]
Expression jurassienne.
La pub c´est con et c´est débile (et ça fait tout le temps chier la caque), on voulait vraiment vous éviter ce genre de conneries. (Sur la Toile).

Chinder [v. tr.]
Suisse romande : tricher, trafiquer ; au jass, cacher les as ou une carte puissante. De l´allemand schinden, « maltraiter ».
mon bog n´est pas chindé (Sur la Toile).

Chiner [v. intr.]
Ennuyer, tourner en ridicule.

Chique [n. f.]
Genève : état d´ébriété.
Il pose sa chique : il cuve son vin.

Chlapper [v. tr.]
Jura : boire avidement. Patois chlapaie, « boire goulûment, se saouler ».

Choix (à) [loc. adv.]
Suisse romande : au choix.
Catalogue des activités à choix 5e année (Université de Genève, sur la Toile).

Chopine [n. f.]
Petite bouteille de vin (0,35, 0,37 ou 0,375 litre), ou petite chope de bière. Allemand Schoppen.
Tout d´abord, les étudiants ont pas mal de boulot à faire, et ils ne prennent plus le temps de se faire plaisir en buvant une bonne chopine entre copains. (Sur la Toile).

Chotte [n. f.]
Suisse romande : abri (originairement en patois, arbre isolé). Patois romand chotta, sotta, « abri », anciennement « sioute », franco-provençal cheutâ, « abri », latin substa, « dessous ».
Il pleut. Réunissant les autorités politiques, délégués du tourisme, sponsors et organisateurs, la courte partie officielle se fait à la chotte. (Sur la Toile).
Valais : spécialement abri d´alpage.
Il longe ensuite le chemin et descend en direction des chottes de Tortin. (Sur la Toile).

Chougner [v. intr.]
Geindre, pleurnicher, se plaindre. Patois chouinô, provençal choun, « porcelet ».
Faut assumer mon gars, pas la peine de venir chougner chez maman qu´on-m´aime-que-pour-mes-fesses. (Sur la Toile).

Chouia [n. m.]
Savoie : chemin. Ce sens a été remplacé par celui du mot arabe.

Chouquinet, chouquinette [adj.]
Suisse romande : mignon, gentil. Diminutif de « chou ».
Vous trouvez pas qu´il est chouquinet comme ça ? (Sur la Toile).

CHU [acronyme]
Acronyme de « Comptoir des Habits Usagés », magasin qui se trouvait à Saint-Gervais (Genève) et qui vendait des habits d´occasion. On disait de quelqu´un qui était mal vêtu qu´il s´habillait chez CHU.

Cibare [n. m.]
Suisse romande : celui qui marque les coups à la cible, au moyen de diverses palettes. De l´ancien mot local cibe, qui a donné le français « cible », issu de l´alémanique schibe, allemand Scheibe, « disque, carreau, cible ».
C´était son père, nous révéla Herbert, qui avait voulu qu´il soit cibare, et aussi, qu´il soit scout. (Sur la Toile).

Ciclée [n. f.]
Cri perçant. Patois savoyard cicle, « cri perçant ». De l´italien cicalare, « parler sans cesse », par allusion au chant de la cigale, italien cicala, latin cicada, « cigale ».
Cela lui a permis de patienter jusqu'à la prochaine tétée et de l´hydrater la moindre car Monsieur a décider (sic) de faire une monstrueuse ciclée et rien ne le consolait. (Sur la Toile).

Cicler [v. intr.]
Pousser des cris perçants.
Tellement au-delà que les auteurs ont même surpris une journaliste du Monde en train de cicler en pleine chronique. (Sur la Toile).

