N

Nachonne
La Nachonne, maison isolée de la commune de Puidoux (District de Lavaux, Vaud), par féminisation d´un patronyme Nachon attesté dans la région, aphérèse de Bernachon, forme hypocoristique de Bernard.

Naget
Lieu-dit en forêt de la commune de Saint-Sigismond (Faucigny, Haute-Savoie), probablement d´un patronyme Naget.

Naire, Naires, Neire, Nier
Adjectif patois féminin naire, patois valaisan neire, ancien français néron, « noir ».
Comba Naire, lieu-dit (District de Conthey, Valais) ;
Lanche Naire ou Lanchenaire, alpage, non monté à la Pointe de Lanche Naire, 2347m (Cornettes de Bise, Chablais, Haute-Savoie et Valais) ;
Les Naires, alpage (Verbier, Bagnes, district d´Entremont, Valais) ;
Ciernes à la Neire, alpages (Châtel-Saint-Denis, district de la Veveyse, Fribourg) ;
Jeur Neire, lieu-dit en forêt (Savièse, district de Sion, Valais) ;
Pointe des Six Niers, lieu-dit rocheux (Val Ferret, Orsières, district d´Entremont, Valais).
Voir aussi Comba Naire, Montanaire, Nairedzeu, Neiraigue, Neirive, Neirevaux, Nermont, Pesseneire, Rondaneire, Rosseneyre, Sasseneire, Serra Neire, Tita Naire, Tsantonnaire. Vatseneires.


Nairecou
Lieu-dit de la commune de Corbeyrier, district d´Aigle (Vaud), probablement un nom composé de Naire et Cou, « col noir ».

Nairedzeu
Forêt noire, nom composé du patois féminin naire, « noire », voir Naire, et Dzeu.
Nairedzeu, forêt (Verbier, Bagnes, district d´Entremont, Valais).

Nais, Neisieux
Ancien français nais, « creux dans lequel on fait rouir le chanvre », déverbal de naiser, « faire rouir, macérer dans l´eau comme le chanvre ».
Le Nais, hameau (Les Houches, vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ;
Les Prés Nais, lieu-dit (Courroux, district de Delémont, Jura).
Avec le suffixe -eux :
Les Neisieux, hameau (Manigod, Bornes-Aravis, Haute-Savoie).


Naix, Naye, Nayes, Neies, Neuteu,
Neyes, Neyex, Nez, Nioute, Nô,
Noe, Noé, Noës, Noëts, Noeud Dreit,
Noeuds, Noie, Nou, Noûa, Noudane,
Noue, Nouta, Noûta, Noutaz, Noutes,
Noye, Noyettaz, Noz, Nuées
Fondrière, marais, ancien français noe, noue, « sol gras et humide ; terrain bas inondé dans les débordements », ancien français neier, « noyer », au sens d´« inonder », bas latin noa, latin médiéval et bas latin nauda, gaulois *nauda, *naudon, « terre marécageuse humide ». La noue, ancien français noet, « endroit où se rencontrent les surfaces inclinées de deux combles », lieu marécageux en forme de gouttière, était souvent un ancien lit de cours d´eau resté très humide.
Les Naix, maison isolée (Charmey, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Rochers de Naye, sommet (Montreux, district de Vevey, Vaud) ;
Nayes, maisons isolées (Le Flon, Vouvry, district de Monthey, Valais) ;
Becca des Neies, 2974m, et Pointe des Neies, 3355m (Bionaz, vallée d´Aoste) ;
Chalets de Neuteu, alpage (Novel, Chablais, Haute-Savoie) ;
Les Neyes, forêt déclive (Torgon, Vionnaz, district de Monthey, Valais) ;
Les Neyex, lieu-dit (Bex, district d´Aigle, Vaud) ;
Nez, Nayat en 1723, Naya en 1775, lieu-dit en plaine (Vionnaz, district de Monthey, Valais) ;
Les Nioutes, lieu-dit (Pampigny, district de Cossonay, Vaud) ;
L´Ordon Noe, lieu-dit (Vellerat, district de Delémont, Jura) ;
Creux de la Nô Dessous et Creux de la Nô Dessus, lieux-dits (Evionnaz, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Vieux Pré Noé, forêt (Le Jorat, Lausanne, Vaud) ;
Noës, village (Sierre, Valais) ;
Les Noëts, maison isolée (Montgilbert, Tarentaise, Savoie) ;
Noeud Dreit, avec le qualificatif dreit, « droit », lieu-dit (Finhaut, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Les Noeuds, hameau (Saint-Jeoire, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Creux des Noeuds, lieu-dit sous le sommet du Môle (Saint-Jeoire, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Noies, lieu-dit (Soulce, district de Delémont, Jura) ;
Nou, clairière (Mervelier, district de Delémont, Jura) ;
La Noûa, pâturage (Ayer, Val d´Anniviers, Valais) ;
Noudane Dessous et Noudane Dessus, lieux-dits (Evionnaz, district de Saint-Maurice, Valais) ;
La Noue, cours d´eau affluent de la Menoge (Cranves-Sales et Vétraz-Monthoux, Annemasse, Haute-Savoie) ;
La Nouta, hameau (Gruyères, district de la Gruyère, Fribourg) ;
La Noûta ou Noute, maison isolée (Le Châtelard, district de la Glâne, Fribourg) ;
Noutaz, maisons isolées (Le Châtelard, district de la Glâne, Fribourg) ;
Les Noutes, Les Noutès sur la Carte Nationale, maison isolée (Sâles, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Les Noutes, Les Noûtès sur la Carte Nationale, maisons isolées (Siviriez, district de la Glâne, Fribourg) ;
La Noye, lieu-dit (Bressaucourt, district de Porrentruy, Jura) ;
La Noz, maison isolée près des marais de la Sorne (Saicourt, district de Moutier, Jura bernois).
Combe des Noz, lieu-dit (Fontenais, district de Porrentruy, Jura) ;
Les Nuées, lieu-dit en forêt (Le Verneil, Val Gelon, Savoie).
Avec le suffixe diminutif patois -ettaz :
Noyettaz, hameau (Saint-Oyen, vallée d´Aoste).

Voir aussi Prénou.


Namary
ameau de la commune de Vonnas (Dombes, Ain), Namary ou N´Amary en 1563, Namarie en 1811, peut-être de l´anthroponyme germanique Amalric, germanique *amal,« travail », et *rîka, « puissant, celui qui règne ».

Nambride
Hameau de la commune de Sixt (Faucigny, Haute-Savoie), anciennement Nant-Bride, de Nant et Bride, mot dérivé du gaulois briva, « pont ».

Nan, Nanc, Nanceau, Nanciau, Nans,
Nant, Nant-Arny, Nantés, Nantet, Nantets,
Nantette, Nantillet, Nantillons, Nantou, Nantouse,
Nants, Nantuy, Nanty
Mot régional nant, « ruisseau ou torrent dans une vallée creuse », issu du gaulois *nanto-, racine indo-européenne *nem-, « courber ».
Le Nan ou Le Nant, rivus Nanz et ripparia de Nant au XIIIème siècle, cours d´eau affluent de l´Isère (Cognin-les-Gorges, Sud du Grésivaudan, et Malleval-en-Vercors, Isère) ;
Nanc-lès-Saint-Amour, commune et village (Saint-Amour, arrondissement de Lons-le-Saunier, Jura) ;
Nans-sous-Sainte-Anne, village et commune (Département du Doubs) ;
Nant, hameau, et Champs Courts de Nant, lieu-dit (Arthaz-Pont-Notre-Dame, Annemasse, Haute-Savoie) ;
Nant Dessous et Nant Dessus, nom attesté en 1347, hameaux, et Vaux de Nant, vallon avec vigne, Sur le Mont de Nant, maisons isolées (Bas-Vully, district du Lac, Fribourg) ;
Nant-Arny, Juxta nantum dictum Arniez en 1332 (Gex, Pays de Gex, Ain) ;
Le Nant d´Avril, cours d´eau affluent du Rhône (Satigny, Genève) ;
Nant d´Ant, cours d´eau affluent du Giffre, et Cascade du Nant d´Ant, sur ce cours d´eau (Samoëns, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Nant-Valais, maisons isolées (Megève, Haut-Faucigny, Haute-Savoie) ;
Bon Nant, maisons isolées (Saint-Gervais-les-Bains, Val Montjoie, Haute-Savoie), et Le Bon Nant, cours d´eau affluent de l´Arve (Les Contamines-Montjoie, Val Montjoie, Haute-Savoie) ;
Les Nants, maisons isolées en clairière (Vionnaz, district de Monthey, Valais) ;
Roche des Nants, lieu-dit en forêt (Moutier, Jura bernois) ;
Trois Nants, alpage (Vacheresse, Val d´Abondance, Haute-Savoie).
Avec les suffixes diminutifs -et, -ette :
Le Nantet, cours d´eau affluent de la Menoge (Vétraz-Monthoux, Annemasse, Haute-Savoie) ;
Chalets des Nantets, alpage, nom monté au Col des Nantets, 1426m (Talloires, Bornes, Haute-Savoie) ;
Ruisseau de la Nantette, rivus de Nanteta au XVème siècle, affluent de la Banne (Nantes-en-Rattier, Le Pivol et Sousville, Valbonnais, Isère).

