M

Macaule [n. f.]
Savoie : équivalent du français populaire magouille. Intrigue, combinaison douteuse.

Macauler [n. f.]
Savoie : équivalent du français populaire magouiller. Intriguer, se livrer à des combinaisons douteuses.
On ne sait pas ce qu´ils sont encore en train de macauler.

Mâchuré, mâchurée [adj.]
Sens figuré : ivre, vieux français mascheré, « mâchuré, barbouillé de noir ».
Le Léon a passé la soirée au cani, il est rentré mâchuré.

Maffi, maffie [adj.]
Savoie : fatigué, harassé. Patois savoyard mafi, féminin mafita, même sens [Constantin].
On est revenu à pied et on est tout maffi.

Magnin [n. m.]
Vieilli : chaudronnier ambulant, étameur, réparateur d´ustensiles de cuisine, qui passait dans les maisons. Ancien français magnien, « chaudronnier ambulant », bas latin magninus, du latin manianus, « travailleur manuel ». Aussi : hongreur.
Expression : Magnin filou, qui met la pièce à côté du trou.
Les enfants lui criaient : Souffle, souffle, magnin, pour gagner ton pain.
En plus des artisans, deux fois l´an, au printemps/fin de l´été, venait le « rétameur », le magnin comme on disait. (Sur la Toile).

Magut [n. m.]
Terme dérogatif : Italien, en particulier ouvrier saisonnier italien (le t se prononce).
Il sourit, Orlando Grisoni, à l´évocation de sa prime jeunesse. « Une enfance tranquille de petit magut », résume-t-il. (...) Comme ses compatriotes, il n´échappe pas aux quolibets. On le traite de « magut », de mangeur de spaghetti... (Patrick Pugin, 22 juillet 2003, La Gruyère, sur la Toile).

Mailler [v. tr.]
Suisse romande : tordre, fausser. Du patois maillî, vieux français mailler, « tordre ».
C´était une série difficile parce que les balanciers n´étaient pas adaptés ; il fallait les « mailler » pour les mettre en place. (Sur la Toile).

Mais, mé [adv.]
Plus davantage, encore, à nouveau (très employé). Se prononce, et s´écrit aussi, mé. Latin magis, « plus, davantage. »
Il est mais là. Ça y est mais. J´ai mais dû me gendarmer.

Majon, mêjon [n. f.]
Savoie : la maison, la cuisine.
Les locaux d´habitation comportaient le (sic) majon, qui était la cuisine, et le pèle, pièce chauffée en hiver où l´on se serrait en cas de grand froid. (Sur la Toile).

Malagnou, maragnou [n. m.]
Genève : nom local du muscardin ou loir commun (Muscardinus avellanarius), un petit rongeur.

Malakoff [n. m.]
Beignet au fromage et aux oeufs, spécialité vaudoise.
Pour les amateurs de malakoffs- ces beignets au fromage typiques du coin, qui portent le nom d´un général russe de passage il y a fort longtemps...-, c´est une halte incontournable. (Sur la Toile).

Malhonnête [adj.]
Suisse romande : mal élevé, impoli, malpoli.
(...) sa soeur Zoé a dû élever seule son enfant, un petit morveux malhonnête, qui devait lui aussi passer au vampirisme plus tard (...) (Sur la Toile).

Malvoisie [n. f.]
Vin blanc du Valais riche ou légèrement doux issu d´un cépage de pinot gris.
Dans cette Malvoisie provenant des coteaux d´Ardon, vous découvrirez des arômes de petits fruits de la forêt et en particulier la fraise des bois. (Sur la Toile).

Manche [n. m.]
Personne maladroite.
Cet apprenti, c´est un vrai manche.

Manger bon [loc. v.]
Faire un bon repas.
Les charcuteries, les abats, les tartes aux légumes, les gâteaux, les pâtisseries typiques constituent un patrimoine abondant qui peu à peu revient à la mode dans les endroits où l´on « mange bon ».

Manicle [n. f.]
Suisse romande : combine. Latin manicula, « petite main, manche de la charrue ».
Tous ces bougillons, il faut les occuper, non ?... Certains ont donc trouvé la manicle. Des jeux !... (Sur la Toile).

