V

Vacherin [n. m.]
Suisse romande : fromage à pâte molle, onctueuse. Ancien français vacherin, « sorte de fromage », d´un adjectif vachelin, vacherin, « de lait de vache ».
Berceau de la fabrication du gruyère, dont la recette ancestrale date du Haut Moyen-Age, [la Gruyère] est aussi célèbre pour sa crème et son vacherin fribourgeois. (Sur la Toile).

Vangeron, vengeron [n. m.]
Suisse romande : gardon (Rutilus rutilus), poisson de la famille des Cyprinidés.
Il pêche essentiellement la perche, le brochet, la truite, la féra, l´omble chevalier, la lotte et dans une moindre mesure le vengeron, la tanche, le barbeau et la brème qui sont moins appréciés des clients. (Sur la Toile).

Vannés [n. m. pl.]
Suisse romande : foins de rocher que l´on fauchait sur les versants trop escarpés pour le bétail.
Les vannés, ou foins de rochers, étaient fauchés en fin d´été sur les pentes trop raides pour le bétail. On en faisait des meules en des endroits abrités des avalanches. On les cherchait en hiver, lorsque la neige durcie permettait de glisser le foin jusqu´au bas des premières pentes, puis de le transporter plus bas sur les luges. (Sur la Toile).

Vargne, vuargne, vuarne [n. m.]
Noms régionaux du sapin blanc (Abies alba), patois romand voirgne, vouargno, vouairgno, du gaulois *varno, « sapin », celtique *vuarnia, « résineux ». Dans l´exemple ci-dessous, devin, signifie « [bois] défendu, mis à ban ».
Remonter la clairière de la Molloire jusqu´à son point le plus haut d´où démarre le sentier qui conduit aux trois vargnes, d´où le reste de l´itinéraire est visible (croix métallique au sommet). (Sur la Toile).
Ensuite de quoi, ils ont arrêté de marquer un autre devin, appelé le Mont d´Amont de la Villa , dans lequel devin, il fut défendu à chaque communier de couper des sapins, des vuargnoz, des foyards et quelques autres espèces de bois que ce soit, (...) (Notice sur Estavannens, 1879, sur la Toile).

Varosse, véroce [n. f.]
Nom régional de l´aulne blanc (alnus incana), répandu entre 1000 et 1400m d´altitude, ou de l´aulne vert (alnus viridis), au-dessus de 1300m. Patois verrau, vorès, qui viendrait du gaulois werroko, même sens, racine celtique *ver.
Sophie Marceau (Francine Moreillon) à l´attaque dans les varosses devant une caméra. Une mission qui n´est pas de tout repos quand il faut tailler sa trace au coeur des massifs de varosses dans une pente raide. (Sur la Toile).

Vase [n. m.]
Vaud : gros tonneau pour le vin.
Fermentage alcoolique en cuve inox et élevage en vase de bois. (Sur la Toile).

Vaudaire [n. f.]
Lac Léman : fort vent du sud-est dans le Haut-Lac et du sud-est à est dans le Grand-Lac. Son nom est vauvaire à Saint-Gingolph, et vient de *vauthaire, du latin *vallesaria, « [vent] de la vallée » [Guex].
Le vent d´ouest est souvent accompagné d´une phase de vaudaire sur le Haut-Lac. (Sur la Toile).

Vauderon [n. m.]
Lac Léman : brise thermique nocturne du sud-est qui souffle dans la région du Bouveret. Son nom vient de Vaud.
Mais les quelques risées de Vauderon leur ont tout de même permis de contourner la marque de Vidy, le bateau de tête étant pointé à 16 heures 20. (Sur la Toile).

Va-va [loc. n. m.]
Suisse romande : va et vient, agitation, tournis.
Un « modèle » qui flanque le va-va. (Sur la Toile).

Veiller (se) [v. pron.]
Surveiller, guetter, faire attention.
Durant les périodes de la vie où les besoins sont accrus, comme au cours de la grossesse et de l´allaitement ou à la ménopause, on doit d´avantage (sic) se veiller à consommer une nourriture particulièrement riche en calcium et en vitamines. (Sur la Toile).
Donc je lui toucherai un mot pour lui dire de se veiller aux deux-trois vaudois (des protestants en plus), dont les parents ont amménagés (sic) récemment dans la commune, et il foutra la paix au fiston. (Sur la Toile).

Vélideltiste [n. m. et f.]
Personne qui pratique le vol en aile delta.
Thermique, thermique, thermique Un mot qui claque comme le balancier d´une horloge dans la tête du vélideltiste. (Sur la Toile).

Venir [v. tr.]
Devenir, par aphérèse.
Chez nous les cochons ne viennent pas vieux, mais les vieux viennent rudement cochons ! (Dicton vaudois).