Doubles diminutifs avec le suffixe -illet :
Nantillet, hameau, et Ruisseau de Nantillet, affluent du Giffre (Thyez, Faucigny, Haute-Savoie).

Doubles diminutifs avec le suffixe -illon :
Glacier des Nantillons, nom monté d´un lieu-dit disparu, et Col des Nantillons, 3298m, Pointe des Nantillons, 3359m (Aiguilles de Chamonix, massif du Mont-Blanc, Haute-Savoie).

Avec le suffixe diminutif -y :
Nantuy, hameau (Hauteville-Lompnes, Bugey, Ain) ;
Le Nanty, hameau, et Lacs du Nanty, près de l´Arve (Thyez, Faucigny, Haute-Savoie).

Avec le suffixe collectif -é :
Les Nantés, lieu-dit en forêt (Les Gets, Faucigny, Haute-Savoie).

Avec le suffixe -au :
Le Nanceau cours d´eau affluent du ruisseau de Bornette (Lathuile, Pays de Faverges, Haute-Savoie) ;
Le Nanciau, maisons isolées (Puidoux, district de Lavaux, Vaud).

Avec le suffixe -ou :
Nantou, cours d´eau, ancien nom de la rivière Vuachère affluent du Léman (Lausanne, Vaud).

Avec le suffixe -ouse :
Marais de Nantouse, lieu-dit (Coinsins, district de Nyon, Vaud).

Peut-être de même origine :
Nantes-en-Ratier, commune et village de la Matheysine (La Mure, arrondissement de Grenoble, Isère).

Voir aussi Malnant, Nancroix, Nantchenu.


Nanchaux
Le Nanchaux, maison isolée de Lessoc (Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg), peut-être composé de Nant et Chaux.

Nanciat, Nancy, Nancy-sur-Cluses
D´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *Nanciacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Nantius.
Grand Nanciat et Petit Nanciat, Nanciaz en 1437, Nancia en 1439, hameaux (Saint-Nizier-le-Bouchoux, Bresse, Ain) ;
Nancy-sur-Cluses, commune et village du Faucigny (Scionzier, arrondissement de Bonneville, Haute-Savoie), et Pointe de Nancy, petit sommet, 1191m, sur la même commune.

Nancroix, Nantcroux, Nant Cru, Nant Crue, Nantcruet,
Nant Cruet, Nant Cruy
Lieu qui doit son nom à un petit ruisseau, voir Nant et Cruet.
Nancroix, anciennement Nant Cruet, hameau (Peisey-Nancroix, Tarentaise, Savoie) ;
Nantcroux, hameau (Habère-Lullin, Vallée Verte, Haute-Savoie) ;
Nant Cru, maisons isolées (La Côte d´Arbroz, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Nant Crue, hameau (Morzine, Chablais, Haute-Savoie) ;
Nantcruet, hameau, du nom du Nant Cruet, cours d´eau affluent de l´Isère, nom monté à la Pointe du Nant Cruet, 3605m (Sainte-Foy-Tarentaise, Savoie) ;
Nant Cruet, forêt déclive (Montvalezan, Tarentaise, Savoie) ;
Nant Cruy, hameau (Sallanches, Haut-Faucigny, Haute-Savoie).

Nandillier, Nantillière
Endroit où l´on cultivait des lentilles (Lens esculata M), noms formés avec les suffixes collectifs -ier, -ière, du patois nantilla, neintilla, nentille, vieux français nantille, nentille [Jaccard], cacographie de lentille, voir Lentillère.
Chemin du Nandillier, d´après un ancien lieu-dit Nandillières en 1696, es Nandilles en 1775, au Nandillier en 1906 (Collombey-Muraz, district de Monthey, Valais) ;
La Nantillière, maison isolée (Rochefort, district de Boudry, Neuchâtel).

Nangy
Commune et village du Faucigny (Reignier, arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois, Haute-Savoie), Nangiaco en 1083, Nangie en 1090, Nangiey en 1205, Nangié en 1275, Curatus de Nangier vers 1344, aussi Nangi au XIXème siècle, nom de domaine d´origine gallo-romaine Nangiacum, dérivé avec le suffixe -acum d´un anthroponyme d´origine germanique comme Nangius.

Nantbellet
Hameau de la commune de Saint-Ferréol (Bornes, Haute-Savoie), composé de Nant et d´un patronyme Bellet, sobriquet, diminutif de beau avec le suffixe -et.

Nantchenu
Ecart de la commune de Saint-Colomban-des-Villards (Vallée des Villards, Basse-Maurienne, Savoie), composé de Nant et de chenu, voir Chenuz.

Nantizon
Village, chef-lieu de la commune de Susville (Matheysine, Isère), comba d´Antison au XIIIème siècle, Anthissonem et Antizo au XIVème siècle, peut-être du nom d´homme romain Anthesius avec le suffixe roman -onem.

Nantoin
Commune et village de la Bièvre (La Côte-Saint-André, arrondissement de Vienne, Isère), Nantuy au XIIème siècle, castrum de Nantessyon au XIIIème siècle, parrochia Nantii au XIVème siècle, d´un nom d´homme romain Nanduinus, avec attraction de nant [Nègre 1990].

Nantua
Arrondissement, canton, commune et ville du Haut-Bugey (Ain), ancienne *Nantuatis [civitas],« [ville] des Nantuates », du nom d´un peuple gaulois de la Narbonnaise dont le nom dérive du gaulois *nanto-, « vallée, ruisseau » avec le suffixe d´appartenance -atis, voir nant, Nantuadis en 852, Nantoadis et Nantoade en 877, Nantuatus en 1090, Nantuacus en 1100, Nantoacus en 1136, Nantuas en 1210, Nantoas vers 1250, Nantuax en 1416, Nantuaz en 1613.

Napt
Commune jusqu´en 1974 et village (Sonthonnax-la-Montagne, Haut-Bugey, Ain), Ecclesia de Nato en 1142, Nath vers 1350, Apud Nat en 1399-1369, Nats en 1655, peut-être d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *[fundus] Natus, avec un diminutif par aphérèse de Donatus, Fortunatus, etc.

Narboirie
Hameau de la commune de Moidieu-Détourbe (Pays viennois, Isère), Arboratis au XIème siècle, Arboriacum sans date, L´Arboirie en 1921, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine dérivé avec le suffixe d´appartenance -atis du nom d´homme romain Arborius traité comme Arborus, puis dérivé avec le suffixe -acum, avec une récente agglutination d´un *en Arboirie.

Narmont, Nermont, Neyremont, Niermont, Niremont,
Noirmont
Oronyme, « noir mont, noire montagne », composé de l´adjectif « noir » et de « mont », du latin mons.
Le Noirmont, commune et village fondé par des défricheurs dans la forêt de la Noire Montagne à la fin du XIVème siècle, nom allemand Schwarzenberg, même sens (District des Franches-Montagnes, Jura) ;
Le Noirmont, Nigrimontis en 862, chaînon, 1567m (Jura vaudois, Arzier, district de Nyon, Vaud).
Avec le patois neire, ancien français néron, « noir » :
Nermont, hameau d´alpage (Montreux, district de Vevey, Vaud) ;
Neyremont, forêt déclive (Estavannens, Bas-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Niermont Bas, Niermont Haut, de Nigro Monte en 1074-1096, De Nigromonte en 1359, et L´Etang de Niermont, lieu-dit hameau (Bâgé-la-Ville, Bresse, Ain) ;
Niremont, maison isolée (Bulle, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Le Niremont, massif montagneux (District de la Veveyse, Fribourg) ;
Gros Niremont et Petit Niremont, alpages (Châtel-Saint-Denis, district de la Veveyse, Fribourg).

Peut-être de même origine :
Le Narmont, sommet boisé, 1367m (Bellevaux, Chablais, Haute-Savoie).


Naset, Nazeaux, Nés, Nex, Nez
Patois nâ, ancien français naiz, nes, latin nasum, « nez », peut désigner une croupe de terrain, un village situé sur un épaulement.
Les Nés, lieu-dit (Troistorrents, district de Monthey, Valais) ;
Champ du Nex, hameau (Marsens, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Les Nex, hameau (Mont-sur-Rolle, district de Rolle, Vaud) ;
Le Nez, hameau (Conthey, Valais) ;
Le Nez de l´Envers, crête rocheuse (Bargy, Massif des Bornes, Haute-Savoie) ;
Nez de Saint-Jacques, lieu-dit (Grandvillard, district de la Gruyère, Fribourg).
Avec le suffixe diminutif -et :
Forêt du Naset, forêt (Liddes, district d´Entremont, Valais).

Français naseaux, « narines d´un animal » :
Les Nazeaux, lieu-dit (Hauteluce, Beaufortain, Savoie).


Naters
Commune et village valaisans du district de Brigue, Nares en 1017, Natrensi villa en 1100, Natria en 1138, Narres en 1210, moyen haut allemand nater, « couleuvre », d´une racine gauloise natr-, « serpent ».

Natey
Pourrait être un patronyme issu d´un nom de métier, fabricant de nattes.
Pra Natey, lieu-dit (Bussy, district de la Broye, Fribourg).

Nattages
Commune et village du Bugey (Arrondissement de Belley, Ain), de Natagio vers 1194, De Natajo vers 1200, Nattage en 1650, peut-être d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *[fundus] Natagius, avec un hypothétique patronyme Natagius, cf. Natagio degli Onesti, chevalier de Ravenne peint par Botticelli.