Clapier [n. m.]
Terrain semé de cailloux, pierrier naturel ou résultant de l´épierrage des champs. Occitan clapié, ancien français clapier, « tas de pierres », bas latin clapa, « tas de pierres », celtique *clappa, « rocher plat, amas de rochers », peut-être de la racine indo-européenne *lep-, « pierre, roche ». Le clapier est constitué de blocs plus gros que le pierrier ou la casse.
... combien de fois ai-je entendu : « Tu ne trouverais pas une pierre dans un clapier ? » (Sur la Toile).

Clarine [n. f.]
Petite cloche portée par le bétail à l´alpage. Elle a un son plus clair que la cloche ou le toupin, d´où son nom. Ancien français clarine, « clochette suspendue au cou des chevaux et de quelques autres animaux », diminutif de clare, « sonnette », avec le suffixe -ine.
STEINER Christiane, La fonderie de cloches de la Chaux-de-Fonds et sa technique de fabrication des cloches de vache type clarine (138 p.) (Sur la Toile).

Clédal, clédar, clédard, clie [n. m.]
Portail rustique clôturant un alpage, pour empêcher le bétail de divaguer. Patois savoyard clia, clédala, « claie en osier ; panneau à claire-voie fait avec des panneaux de bois pour parquer les chèvres, les moutons, les cochons, etc. » [Constantin]. Vieux français clédal, latin médiéval clida, « clôture », bas latin et gaulois cleta, « claie, grille, treillis », racine indo-européenne *klei-, « appuyer ».
Il est pourtant un cimetière dont personne ne poussera le clédar : c´est celui des Seignattes, ou cimetière des pestiférés, près du Boéchet. (Sur la Toile).
(...) une nuit, [le revenant] ouvrit le clédard et il fallut récupérer les vaches jusqu´à Mutrux. (Sur la Toile).

Clique [n. f.]
Groupe de personnes participant à un carnaval, en faisant de la musique.
Une clique, c´est un groupe de personnes déguisées qui participent aux cortèges et à diverses festivités lors de carnaval ou de fêtes villageoises, en jouant d´un instrument, grosse caisse, clairon ou fifre. (Sur la Toile).

Clopet [n. m.]
Petite sieste. Moment d´assoupissement.
On s´était habitué à ce que tu nous largues, à la fin de nos agapes, en sombrant dans un petit clopet... (Sur la Toile).

Cochère [n. f.]
Lac Léman : petit bateau à fond plat, ponté à l´avant, sans quille, à un ou deux mâts à voiles carrées puis latines, qui a succédé à la nau et qui a navigué du XVIème au XXème siècle. La cochère s´est appelée autrefois Corseyre, Corsière, Corsaire.
C´est en 1915 que l´Aurore, la cochère de Pierre Cachat, finit ses jours au chantier naval de St-Gingolph. Elle est une des dernières cochère (sic) à naviguer sur le Haut-Lac, transportant du bois, des châtaignes, du sable ou les passagers qui se rendent sur des marchés vaudois. (Sur la Toile).

Cocoler [v. tr.]
Suisse romande : cajoler, choyer, dorloter.
On pourrait même en déduire que la Poste est prête à cocoler tendrement ceux qu´elle nomme désormais ses clients. (Francis Gradoux, sur la Toile).

Coffe [adj.]
Sale, couvert de taches. Patois coffo, coffa, ancien français goffe, « lourdaud, grossier ».
Va te laver, tu es tout coffe.

Coffer (se) [v. pron.]
Se salir, se tacher. Patois savoyard cofeï, « salir » [Constantin].
Ouvrage d´une importance stratégique et économique considérable qui va de la cuisine à la cave et de la cave au garage, permettant à ses co-religionnaires de ne plus se coffer les genoux et les mains dans la terre glaiseuse de Viuz au sortir de leurs libations matutinales ou vespérales. (Sur la Toile).

Coffeyer, confeyer [v. tr.]
Salir, voir coffe.
Tu as toute confeyé ta veste.

Coffia [n. f.]
Suisse romande : chose peu ragoûtante, voir coffe.
Cette soupe, c´est de la coffia.

