"Aller à l'école, c'est préparer ses crayons pour dessiner sa vie"

A

Abade (à l´) [expr.]
Toujours au loin, hors de la maison, parti en liberté ou sans qu´on sache où. Patois abadô, « libre, détaché » [Constantin], voir bader.
Quand les chèvres sont à l´abade, il faut leur courir après. (Sur la Toile).

Abadée [n. f.]
Savoie : sévère remontrance, engueulade.
Elle lui a passé une abadée de première, sous le prétexte qu´elle en avait assez de voir traîner les outils et que c´était une porcherie au grenier avec toutes les bouteilles de plastique qui pourrissaient et qu´elle commençait à en avoir marre de ce logis qui tenait de la cour des miracles, et qu´elle ne supportait plus les odeurs de caoutchouc brûlé et les taches de cirage étalées sur la moquette un peu partout. (Sur la Toile).

Abader [v. tr.]
Détacher, lâcher, donner la liberté, patois savoyard abada, même sens [Constantin].
Après on a défait les liens des vaches pour les abader et leur permettre d´aller boire au bassin. (Sur la Toile).

Abader (s´) [v. pron.]
Se mettre en train ; commencer une activité ; se lever, le matin ; prendre la clé des champs. Patois savoyard s´abada, « se sauver » [Constantin]. Patois romand abadda, avec négation : « ne pas quitter la maison d´autrui » [Bridel]. Voir bader.
Les bonnes raisons de s´abader ne manquent pas entre les bornes frontières riches en histoire et en anecdotes, les paysages du Mont de l´Herba, et les légendes de la forêt du Risoux.... (Sur la Toile).

Abbaye [n. f.]
Vaud : société de tir, confrérie de tireurs ; concours de tir organisé par une telle société.
Les abbayes vaudoises ne sont pas dirigées par un président, mais par un abbé. Celui-ci n´a rien d´un ecclésiastique car la confrérie est à cent lieues d´une communauté religieuse. Dans cette abbaye-là, l´encens sent la poudre à fusil et la communion est un festin à la chère exquise. (Sur la Toile).

Abécher [v. tr.]
Faire joindre les deux bouts [Constantin], joindre les bouts tête bêche.

Abéquer (s´) [v. pron.]
Se jucher de manière instable.

Aberger, alberger [v. intr.]
Vaud, Savoie : choisir un fiancé, souvent en couchant avec lui. Patois aberdzi, « donner l´hospitalité », aussi même sens que ci-dessus [Bridel]. Pour l´étymologie de ce mot, voir abergeage.
(...) dans la région des Ormonts, il était admis que des jeunes sortant ensemble couchent ensemble, chez les parents de la belle ; cette manière de faire se nommait aberger. (Sur la Toile).

A bien plaire [loc.]
Selon le bon vouloir, sans obligation.
Les renseignements fournis le sont « A BIEN PLAIRE », ce qui signifie que la permanence juridique et le requérant ne se trouvent pas dans une relation contractuelle de mandat. (Sur la Toile).

Abocher [v. t.]
Mettre sens dessus dessous, face contre terre, renverser ; aussi, tomber en avant.
Abocher quelque chose ou quelqu´un, c´est le renverser ; c´est alors mettre un tonneau sur sa bonde pour le vider et le faire sécher, comme c´est mettre une bouteille sur son goulot ou encore poser un seau sens dessus dessous. (Sur la Toile).

Abochon (d´) [loc. adv.]
Sens dessus dessous, face contre terre. Patois romand A botzon, même sens [Bridel]. Patois savoyard abochon, abouchon, « la face contre terre, sens dessus dessous » [Constantin].
Il est tombé d´abochon. Il dort d´abochon. Mets la casserole d´abochon, pour la faire égoutter.

Abondance [n. f.]
1. Race de vaches originaires de la vallée d´Abondance (Haute-Savoie).
Appartenant au groupe des races pie rouge, [l´ancêtre de l´Abondance] serait arrivée avec les Burgondes dans le Chablais qui est devenu son berceau. Elle était déjà élevée à l´abbaye de Saint-Maurice d'Agaune dès le XIIe siècle. Elle était à l´origine connue sous le nom de « chablaisienne ». (Sur la Toile)
2. Fromage à pâte mi-dure de la région d´Abondance (Haute-Savoie).
L´abondance est un fromage français de la région savoyarde. Il est entièrement fabriquée au lait cru entier, et présente un fondant et des arômes très développés, bien qu´un peu moins puissants que ceux du beaufort. Les fromages abondance sont fabriqués avec le lait de vaches de races Abondance, Tarine ou Montbéliarde. (Sur la Toile).