Nattes
Les Nattes, lieu-dit de la commune de Corcelles-près-Payerne (District de Payerne, Vaud), bas latin natta, « fibres végétales entrelacées ».

Nava, Naves, Nâves, Nâves-Parmelan, Navetta
Roman *nava, « auge, vallée », apparenté au latin navem, « navire », du gaulois ou préceltique indo-européen *nava, « vallée encaissée, ravin » [Nègre 1990].
Montagne de Nava, grand pâturage, avec Alpage Nava et Nava Secca, alpages, nom monté aux Bec de Nava, sommet, 2667m, et Pointes de Nava, 2723, 2760 et 2768m (Ayer et Saint-Luc, Val d´Anniviers, Valais) ;
Grand Naves, de Naves vers 1170, de Navibus en 1184, apud Naves en 1260, de Navis en 1322, grand hameau sur le Grand Nant de Naves, cours d´eau affluent de l´Isère (La Léchère, Tarentaise, Savoie) ;
Lac des Naves, lac de monntagne (La Ferrière, Belledonne, Isère) ;
Nâves, village (Nâves-Parmelan, Bornes, Haute-Savoie) ;
Nâves-Parmelan, Nâves jusqu´en 1935, commune des Bornes (Annecy-le-Vieux, arrondissement d´Annecy, Haute-Savoie).
Avec le suffixe diminutif patois -etta :
Navetta, maison isolée (Ayer, Val d´Anniviers, Valais).

Voir aussi Navisence.


Navelles
Les Navelles, lieu-dit de la commune de Souboz (District de Moutier, Jura bernois), pourrait être le patronyme Navelle.

Navi, Neu, Neuf, Neufs, Neuva,
Neuve, Neuves, Nou, Nouva, Nouveau,
Nouvelle, Nouvelles, Nouvellisses, Nouves, Nouvo,
Nova, Novaz, Novi, Novus, Novy
Neuf, nouveau, endroit nouvellement défriché, mis en culture ou en pâture, bâtiment nouveau, du latin novellus, « jeune, nouveau, récent », diminutif de novus, « neuf », racine indo-européenne *neu_os, neui_os, « nouveau ».
Français nouveau, nouvelle, « qui n´existe que depuis peu de temps » :
Champ Nouveau, lieu-dit (Payerne, Vaud) ;
La Nouvelle, pâturage (Chinaillon, Le Grand-Bornand, Bornes, Haute-Savoie) ;
Joux Nouvelle, forêt déclive (Villars-Burquin, district de Grandson, Vaud) ;
Ciernes Nouvelles, pâturage (Hauteville, district de la Gruyère, Fribourg).

Avec le suffixe collectif -isse :
Les Nouvellisses, lieu-dit (Russin, Genève).

Français neuf, neuve, « qui est fait depuis peu » :
Neuf Cul, plutôt que le nombre neuf (Delémont, Jura) ;
Chalet Neuf, alpage (Collonges, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Neuf Moulin, maison isolée (Sonvilier, district de Courtelary, Jura bernois) ;
Neufs Champs, hameau (Eschert, district de Moutier, Jura bernois) ;
Les Neufs Clos, lieu-dit (Crémines, district de Moutier, Jura bernois) ;
Les Neufs Prés, hameau (Souboz, district de Moutier, Jura bernois) ;
Sur les Neufs Prés, forêt déclive (Champoz, district de Moutier, Jura bernois) ; Mayens Neufs, maisons isolées en clairière (Saint-Martin, district d´Hérens, Valais) ;
La Neuve, Ville-Neuve sur la Carte de Cassini, hameau (Perrex, Bresse, Ain) ;
La Neuve, peut-être une mécoupure de L´A Neuve, maison isolée d´alpage, et Crêt de la Neuve, 1495m (Le Chenit, Vallée de Joux, Vaud) ;
La Neuve Bergerie, maisons isolées (Champoz, district de Moutier, Jura bernois) ;
Maison Neuve, maisons isolées (Belfaux, district de la Sarine, Fribourg) ;
Terre Neuve, maison isolée (Saint-Prex, district de Morges, Vaud) ;
Les Neuves, hameau (Jayat, Bresse, Ain).

Formes patoises :
Plan Navi, maisons isolées en clairière (Ollon, district d´Aigle, Vaud) ;
Le Neu Bois, lieu-dit en forêt (Boncourt, district de Porrentruy, Jura) ;
L´Itro Neu, maison isolée (Chanrion, val de Bagnes, Valais) ;
Neuva Dessus, Neuva du Milieu et Neuva Dessous, alpages, et Col de Neuva, 1775m (Bernex et Novel, Chablais, Haute-Savoie) ;
Tsablo Nou, aussi Zablonou en 1906, « châble neuf », maisons isolées en clairière (Saint-Martin, district d´Hérens, Valais) ;
Nouva, alpage (Aoste, vallée d´Aoste) ;
La Nouva, pourrait être *L´A Nouva, alpage (Evolène, district d´Hérens, Valais) ;
Les Tsidjores Nouves, « étables neuves », alpage (Val d´Hérens, Valais) ;
Pa Nouvo, alpage (Nendaz, district de Conthey, Valais) ;
Enson Nova, lieu-dit (Courtedoux, district de Porrentruy, Jura) ;
La Novaz, hameau (Planay, Vanoise, Savoie) ;
Pra Novi, maison isolée, « pré nouveau » (Le Glèbe, district de la Sarine, Fribourg).
Novus, hameau (Quart, vallée d´Aoste) ;
Prés Novy, maisons isolées (Corcelles-près-Concise, district de Grandson, Vaud).

Voir aussi Novel, Pranové.


Navillod
Hameau de la commune d´Antey-Saint-André (Vallée d´Aoste), patronyme bien attesté dans la région.

Navisence
La Navisence, cours d´eau affluent de la rive gauche du Rhône, (Val d´Anniviers, Valais), aquam de la Navisenchy en 1267, nom peut-être dérivé avec le suffixe -entia d´une ancienne forme de Anniviers, par exemple *L´Anavisentia, avec déglutination subséquente de l´article [Guex], ou du gaulois *nava, « vallée encaissée, ravin », avec le même suffixe -ence, voir Nava.

Nax, Naz
D´une racine franco-provençale na-, latin nasus, « nez », désignant un promontoire par métaphore. On a aussi suggéré que naz désignait un « moulin à eau dans un lit de torrent ».
Nax, Narres vers 1100, Nas entre 1131 et 1353, commune et village, et Creux de Nax, vignes dans la même commune, Mayens de Nax (District d´Hérens, Valais) ;
Naz, Nars en 1213, Nas en 1216, commune et village (District d´Echallens, Vaud) ;
Naz-Dessous et Naz-Dessus, De Navis et Territorium de Na en 1397, Nax et Naz en 1691, hameaux (Echenevex, Pays de Gex, Ain) ;
La Tête Naz, falaise (Scionzier, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Naz, maison isolée (Baulmes, district d´Orbe, Vaud) ;
Les Naz, hameau (Thônes, Bornes, Haute-Savoie).

Naz
Naz-Dessous, Naz en 1528, et Naz-Dessus, De Navis et Territorium de Na en 1397, Nax et Naz en 1691, hameaux de la commune d´Echenevex (Pays de Gex, Ain), d´un cognomen gallo-romain Navos, Navus, du latin navus, « diligent, zélé ».

Nebbia
Cime Nebbia, 3138m et 3205m (Oyace et Bionaz, vallée d´Aoste), italien nebbia, « brume, brouillard », c´est aussi un patronyme.

Nécherlettes
Les Nécherlettes, lieu-dit de la commune de Fontaines (District du Val-de-Ruz, Neuchâtel), probablement par agglutination de en Echert, avec un suffixe diminutif.

Nécudet, Nécudey, Nécuidaz, Nicode, Nicodex,
Nicoud
Patronymes Nicod, Nicoud, issus du prénom latin Nicodemus, « Nicodème », du grec nikêdêmos, « victoire du peuple ».
La Nicode, par féminisation du nom Nicod, ferme isolée (Combe de Mijoux, commune de Gex, Pays de Gex, Ain) ;
Jean Nicoud, maison isolée et lieu-dit (La Chaux-de-Fonds, Neuchâtel).
Dérivés du patronyme Nicodet, hypocoristique de Nicod ou Nicoud [Gros] :
Nécudey, Nocuiday et Noncuiday vers 1341, Necudey en 1436, hameau (Pont-d´Ain, Bresse, Ain) ;
Nécudet, Necuday en 1319, Apud Necudey en 1533, Nicudey en 1536, Domus fortis de Nycudey en 1563, hameau (Saint-Genis-sur-Menthon, Bresse, Ain) ;
Nécuidaz, Nicudas en 1385, Nycudax et Nycudas en 1429, Nicuidaz en 1844, Nicuiday en 1847, hameau (Saint-Martin-de-Bavel, Bugey, Ain) ;
Nicodex, hameau, Ruisseau de Nicodex, affluent de la Dranse, nom monté au Col de Nicodex, 1436m (La Baume, vallée de la Dranse, Haute-Savoie) ;
Nicodex, maisons isolées (La Rivière-Enverse, Faucigny, Haute-Savoie).