Cognarde, cougnarde [n. f.]
Suisse romande : confiture du genre raisinée à laquelle on ajoute des coings. Ancien français cogneau, cognel, « sorte de gâteau ».
La « cognarde » ou « cougnarde » est un mélange de jus de pommes, poires et de coings (en majorité), cuit de la même façon [que la raisinée]. (Sur la Toile).

Cogne [n. m.]
Genève : agent de police. Déverbal de cogner. [Constantin].

Coillu [n. m.]
Bille en terre cuite (voir mâpi).

Coin (à) [loc. adv.]
De côté. Mettre à coin : cacher, mettre en réserve, mettre de côté.
Je t´ai mis une bonne bouteille à coin.

Coître [n. m.]
1. Dernier d´une portée, souvent plus faible que les autres. Petit dernier, considéré comme chétif. Patois savoyard couatro, « le dernier éclos d´une nichée ou d´une couvée » [Constantin]. Ancien français coitrart, quoitron, questron, « bâtard ».
Ne choisit pas ce chiot, c´est le coître.
2. Maladie fongique de la vigne causée par la grêle.
Le risque de coître varie beaucoup selon le mode de culture, la hauteur des grappes, le cépage et la température. (Sur la Toile).


Coîtron [n. m.]
Limaçon, limace agreste (Limax agrestis), probablement un diminutif avec le suffixe -on.
Ne confondez pas cette belle limace habituellement rouge, (...) d´une taille atteignant 16 cm avec la limace agreste ou coîtron qui ne mesure pas plus de 4 cm, de couleur grise. (Sur la Toile).

Coïu [n. m.]
Suisse romande : bille.
Ramasez vos coïus, la récré est finie.

Combier [n. m.]
Nom des habitants de la Vallée de Joux, appelée autrefois « Combe du Lieu ».
Isolés derrière les crêtes du Jura, les Combiers - un bassin de 10000 personnes en comptant la France voisine - ont quelques raisons de s´inquiéter. (Cathy Macherel, sur la Toile).

Comme il faut [loc. adv.]
Convenable, convenablement.
Pour vendre ses plats surgelés, la marque Iglo met en scène un couple gay bien comme il faut à la télévision allemande. (Sur la Toile).

Comme que comme [loc. adv.]
Germanisme : de toute manière. Traduction littérale de l´allemand sowieso, même sens.
La preuve, nos sports de loisirs favoris, ils en ont fait leur boulot. ...Comme que comme ils ont l´argent et nous... le plaisir. (Sur la Toile).

Confaron [n. m.]
Voir Gonfaron.

Consort [n. m.]
Valais : personne qui participe à un consortage.
Chaque consort dispose d´un droit de sociétariat auquel est rattachée une part de jouissance des biens sociaux, sauf disposition contraire des statuts. (Sur la Toile).

Consortage [n. m.]
Valais : coopérative, association de copropriétaires ou d´usagers qui se regroupent pour l´exploitation en commun d´un bien, par exemple un alpage ou un bisse.
Le consortage, de droit public, est de loin la forme la plus répandue [de gestion d´ un alpage]. (Sur la Toile).

Contemporaines, contemporains [n. m. pl., f pl.]
Suisse romande : personnes nées la même année, ou approximativement du même âge, regroupées en amicale.
Les contemporains de 66 se présentent : activités, sorties et bonne humeur ! (Sur la Toile).

Contour [n. m.]
Suisse romande : virage, tournant. Du latin populaire contornare, « contourner ».
(...) le café du Soleil, situé dans le contour de la route qui conduit à Aubonne-Bière (...) (Sur la Toile).

Contre [prép.]
Suisse romande : vers, dans la direction. Altération de à l´encontre.
La proportion des classes 2 à 4 de l´épicéa et du hêtre, essences les plus communes des forêts suisses, a fait un gros bond contre en haut de 9 pour cent ; (...) (Sur la Toile).
Le tir en campagne est aussi une question de tir contre en haut ou contre en bas, avec une variation dans la position de tir. (Sur la Toile).

