N

Nable [n. m.]
Lacs romands : ouverture dans le fond d´un bateau, ou pour accéder à un réservoir.
Le vidage de la coque à sec se fait par un nable dans les fonds mais il faut finir à l´éponge, le fond étant plat.

Nagée [n. f.]
Suisse romande : chute de tout son long, contre-performance, ivresse.
Le terme nagée, employé en particulier par La Fontaine dans le sens de « espace parcouru en nageant » est très vivant dans le parler populaire de chez nous au sens de « chute brutale où l´on s'étend de tout son long », de « très mauvaise réponse donnée lors d´un examen » ou encore de « état très avancé d´ébriété (rentrer, prendre une nagée) ». (Sur la Toile).

Naille [n. f.]
Jura : amande enrobée de sucre, dragée. Voir anaille.
A Ternuay, à Saint-germain, vers 1840, le premier repas s´appelait « nailles » du nom des noisettes, noix et dragées qui étaient distribuées à la sortie de l´église. (Sur la Toile).

Nailler [v. intr.]
Ecaler les noix. Voir anaille.
Puis vient le temps de nailler. Pour ceux qui ne connaissent pas le terme, cela consiste à casser la coque pour ne garder que le cerneau de la noix. (Sur la Toile).

Nani [n. m.]
Vaud : pas de nani : pas d´histoires, pas de discussion.

Nant [n. m.]
Petit cours d´eau, ruisseau. A Genève, c´était un ravin boisé au fond duquel coule un petit ruisseau. Gaulois nanto-, nantu-, « val, ruisseau » [Delamarre]
Il s´agit des ruisseaux de Château-Bloc et de Pré-Boules, des nants de la Fontaine d´Epeisses et de Vessy, ainsi que du bief de la Vieille. (Sur la Toile).
Lacs romands : en nant, vers la large.
Dans les airs qui forcissent, le départ est donné bien en nant du quai. (Annik Jacquier, sur la Toile).

Nasse [n. f.]
Lacs romands : piège à poisson en forme de cage faite de treillis.
[Claude Delley, pêcheur professionnel] commence par immerger quatre filets à perches au large du village avant de traverser le lac pour aller relever les nasses et les six filets déjà posés du côté de Neuchâtel. (Sur la Toile).
Par métaphore : piège en général.
La nasse s'était refermée sur les deux Gitana, Géant ayant réussi de justesse à attraper les derniers souffles venus du Nord Ouest. (Sur la Toile).


Natel [n. m.]
Téléphone portable, téléphone cellulaire. Marque déposée par Swisscom, abréviation de Nationales Autotelefonnetz, « réseau national de téléphones pour automobiles ».
Ah, j´ai oublié qu´une autre raison de mon bonheur, c´est qu´en rallumant mon portable natel cellulaire vers 00h37, j´ai eu un message de P. qui est passé deux fois chez moi dans la soirée, sans m´y trouver. (Sur la Toile).

Nau [n. f.]
Lac Léman : embarcation non pontée à fond plat de 7 à 8 mètres, à l´avant relevé en coin et utilisée pour la pêchele transport. Elle est apparue au XVIème siècle et elle est issue de la tradition indigène de construction navale remontant à l´époque celtique. Son nom vient probablement du latin nausum, « barque gauloise », gaulois *naua, racine indo-européenne *naus, « bateau ».
Jusque dans la deuxième moitié du siècle dernier, les naus de pêche représentaient l´essentiel de la flotte lémanique. Dès 1870, elles ont petit à petit été remplacées par des canots en forme, d´origine maritime. Les dernières naus de pêche disparaissent entre 1920 et 1930. (Sur la Toile).

Nautique (faire la) [loc. v.]
Vaud : faire la fête, faire la bringue.
L´interne de corvée se pencha sur moi en réprimant avec peine un bâillement. Il avait fait la nautique toute la nuit et s'en ressentait à cette heure d´aube. (Sur la Toile).

Naviot [n. m.]
Lac Léman : canot d´accompagnement à fond plat, annexe d´une embarcation.
Le Naviot désigne la petite embarcation qui suit les barques de Léman. (Sur la Toile).

Neigeoter, neigeotter [v. intr.]
Suisse romande : neiger de manière éparse.
Il se met à neigeoter. Sale temps ! Mais paraît-il que c´est fidèle aux Dolomites ! (Sur la Toile).
Nous débutons par le traçage. Il fait 6° et il neigeotte ! ! ! (Sur la Toile).

Nel, nell [n. m.]
Suisse romande : Au jass, le neuf d´atout, qui est la seconde plus forte carte. Mot néerlandais.
Avoir le nel sec : sans autre carte d´atout.
Si on ne trouve plus beaucoup d´enfants qui crient 34 quand on leur dit bour et nel mais qui hésitent pour additionner 20 et 14, les jeunes continuent de jouer aux cartes. (Sur la Toile).
Gino fait atout avec cinquante au roi de coeur, Astchoum regarde son jeu, il a cinquante au nell de coeur et l´as. Plouf ! et match ! (Sur la Toile).

Nia [n. f.]
Savoie : troupe, nichée, membres d´une famille. Dérivé du latin nidus, « nid ».
Il nous est tombé dessus dimanche, avec toute sa nia.

Niâce [n. f.]
Genève : Faire niâce, faire des niâces : caresser doucement sur la tête un enfant ou un animal.

Niagnou, nianiou, nianioux [n. m.]
Suisse romande : gentiment imbécile, stupide, lent d´esprit.
Veux-tu te faire azorer par un niagnou barjaqueur bien bronzé et raciste ? (Sur la Toile).

Niard [loc. v.]
Savoie : moue, grimace. Avoir la niard : être de mauvaise humeur.
Qu´est-ce qu´il a aujourd´hui, il a la niard ?