Nédent, Neydens
Noms d´origine burgonde, dériveraient d´un primitif *Nauthingos, « chez les Nauthingi », dérivé du nom propre Nautha, du gothique nauþs, germanique *nauþi, naudi, « nécessité, contrainte » [Perrenot].
Neydens, Noydenz en 1179, Noydent en 1246, Neidens sur la Carte de Cassini, commune et village du Genevois (Arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois, Haute-Savoie) ;
Bois de Neydens, forêt, et Château de Neydens, Tour de Neiden sur la Carte de Cassini (Saint-Cergues, la Côte en Chablais, Haute-Savoie).
Peut-être une cacographie :
Nédent, hameau (Ballaison, Bas-Chablais, Haute-Savoie).


Nègrefeuille
Hameau de la commune de Marsonnas (Bresse, Ain), probablement par mécoupure de *En Egrefeuille voir Aigrefeuille, « houx ».

Neige, Neiges, Neigeux, Neve, Néve,
Névé, Névi, Niva, Nive, Niwenalp
Endroit où la neige reste tard ou ne disparaît pas complètement, ancien français noif, latin nix, nivis, « neige ».
Français neige, « vapeur d´eau congelée sous forme de cristaux dans les régions hautes de l´atmosphère, et qui tombe en flocons blancs et légers » :
Combe de la Neige, lieu-dit (L´Isle, district de Cossonay, Vaud) ;
Crêt de la Neige, sommet du Jura où la neige subsiste toute l´année dans un trou, 1717m (Pays de Gex, Ain) ;
Creux de la Neige, lieu-dit (Les Bois, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Creux des Neiges, colline boisée (Baulmes, district d´Orbe, Vaud).

Avec le suffixe -eux, mais selon Bossard, ce terme serait à rapprocher de Nais « creux dans lequel on fait rouir le chanvre » :
Les Neigeux, alpage (Les Hauts-Geneveys, district du Val-de-Ruz, Neuchâtel).

Français névé, « en haute montagne, amas de neige durcie sous l´effet du gel. Par extension, plaque de neige de grande dimension, qui ne fond pas en été » :
Comba Neve, couloir (Val-d´Illiez, district de Monthey, Valais) ;
Combe Néve ou Comba Névé, lieu-dit (Catogne, Orsières, district d´Entremont, Valais).
Plan Névé, lieu-dit (Préalpes vaudoises, Bex, district d´Aigle, Vaud) ;
Plan Névé, glacier au sud des Dents du Midi (Evionnaz, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Plan Névé, petit glacier au nord des Dents du Midi (Vérossaz, district de Saint-Maurice, Valais).

Ancien français nive, « neige » :
Les Nives, hameau (Lugrin, Pays de Gavot, Haute-Savoie).

Formes patoises de neige ou de névé :
Comba Neve, couloir (Val-d´Illiez, district de Monthey, Valais) ;
Le Névi, lieu-dit en forêt (Bellevaux, Chablais, Haute-Savoie) ;
La Niva, pâturage et alpage, Mayens de la Niva, et Mel de la Niva, sommet, 2758m (Evolène, district d´Hérens, Valais) ;
Marais de Niva, zône humide (Sciez, Bas-Chablais, Haute-Savoie).

Forme alémanisée au XVème siècle :
Niwenalp, alpage, aussi Alpe Niwen, pâturage (Bratsch et Erschmatt, district de Loèche, Valais).


Neigles
Les Neigles, quartier de la ville de Fribourg (District de la Sarine, Fribourg), du patronyme Neigle, rare.

Neiraigue, Neirigue, Noiraigue
Eau noire. Composé du patois neire, ancien français néron, « noir », et du suffixe -aigue, -igue.
La Neiraigue, Neireigue en 1906, maison isolée (Ballens, district d´Aubonne, Vaud) ;
La Neirigue, Nairigue en 1906, cours d´eau affluent du Grenet (Forel, district de Lavaux, Vaud) ;
La Neirigue, Nigra aqua en 930, cours d´eau affluent de la Glâne, hameau et ancienne commune sur ce cours d´eau (District de la Glâne, Fribourg) ;
Noiraigue, Nigra Aqua en 998, qui tire son nom d´une source vauclusienne qui fait jaillir de l´eau tourbeuse très foncée, surtout en hiver (District du Val de Travers, Neuchâtel).

Neirevaux, Neirvaux, Nervaux, Neyreval, Neyrevaux,
Nirveux, Noirval, Noirvaux
Val noir, vallée noire, du patois neire, ancien français néron, « noir », et val, patois vaux, « vallée ».
Neirevaux, Neyrevaux en 1906, lieu-dit (Ormont-Dessus, district d´Aigle, Vaud) ;
Neirvaux, lieu-dit (Cheiry, district de la Broye, Fribourg) ;
Nervaux, maison isolée (Siviriez, district de la Glâne, Fribourg) ;
Neyreval, rivulum de Nigra Valle en 1228, ruisseau (Souclin, Bugey, Ain) ;
Combe de Neyreval et Rochers de Neyreval, lieux-dits (Saint-Rambert-en-Bugey, Bugey, Ain) ;
Neyrevaux, maison isolé (Lessoc, Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg) ;
Ruisseau de Neyrevaux, affluent de la Mérine (Villars-Mendraz, district de Moudon, Vaud) ;
Nirveux, anciennement Niervaux, lieu-dit (Saint-Brais, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Noirval, lieu-dit (Pleigne, district de Delémont, Jura) ;
Finage de Noirval, lieu-dit (Seleute, district de Porrentruy, Jura) ;
Noirvaux et Chalet de Noirvaux, maisons isolées (Sainte-Croix, district de Grandson, Vaud), et Vallon de Noirvaux (District de Grandson, Vaud).

Neirive, Neirivue
Ce nom signifie « eau noire », du patois neire, ancien français néron, « noir », et suffixe -ive, -ivue.
La Neirive, alpage (Rougemont, Pays-d´Enhaut, Vaud) ;
Neirivue, Nigra aqua en 955, Neire ewe en 1400, Noyrewe en 1514, dont le nom allemand Schwarzwasser a la même signification, ancienne commune et village (Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg).

Némoz
Hameau de la commune de Roisan (Vallée d´Aoste), patronyme Nemoz, Némoz attesté aussi en Savoie, d´un ancien prénom germanique Namo, du germanique *nemo, « celui qui prend ».

Nendaz, Ninda
Dérivé du gaulois *nemeta, « bois », pluriel de *nemeton pris pour un féminin, devenu successivement *Nemeda, puis *Nemda, enfin Nenda [Wulf Müller, in Nouvelles du Centre d´Etudes Francoprovençales René Willien, Vol. 47, Saint-Nicolas (Aoste), 2003].
Nendaz, commune, Basse-Nendaz et Haute-Nendaz, villages dans le Val de Nendaz, (District de Conthey, Valais), Nenda en 983, Neinda en 1100, Neigda en 1200, Neynda en 1250, Neinde en 1266, Ninda en 1392 ; nom monté à la Dent de Nendaz, sommet, 2463m (Nendaz, district de Conthey, et Isérables, district de Martigny, Valais).
Peut-être de même origine :
Ninda, lieu-dit marécageux (Savièse, district de Sion, Valais).


Nerciat
Hameau et zône industrielle de la commune de Groissiat (Haut-Bugey, Ain), Apud Nercia en 1325, Apud Nerciacum en 1483, et Forêt de Nerciat, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine Nerciacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Nercius.

Nère, Neureux, Neyres, Neyrettes, Neyrey,
Neyrolles, Neyron, Neyrues, Neyrules, Neyruz,
Neyruz-sur-Moudon, Nierlet-les-Bois, Nierlet-le-Toit, Nirlet, Noiret,
Noix, Nojer, Noréaz, Noyards, Noyarey,
Noyer, Noyerat, Noyeraux, Noyeray, Noyeraya,
Noyère, Noyères, Noyeret, Noyerets, Noyerettes,
Noyers
Noyer (Juglans regia), « grand arbre des régions tempérées, de la famille des Juglandacées, qui produit les noix et dont le bois est utilisé en ébénisterie », ancien français noier, noiier nouiier, bas latin *nogerius, *nojerius, *nucarius, latin vulgaire *nucarius, « noyer », du génitif latin nucis, « fruit à écale et à amande, noix, noyer, amandier ».
Français noix, « sorte de fruit à coque dure et ligneuse », en particulier le fruit du noyer. Ce peut aussi être un sobriquet :
Grand-Noix, hameau (Fillinges, Genevois, Haute-Savoie).

Français noyer :
Nojer, forme alémanisée, écrit aussi Noyer, lieu-dit (Loèche-les-Bains, district de Loèche, Valais) ;
Noyer, hameau (Allinges, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Le Gros Noyer, lieu-dit en forêt (Lugrin, Chablais, Haute-Savoie) ;
Prés du Noyer, lieu-dit (Vétroz, district de Conthey, Valais) ;
Les Noyers, lieu-dit (Penthéréaz, district d´Echallens, Vaud).

Patronyme Noyer :
Torrent de Chez Noyer, affluent du Buthier de Valpelline (Bionaz, vallée d´Aoste).