Manille, manoille, manouille [n. f.]
Poignée d´un ustensile, d´une porte, anse d´un pot ou d´une tasse. Patois manohlla, « anse de panier, poignée de porte », ancien français manoiele, « manivelle », latin manualis, « de main, qu´on tient à la main ».
Grimper sur la chaise. On peut atteindre le lustre. Detacher le lustre en utilisant le clou sur la manille. Cliquer sur le lustre (dans l´inventaire). (Sur la Toile)
J´ai eu de la chance de pouvoir en acquérir une [PlayStation 2] mi-décembre ... 3600FF avec la 2ème manoille, le cable (sic) fibre-optique, la carte mémoire et ... 1 jeu ! (Sur la Toile).

Manoillon [n. m.]
Suisse romande : manoeuvre, ouvrier non spécialisé. Péjoratif : mauvais ouvrier. Latin manianus, « travailleur manuel ».
L´europe (sic) se comporte comme une pute de luxe avec un manoillon sentant la frite, avec la Turquie. (Sur la Toile).

Manteau de pluie [loc. n. m.]
Suisse romande : imperméable.
Tenue vestimentaire : en Iran, pour les femmes, le port du foulard est obligatoire, la tenue recommandée est le pantalon et le manteau de pluie trois quarts. (Sur la Toile).

Mâpi, marbron [n. m.]
Bille en terre cuite (voir aussi niu).
A Cossonay, pour les jeunes joueurs qui les façonnaient eux-mêmes avec de la terre, c´étaient des « mâpis », des « coillus ».

Mappe [n. m.]
Savoie : plan cadastral, en particulier l´ancien cadastre du Duché de Savoie, dressé de 1728 à 1738 sous le régime sarde. Mot emprunté au dialecte piémontais, du latin médiéval mappa.
Il n´y a donc pas lieu de lier directement le mappe savoyard avec le terme homophone ayant désigné une « mappemonde » en français commun, dont il n´est pas le continuateur. (Sur la Toile).

Marain, marin, marrin [n. m.]
Gravats, platras, déblais d´une construction ou d´une démolition.

Marcoret [n. m.]
Savoie : « mercuriale » (Mercurialis sp).

Mare [adv.]
Neuchâtel : complètement, dans l´expression mare seul, mare seule.
J´ai bien essayé la fête nationale de la Sagne (NE). Je me réjouissais tant de cette unique sortie estivale que j´étais pile à l´heure et à pied au sommet du Grand Sommartel. Présente oui, mais mare seule, malheureusement. Comme dans plusieurs communes du canton, la cérémonie avait eu lieu le soir précédent. (Anne Rivier, Domaine Public, 27 août 1999).

Margagne [n. f.]
Savoie : boue, terrain gras, temps pluvieux et maussade. Patois margagni, du gaulois *marga, « boue ».
En automne, on est souvent dans la margagne.

Margale, margalier [. f., n. m.]
En Savoie, margale, en Haute-Savoie, margalier, « cerisier sauvage » (Prunus avium).

Marier [v. tr.]
Epouser, se marier avec.
Il a marié la fille au syndic.

Marinée [n. f.]
Lac Léman : vent qui descend de la vallée de la Morge (Chablais) et qui souffle devant Saint-Gingolph.

Marmite à vapeur [n. f.]
Autocuiseur, cocotte-minute.
Etendre le poisson sur un plat sans trous allant à la marmite à vapeur. (Sur la Toile).

Marrée [n. f.]
Suisse romande : rigolade, partie de rire. Du français populaire se marrer, « rire, s´amuse ».
Elle ferait se rencontrer les gens des deux sexes, (...) afin qu´ils se concoctent ce qu´on appelle ici de « puissantes marrées ». (Sur la Toile).

Marronner [v. intr.]
Grommeler, rouspéter.
Ca en faisait marronner plus d´un, je le sentais et ça aussi c´était cool. (Sur la Toile).

Marteau [n. m.]
Dent molaire.

Mascogne [n. f.]
Genève : tricherie lors d´un examen, d´une épreuve.
Nous avions tous révisé, mais pour être sûr d´avoir une bonne note, nous avons fait la plus grande mascogne du monde. (Sur la Toile).

Mascogner [v. intr.]
Genève : pratiquer la mascogne.
Le rêve de tout étudiant. Pouvoir mascogner sous l´oeil indifférent du surveillant. (Sur la Toile).