Coquelle [n. f.]
Savoie : marmite, cocotte. Latin médiéval coquere, « cuisiner ».
(...) potages aux mille couleurs et parfums, petits plats mijotés dans la coquelle en fonte, (...) (Sur la Toile).

Coquemar [n. m.]
Bouilloire ancienne que l´on plaçait près de l´âtre pour maintenir un liquide au chaud. Peut-être du latin cucumula, « petit chaudron ».
En cuivre, en laiton, en bronze ou en argent, parfois même en terre cuite et toujours volumineux, le coquemar avait une panse large et un col rétréci, une ouverture un peu évasée et un bec verseur, ainsi qu´une anse et un couvercle. (Sur la Toile).

Coquer [v. tr.]
Frapper l´un contre l´autre deux oeufs cuits durs.

Coquillon [n. m.]
Suisse romande : boucle de cheveux, anglaises. En vieux français, le mot coquillon, diminutif de coquille, désignait un limaçon.
Quelques fougères sont encore enroulées en jolis coquillons, n´ayant encore pu déployer leurs feuilles faute de soleil. (24 heures, sur la Toile).

Coraillon, couraillon [n. m.]
Genève, Savoie : trognon, coeur d´un fruit ou d´un légume [Constantin]. En particulier, coeur du chou ou de la salade.
Vaud : cou, coeur ? Patois romand corahlla, « trachée artère », ancien français coraille.
Ugène, repu et gorgé jusqu´au coraillon, raconte que son arrière-grand-père, ayant fait la retraite de Russie avec le petit Tondu, a laissé devant Moscou un de ses bras. (Albert Itten et Roger Bastian, sur la Toile).

Cornet [n. m.]
1. Suisse romande : sac de papier ou de plastique, parfois de jute, pour emballer.
C´est pourquoi on l´emballe généralement dans un cornet en papier. (Sur la Toile).
2. Suisse romande : combiné du téléphone.
Impossible d´atteindre le cornet, de composer un numéro... (Sur la Toile).

Cornettes [n. m. pl.]
Suisse romande : pâtes alimentaires appelées en France « coquillettes ».
L´utilisation des cornettes dans les älplermagronen vient probablement des macaronis italiens, car autrefois, on ne connaissait que peu de variétés de pâtes et on les appelait généralement « magronen ». (Sur la Toile).

Corniaule, corniole, corniule [n. f.]
Cou d´une volaille. Gosier, organe de la voix. Par extension, beau parler. Ancien genevois corniole, « oesophage et tousles morceaux du cou d´un boeuf », patois corniola, latin corneolus, « de corne, dur comme la corne ».
Mais le juge, qui aimait pas les galapiats dans mon genre, m´a fait trancher la corniaule. (Sur la Toile).
Si l´on est gentil, l´on dira qu'ils ont « la margoulette bien organisée et la corniole ou corgnole en bon état de fonctionnement » (Sur la Toile).

Corti, cortil, courti, courtil [n. m.]
Jardin, jardin potager, voir courtil.
Pendant trois semaines, un muretier professionnel a travaillé au mur du « cortil » à l´ouest du musée. (Sur la Toile).

Cosandier [n. m.]
Suisse romande : tailleur, couturier, du vieux patois romand cosandai.

Costume de bain [loc. n. m.]
Suisse romande : maillot de bain. En France cette expression est obsolète.
C´est la raison pour laquelle seules les personnes portant un costume de bain sont admises dans l´aire de la piscine. (Sur la Toile).

Coter [v. tr.]
Suisse romande : fermer (une porte), border (un lit), étayer, accoter.
J´ajouterais que ce genre de liste est très dépendante de la région (aussi bien en France qu´en Suisse), venant de Neuchâtel, je n´ai jamais dit coter la porte pour fermer la porte ! ! ! (Sur la Toile).