Forme féminine romande noyère :
Route de la Noyère (Mont-sur-Rolle, district de Rolle, Vaud) ;
Les Noyères, maisons isolées (Les Clefs, Bornes, Haute-Savoie).
Noms collectifs : lieu planté de noyers, noyeraie, ancien français *nucarile, latin vulgaire *nucariolus, latin nucaretum, nucetum, « bosquet de noyers, noyeraie ».

Dérivés avec les suffixes collectifs -at, -ay, -et, -ette, -ey, noms issus du bas latin nucaretum :
Le Noiret, hameau, et Combe du Noiret, lieu-dit en forêt (Gruffy, Albanais, Haute-Savoie) ;
Chemin du Noiret, d´après un ancien lieu-dit Le Noiret, es Noyerets en 1696, Noïret en 1906 (Collombey-Muraz, district de Monthey, Valais) ;
Noyarey, ecclesia de Nogareto et ecclesia de Noiareto au XIème siècle, parrochia de Nolare au XIIème siècle, capellanus de Nolaretum au XIIIème siècle, Noaroy au XIVème siècle, commune et village du Grésivaudan (Fontaine-Sassenage, arrondissement de Grenoble, Isère) ;
Noyerat, lieu-dit (Saint-Aubin, district de la Broye, Fribourg) ;
Le Noyeray, hameau (Faverges, Haute-Savoie) ;
Noyeraya, Noyeraye en 1906, hameau (Monthey, Valais) ;
Au Noyeret, lieu-dit (Reverolle, district de Morges, Vaud) ;
Les Noyerets, hameau (Samoëns, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Noyerettes, lieu-dit (Ecublens, district de Morges, Vaud).

Avec le suffixe -aux :
Les Noyeraux, vigne (Féchy, district d´Aubonne, Vaud).

Avec le suffixe -ard :
Les Noyards, forêt déclive (Allèves, Bauges, Haute-Savoie).

Patois *neyre, « noyer » :
En Nère, maison isolée (Agiez, district d´Orbe, Vaud) ;
Les Neyres, hameau (Collombey-Muraz, district de Monthey, Valais).

Avec le suffixe collectif se rapportant à la flore -ette ou plus probablement par féminisation d´un patronyme Neyret :
Les Neyrettes, lieu-dit (Orges, district d´Yverdon, Vaud).

Avec le suffixe collectif -ey :
Le Neyrey, hameau (Saint-Gervais, Haut-Faucigny, Haute-Savoie).

Avec le suffixe diminutif -on :
Neyron, hameau (Val Ferret, vallée d´Aoste).

Du bas latin nucariolus, avec le suffixe diminutif -olle, -ule :
Neyrolles, hameau (Scionzier, Faucigny, Haute-Savoie) ;
Les Neyrolles, De Neyrollis en 1309, In Neyrolis en 1350, les Neyroles au XVème siècle, Apud Neyrolles en 1604, commune et village du Haut-Bugey (Arrondissement de Nantua, Ain) ;
Les Neyrules, hameau (Cully, district de Lavaux, Vaud) ;
Neyruz, Nuruos au XIIème siècle, Nuruols en 1137, Nuerus et Nuirus en 1137 et 1142, nom allemand Rauschenbach, « ruisseau qui murmure », commune et village (District de la Sarine, Fribourg) ;
Neyruz-sur-Moudon, Nuirul en 1168, Nyroul en 1261, Neyriouz en 1359, commune et village (District de Moudon, Vaud).

Du latin nucaretum, nucetum, « bosquet de noyers, noyeraie » :
Les Neyrues, maison isolée (Founex, district de Nyon, Vaud) ;
Nierlet-les-Bois, Nuarlez en 1171, Nyalet et Niarlet en 1404, Nyarlet lo Bos en 1475, village, ancienne commune (Ponthaux, district de la Sarine, Fribourg) ;
Nierlet-le-Toit, Nuarler vers 1170, Nuarlez en 1173, Nuarlet vers 1280, hameau (Neyruz, district de la Sarine, Fribourg) ;
Nirlet, maison isolée (Vermes, district de Delémont, Jura).

Avec le suffixe -eux :
Neureux, Nuruy en 1228, Nuruz en 1264, ancien quartier (Le Landeron, district de Neuchâtel) ;
Les Noyeraux, vigne (Féchy, district d´Aubonne, Vaud).

Autre forme patoise :
Noréaz, Noarea en 1134, Nuarea en 1180, Noreya en 1405, Norea en 1635, commune et village (District de la Sarine, Fribourg) ;
Noréaz, Noeruls et Nuruls en 1147, du bas latin nucariolus, puis Nolraia en 1177, Noereia et Nuereia en 1218, Noerei en 1245, du latin nucareta, hameau (Cheseaux-Noréaz, district d´Yverdon, Vaud).

Voir aussi Dénériaz.


Nérin, Néron, Néry, Neyrin
Ancien français néron, néronier, « noir », pour un endroit probablement couvert de forêt épaisse.
Nérin, lieu-dit en forêt (Sciez, Bas-Chablais, Haute-Savoie) ;
Le Néron, sommet, 1298m (Chartreuse, Isère) ;
Néry, peut-être de même origine, lieu-dit (Avusy, Genève) ;
Mont Néry, 3076m (Gaby, vallée d´Aoste) ;
Neyrin, lieu-dit (Echallens, Vaud).

Nernier
Commune et village du Bas-Chablais (Douvaine, arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie), Nerniacum en 1180, Nernei en 1181, Nernie au XIIIème siècle, Cura de Nernier vers 1344, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine, dérivé avec le suffixe -acum d´un gentilice comme *Neronius.

Nesselhof
Maison isolée de la commune de Courroux, district de Delémont (Jura), signifie en allemand « La Courtine des Orties » [Prongué]. Il est situé près de la maison isolée Les Orties.

Nesserts
Probablement par agglutination de en Esserts [Prongué].
Les Nesserts, maison isolée, et Côte sur les Nesserts, lieu-dit en forêt (Courroux, district de Delémont, Jura).

Nesslera
La Nesslera, ferme isolée de la commune du Mouret (District de la Sarine, Fribourg), par féminisation d´un patronyme Nessler attesté dans la région.
La Nesslera, en allemand Nesslerabach, avec Bach, « ruisseau », cours d´eau affluent de La Gérine (District de la Sarine, Fribourg).

Neuchâtel
Chef-lieu du canton suisse du même nom, commune, district. Mentionné comme novum castellum en 1011, Novum Castrum en 1154, Neocomum en grec savant ou Nuefchastel, Neufchastel et Neufchatel en langue vulgaire au XVIème siècle, Neuchâtel dès le milieu du XVIIIème siècle.Autres nom latins Nova castella, Novicastrum. Nom allemand Neuenburg, en latin Neoburgum, Noviburgum.
Crêt sor Neuchâtel et Forêt sor Neuchâtel, lieux-dits (Orvin, district de Courtelary, Jura bernois).

Neusille
La Neusille, alpage (Vallon de l´Hongrin, Château-d´Oex, Pays-d´Enhaut, Vaud), peut-être de même sens que le patois comtois neusille, « noisette ».

Neuvecelle, Novassalles
« Nouvelle demeure seigneuriale », du latin nova, « neuve », et de salla.
Neuvecelle, commune et village du Chablais (Evian-les-Bains, arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie), au bord du Léman, nova sala en 1288, Cura de Nova sella vers 1344, Novassella en 1441, puis Neuveselle (l´orthographe actuelle fait croire, à tort, à une origine celle, « petit monastère », du latin cella) ;
Chemin Novassalles, du nom d´une ancienne famille noble du Chablais, originaire de Neuvecelle, avec le nom Pierre de Novaselle ou Novasella attesté en 1459 (Aigle, Vaud).

Neuvemboz
Le Neuvemboz, forêt déclive de la commune de Malleray (District de Moutier, Jura bernois), probablement « le bois neuf », voir Neuf et patois jurassien boz, « bois ».

Neuveville
La Neuveville, village, commune et district bernois des rives du lac de Bienne, localité construite dès 1312 par le Prince-Evêque Gérard de Vuippens, nommée longtemps La Bonneville, nom allemand Neuenstadt, même sens.
Métairie de la Neuveville, maison isolée (Nods, district de la Neuveville, Jura bernois).

Neuvillard
Hameau de la commune de Seythenex (Pays de Faverges, Haute-Savoie), du latin Novum Villare.

Neuville-les-Dames, Neuville-sur-Ain, Noville
Par hapaxépie du latin nova villa.
Neuville-les-Dames, Novavilla en 1009, Novilla en 1272, Neuville-les-Moynes en 1536 Neufville-les-Moines en 1612, Neufville les Dames en 1650, puis Neuville-sur-Renon, commune et village de la Dombes où se trouvait un prieuré de filles de la noblesse (Châtillon-sur-Chalaronne, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain) ;
Neuville-sur-Ain, Novilla vers 1250, Noville en 1555, aussi Neuville, commune et village de la Bresse (Pont-d´Ain, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain) ;
Noville, Nova Villa en 1177, Novellis en 1179, Novilla en 1263, Novella en 1342, localité fondée vers 1100 par des habitants de Villeneuve, commune et village (District d´Aigle, Vaud).

Neypra
Lieu-dit de la commune de Payerne (Vaud), « pré marécageux », composé de Ney et Pra.