Abord (d´) [loc. adv.]
Dans peu de temps, tout de suite, aussitôt [Constantin].
Attends-moi, je suis d´abord là. Je le ferai d´abord après. Si tu continues, tu vas d´abord voir.

Acafalé [adj.]
Vaud : allongé, étendu.
A la demi de midi, je me lance à sa recherche et trouve mon Julet acafalé de tout son long au milieu du plantage, raide mort. (Albert Itten et Roger Bastian, sur la Toile).

Acagnardir (s´) [v. pron.]
S´acagnarder, se laisser aller à la molesse [Constantin], voir cagnard. Ancien français acagnardement, « mollesse, fainéantise ».
A Genève, il était très mal vu de s´acagnardir. (Sur la Toile).

Acagner (s´) [v. pron.]
Se blottir, se coucher en se pelotonnant [Constantin].
Etymologie : À et cagnard ; Genevois, s´acagnardir et aussi s´acagner, se blottir.

Accordairon [n. m.]
Vaud : pacte, marché, convention, accord.

Accouet [n. m.]
Vaud : énergie, force, entrain.
Une tsequée de Williamine engendre l´accouet. (Sur la Toile).

Action [n. f.]
Suisse romande : promotion, vente réclame, vente promotionelle. C´est un germanisme.
Certaines entreprises désirent faire profiter les lecteurs d´allo.ch d´actions spéciales (Sur la Toile).

Adieu ! [interj.]
Terme de salutation, extrêmement courant. Il indique le bonjour que l´on donne à une personne et non, comme en français, le fait de prendre congé d´elle.
Adieu, ça va ?

Adieu je t´ai vu [loc.]
1. Expression décrivant la déception, la défaite.
Les malheureux migrants, toujours plus interchangeables, ne seront que des matricules, des maillons de la chaine de production qui doit assurer la prosperité des entreprises. Leur pensum accompli, adieu je t´ai vu. (La Liberté, 27 janvier 1990).
2. Expression impertinente, lancée par quelqu´un qui se sauve, après avoir joué un tour.
Et ensuite il va au temple, il marche, saute et loue Dieu. Il aurait pu se dire, je suis guéri, adieu, je t´ai vu ! (Sur la Toile).


Adoduler [v. tr.]
Suisse romande : cajoler, bercer pour endormir.

Adret [n. m.]
Versant d´une vallée exposé au sud, bon côté d´une montagne, opposé à l´ubac. Patois adrai, [Bridel], adrê, [Constantin], même sens, ancien français adroet, adroit, « opposé d´envers », bas latin ad directum, adrectum, du latin ad directu [soli], « au droit [du soleil] ».
Sur le coteau, les conditions climatiques sèches sont accentuées par la forte insolation relative à la situation d´adret. (Sur la Toile).

Affaner [v. tr.]
Gagner péniblement sa vie, à la sueur de son front, avec peine. Patois afana [Bridel], vieux français affaneur, « crocheteur ou portefaix », latin populaire afannare, peut-être de fanari, « se démener en furieux, » ou du latin afannae, « sottises, choses embrouillées, balivernes », affanniae, « sornettes, balivernes », ou encore selon Constantin, de l´ancien français affener, « donner du foin au bétail », affanure, « salaire payé en nature aux faneurs », affanor, « ouvrier [agricole] d´un rang inférieur », roman affan, « ouvrier à gages », du latin faenum, fenum, « foin ». En ancien français afaner est une variante de ahaner, « travailler, se fatiguer, se donner de la peine », mot d´origine onomatopéique.
On a travaillé dur toute notre vie, le peu qu´on a, on l´a bien affané.

Affauti, affautie [adj.]
Faible, amaigri, de l´ancien verbe local affautir, « priver de nourriture ». Patois affauti, afoti, même sens [Bridel], afauti, « débile, anémique par suite d´une nourriture insuffisante » [Constantin], ancien français afautier, « tomber ».