Cotson, cotzon [n. m.]
Suisse romande : nuque. Patois savoyard cotchon, cotson, « nuque » [Constantin]. Grec kotte, « tête, nuque ». On disait aussi cochon, probablement par attraction paronymique.
Il sortit sa fourche, s´avança vers elle et la lui planta dans le cotson. (Sur la Toile).

Cotte [n. f.]
Lacs romands : cale-pied, pièce en bois sur laquelle un rameur appuie ses pieds.

Cotterd [n. m.]
Suisse romande : lieu où l´on discute. Du patois cotterdzî, « bavarder ».
Les activités du Cotterd sont transférées au Centre socioculturel de Bellevaux le lundi et au Grain de Sel le jeudi (Sur la Toile).

Cou [n. m.]
Suisse romande : avoir mal au cou : avoir mal à la gorge.
Vous ressentez fortement les signes tels que nez bouché avec maux de tête, écoulement nasal avec du pus, « mal au cou », toux, fièvre, (...) (Sur la Toile).

Couble [n. f.]
1. Lacs romands : ensemble de filets de pêche attachés les uns aux autres.
Les coubles de filets tendus peuvent être utilisées du 10 janvier à 12 heures au 15 octobre à 12 heures. (Sur la Toile).
2. Suisse romande : sorte de cloche de vache.
Cette sixième édition présentera des stands de « chenailles, seneaux, coubles, campagnards et autres clarines », et permettra à des amateurs de toute la Romandie de négocier de gré à gré. (Sur la Toile).


Couèchte [n. f.]
Val de Travers : nom donné à l´absinthe, liqueur à base d´absinthe officinale (Artemisia absinthium), de petite absinthe ou absinthe pontique (Artemisia pontica) et de diverses autres simples. On l´appelle aussi lait du Jura, bleue, fée verte, tiaffe, etc.
Cette fois et enfin, il ne s´agit pas d´une absinthe-bâton comme l´étaient tous les ersatz bricolés et commercialisés jusqu´ici aux quatre coins du monde, mais d´un fac-similé aussi proche que possible - mutatis mutandis - de l´original conçu à Couvet à la fin du 18ème siècle par Daniel-Henri Dubied et Henri-Louis Pernod, les promoteurs attestés de la production et de la diffusion de la « couèchte » à l´échelle industrielle et internationale. (Sur la Toile).

Couècle, covècle [n. m.]
Savoie : couvercle (de marmite) [Constantin].

Couenne [n. f.]
Vaud : désigne parfois la croûte du fromage.
(...) on ne dira jamais assez qu´il ne faut pas ôter, mais simplement gratter la couenne du fromage, (...) (Sur la Toile).

Cougne-pet [n. m.]
Vaud : sodomite. De cougner, « coincer », et pet.

Cougner [v. tr.]
Suisse romande : coincer, serrer, anciennement cogner.
La présentation et le format sont très agréables pour le lecteur « cougné » dans les transports publics aux heures de pointe. (Charles-F. Pochon, 19 novembre 1999, Domaine Public).

Coupacher [v. tr.]
Genève : couper n´importe comment. Fréquentatif et péjoratif de couper.
Crouzol ne devra pas peindre directement la vie grouillante - technique qui aboutit à coupacher à l´infini un roman, (...) (Sur la Toile).

Courate, couratte (faire la) [loc. v.]
Courater, être couratier. Déverbal de courater.
(...) quand la noblesse russe venait faire la couratte dans les boîtes chic d´Europe occidentale. (Sur la Toile).