Niareux [n. m.]
Etre enrumé avec le nez qui coule.
J´suis un peu niareux ce matin, j´arrive à 7h00 au boulot. (Sur la Toile).

Niau [n. m.]
Oeuf, parfois en plâtre, laissé dans le nid pour engager les poules à pondre.

Niauche [n. m. et f., adj.]
Fribourg : personne pleurnicharde, qui se plaint.
Vous ne savez pas ce qu´est une « Niauche » ? Normal, c´est un mot originaire du canton de Fribourg. De tradition orale, on peut probablement l´écrire aussi « Niôche » ou « Nioche ». Mais pour moi, la solution avec « au » est la plus naturelle. (...) Un ou une niauche, c´est quelqu´un qui se plaint. Qui regarde le monde de manière un peu bécasse. Qulqu´un d´un peu fade. A l´origine, je crois qu´on parlait des niauches surtout pour les enfants (« les gosses » on dit chez nous, n´en déplaise aux Québécois). Un enfant niauche, c´est un qui « piaune » (pleurer) tout le temps, ou qui se plaint souvent. Alors par extension, on parle souvent d´adultes niauches. (Sur la Toile).

Niauque, nioque [adj.]
Nigaud, sot. Dans l´exemple suivant ce mot est utilisé comme un verbe.
Ouais mais un G3 à 233MHz ça te niauque un P3 900Mhz Sinon moi j´utilise YzDock, et Je le trouve très rapide ! Deplus il prend moins d´1Mo de RAM. (Sic, sur la Toile).
Que je suis nioque ! ! je n´avais pas fait le rapprochement entre M@rcus et lakanal.... (Sur la Toile).

Nièse [n. f.]
Vaud : noise. S´écrit aussi gniaise.
Et ne me cherchez pas nièse (...) (Sur la Toile).

Nifler [v. tr.]
Suisse romande : sentir. Ancien français nifler, « renifler ». Se dit aussi en Belgique, au Québec.

Niflet [n. m.]
Suisse romande : nez.

Nille [n. f. pl.]
Suisse romande : articulation des doigts, phalange.
Elle a les nilles enflées.

Nillon [n. m.]
Vaud : résidu de la pressée des cerneaux de noix. Gâteau au nillon.
Mettez le nillon dans une terrine avec le lait et laissez gonfler une demi-journée ou une nuit. (Sur la Toile).

Niobet, niobette [n. m., n. f.]
Stupide, dadais, niais, sot.

Niolu, niolue [n. m., n. f.]
Stupide, dadais, niais, sot.
Pensez !... pour que les niolus du CIO soient venus dans le coin ça n´est pas que pour y pioncer. (Sur la Toile).

Nion [n. m.]
Personne, rien, dans le sens il n´y a personne, il n´y a rien.
Même les gens de la terre [à Yvoire], pour les travaux des champs, se tournaient vers le lac pour prévoir les orages : l´expression « Y a nion sur Rolle » signifiait pas de nuages sur Rolle, on peut y aller. (Sur la Toile).

Nioniotte [n. f.]
Chose sans valeur, autre graphie du français argotique gnognotte.
Mais c´est pas de la merde, c´est pas de la nioniotte comme dirait JPC (Jean Pierre Coffe ). (Sur la Toile).

Nioquelet, nioquelette [n. m., f.]
Stupide, dadais, niais, sot. Diminutif de niauque.
(...) nous sommes la zone tampon, les nioquelets qui accueillent tous ces réfugiés du nord pendant que tous les autres veinards restent vautrés au soleil. (Sur la Toile).

Nioset [n. m.]
Genève : petit noeud pour tenir les cheveux.

Niotte [n. f.]
Genève : cache, endroit difficile a trouver.
Ils connaissent des niottes pour les chanterelles.

Niougne [n. f.]
Savoie : une bonne à rien. Patois savoyard nouna, « fille ou femme sotte et lente » [Constantin].

Niousse [n. f.]
Vaud : personne qui pleurniche, qui se plaint sans cesse.

Niquet [n. m.]
Sieste, petit somme [Pierrehumbert]. En français, ce mot désignait une petite pièce de monnaie et par extension quelque chose de petit ou de peu de valeur.
(...) ben alors c´est pas un niquet que je fais tous les jours moi ! ! ! ! je fais pas la sieste style 20 minutes pour récupérer mais je dors mes 7 heures d´affilée. (Sur la Toile).

Niu [n. m.]
Suisse romande : bille en terre cuite.
Dans le Pays de Vaud, les billes ont porté le nom de « gnus » (ou « nius »). (Gilbert Salem, sur la Toile).

Noce [n. f.]
Neuchâtel : petit morceau de pain ou de fromage, etc. [Pierrehumbert].

Noireaud, noireaude [adj.]
Suisse romande :qui a des cheveux bruns, brunette.
Ce qui me frappe souvent, c´est le regard, presque nostalgique, de certaines caissières devant le bébé blond, ou noireaud, à portée de leurs mains... (Sur la Toile).

Nom de Bleu [interj.]
Suisse romande : euphémisme pour Nom de Dieu.
Mais nom de bleu de nom de bleu !... (Nom de bleu, c´était son mot). (Sur la Toile).

Non pas [loc. adv.]
Savoie : équivalent de au lieu de.
Fais quelque chose, non pas rester là les bras croisés.

Nonante [adj. num. inv.]
Quatre-vingt-dix.
L´OSL fixe une valeur limite générale de nonante-trois dB(A), mesuré sur soixante par d´autres émissions sonores, (...)

Nono [n. m.]
Sommeil, en langage enfantin, dodo.
C´est tellement bon de faire nono ensemble... (Sur la Toile).