Affiche (à l´) [loc.]
Savoie : état de celui dont le mariage est annoncé, dont les bans sont publiés. Patois savoyard afichi, « afficher. S´emploie pour publier les bans d´un mariage » [Constantin].
Ils ne sont pas encore à l´affiche, mais il y a un moment qu´ils fréquentent.

Agacin, agassin, agasson [n. m.]
Patois savoyard agacin, « cor au pied » [Constantin], patois romand agassin, agasson, « cor au pied, durillon » [Bridel], ancien français agacin, agaçon, agassin, « cor aux pieds, durillon ». Probablement de même origine que le français agacer, ancien français agacer, agacier, agasser, « crier, en parlant de la pie », qui dérive du germanique *agaza, « pie ».
Ici Adolphe (ou tout homme à la place d´Adolphe) ressemble à ce paysan du Languedoc qui souffrait horriblement d´un agacin (en français, cor ; mais le mot de la langue d´Oc n´est-il pas plus joli ?). Ce paysan enfonçait son pied de deux pouces dans les cailloux les plus aigus du chemin, en disant à son agacin : - Troun de Diou ! de bagasse ! si tu mé fais souffrir, jé té le rends bien. (Honoré de Balzac, Petites Misères de la vie conjugale).

Agate [n. f.]
Bille de verre, parfois décorée d´un oeil-de-chat coloré, utilisée dans le jeu de billes. Par analogie avec la pierre semi-précieuse du même nom. Latin achates, du grec Akhatés, nom d´une rivière de Sicile où l´on aurait trouvé cette pierre.
Plus l´agate était belle, plus loin devaient se placer les tireurs. (sur la Toile).

Agender [v. tr.]
Suisse romande : fixer une date, par exemple pour une réunion.
La Commission est l´organe suprême du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, un de ses mandats et (sic) de plannifier (resic) et d´agender la Conférence Internationale. (SAR Margriet de Hollande, sur la Toile).
Inscrire dans un agenda, sur un calendrier, dans une liste d´évènements.
N´hésitez pas à nous contacter pour nous informer de vos manifestations afin de les agender. (sur la Toile).

Agnafe [n. f.]
Vaud : gifle.
Se prendre une agnafe.

Agnollon [n. m.]
Pâte farcie de viande [Constantin]. Cette préparation est appelée « raviole » dans le Dauphiné. Cf. les mots italiens agnolotti et ravioli.

Agnoti [n. m.]
Niais, stupide. Peut-être du patois genevois aniati, anioti, « éreinté », amioti, « fatigué, éreinté, rapetissé, rabougri, racorni » [Constantin].
D´ailleurs cet agnoti n´a pas compris que les Valaisans depuis toujours produisent leur absinthe en toute tranquillité car eux sont discrets et non (sic) pas besoin de label pour écouler leur production. (sur la Toile).

Agoutte [adj.]
Tarie, en parlant d´une femelle laitière, d´une source, etc. Patois agota.
Certaines d'entre elles sont d'ailleurs « agouttes » et ne sont plus traites. (sur la Toile).
Par extension, se dit d´un homme devenu impuissant.


Aguillage [n. m.]
Empilement instable. Patois savoyard aguillage, « entassement mal fait » [Constantin].
Mais là, les décisions ont été prises sans aucune consultation ; ça reste un « aguillage » et je suis pleine de circonspection par rapport à ce qui est imposé. (Jacqueline Jaquet-Berger, sur la Toile).

Aguiller [v. tr.]
Poser en haut, de manière parfois instable. Patois genevois aguiller, « mettre, jeter un objet sur un lieu qui n´est pas à portée de la main », ancien français aguillier, aiguillier, « placer en haut », du latin *acuicula, « petite aiguille », de acus, « aiguille », racine indo-européenne *ak-, « pointu ».
(...) pendant que Zaza et Claire firent du « cheval-stop » et furent aguillées tant bien que mal sur les canassons des voitures-balais, et purent ainsi batoiller. (Sur la Toile).

Aguiller (s') [v. pron.]
Se percher, se jucher [Constantin].
Voilà le Jules qui s´aguille sur le mur, en pantet, fin rond. (Gilles, Le langage vaudois, sur la Toile).