Courater [v. intr. et tr.]
1. Perdre son temps en allant d´un endroit à l´autre. Fréquentatif et péjoratif de courir.
Le petit Jean-Jean-Marc, impatient du spectacle, couratait partout en s´écriant que ah-ah-ah-on-va-voir-un-beau-méchoui, quand tout à coup une main le gifla sèchement par deux fois, à gauche en coup droit, puis à droite en revers lifté. (Sur la Toile).
2. Courir les aventures galantes. Peut-être apparenté à l´ancien français curatrie, « lieu de débauche ».
Si une jeune fille courate, elle flirte. Si une femme mariée courate, elle trompe son mari. (Sur la Toile).


Couratier, couratière [n. m., f.]
Coureur d´aventures galantes. De courater.
Dans sa jeunesse elle était couratière. Ce mot a donné le français courtier, dont il avait le sens.

Courber [v. tr.]
Manquer, sécher un cours, une leçon.
Elle [Pascale Allamand] enrage devant la répugnance à la contrainte qui lui faisait courber les cours d´académie dispensés au collège. (Sur la Toile).

Courir après (ne pas) [loc. v.]
Ne pas apprécier, ne pas aimer.
Moi, les escargots je ne cours pas après.

Course [n. f.]
Suisse romande : excursion, sortie, randonnée.
Faudrait-il trouver, pour l´année, prochaine, un chef de course avec des jambes plus courtes ? ! (Sur la Toile).
Course d´école : sortie de classe.
La course d´école ! ! ! Le vendredi dix octobre, je me suis levée à 5 h 15. (Sur la Toile).

Courtine [n. f.]
Petite cour, place de ferme, abritant généralement le tas de fumier. Patois courtena, bas latin curtina, diminutif de curtis.
Les balayures et les cendres étaient seules portées sur la courtine et encore les cendres propres étaient utilisées pour adoucir l´eau de lessive. (Sur la Toile).

Coutset, coutzet [n. m.]
Vaud : sommet, extrémité supérieure, du vieux français cuchet, « butte, sommet », ancien français cuchet, « tas de foin », racine préromane *cocca, *cucca, gaulois *kukka, « sommet ».
Depuis le fin coutzet des chars de regain, on voyait sept lacs ; une fourchetée de plus, on voyait celui de Génésareth. (Sur la Toile).

Couverte [n. f.]
Suisse romande : peut désigner une couverture.
On notera, entre autres, que pour éteindre un feu l´on tirait un coup de fusil sous une couverte mouillée... (Sur la Toile).

Cradzet [n. m.]
Suisse romande : petite personne, bout-de-zan, anciennement craset, crasette, « se dit d´un enfant chétif dont la croissance a été entravée » [Constantin].
Mais elle persévère, espérant ainsi déguiller à nouveau le cradzet Megge dans les copeaux, grâce à son entraînement intensif. (Sur la Toile).

Craindre [v. tr.]
1. Savoie, Lyonnais : ne pas aimer.
S´habiller en rouge, moi je crains.
2. [v. intr.] Présenter un danger.
Passe pas dans cette pente chargée de neige, ça craint trop.


Crâlée, craquée [n. f.]
Suisse romande : grosse quantité.
Exemple de bons tuyaux : rien qu´en lisant ces pages vous économisez une crâlée d´énergie puisque vous irez directement farfouiller au bon endroit. (Sur la Toile).

Cramia [n. m.]
Jura : pissenlit, feuille de pissenlit.
A la foire aux cramias du printemps. (Sur la Toile).

Cramine [n. f.]
Suisse romande : froid très vif. Du français cramer, « brûler », vieux français cremar, latin cremare, « brûler, incendier, réduire en cendres ».
Et, malgré la cramine d´un juillet qui se prend pour décembre, André Agassi a chaud. Aux fesses. (Roger Jaunin, à propos du tournoi de Wimbledon 2000, sur la Toile).

Cratte, crotte [n. m.]
Jura : petit panier d´osier.
Devant la roue arrière, suspendu au montant de l´échelle, un panier d´une forme spéciale s´appelait « crotte » ou « cratte ». Il était utilisé pour le transport de la boisson et du repas des faneurs. (Sur la Toile).