Matafan, matefaim [n. m.]
Beignet épais à base d´oeufs, de farine et de lait. Matafan est le correspondant patois franco-provençal du français régional matefaim, « qui mate la faim ».
Au bout de 15 minutes, versez le matafan dans une assiette. (Sur la Toile).
Vous pouvez agrémenter ce matefaim de petits dés de jambon ou de lardons préalablement blanchis et dorés au beurre. (Sur la Toile).

Matagasse [n. f.]
Pie grièche (Lanius sp.)
Environ 270 habitants surnommés « Les Matagasses » (vieux nom attribué à la pie grièche, particulièrement abondante autrefois à Burtigny et qui figure sur les armoiries communales).

Matole [n. f.]
Motte de beurre, diminutif de motte par le patois matola. Par métaphore, femme lourde et molle.

Matouler [v. intr.]
Miauler comme un chat attiré par une chatte en chaleur, et par métaphore courir le jupon. Du patois romand matolâ.
J´ai entendu les chats matouler la nuit passée, et ça m´a fait peur. (Sur la Toile).
Je sais bien qu´ici beaucoup sont agouttes, ce qui n´encourage pas à matouler à droite à gauche, je comprend bien... (Sur la Toile).

Matte [m. f.]
Savoie : tas de bois coupé.
On abattait, on coupait puis faisait des tas ou « mattes » assez réguliers et, par tirage au sort, on recevait les mattes désirées. (Sur la Toile).

Matu, maturité [n. f.]
Suisse romande : diplôme de fin d´études secondaires. Maturité cantonale, fédérale.
On notera cependant qu´aucun élève a fait une maturité classique. L´école de commerce fourni (sic) a (sic) peu près le même nombre d´élèves que la matu latine. (Enquête de l´université de Genève, sur la Toile).
Maturité, Titre obtenu à la suite de la réussite des examens terminant les études secondaires supérieures et permettant l´entrée à l´université ou dans une haute école. (Sur la Toile).

Maude [n. f.]
Savoie : cidre de pommes et de poires.
A l´école de Viuz en Sallaz, nous avons fait du cidre (la Maude) avec les élèves. (Sur la Toile).

Maurabia [n. f.]
Lac Léman : souffle de même direction que le Vent, mais sans nuages ou presque, il annonce le mauvais temps. En patois vaudois, ce mot signifie mûri les blés.
La Maurabia Sa vie est principalement établie l´été. Il (sic) annonce l´arrivée du mauvais temps. Il souffle du Sud Ouest tournant dans le haut lac (Sur la Toile).

Mayaule [n. f.]
Lacs romands : malchance, guigne du pêcheur bredouille.
D´heure en heure, de lancer en lancer, il espère une réponse. Il attend que quelque chose lui dise : « Oui, je suis là, je t´entends ... » Et quand il ne touche pas, quand il est bredouille, ou dans l´épreuve de la mayaule comme on dit en vaudois, la réponse est alors : « Va te faire cuire un oeuf, il n´y a rien pour toi, tu peux continuer mais je m´en fous, tu n´existes pas ... » (Sur la Toile).

Mayen [n. m.]
Alpage de moyenne altitude avec un bâtiment rudimentaire, souvent en main privée, déneigé assez tôt, où le bétail séjourne en mai, avant de monter aux alpages d´été, et en octobre lors de la désalpe. Patois romand maïentse, latin maius, « mois de mai », avec le suffixe -entse.
Jusqu´au début du XXe, l´espace anniviard se répartissait en fonction de ce qu´il pouvait produire et se divisait en quatre parties très distinctes : la plaine, les prairies des villages, les mayens et les alpages. (Sur la Toile).

Mazot [n. m.]
Petit bâtiment alpestre en bois, surélevé sur de hautes pierres formant pilotis pour le préserver de la neige. Un grand disque en pierre, posé sur chaque pilotis empêche les rongeurs d´y pénétrer. Dans les villages, il servait de grenier, et on y entreposait les biens les plus précieux pour qu´ils soient sauvés en cas d´incendie de l´habitation principale. Diminutif de mas, « maison », avec le suffixe diminutif -ot.
Mais vous découvrez ainsi le Valais de l´effervescence industrielle à des années-lumière du mazot pittoresque sur fond de neiges éternelles. (Sur la Toile).

Me [pron. pers.]
Moi. Donne-me le : donne-le moi. Le patois ne distingue pas moi de me.