Aigre (faire) [loc. v.]
Pousser ou lever un objet avec un levier, faire une pesée [Constantin]. Patois vaudois égre, « levier », pourrait correspondre à l´ancien français aigre, « sorte de houe, instrument pour arracher les souches ».
non aucun problème, sauf le vissage des pistons AR- j´ai mis 2 boulons de 6 dans les trous et j´ai fait aigre avec un tournevis, ça rentre tout en douceur, mais il faut visser bien à fond pour pouvoir entrer les plaquettes neuves (Sur la Toile).

Air (donner de l´) [loc. v.]
Savoie : ressembler à quelqu´un.
Il donne de l´air à son oncle.

Airs [n. m. pl.]
Lacs romands : tout ce qui souffle sur le lac.
Dans les airs qui forcissent, le départ est donné bien en nant du quai. (Annik Jacquier, sur la Toile).

Albergement [n. m.]
Ancienne coutume qui permettait aux fiancés de coucher ensemble chez les parents de la jeune fille, voir aberger.
En Savoie, l´ « albergement » donnait toute liberté aux jeunes filles d´accueillir dans leur lit (alberger) les garçons venus leur rendre visite le samedi et les jours de fête. Mais elles gardaient leur chemise et exigeaient la promesse que serait respectée leur pudicité, s´en remettant à la loyauté de leurs partenaires. (L´albergement devint d´ailleurs un motif d´excommunication à partir de 1609.) (Sur la Toile).

Albrans [n. m. pl.]
Lac Léman : nom de diverses brises thermiques nocturnes qui soufflent de terre entre Evian et le Bouveret.
Les zones sont restées fraîches, les albrans descendent de la montagne et soufflent de la côte vers le large. (Sur la Toile).

Alève [n. m.]
Nom donné en Haute-Maurienne au pin d´arolle ou pin cembrot (Pinus Cembra).

Aller (y) [loc. v.]
Suisse romande : partir.
On y va, ou bien ?

Allodiateur [n. m.]
Valais : consort à qui est réservé le droit de participer à l´assemblée générale et d´autres droits sociaux. Francique allod, « propriété complète ».
Il ne peut être porté atteinte par décision sociale à la substance des droits d´un consort, qu´il soit ou non allodiateur. (Sur la Toile).

Alma mater [loc. n. f.]
Suisse romande : université, haute école. S´emploie aussi en Belgique et au Quebec, et en France avec une nuance de plaisanterie. Latin alma, « mère nourricière », de almus « nourrissant, nouricier », dérivé de alere, « nourrir, élever », et mater, « mère ».
Rassurez-vous, c´est plutôt l´avenir de notre Alma mater que j´entends évoquer. (Allocution de M. Jean-Luc Falcone lors du Dies academicus 2000).

Alogne [n. f.]
Noisette. Gaulois *ollanio, même sens, latin abellana, « noisette », gaulois *ollanios, « noisetier ». En ancien français aulonier semble avoir signifié « arbousier ».
Avellana se retrouvera plus tard dans notre patois vaudois avec alognes, qui veut dire noisettes. (Fausse étymologie, sur la Toile).

Alognier [n. m.]
Noisetier, de alogne, « noisette ».

Alpagiste [n. m.]
Gardien de troupeau sur un alpage.
Je voudrais remercier ASTERS et son président Georges Lacroix, qui est à l´origine de ce projet, ainsi que l´alpagiste Pierre Métral qui nous accueillera dans son chalet pour le déjeuner. (Sur la Toile).

Alper [v. tr.]
Monter le bétail aux alpages.
(...) quelle alternative se posera à l´agriculteur lorsqu´il devra effectuer les travaux de la vigne, cueillir ses légumes, faire ses foins ou alper son bétail ? (Sur la Toile).

Amasser [v. tr.]
Genève (vieilli), Savoie : bien nettoyer son assiette de la sauce et des menus restes, avec un morceau de pain. « Manger ce qui reste au fond d´un plat, d´une assiette ou d´une marmite » [Constantin]
Amasse-moi cette assiette comme il faut.

Ambresaille, ambrune [n. f.]
Savoie : airelle-myrtille (Vaccinium myrtillus). Synonymes : embrosale, embrune.
Ambresaille : (...) Nom du myrtil (sic) ou airelle en Suisse et, en particulier, chez Töpffer, qui fait grand usage de ce mot dans ses récits d´excursions pédestres. (Littré, sur la Toile).