Venir en bas [loc. v.]
S´effondrer, s´ébouler.
Alors Fernand hausse un peu les épaules, montre la montagne : « Ben, c´est venu en bas. » (...) Ce jour-là, deux copains ne se relèveront pas de l´éboulement. (Sur la Toile).

Vent [n. m.]
Fort vent du sud-sud-ouest à ouest annonçant l´arrivée du mauvais temps.
Le lac Léman est essentiellement soumis à deux vents « principaux », dits le vent du sud-ouest et la bise. (Sur la Toile).
Vent blanc : vent de même direction mais sans nuages.
En effet le départ de la première régate s´est donné sous un soleil radieux avec un petit vent blanc. (Sur la Toile).

Verne [n. f.]
Nom vernaculaire de l´aulne glutineux (Alnus glutinosa), famillier des lieux humides et des bords de rivières. Patois féminin vergna, verna, vieux français masculin vergne, verne, gaulois verna, « aulne », *vernacum, *verneton, « aulnaie », racine indo-européenne *u_er-(e)na, « aulne, peuplier ».
(...) c´est devenu le pâturage du village, qui a bâti dans les vernes une étable. (Sur la Toile).

Verrée [n. f.]
Suisse romande : vin d´honneur.
Le débat sera suivi par une verrée offerte par la commune d´Evionnaz. (Sur la Toile).

Vie (faire la) [loc. v.]
Se dit d´une femme qui mène une existence dissolue.
Elle est partie faire la vie, à Paris.

Vie (faire une) [loc. v.]
S´exprimer avec véhémence.
Quand il y a eu su, il a fait une de ces vies !

Vignolan [n. m.]
Vaud : vigneron, ancien français vignolant, « vigneron », de vignole, « petite vigne ».
Les inscriptions du registre de la confrérie des vignolans (vignerons) ont pu me servir de contrôle. (Sur la Toile).

Vigousse [adj.]
Suisse romande : vif, vigoureux.
C´est que la défunte n´était plus très vigousse depuis vingt ans et qu´elle agonisait depuis dix ans. (Sur la Toile).

Vilain (faire) [loc. v.]
Faire du grabuge.
Pas question d´ébruiter cette histoire sans cela ça va faire vilain. (Sur la Toile).

Viorbe [n. f.]
Franche-comté, Jura : escalier hélicoïdal, généralement construit dans une tour ronde.
Médiathèque de Dole, (ancien Hôtel dieu), la façade, le cloître et la « viorbe », escalier à vis construit en 1687. (Sur la Toile).
Voir aussi yorbe.

Vioule [n. f.]
Neuchâtel : synonyme de snieule.

Vire [n. f.]
Replat étroit le long d´un escarpement montagneux. Déverbal du verbe virer, latin vulgaire virare.
Une première partie relativement soutenue (200 mètres) permet de prendre pied sur la vire centrale (bivouac 3 étoiles). (Sur la Toile).

Viret [n. m.]
Genève : escalier hélicoïdal, généralement construit dans une tour.
Ce développement par étapes, caractéristique de l´habitat modeste, est encore lisible à travers les typologies diverses des cages d´escaliers. Ces dernières pourraient illustrer, à elles seules, l´évolution de l´escalier genevois depuis le « viret » gothique (rue des Etuves 5 et place De-Grenus 9) jusqu´à la galerie néoclassique d´inspiration italienne (rue de Coutance 10). (...) L´accès aux étages était assuré par un viret : escalier à vis enfermé dans une tour polygonale, adossée à la face sud (côté cour) et surmontée d´un pigeonnier. (Sur la Toile).
La tour ou donjon qui abrite un « viret », escalier à vis, était surmonté à l´origine d´un toit pointu terminé par un poinçon.d (Maison forte de Vésenaz, sur la Toile).

Vire-vent [n. m.]
Construction en bois servant à éviter la formation de corniches de neige. Mot originaire du Canada.
Alignement de vire-vents et toits-buses sur une crête servant à éviter la formation de corniches. (Sur la Toile).

Virolet [n. m.]
Petit virage serré, anciennement « remous, moulin à vent ». Diminutif de l´ancien français masculin virol, du latin viriola, « sorte de bracelet », diminutif de viria, même sens.
Sa carrure de fourgon blindé n´est pas vraiment en adéquation avec les virolets vicieux et les épingles à cheveux en sous-bois... (Sur la Toile).

Viule [n. f.]
Vieilli : vielle, sorte de mandoline dont les cordes sont frottées par une roue actionnée par une manivelle. Patois savoyard viula, aussi viourga, vioula, « vielle » [Constantin], latin médiéval viella, vidula, viola, vitula, de vitulari, célébrer. Le vielleux chantait :
Chante ma viule, pour gagner mon pain,
Sans ma pauvre viule, je mourrais de faim !
Et en patois savoyard :
Chanta la viourga, Pe gagnyi mon pan,
S´été pas ma viourga, De morou de fan.