Mècle [n. f.]
Mélange de céréales, froment et seigle. Du patois mècllia, « mêler », bas latin misculare, « mêler », latin miscere, « mêler, mélanger ».
Il fallait fournir à chaque Saint-Martin dix-sept sacs de messel et dix-sept sacs de mècle (...) (Sur la Toile).

Méclette [n. f.]
Suisse romande : bouillie, purée (dépréciatif). Par analogie, ramassis de gens peu intéressants. Diminutif dérivé de mècle
Je pense au Loup. A sa détresse au cas où.... Tout cet amour... en méclette. (Sur la Toile).

Mécol, mécolle [pron. pers.]
Suisse romande : moi, moi-même, mézigue.

Mèdze [n. m.]
Suisse romande, surtout Vaud : rebouteux, guérisseur, sorcier. On dit aussi : medze, mège, meidze, meidzo, meige. Du patois maidjî, « soigner », vieux français mège, « guérisseur », ancien français megier, « soigner », latin medicus, « médecin ».
La frontière entre le mège et le médecin n´était pas aussi nette que celle que nous connaissons aujourd´hui. (Sur la Toile).

Mégotte [n. f.]
Suisse romande : institutrice, maîtresse d´école.

Merveilles [n. f. pl.]
Savoie, Suisse romande : beignet de pâte frite.
Dès l´automne, les boules de berlin (sic), les « cuisses de dame » ou les merveilles... (Sur la Toile).

Messel [n. m.]
Produit de la ferme, mélange de céréales où le seigle domine. Patois messon, ancien français mes, latin messis, « moisson ».
Pour remplacer une coutume abandonnée en 1702 qui donnait aux bergers le pain du dimanche et celui des saintes communions, on donne à la place onze quarterons de messel. (Sur la Toile).

Messelerie [n. f.]
Surface surveillée par un ou plusieurs messelliers, ou fonction de messellier.
[Le gouverneur de commune] exerçait les droits de messelerie et retirait pour son salaire le fromage (...) (Sur la Toile).

Messelier, messellier [n. m.]
Fermier, responsable des céréales, garde champêtre. Patois mèssèlyi, vieux français messier, « garde champêtre chargé de surveiller les champs avant la moisson », de l´ancien français mes, latin messis, « moisson ».
Dans l´église de Sembrancher, durant la masse dominicale, Henriod Chindona, messelier du lieu, a proclamé que le curé était mis en possession d´un pré situé au-dessous de la Garde au Chanton de la Lechiery pour lequel un cens de 6 deniers avec plaît est dû au curé. (Sur la Toile).

Mettwurst [n. m.]
Suisse romande : saucisse de viande de porc hâchée finement, à tartiner. Nom allemand.
En outre appelé Schmierwurstle parce qu´il est assez mou pour enduire ou écarter, cette saucisse de proc allemande est rouge, gras et chevronné lumineux avec la coriandre et le poivre blanc. Bien qu´il soit cru, le mettwurst est traité, fumé et prépare pour manger. Il est habituellement écarté sur le pain ou des biscuits. (Sic, sur la Toile).

Meule [n. f.]
Suisse romande : chose répétitive et ennuyeuse.
Quelle meule celui-là, on ne peut pas en placer une !

Meuler [v. tr.]
Suisse romande : Réclamer, ennuyer avec insistance, faire des reproches. On dit aussi : faire la meule.
Tu nous meules, avec tes histoires.

Meuron [n. m.]
Mûre, fruit de la ronce, patois maurî. Ancien français « meuron », diminutif avec le suffixe -on de l´ancien français meure, pluriel neutre latin pris pour un féminin mora, du latin morum, grec môron, « mûre ».
DESSERTS. Caprice au chocolat et noisettes, coulis de meurons à la menthe. (Sur la Toile).

Meutet [n. m.]
Jura : museau, visage, bouche.

Miauffe [n. f.]
Vaud : liquide épais, mélasse, au figuré ennuis.
(...) la salée au sucre, pâte à tresse salée sur laquelle est étalée une moque (masse gélifiée) de crème et de sucre. On cuit une demi-heure et on obtient ce délicieux gâteau avec sa miauffe caramélisée. (Sur la Toile).