Amigne [n. m.]
Cépage de vin blanc du Valais, dont le nom viendrait du latin [vitis] amoena, « [vigne] agréable ». Ce cépage occupe 18 hectares, dont les deux tiers à Vétroz.
L´Amigne est un cépage qui est cultivé uniquement en Valais, bien que son origine est peut-être dérivée d´une lointaine importation romaine ou moyenâgeuse. (Sur la Toile).

Amoder [v. t.]
Neuchâtel : mettre en train, mettre en mouvement, donner l'élan.
Voir aussi emmoder, moder.
Amoder le moteur, c'est-à-dire le mettre en marche. [André Jeanneret, 1967].

Anaille [n. f.]
Vieilli : noisette, noix [Constantin]. Du latin [nux] avellana, « [noix d´]Abella ».
Chalande est venu
Son chapeau pointu
Sa barbe de paille.
Cassons les anailles,
Mangeons du pain blanc
Jusqu´au Nouvel An.
Il descend les escaliers
Il se casse le bout du nez.
Quand il est malade
Il mange des salades,
Quand il est guéri
Il mange des souris
Toutes pourries... (comptine).

Ancelle, anseille [n. f.]
Ancelle est le nom utilisé en Savoie et anseille celui utilisé en Suisse romande. Bardeau, aisseau, planchette utilisée pour la couverture des toits, voir aussi tavillon. De l´ancien français ancelle, « ais, bardeau ».
Les photos anciennes nous donnent une idée précise de ce qu´était la ferme qui devait devenir le Gai Soleil : une bâtisse solidement campée sur des murs de 80 à 90 cm d´épaisseur, le haut des façades est et ouest en bois, sur deux niveaux, une « loge » sur la façade ouest et une toiture en ancelles (plaques de bois d´épicéa taillées dans le fil). (Sur la Toile).
L´emploi du bois se poursuit dans les zones de montagne, où, à côté de la technique ancestrale des toits en anseilles chargées de pierres, apparaissent les tavillons cloués. (Sur la Toile).

Ane rouge [loc.]
Personne obstinée.
« Milosevic est tétu (sic) comme un âne rouge », aurait confié Jacques Chirac. (Sur la Toile).

Apigeonner [v. tr.]
Genève (vieilli), Vaud : leurrer, appâter pour tromper, pigeonner, duper, séduire.
Bravo, bonne mémoire ! Vous êtes-vous déjà fait apigeonner... (Sur la Toile).

Aponce, apponce, apponse [n. f.]
Ajoutage, pièce ajoutée, appondue. Patois aponse, « ajoutage », ancien participe passé féminin de apondre, devenu substantif [Constantin]. Voir appondre.
Elle s´approprie l´aponce comme les alentours du chalet. (Sur la Toile).
Noyau en Frênes blanc sur la longueur totale du ski (sans noeuds ni apponce). (Sur la Toile).

Appointé [n. m.]
Suisse romande : soldat de première classe, policier d´un grade supérieur au simple agent.
Un appointé du Corps des gardes-fortifications (CGF) a falsifié des bulletins de livraison et autres documents, (...) (Sur la Toile).

Appondre [v. tr.]
Ajouter bout à bout, joindre. Patois apondre, « ajouter, attacher, allonger » [Constantin]. Du latin apponere, adponere, « placer auprès, ajouter ».
La même manière d´appondre les lignes a été employée pour la production de séquences aléatoires (...) (Sur la Toile).
Sens figuré : relancer une dispute.
Proverbe : Qui répond appond, on n´en finit plus.

Approprier [v. tr.]
Nettoyer, rendre propre.
Approprier sa chambre.

Après [prép.]
Préposition très employée. Elle marque la relation : Il a demandé après toi, et elle indique le lieu ou l´action : La clé est après la porte.

Aquiger [v. tr.]
Attaquer, taquiner, exagérer.
Cent sous les deux décis, ils aquigent un peu.
Au participe passé : mal en point.
Il est tombé à vélo, il est drôlement aquigé.