Vogue [n. f.]
Genève et Savoie : fête patronale de la commune. Patois vouguè, vouga, « fête », vieux français vogue, « fête patronale », germanique *wogon, « voguer, être balancé », latin vauga. Retour de vogue : prolongation de la fête le dimanche suivant.
Qui dit mois de septembre, dit bien sûr la fête de la Vogue et son retour. (Sur la Toile).

Voir [v. tr.]
Apporte une nuance au verbe principal.
Regarde voir si tu trouves le journal. Dis voir un peu ce que tu penses de ça. Ecoute-moi voir.

Voir (s´en) [loc. v.]
Etre aux prises avec des difficultés, des épreuves.
Avant d´y arriver, on s´en est vu de toutes les couleurs.

Voir péter le loup [loc. v.]
Perdre sa virginité. Cette expression a cours dans plusieurs autres régions.
Elle a vu péter le loup sur la pierre en bois : elle est dévergondée.
N´avoir pas vu péter le loup sur la pierre en bois : manquer d´expérience.

Volée [n. f.]
Suisse romande : promotion, ensemble de personnes de la même classe d´âge.
Ces pages sont dédiées à chacune des volées ; celles-ci peuvent y publier toutes les informations concernant leur propre volée (...) (Sur la Toile).

Vorzière [n. f.]
Lieu où poussent des saules marsaults (Salix caprea), patois vorze, vorzi, vurze, etc., « saule marsault », gaulois *vorze, *worrike, « saule ». Français régional vorzière, « terrain inculte, couvert d´arbustes verts comme l´osier (vorjhi) et le saule (vorzela) et s´épaississant en broussailles le long des cours d´eau ». « Vorzière est le féminin de vorzier, en patois vorzi ou vorji, de vorze, un des noms de l´osier [Constantin] ».

Votation [n. f.]
Suisse romande : scrutin, vote.
Ce site présente les cartes des résultats d´élections et de votations en Suisse principalement, au niveau cantonal et fédéral. (Sur la Toile).

Vouable [n. f.]
Clématite (Clematis vitalba L). Vouable dérive du latin vitalba, « clématite », contraction de vitis alba, « vigne blanche ».
Sobriquet [des habitants de Bursinel] : Les Tire-vouables (les tire-clématites). (Sur la Toile).
350 habitants surnommés les « Tire-Vouables », qui signifie en patois « amateur de bois fumant ». (Sur la Toile).

Vouasseur [n. m.]
Valais : employé chargé de l´entretien des bisses. Du patois valaisan vouassá, « marcher dans l´eau ou dans la boue ».
Peut-être entendrons-nous le cri du « vouasseur » se jetant dans l´eau glacée ou le bruit sourd du marteau avertisseur assurant sa fonction sur le bisse ? (Sur la Toile).

Vouatte [n. f.]
Dérivation de ouate par prosthétique, coton hydrophile.
Je saigne du nez, passe-moi la vouatte.

Vouloir [v. intr.]
Exprime la possibilité, l´éventualité.
Ça veut pleuvoir, avant ce soir. Si ça continue, ça veut aller mal.

Vousoiement [n. m.]
Vouvoiement. Vieux français voussoiement.
Il ne me semble pas que le vousoiement ou le tutoiement doive forcément être mutuel. (Sur la Toile).

Vousoyer [v. tr.]
Vouvoyer.
Certains enfants devaient vousoyer leurs parents. (Sur la Toile).

Vu [part. passé]
Ça s´est eu vu, on a eu vu. Ce passé surcomposé signifie : On a vu, connu autrefois.
En oubliant que par chez nous, on a eu vu des recours au tribunal fédéral, pour un écart quasi semblable. (Sur la Toile).

Vu [part. passé]
En Suisse romande, on entend souvent une inversion du complément d´objet après le participe passé vu : On a déjà ça vu, on n´a personne vu. Cette tournure est due à l´influence de l´allamand.

Vuarbe [n. f.]
Nom régional de la clématite des haies (Clematis vitalba L), latin vulgaire *vitalbula, latin vitis alba, « vigne blanche », appelée aussi bois fumant par les enfants qui en fumaient le bois.
Plus bas, le Tea-Room de Mont-Charmant, qui a été transformé en restaurant chinois depuis lors. J´y ai tiré, pâle et défait, mes premières et dernières bouffées de « vuarbe », cette espèce de liane emplie d´une matière spongieuse qui laisse la fumée passer. (Olivier Delacrétaz, La Nation, 23 juillet 2004).