Crebillon [n. m.]
Suisse romande : petit panier à couvercles.

Crémol [n. m.]
Genève : la tête.
Un critique rock, qui pour une fois avait compris quelque chose à l´histoire, s´est demandé si, par hasard, la bande de secoués du crémol qui compose habituellement Killing Joke n´avait pas brutalement (c´est le mot !) eu envie de coller des hémorroïdes à Ministry. (Sur la Toile).

Crespi [n. m.]
Voir grespi.

Creuser [v. intr.]
Vaud : vider son verre.
Vous ne creusez pas, Monsieur le régent ? (Le quart d´heure vaudois, P.Budry et S.Chevallier).

Crevée [n. f.]
Suisse romande : grosse erreur, bévue.
La crevée du millénaire. (A propos d´une partie d´échecs, sur la Toile).

Crever [v. intr.]
S´éteindre.
Tu n´as pas rechargé le potager, et le feu a crevé.

Crevoter [v. intr.]
Dépérir, végéter. Diminutif et dépréciatif de crever, latin crepare, « craquer ».
Désormais, si les campagnes ont raison de refuser de crevoter en silence, (...) (Federico Camponovo, sur la Toile).

Crevure [n. f.]
Avorton, personne chétive, aussi dans un sens péjoratif.
une vieille crapule misérable de moin (sic) sur cette planète... j'espère que cette crevure sodomite ira pourrir en enfer. (A propos de Charles Trenet, sur la Toile).

Crocher [v. tr.]
Accrocher, agrafer, coincer.
A la base de la bouteille, vous ferez deux trous opposés de 5 m/m qui vous permettront de crocher un fil de fer faisant office de crochet. (Sur la Toile).

Crochonn, crotchon [n. m.]
Entame du pain, croûton. Patois crotson, du latin crusta, « croûte ».
(...) je savais que je pouvais aller quémander un « crochon » de pain jusque sur les marches de la cuisine. (Sur la Toile).

Croire (s´en) [v. pron.]
Etre prétentieux, crâner.
Qui est coupable ici bas ? Celui qu´on croit ou celui qui s´en croit ? (Sur la Toile).

Cropetons, croupetons (à) [loc. adv.]
Accroupi, genoux repliés. Vieux français à croppetons, à croupetons, de l´ancien français croper, cropir, « être accroupi », du bas latin cropa, francique *kruppa, « croupe ».
il riait maintenant de ses tentatives pour laisser croire - et se persuader lui-même - qu'il éprouvait le besoin de se gratter l´oreille avec son pied ou se coucher à cropetons, les poings sous le menton. (Boris Vian, L´Arrache-Coeur).
Dans les champs, on travaille à croupetons, à la serpe. (Sur la Toile).

Croquemolle [n. m.]
Genève : amande, déformation du nom d´une variété d´amande appelée coquemolle ou amande coquemolle, par attraction paronymique.

Crouille [adj.]
Vaud : mauvais, méchant. Anciennement crouye.
Et je ne sais plus quel crouille de gaillard a eu la mauvaise idée de m´appeler comme ça (...) (Sur la Toile).

Crousille [n. f.]
Suisse romande : tirelire, cagnotte, tronc. Ancien français cruisille, « conque », grec kresera, « sac ».
L´Eglise de l´époque se rendant compte de la possibilité d´augmenter ses entrées financières, ne manqua pas de construire des chapelles pour protéger le site sans oublier d´y mettre une crousille. (Sur la Toile).

Croûte [n. f.]
Toast garni. Croûte au fromage, croûte aux champignons.
Entre le jambon à l´os de la ferme, la crème d´alpage et les croûtes au fromage de la métairie, on est content de pouvoir faire beaucoup de sport. (Sur la Toile). Croûte dorée.
Pour Pentecôte : croûtes dorées, tranches de pain trempées dans du lait, des oeufs et passées à la poêle et sucrées, c´était délicieux. (Sur la Toile).