Arbenne, arbine [n. f.]
Savoie : nom régional du lagopède alpin ou perdrix des neiges (Lagopus mutus). De l´adjectif féminin latin albina, « blanche ».
Dans la partie de la Savoie qui avoisine le Valais, on nomme [les lagopèdes] arbenne, et ce mot différemment altéré par différens patois, moitié Suisse, moitié Grisons, aura pu produire quelques-uns de ceux dont je viens de parler. (Leclerc, Comte de Buffon, « Histoire naturelle »).

Arche [n. f.]
Huche pour le grain, la farine. Patois savoyard archë, « grand coffre, spécialement pour avoine, farine, etc. » [Constantin], du latin arca, « coffre, armoire ».
En face de la couche [du meunier], quatre arches de bois servaient à conserver le grain prélevé pour son salaire... (Sur la toile).

Arcosse [n. m.]
Aulne vert (alnus viridis) [Constantin]. Ce nom pourrait aussi désigner l´argousier Hippophae rhamnoides.
Par faible enneigement, on peut sauter une barre de 2m sur la gauche ou la descendre en s'aidant des arcosses qui la coiffent. (Sur la Toile).

Armailli [n. m.]
Suisse romande : chef d´une exploitation fromagère sur l´alpage et maître fromager, patois fribourgeois armayi. Patois savoyard armalyi, « berger » [Constantin], ancien français almaillier, *armaillier, « qui possède ou conduit des troupeaux ».
Les armaillis des Colombettes
De bon matin se sont levés.
(Le Ranz des Vaches).

Arole, arolle [n. m., parfois f.]
Espèce de pin (Pinus Cembra), appelé aussi pin d´arolle ou pin cembrot, qu´on trouve entre 1200 et 2500 m. Patois aròla, gaulois *arulla diminutif de *arwa, « pin, conifère ».
Après avoir arraché un cône d´un pin d´arolle, [le casse-noix] le coince dans une fente de l´écorce. (Sur la Toile).

Arrière (en) [loc. adv.]
Suisse romande : de cela. C´est probablement un germanisme, cf. en allemand drei Jahre vorher.
En effet, je crois vraiment halluciner en lisant ce que le Conseil fédéral a écrit à ce sujet il y a une année en arrière ! (Sur la Toile).

Arsouiller [v. tr.]
Jura, Savoie : mal recevoir, gronder, réprimander, engueuler. De l´argot arsouille, « personnage peu recommandable », verlan de souillard, « valet de cuisine », de souillarde, « cuisine ».

Arteplage [n. f.]
Une des quatre plages artificielles construites pour l´exposition nationale suisse de 2002.
Les recettes, notamment, ont plongé par rapport aux prévisions établies en janvier 2000. Comment est-ce possible alors que l´Expo claironne à qui veut l´entendre que les Suisses se précipitent sur les arteplages et ressortent ravis ? (Arthur Grosjean, La Tribune de Genève).

Arvi ! [interj.]
Savoie : expression patoise, pour prendre congé, signifiant « au revoir ». Elle est souvent soulignée par l´explétif pa. Cette expression est surtout utilisée par les Parisiens en vacances en Savoie.
Arvi, pa !

Arvine [n. f.]
Cépage de vin blanc du Valais. On l´appelle aussi Petite Arvine.
La Petite Arvine ne doit pas être confondue avec l´Arvine, cépage aujourd´hui pratiquement disparu, et dont la grandeur des baies permettait de la différencier de sa proche cousine. (Sur la Toile).

Assermentation [n. f.]
Suisse romande : Action de faire prêter ou de prêter serment.
Assermentation des gardiens et surveillants de prison. (Sur la Toile).

Assermenter [v. tr.]
Suisse romande : Faire prêter serment. En français, seul le participe passé est utilisé.
Le représentant du Conseil fédéral ou le commandant de la troupe à assermenter lit le message du Conseil fédéral qui motive le service actif. (Sur la Toile).

Assez [adv.]
Adverbe qui a souvent un sens explétif.
On y a assez vu.

Astiquée [n. f.]
Suisse romande : correction, coup violent ; remontrance ; ivresse.
J´adore quand tu as la rage ! Et ce crétin de collègue méritait bien une astiquée de ta part. (Sur la Toile).

Astiquer [v. tr.]
Engueuler, admonester sévèrement.
Un merci particuliers aux commerçants qui paient des annonces ...pour se faire astiquer. Pensez à eux aussi, lors de vos achats, plutôt que de monter à Avry pour gagner 2 francs ! (Sur la Toile).