Neyrieu, Neyrieux
D´un nom de domaine d´origine gallo-romaine Neriacum, dérivé avec le suffixe -acum du nom de personne et théonyme gaulois Nerius, de la racine gauloise *ner-, « jaillir ».
Neyrieu, Villa Neriaci en 859, de Neyreio en 1187, Neyriacus en 1202, Neireu en 1214, hameau (Saint-Benoît, Bugey, Ain) ;
Le Neyrieux, cours d´eau affluent de l´Ain (Saint-Maurice-de-Rémens, Bugey, Ain) ;
Etang Neyrieux, du nom d´une localité détruite (Joyeux, Bresse, Ain).

Neyron
Commune et village de la Dombes (Miribel, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain), Neyron en 1380, Apud Neyronem en 1433, peut-être d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine *[fundus] Neronis, avec le cognomen Nero, Neronis.

Néziau
Néziau, lieu-dit, et Le Néziau, ruisselet affluent de l´Arena, commune de Romanel-sur-Morges (District de Morges, Vaud), cours d´eau où l´on faisait rouir le chanvre, du verbe patois nézi, « rouir ».

Nialin
Hameau de la commune de Savigny (District de Lavaux, Vaud), de l´adjectif patois nialein, gnialein, « endroit où s´amassent et séjournent le brouillard », patois niola, « brouillard », du pluriel latin nubila de nubilum, « temps couvert, ciel nuageux, sombre » [Jaccard].

Niard
Niard, alpage de la commune de Cordon (Haut-Faucigny, Haute-Savoie), nom monté au Col du Niard, 1801m, patronyme Niard.

Niauque
La Niauque, cours d´eau affluent du Buron, commune de Gressy (District d´Yverdon, Vaud), La Nioccaz en 1906, voir le mot régional niauque, « nigaud, sot ».

Niclemen
Maison isolée de Lessoc (Haut-Intyamon, district de la Gruyère, Fribourg) Neyflement en 1396, Neirflumen en 1431, cette dernière forme étant une latinisation tardive et fautive [Jaccard], origine inconnue.

Nicolas
Prénom Nicolas, issu du grec niké, « victoire », et laos, « peuple ».
Combe à Nicolas, maison isolée (Courtelary, Jura bernois).

Nidau
Maison isolée de la commune de Vaulion (District d´Orbe, Vaud), peut-être du nom propre germanique Nîdo, voir Niedens ;
Métairie de Nidau, maisons isolées, auberge, et Petite Métairie de Nidau, maison isolée, probablement une ancienne propriété de la commune de Nidau (Sonceboz-Sombeval, district de Courtelary, Jura bernois).

Nid d´Aigle
Le Nid d´Aigle, refuge au terminus de la ligne du Tramway du Mont Blanc, construit en 1933, de l´expression nid d´aigle, « bâtiment construit en montagne, en un lieu escarpé », par métaphore.

Nid d´Oiseau
Le Nid d´Oiseau, maison isolée de la commune des Ponts-de-Martel (District du Locle, Neuchâtel), latin nidus, « nid », et oiseau.

Nid-du-Crô
Quartier, ruelle et port de la ville de Neuchâtel, « nid du corbeau », du patois crô, voir Cros.

Niedens
Niedens Dessous et Niedens Dessus, aussi Niédens, hameaux de la commune d´Yvonand, district d´Yverdon (Vaud), et Marais de Niedens, nom d´origine burgonde, dériverait peut-être d´un primitif *Nidingos, « chez les Nidingi », dérivé du nom propre germanique Nîdo [Perrenot], du gothique neiþ, germanique *nîþa, « envie ».

Nièvre, Nièvres, Niévroz, Nurieux
Du franco-provençal nièvre, « prairie humide, prairie au bord d´un cours d´eau ».
Nièvre, Les Nièvres en 1911, hameau près de la Saône (Boz, Bresse, Ain) ;
En Nièvre, lieu-dit au bord du Rhône (Lagnieu, Bugey, Ain) ;
Chapelle de Nièvre, Nievre en 1655, Le Nièvre en 1911 (Vaux-en-Bugey, Bugey, Ain) ;
Les Nièvres, hameau (Béréziat, Bresse, Ain) ;
Les Nièvres, lieu-dit au bord de la Saône (Vésines, Bresse, Ain) ;
Niévroz, de Nevro en 1235, Nievro en 1405, Nyevroz en 1447, Nievre en 1613, commune et village de la Dombes (Montluel, arrondissement de Bourg-en-Bresse, Ain).
Selon certains auteurs, par exemple Taverdet, ce toponyme serait de même origine :
Nurieux, Niruel et Nyruel en 1299-1369, Neyruel en 1337, Nuyriel en 1650, Nurieu sur la Carte de Cassini, village, chef-lieu de la commune du Haut-Bugey de Nurieux-Volognat (Izernore, arrondissement de Nantua, Ain).


Nifflon
Nifflon d´en Bas et Nifflon d´en Haut, alpages, nom monté au Grand Rocher du Nifflon, 1818m, dans la commune de Bellevaux (Chablais, Haute-Savoie), augmentatif avec le suffixe -on du patois et ancien français nifle, « nez » selon Dauzat, ou d´un composé du mot régional Flon, « cours d´eau », avec un préfixe privatif, pour désigner un endroit où l´eau manque.

Nigsarpa
Maison isolée de la commune de Vuadens, district de la Sarine (Fribourg), correspond probablement au Riggsarpaz mentionné par Aebischer, déformation patoise de Riggisalp.

Nillettaz, Nillettes
Par féminisation d´un patronyme Nillet ou, selon Bossard, mécoupure de en Illette.
Chemin de Nillettaz, d´un ancien lieu-dit en Nillettaz (Les Diablerets, Ormont-Dessus, district d´Aigle, Vaud) ;
Les Nillettes, hameau (Vuisternens-devant-Romont, district de la Glâne, Fribourg), et Ruisseau des Nillettes, dans la même commune.

Niost
Village, chef-lieu de la commune de Saint-Jean-de-Niost (Dombes, Ain), Ecclesia Sancti Johannis apud Noioscum en 971, de Nayosco, corr. de Noyosco vers 1130, Prior de Noiosc en 1168, Ecclesia de Noyosco en 1183, Parrochia de Noiosc en 1214, Noyosc en 1250, Neoscus en 1285, Noyoscus en 1322, peut-être de l´adjectif gaulois *novio, « nouveau » avec le suffixe -oscus [Nègre 1990].

Niotte
Ancien lieu-dit genevois, sur l´emplacement actuel des Pâquis, dont le nom est le mot genevois niotte, « cachette ».

Niouc
Hameau de la commune de Saint-Luc (Val d´Anniviers, Valais), Nyu en 1218, avec le suffixe typique du val d´Anniviers, nom d´origine inconnue.
Fond de Niouc, hameau de Niouc.

Nitsifal
Le Nitsifal, maisons isolées de la commune du Mouret (District de la Sarine, Fribourg), probablement du surnom Nitsi et d´un second terme peut-être à rapprocher de l´allemand Fall, « chute ».

Nivolas-Vermelle
Commune et village (Bourgoin-Jallieu, arrondissement de la Tour-du-Pin, Isère), Nevolas et Nivolas au XIIème siècle, Nivolasium au XVème siècle, probablement du patois névolâ, nivolâ, « neiger par grand froid, faire un temps glacial » ; pour Nègre 1990, c´est un dérivé du franco-provençal nibla, niblo, « épervier, aigle », avec un suffixe collectif -as, avec le sens de « ensemble d´éperviers, d´aigles ».

Nivolet, Nivollet
Du latin médiéval nebulatus, « nébuleux », adjectif tiré du latin nebula, « brouillard, nuage ».
Le Nivolet, forêt déclive (Saint-Offenge-Dessus, Bauges, Savoie) ;
La Croix du Nivolet, anciennement Mons Nebolatus, « montagne du brouillard » (Bauges, Savoie) ;
Nivollet, lieu-dit en forêt (Lhuis, Bugey, Ain).

Nivollet
Probablement d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine comme *[fundus] Nivolatus, avec le nom propre Nivolatus. Le patronyme Nivolet, Nivollet est encore attesté.
Nivollet, de Nivoleto en 1213, villa de Nivoleto en 1354, Nivolet en 1385, Apud Nyvoletum en 1429, village, chef-lieu de la commune du Bugey de Nivollet-Montgriffon (Saint-Rambert-en-Bugey, arrondissement de Belley, Ain), nom monté au Col de Nivollet, 602m ;
Nivollet, Nyvolet en 1288, Apud Nyvoletum en 1386, hameau (Rossillon, Bugey, Ain).

Nivorin
Patois névolâ, nivolâ, « neiger par grand froid, faire un temps glacial ».
Nivorin, hameau (Les Contamines-Montjoie, Val Montjoie, Haute-Savoie).

Nix
Mont Nix, 2919m (Val Vény, vallée d´Aoste), peut-être du latin nix, « neige, blancheur éclatante », mais cela paraît douteux.

Noaillat
Hameau de la commune de Cormoranche-sur-Saône (Bresse, Ain), de Noalliaco en 1228, Nuellia en 1443, Nuallia et Nuelliaz en 1492, d´un nom de domaine d´origine gallo-romaine Noalliacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Noallius.