Crozets [n. m. pl.]
Savoie : sorte de pâtes, fabriquée à partir de farine de blé tendre et de farine de sarazzin (20%), originaire de la vallée de la Haute Tarentaise. Patois crozë, peut-être de crwê, « croix », ou croé, « petit ». Cf. aussi l´ancien français croset, « lasagne ».
Chaque année, à Villar d´Arène, on mettait une assiette de crozets sur la fenêtre. (Sur la Toile).

Cru [adj. inv.]
Temps acide et frais. Expression courante en Belgique.
Il fait cru. Dehors le vent s´est levé, le plafond gris sombre des nuages s´est abaissé. (Sur la Toile).

Cubeller [v. intr.]
Savoie : tomber, culbuter.

Cuchaule [n. f.]
Suisse romande : sorte de pain de bénichon, pétri avec de la fine farine fleur, du lait, du sucre et du safran, du sel et du levain. Du patois fribourgeois kuchôla, de même sens, ancien français cugneul, « brioche ».
Le rituel automnal enchaînait la cuchaule dorée tartinée de moutarde de Bénichon, (...) (Sur la Toile).

Cuche, cuchet, cuchon [n. f., n. m.]
Tas de forme cônique, en particulier tas de foin, meule de paille. De l´ancien français cuchet, « tas de foin », cuchon, « tas de foin, meule de paille », racine romane *cuc-, « butte, sommet », racine préromane *cocca, *cucca, probablement d´origine préceltique.
L´après-midi on retournait ce foin et en fin de journée on l´amassait puis on formait de gros tas bien alignés que l´on nommait « cuchets ». (Sur la Toile).

Cuire [v. tr.]
Suisse romande : cuisiner.
Pendant la guerre, une affiche destinée à promouvoir l´énergie électrique énonçait fièrement : « La femme suisse cuit à l´électricité ». (Sur la Toile).

Cuisse-dame, cuisse de dame [loc. n. f.]
Suisse romande : pâtisserie frite et sucrée.
En Suisse, on fabrique alors des beignets nommés « Cuisses-Dame » et en Belgique certains sont appelés « couilles de suisse ». (Sur la Toile).
Cuisse de dame : Pâte sucrée (beurre-sucre-farine-oeufs) avec de la poudre à lever. (Sur la Toile).

Cuissette, cuissettes [n. f., n. f. pl.]
Suisse romande : petite culotte de sport généralement sans poches ni braguette. Ancien français cuissette, « petite cuisse ».
Toutes les joueuses d´une même équipe devront avoir une cuissette uniforme et d´une même couleur. (Sur la Toile).
Le port d´une cuissarde est toléré pour autant qu´elle soit de même couleur que les cuissettes. (Directives de la Commission de l´Arbitrage, Genève, sur la Toile).

Cuit dur [loc. adj.]
Dur, en parlant d´un oeuf.
De même, évitez de noyer vos oeufs cuits durs sous une épaisse couche de mayonnaise. (Sur la Toile).

Cuite [n. f.]
Suisse romande : grosse chaleur.
Transpiration garantie, car il fait une cuite et une humidité du diable. (Sur la Toile).

Cupesse [n. f.]
Culbute, désordre.
Quand l´équilibre fait la cupesse ! (Sur la Toile).

Cupesser [v. intr.]
Faire la culbute, par jeu, ou par accident.
Heureusement qu´elle ne cupesse pas à chaque fois dans la rigole. (Sur la Toile).

Curafifi [n. m.]
Nettoyeur de fosses d´aisances, vidangeur. Composé de cura, « curer », et de l´ancien français fifi, « vidangeur ».
C´est toi qui sous un ou deux pseudos provoque en te faisant passer un homme de droite alors que tu n´es qu´un vulgaire curafifi atteint du syndrome de Laleuf. (Sur la Toile).