Mi-blanc, mi-blanche [adj.]
Suisse romande : entre blanc et bis, en parlant du pain, de la farine.
Le Pain, du traditionnel pain mi-blanc ou noir, aux pains spéciaux avec des céréales et des graines, la gamme est très étendue. (Sur la Toile).
Le pain zurichois, fait de farine bise et mi-blanche, est pratique et un peu austère comme le sont les zurichois en général. (Sur la Toile).

Mi-cul [n. m.]
Vieilli : faux-cul, hypocrite.

Milaine [n. f.]
Suisse romande : mi-laine, drap ou étoffre moitié laine, moitié coton.
A la campagne, on a honte aujourd´hui de ces excellents vêtements de milaine en hiver et de grisette en été, qui drapaient si bien autrefois les mâles figures de nos paysans et faisaient ressortir les frais minois des villageoises. (Sur la Toile).

Minçolet, minçolette [adj. et n.]
Suisse romande : très mince, fluet. Au féminin, terme d´affection.
Le look. Ni trop dodu ni trop minçolet. (Sur la Toile).

Ministre [n. m.]
Vaud : le ministre du culte, le pasteur de l´Eglise protestante.
L´intérieur [du temple] est aménagé de telle sorte que les paroles du ministre soient audibles par l´ensemble des fidèles (...) (Sur la Toile).

Minon [n. m.]
Chat. Mouton, amas de poussière, sous les meubles. Chaton d´un arbre.
La parole à Justine, 48 ans, qui, (...) n´en a pas moins développé un art consommé de la chasse aux minons : (...) (Sur la Toile).

Miquelet, miquelette [n. et adj.]
Vaud : petit, maigrichon, chétif. Peut-être du latin mica, « parcelle, miette ».
C´est pas du switch de miquelet, ça, Monsieur (...) (Sur la Toile).

Moder [v. intr.]
Savoie : partir, s´en aller. Latin motare, « mouvoir fortement ; mouvoir souvent », movere, mettre en mouvement, mouvoir.
Alors, on mode bientôt ? Allez, mode !

Modze [n. f.]
Suisse romande : vache, vieux français régional moge, mouge. Mot d´origine celtique, qui a donné le latin mugire, « mugir, beugler ».

Modzeni [n. m.]
Suisse romande : gardien de bestiaux, vacher. Dérivé de modze.

Modzet [n. m.]
Suisse romande : gros veau. Diminutif masculin de modze.

Modzon [n. f.]
Suisse romande : génisse. Diminutif féminin de modze.
Jean-Louis veut des clôtures solides, il n´a pas envie de devoir courir après ses « modzons » ! (Sur la Toile).

Moindre [adj., n. f.]
1. Suisse romande : amoindri, pas en forme.
Il est tout moindre.
2. Suisse romande : la moindre : une petite quantité.
On va manger la moindre.


Moiner, moinner [v. intr.]
Savoie : se plaindre, récrimer, grogner. Patois savoyard mionnâ, « pleurnicher, rabâcher », avec influence de moinnâ, « mugir d´une voix faible (en parlant des vaches et des boeufs) » [Constantin]
Qu´est-ce que tu as mais à moiner ?

Moins juste [loc. adv.]
De justesse.
C'est qu´on a cru qu´il (sic) allaient vraiment nous planter là les mecs, sans dec ! C´était moins juste, on s´était dit « bon, ben, tant pis... » et puis non, c´était pour mieux repartir avec une nouvelle maquette qui laissera désormais plus de place aux photos et mieux coller à ses lecteurs... (Sur la Toile).

Molaine [n. f.]
Lac Léman : brise thermique nocturne qui souffle de terre entre Yvoire et Hermance. Son nom vient du nom de la montagne, le Môle.
Une partie de la flotte choisissait la côte suisse, espérant un Joran qui ne vint jamais, et une autre partie la côte française d´où sorti une petite Molaine. (Sur la Toile).

Môlan [n. m.]
Lac Léman : vent d´orage parfois tempétueux qui souffle du sud à sud-est comme le Bornan, mais sur le Petit-Lac. Son nom vient du nom de la montagne, le Môle.
En voilà un coin charmant, très bien protégé par bise, moins par Môlan et vents du sud. (Sur la Toile).

Molard (être sur le) [loc. v.]
Vieilli : être sans travail. Voir molardier.