Noblens
Hameau de la commune de Villereversure (Revermont, Ain), nom attesté en 1385 d´origine burgonde, d´un primitif *Noblaens, *Nobladens, qui dériverait par métathèse de *Nolbaldingos, « chez les Nolbaldingi », dérivé du nom propre Nodbald, [Perrenot], du germanique *nauþi, naudi, « nécessité, contrainte », et *balda, « fort, audacieux ».

Nods
Ce nom signifierait « bassin » en patois jurassien.
Nods, nom allemand Nos, commune et village (District de la Neuveville, Jura bernois) ;
Métairie de Nods, maison isolée (Nods, district de la Neuveville, Jura bernois) ;
Combe du Nods, lieu-dit (Les Bois, district des Franches-Montagnes, Jura).
Voir aussi Oisonfontaine.


Noël
Aiguille de Noël ou Avouille de Tsalande, 2475m, avec le patois tsalandè, « noël », voir le mot régional chalande ; on dit que le Soleil s´y couche à Noël pour les habitants de Vallorcine (Aiguilles Rouges, Chamonix, vallée de Chamonix, Haute-Savoie).

Noir, Noire, Noires, Noiret, Noirs,
Noirsaz
Foncé, obscur, parfois en raison de forêts d´épicéas.
Noir Bois, hameau et Le Noir Bois, forêt voisine (Courfaivre, district de Delémont, Jura) ;
Bois Noir, forêt (Saint-Maurice, Valais) ;
Glacier Noir, près de la Tour Sallière (Evionnaz, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Roc Noir, petit sommet, 3124m entre le Glacier du Grand Cornier et le Glacier Durand (Zinal, Val d´Anniviers, Valais) ;
Torrent Noir, lieu-dit (Ardon, district de Conthey, Valais) ;
Tête Noire, sommet, 2451m (Sanetsch, Conthey, Valais) ;
Noire Combe, forêt déclive (Montfaucon, district des Franches-Montagnes, Jura) ;
Gorges Noires, lieu-dit en forêt (Evionnaz, district de Saint-Maurice, Valais) ;
Noires Terres, lieu-dit (Bressaucourt, district de Porrentruy, Jura) ;
Becs Noirs, chaînon, 2707m (Bourg-Saint-Pierre, district d´Entremont, Valais).
Avec le suffixe diminutif -et :
Le Noiret, marais (Les Planchettes, district de la Chaux-de-Fonds, Neuchâtel).

Peut-être de même origine :
Noirsaz, hameau (Saint-Vincent, vallée d´Aoste).


Noirfond
Lieu-dit en forêt de la commune de Saint-Pierre-d´Entremont (Chartreuse, Isère), Nigrum fontem au XIIIème siècle, Noirfont en 1921, d´un ruisseau affluent du Guiers Vif.

Noisetiers
Toponyme récent, le mot noisetier datant du XVIème siècle. Dérivé de noisette, diminutif de noix, latin nux, nucix, « tout fruit à écale et à amande », avec le suffixe désignant un arbre fruitier -ier.
Les Noisetiers, maison isolée (Cergnet, Ormont-Dessous, district d´Aigle, Vaud) ;
Les Noisetiers, maison isolée (Orvin, district de Courtelary, Jura bernois).

Nol
Le Gros Nol, sommet rocheux du vallon de Tré les Eaux (Vallorcine, vallée de l´Eau Noire, Haute-Savoie), peut-être « la grosse cloche » par métaphore, avec l´ancien patois et latin nola, « cloche » [Bessat 2007].

Nom
Le Nom, torrent affluent du Fier (Bornes-Aravis, Haute-Savoie), dont le nom reste à expliquer.

Nombrieu, Nombrieux
Probablement un dérivé de En Ombrieux par agglutination.
Le Nombrieu, lieu-dit déclive sur un versant nord (Bex, district d´Aigle, Vaud) ;
Les Nombrieux, lieu-dit déclive, nom monté au Sex des Nombrieux, sommet rocheux (Corbeyrier, district d´Aigle, Vaud).

Nomont
Le Nomont, colline de la commune de Grolley (District de la Sarine, Fribourg), composé de mont et d´un préfixe indéterminé.

Nona, Nonna
Patois valdôtain nona, « none ; neuvième heure », du latin nona [hora], « neuvième [heure du jour] », soit quinze heures selon la manière actuelle de compter ; ce nom désigne un sommet où le passage du Soleil indique environ quinze heures.
Becca de Nona, 3142m, Mons Acutum, « mont aigu » en 1256, Chantel de Glariety au XIIIème siècle, puis Pic de Onze Heures ou Becca de Nona, enfin Pic Carrel en l´honneur d´un chanoine Georges Carrel mort en 1870, dénomination oubliée après quelques années (Charvensod, vallée d´Aoste) ;
Becca de Nona, 2898m, et
Pointe Becca de Nona, 2847m (Oyace, vallée d´Aoste) ;
Mont de Nona, 2114m, indiquait quinze heure probablement pour les habitants de Pallusieux (Pré-Saint-Didier, vallée d´Aoste).
Par remotivation, avec l´italien nonna, « grand-mère » :
Mont de la Nonna, 2534m (Ayas, vallée d´Aoste).


Nonan
Hameau de la commune de Corminboeuf, district de la Sarine (Fribourg), Nonans en 1173, Nonens en 1668, dérivé avec le suffixe -an du cognomen latin Nonus [Aebischer], de nonus, « neuvième ».

Nonglard
Commune et village du canton d´Annecy Nord-Ouest (Arrondissement d´Annecy, Haute-Savoie), Campis seu unglis en 739, loco qui dicitur Ongulos en 945, Onglaz en 1141, Anonglaz en 1178, Cura de Nunglar vers 1344, Nuglaz et Nunglard au XIVème siècle, Nonglaz en 1436, du latin ungula, « serre, griffe, sabot, ongle », dérivé du latin unguis, « ongle », désigne un « lieu où l´on élève le gros bétail et dont le sol est foulé par les sabots des herbivores ».

Norcière
Hameau de la commune d´Entremont (Faucigny, Haute-Savoie), par mécoupure de *en Orsière.

Nordevaux
Chalet de Nordevaux, alpage de la commune de Thollon-les-Mémises (Chablais, Haute-Savoie), probablement « vallon au nord », composé de nord et Vaux.

Norgevaux
Lieu-dit de la commune des Clées, (District d´Orbe, Vaud), par mécoupure de *en Orgevaux.

Notariale
La Notariale, maison isolée de la commune de Vaulion (District d´Orbe, Vaud), ayant probablement appartenu à un notaire.

Notre-Dame, Notre-Dame-de-Bellecombe, Notre-Dame-de-Briançon, Notre-Dame de Casalibus, Notre-Dame-de-Commiers,
Notre-Dame de la Gorge, Notre Dame de la Neige, Notre-Dame de la Salette, Notre-Dame de Lorette, Notre-Dame de l´Orme,
Notre-Dame-de-l´Osier, Notre-Dame-de-Mésage, Notre-Dame de Poirin, Notre-Dame des Autels, Notre-Dame des Champs,
Notre-Dame des Conches, Notre-Dame des Dombes, Notre-Dame-des-Millières, Notre-Dame des Neiges, Notre-Dame des sept Douleurs,
Notre-Dame-de-Vaulx, Notre-Dame du Bois, Notre-Dame-du-Cruet, Notre-Dame-du-Pré
Notre-Dame, nom donné à Marie, mère du Christ, dans la religion catholique.
Notre-Dame-de-Bellecombe, Belle Combe en 1275, Sainte Marie des Déserts en 1411, le nom actuel étant attesté en 1471, commune et village du Val d´Arly (Ugine, arrondissement d´Albertville, Savoie) ;
Notre-Dame-de-Briançon, anciennement Briançon, commune jusqu´en 1972 et village (La Léchère, Tarentaise, Savoie) ;
Notre-Dame de Casalibus, Beate Marie de Casalibus, ubi fuit religio instituta ordin. Cartusiensis au XVème siècle, chapelle à 2 km en amont de l´actuel couvent de la Chartreuse, emplacement de l´ermitage primitif, abandonné après l´avalanche du samedi 30 janvier 1132 qui ensevelit sept religieux. D´un ancien [terre in] casalibus, du bas latin casalia, « petites cabanes en bois ».
Notre-Dame-de-Commiers, commune et village du Pays grenoblois (Vizille, arrondissement de Grenoble, Isère), et Lac de Notre-Dame-de-Commiers, lac artificiel formé par le Barrage de Notre-Dame-de-Commiers (Saint-Martin-de-la-Cluze, Trièves, Isère) ;
Notre-Dame de la Gorge, Cura de Gorgia vers 1344, hameau (Saint-Gervais-les-Bains, Val Montjoie, Haute-Savoie) ;
Notre Dame de la Neige, chapelle (Doues, vallée d´Aoste) ;
Notre-Dame de Lorette, chapelle (Bourg-Saint-Pierre, district d´Entremont, Valais) ;
Notre-Dame de la Salette, sanctuaire à l´emplacement d´une apparition de la Vierge Marie à deux enfants en 1846 (La Salette-Fallavaux, Beaumont, Isère) ;
Notre-Dame de la Salette, chapelle (Feigères, Genevois, Haute-Savoie) ;
Notre-Dame de l´Orme, « chapelle construite autour d´un orme colossal qui portait une statue de la Vierge et dont le tronc sert encore d´appui à l´autel » [Philipon] (Saint-Martin-du-Mont, Bresse, Ain) ;
Notre-Dame-de-l´Osier, commune et village du Sud du Grésivaudan (Vinay, arrondissement de Grenoble, Isère) ;
Notre-Dame-de-Mésage, Mansus Sancte Marie, Sancte Marie de Mesatico, Sancte Marie de Mesagio et Beate Marie de Mesagio au XIIIème siècle, commune et village du Pays grenoblois (Vizille, arrondissement de Grenoble, Isère) ;
Notre-Dame de Poirin, chapelle (Marignieu, Bugey, Ain) ;
Notre-Dame des Autels, cappella Beate Marie de Altaribus au XVème siècle, chapelle (Saint-Georges-de-Commiers, Pays grenoblois, Isère) ;
Notre-Dame des Champs, lieu-dit (Pont-de-Vaux, Bresse, Ain) ;
Notre-Dame des Champs, ferme isolée (Saint-Trivier-sur-Moignans, Dombes, Ain) ;
Notre-Dame des Conches, chapelle (Ramasse, Revermont, Ain) ;
Notre-Dame des Dombes, abbaye trappiste établie en 1863 pour aider à assainir la région (Le Plantay, Dombes, Ain) ;
Notre-Dame-des-Millières, commune et village de la Combe de Savoie (Grésy-sur-Isère, arrondissement d´Albertville, Savoie) ;
Notre-Dame des Neiges, lieu-dit, croix (Gex, Pays de Gex, Ain) ;
Notre-Dame des sept Douleurs, un des autres noms de la Chapelle Sainte-Claire (Maillat, Haut-Bugey, Ain) ;
Notre-Dame-de-Vaulx, ecclesia Sancte Marie de Vallis et ecclesia Beate Marie de Vallis au XIème siècle, parrochia Sancte Marie Vallibus au XIIème siècle, Notre-Dame-de-Vaux jusqu´en 2001, commune et village de la Matheysine (La Mure, arrondissement de Grenoble, Isère) ;
Notre-Dame du Bois, chapelle édifiée en 1804, lieu de pélerinage (Siviriez, district de la Glâne, Fribourg) ;
Notre-Dame-du-Cruet, anciennement Notre-Dame-du-Cruez, commune et village (La Chambre, Basse-Maurienne, Savoie) ;
Notre-Dame-du-Pré, anciennement Le Pré, commune et village (Moûtiers, Tarentaise, Savoie).