Molardier [n. m.]
Vieilli : ouvrier agricole qui se louait, sur la place publique, où les patrons venaient embaucher. En Savoie du Nord, un de ces grands marchés du travail était sur la place du Molard, à Genève, qui est à l´origine de l´expression.
En effet, pour assurer la bonne marche des travaux qui s´exécutaient, disons-le, tous manuellement, on devait, dès le printemps, faire appel à de la main-d´oeuvre saisonnière. (Il y avait pour cela un marché chaque semaine à Genève place du Molard). C´est pour cela que l´on dénommait les ouvriers embauchés les « Molardiers ». (Sur la Toile).

Molette [n. f.]
Le sens de « pierre à aiguiser » ne semble pas connu en France. En ancien français ce mot signifiait « petite meule », du latin populaire moletta, diminutif de mola, meule.

Molindre [n. f.]
Lac Léman : brise locale qui souffle du rivage devant Meillerie.
La Molindre, elle fait de même devant Meillerie et elle est séparée par le célèbre trou de Meillerie où les airs font défaut. (Sur la Toile).

Mollachon, mollachonne, mollachu, mollachue [adj.]
Suisse romande : mou, sans énergie.
Car de ce côté de la Sarine aussi, beaucoup de gens ne se reconnaissent plus dans le discours consensuel mollachu interchangeable des partis traditionnels. (Sur la Toile).

Mômier, mômière [n. m.]
Suisse romande : protestant très pratiquant. Anciennement dissident de l´Eglise protestante officielle, du vieux français mommerie, mascarade, ancien français momer, se déguiser.
Valentin Grandjean a attribué l´échec de la tentative abolitionniste à son caractère « mômier », qui se serait atténué par la suite. (Sur la Toile).

Monchu, monsu [n. m.]
Mot patois signifiant « monsieur ». En particulier, le client d´un guide, un touriste.
Le monchu ignore totalement les us et coutumes des montagnes, mais agit comme si ce n´était pas le cas. (...) Le monchu peut savoir skier, mais c´est contre-nature. (Sur la Toile).

Monde (de ce) [loc. v.]
Encore en vie. S´emploie surtout négativment, par euphémisme.
La Ginette il y a un moment qu´elle n´est plus de ce monde.

Montagne [n. f.]
Alpage avec son chalet, ses prés et ses pâturages, mot régional montagne, « propriété située sur les hauteurs où l´on conduit les troupeaux en alpage » [Constantin].
... au grand Chardevaz une montagne pour l´alpage d´environ quarante vaches et l´hivernage de sept à huit plus ou moins, ensemble les bois existants, chalet, fontaines ou autres dépendances quelconques en tout quatre cent trois poses. (Sur la Toile).

Montagnette [n. f.]
Montagne située à basse altitude.
Pour expliquer ce qu´est une montagnette, il faut parler de la remue (transhumance) qui se pratique en deux, voire trois étapes. Le terme de montagnette est alors opposé à la « montagne » que sont les pelouses de l´alpage d´été. (Sur la Toile).

Monter [v. intr.]
Lac Léman : se diriger vers le Haut Lac, vers le Bouveret. Voir descendre.

Moque [n. f.]
Suisse romande : morve, ou substance qui en a l´aspect.
Mouche-toi, tu as de la moque sous le nez !

Morbier [n. m.]
Suisse romande : horloge comtoise, horloge d´appartement à balancier et à poids. Du village du Jura français de Morbier, d´où ces pendules sont originaires.
Je me souviens que j´avais peur du morbier installé dans l´entrée et dont la sonnerie se perdait dans les couloirs. (Sur la Toile).

Morce [n. f.]
Suisse romande : collation, en-cas, de l´ancien français mors, du latin morsum, morceau enlevé en mordant, de mordere, mordre.
Puis vient le moment où vous allez vous délecter d´une morce encore fumante. (Sur la Toile).

Mordache [n. f.]
Suisse romande : grande gueule.
Toi, Nazaréen, où es-Tu ? Toi qui as une grande mordache, Tu t´es opposé à ce monde, mais ce monde a eu ta peau. (Sur la Toile).

Morget [n. m.]
Lac Léman : brise thermique nocturne de nord-ouest à nord-est qui souffle entre Morges, qui lui donne son nom, et Rolle.
En été, les journées se terminent parfois avec de jolis vents thermiques, comme le Morget, typique de la région. (Sur la Toile).