Noussan
Hameau de la commune d´Antey-Saint-André (Vallée d´Aoste), patronyme bien attesté dans la région.

Nouy
Le Nouy, hameau de la commune de Thollon-les-Mémises (Chablais, Haute-Savoie), signifierait « le noyau », car c´est le hameau central de la commune. On peut assi y voir une variante de Noue, « fondrière, marais ».

Novailloz, Novalette, Novalla, Novalle, Novalles,
Novallet, Novallus, Novel, Novelet, Novelets,
Noveleu, Noveli, Novelle, Novelly, Novet
Terres nouvellement défrichées, du latin novalis, « jachère », ou neutre pluriel pris pour un féminin novalia, ou encore novelli (fundi), « terre nouvellement défrichée, jachère, champ cultivé », aussi novella, « jeune vigne, jeune plant ». C´est un synonyme d´Essert.
Vieux français novalle, ancien français novale, « terre nouvellement défrichée » :
Novalle, lieu-dit (Etoy, district de Morges, Vaud) ;
Novalles, Novellis en 1179, Novelles en 1403, commune et village (District de Grandson, Vaud).

Forme patoise féminine :
Cierna Novalla Dessous et Cierna Novalla Dessus, alpages (Grandvillard, district de la Gruyère, Fribourg).

Avec les suffixes diminutifs -et, -ette :
Novalette, hameau (Noville, district d´Aigle, Vaud) ;
Au Novallet, vignoble (Chexbres, district de Lavaux, Vaud) ;
Cochet de Novallet, lieu-dit en forêt (Talloires, Bornes, Haute-Savoie).

Avec les suffixes patois -oz, -us :
Novailloz, pâturage (Saint-Rhémy-en-Bosses, vallée d´Aoste) ;
Novailloz, alpage en forêt, nom monté à la Becca de Novailloz, 2587m (Valpelline, vallée d´Aoste) ;
Cierna Novalla (District de la Gruyère, Fribourg) ;
Novallus, lieu-dit (Cronay, district d´Yverdon, Vaud).

Ancien français novel, novelis, « terre nouvellement défrichée » :
Novel, Cura de Novez vers 1344, commune et village du Chablais (Evian-les-Bains, arrondissement de Thonon-les-Bains, Haute-Savoie) ;
Pra Novel, lieu-dit (Arconciel, district de la Sarine, Fribourg) ;
Novelle, quartier (Annecy-le-Vieux, Haute-Savoie) ;
Novet, Novel en 1365, hameau (Chaleins, Dombes, Ain) ;
Noveli, Novelles en 1448, Novelle et Novelli en 1906, et Remointse de Noveli, alpages (Hérémence, district d´Hérens, Valais) ;
Novelly ou Noveli, Novali et Novelli en 1906, pâturage (Val de Nendaz, district de Conthey, Valais).

Avec le suffixe diminutif -et :
Le Novelet, maison isolée (Provence, district de Grandson, Vaud) ;
Grands Novelets, lieu-dit (Orny, district de Cossonay, Vaud).

Avec le suffixe diminutif -eu :
Le Noveleu, lieu-dit (Belprahon, district de Moutier, Jura bernois).


Noyant
Chemin du Noyant, du nom d´un ancien hameau Le Noyant (Saint-Maurice-de-Gourdans, Dombes, Ain), viendrait du gaulois *novientos, dérivé de *novios, « nouveau » [Longnon].

Noyelle
La Noyelle, maisons isolées de la commune de Gex (Pays de Gex, Ain), La Noyella en 1846, probablement par féminisation d´un patronyme Noyel.

Nozon
Le Nozon, cours d´eau affluent du Talent (Districts de Cossonay et d´Orbe, Vaud), Novisonum fluviolum ou Novisonam fluviolum vers 642, Noisonem fluviolum en 1049, du gaulois noviios, « nouveau, frais », avec le suffixe -ona [Jaccard].


Nudry
Pont Nudry, lieu-dit de la commune de Bourg-Saint-Pierre (District d´Entremont, Valais), sur la route du col du Grand Saint Bernard, anciennement Pont Naudry, probablement d´un patronyme.

Nugerol
Ancienne dénomination d´une région s´étendant de Cressier à La Neuveville sur les cantons actuels de Neuchâtel et de Berne, Nogerolis en 866, pagus Nogerolis vers 944, Nugerol en 1147, Nuerol en 1185, du latin vulgaire *nucariolus, « bosquet de noyers, noyeraie ». Le Landeron a succédé à cette localité après les destructions de 1309.

Nuglar
Village de la commune de Nuglar-Sankt Pantaleon (District de Dorneck, Soleure), Nugerol en 1292, forme alémanisée.

Nus
Commune et village de la vallée d´Aoste, du latin [ad] nonum [lapidem], « [près de la] neuvième [pierre milliaire] », qui indiquait la distance en milles romains à partir d´Aoste.

Nussance

La Nussance, cours d´eau affluent de la Menoge (Cranves-Sales, Annemasse, Haute-Savoie), avec le suffixe -ance.

Nuvilly
Commune et village fribourgeois du district de la Broye, peut-être Nivillins en 1182, Nuvilie en 1228, nuovillie en 1242, Nuvillye en 1343, Nuuilli en 1665, Nuiullie en 1668, ancien domaine *Novelliacum, dérivé avec le suffixe -acum du gentilice Novellius [Stadelmann].

Nyon
Ville, commune et district du canton de Vaud, sur l´emplacement d´une colonie romaine de vétérans Colonia Julia Equestris fondée par Jules César en 45 BC, le nom actuel dérive du nom gaulois Noviodunos attesté sur un document rédigé entre 386 et 450 : Civitas Equestris id est Noiodunus, du gaulois noviios, racine indo-européenne *neu_os, neui_os, « nouveau », et dunon, latinisé en Noviodunum et devenu par la suite Nuedionum. On trouve aussi les noms latins Equestris colonia [Pline l´ancien, 77 ap. J.-C.], Equestribus ou Equestrium sur l´Itinéraire d´Antonin, Colonia equestris sur la Table de Peutinger, Equestrium civitas et Civitas equestrium Noiodunus en 395-405, Equestris au Vème siècle [Anonyme de Ravenne], et au Moyen Age Neodunum, Nevidunum, Nividunum, Novidunum, Niviodunum, Noiodunum et Neomagus, voir magos, Nions en 1246, et Prior de Nyons vers 1344. Nom allemand Neuss.

Nyon
Nyon derrière, Nyon du Crot, Nyon Guérin, Nyon Plagnat, alpages, nom monté à la Cornette de Nyon, avant-sommet, 1882m, et à la Pointe de Nyon, 2019m (Morzine, Chablais, Haute-Savoie), probablement Néon en 1130-1150, nom probablement d´origine différente de celui de la ville de Nyon (Vaud).