Motieu [n. m.]
Patois savoyard : mouchoir [Constantin].

Motte [adj.]
Chèvre motte : chèvre dépourvue de cornes.
Le croisement [d´une chèvre Boer] avec une chèvre motte donne à peu près 50% de produits également mottes. (Sur la Toile).

Mouchillon [n. m.]
Moucheron.
Ceci provenait certainement de l´état du Rhône, car ces mouchillons disparurent lors de l´assainissement du fleuve. (Sur la Toile).

Mouet [n. m.]
Petit tas, du patois moué, mouè « tas [de foin, de blé] ».

Mouillé de chaud [loc.]
Dauphiné, Lyonnais : qui a transpiré.
Montée « sportive » (...), mais, mouillé de chaud en montant (malgrés l´ombre), je ne pouvais pas me permettre de m´arrêter plus d´une minute sans avoir froid (à cause de l´ombre). (Sur la Toile).
Expression : Il pèse pas plus de trente kilos tout mouillé de chaud : en comptant largement.

Mouilleur [n. m.]
Suisse romande : individu qui montre un empressement exagéré. De mouiller, au sens obscène.

Mouillon [n. m.]
Suisse romande : humidité.
Deux grandes fondues moitié-moitié (vacherin fribourgeois et gruyère) nous dédommagent de tout le mouillon et le froid de la journée. (Sur la Toile).

Moule [n. m.]
Mesure de capacité pour le bois.
Moule de bois sur le Rhône : 1,843354 stère
Moule de bois sur la Saône : 1,689741 stère (Sur la Toile).
Dans l´Ain, le bois de moule est aussi appelé grand bois. On donne une longueur de 1m33 à celui qui doit être consommé sur place ou vendu à Lyon, et de 1m06 à celui qui doit être exporté à Genève. (Sur la Toile).

Mouler [v. tr. ou intr.]
Lacs romands : mollir, en parlant du vent, ou choquer, en parlant d´un cordage.
Cinquante minutes plus tard, les airs ont un peu moulé (...) (Annik Jacquier, sur la Toile).

Mouset [n. m.]
Suisse romande : musaraigne, souris des champs. De l´ancien français muset, « musaraigne », latin mus, « rat, souris », avec suffixe diminutif.

Moutarde de Bénichon [loc. n.]
« Confiture », servie au petit déjeuner et à l´apéritif le jour de la Bénichon. Elle est préparée à base de sucre candi, d´épices, de vin cuit et de farine de moutarde. Elle est accompagnée de la cuchaule. (Sur la Toile).
Au chapitre des spécialités traditionnelles, commençons par le célèbre Gruyère AOC, puis citons la cuchaule au safran, les distillés de bérudge et poire à botzi, la moutarde de Bénichon, la fondue au vacherin, le jambon de la borne, les vins du Vully, la crème au baquet... sans compter toutes les autres spécialités laitières et fromagères qu´offre l´attachant pays fribourgeois. (Sur la Toile).

Moutre [n. f.]
Mère, par francisation de l´allemand Mutter.

Moutz, mutz [n. m.]
Vaud : ours, mot du patois alémanique. Par allusion aux armoiries bernoises, ces termes désignent aussi les Bernois.
Il l´attrape de la même manière, solidement, et les tenant toutes les deux devant lui, il leur cogne la tête l´une contre l´autre, de toutes ses forces, tant et si bien que les deux mutz tombent raides morts devant lui, le crâne fracassé. (Albert Itten et Roger Bastian, sur la Toile).
alors vraiment super l´argument de jouer le 6ème match à Bern, si c'est comme ça qu´il compte calmer les moutz et les casseurs qui n´ont rien à foutre du hockey, c´est de la fine psychologie. (Sur la Toile).

Muid [n. m.]
Suisse romande : ancienne mesure de capacité pour les grains. Latin médiéval modius, « mesure de capacité pour tout solide ou liquide ».
Un Muid (Mütt) valait 12 bichets ou 48 Emines (Sur la Toile).

Musique à bouche [loc. n. m.]
Suisse romande : harmonica.
Tout gosse, il se met au piano, et c´est à l´âge de 11 ans qu´il achète sa première guitare, avant de se consacrer toujours davantage au chant, même s´il s´adonne aujourd´hui avec bonheur au piano, à la guitare, la mandoline ou encore la musique à bouche. (Sur la Toile).