Atriau, attriau [n. m.]
Chair et foie de porc hâchés, façonnés dans une crépine. Patois savoyard âtriô, « boulettes de foie de cochon hâché fin et plié dans le péritoine » [Constantin]. Ancien français hetriaulx, « foie », patois genevois atrio en 1602.
De la gelée jusqu´à la choucroute, en passant par le boudin et les atriaux, toute la bête est cuisinée. (Sur la Toile).
Les attriaux : un hachis menu de foie, de chair maigre, d´oignons et d´ail est poivré, salé, mêlé aux herbes diverses, rassemblé en petit tas et enveloppé dans une toilette de porc (membrane transparente). Le tout est revenu à la poële. Servi avec des choux blancs ou des pommes de terre. (Sur la Toile).

Attendre [v. intr.]
Attendre un heureux évènement, être enceinte.
La fille Vuille de Plamboz, oui, la cadette, elle a le masque, elle attend sûrement pour l´automne. (Anne Rivier, Domaine Public, 13 septembre 2002).

Attendre un moment [loc. v.]
Terme de menace.
Attends un moment, tu vas voir !

Attique [n. m.]
Suisse romande : dernier étage d´un immeuble.
La surface des pièces situées en attique est calculée selon le principe énoncé à l´alinéa précédent. (Sur la Toile).

Au [prép.]
Chez, en parlant de personnes qui donnent des soins médicaux ou esthétiques.
Monsieur Herzl, un homme dans la cinquantaine, va au docteur et se plaint que sa vie conjugale a perdu tout éclat. (Sur la Toile).

Auditoire [n. m.]
Suisse romande : Amphithéâtre, salle de cours ou de conférences.
Le cours a lieu le lundi de 13h15 à 15h dans l´auditoire CE 6 et le jeudi de 10h15 à 12h dans l´auditoire CE 4. (Sur la Toile).

Aula [n. f.]
Suisse romande : Auditoire principal, utilisé pour les cérémonies. Latin aula, « cour », au Moyen Age, grande salle servant aux réceptions et audiences du seigneur.
Dies Academicus : 4 novembre 2000, 9h45, Aula des Jeunes-Rives, Espace Louis-Agassiz1 (sic). (Sur la Toile).

Autogoal [n. m.]
Suisse romande : but marqué contre son propre camp. Anglais goal, « but », avec le préfixe auto, « soi-même ».
Oui à l´Europe : L´autogoal des sceptiques. (Domaine Public, 19 janvier 2001).

Avalé la queue du chat (avoir) [loc. v.]
Etre enroué.
Ce matin on aurait dit que j'avais avalé la queue du chat, j'étais aphone. (Sur la Toile).

Avale royaume [n. m. inv.]
Suisse romande : glouton, goinfre.
Citons encore deux ou trois plats typiques chers aux solides appétits de nos avale royaume, dits aussi boyaux droits (...) (Sur la Toile).

Avance (avoir de l´) [loc. v.]
Etre actif, rapide dans le travail.
Cet ouvrier a beaucoup d´avance.
Etre intellectuellement vif.
Le pauvret, il n´a pas bien d´avance à l´école.

Avoir [v. tr.]
Venir à bout de quelque chose.
J´ai essayé de tirer la tronche mais j´ai pas pu l´avoir.

Ayse [n. pr.]
Vin pétillant de la région de Bonneville, dans la vallée de l´Arve, du nom du hameau où ce vin est produit. On trouve aussi la graphie Ayze, et plus rarement Aïze.
Le gringuet, plant unique en son genre dans la région Haut-Savoyarde, est le fondement de la vraie personnalité de l´Ayse (près de Bonneville). Vinifié conformément aux usages locaux, l´Ayse pétillant ou mousseux est obtenu par seconde fermentation « spontanée » en bouteille. (Sur la Toile).
Le verdoyant coteau plein sud d´Ayze abrite un vignoble en pleine expansion, plus de 21 ha de vigne y sont travaillés, un vin blanc pétillant ou tranquille est issu du cépage Gringet que l´on ne retrouve nulle part ailleurs, le vin, cru Ayze, est en appellation d´origine contrôlée (AOC). (Sur la Toile).
Coupe de l´amitié Aïze domaine Belluard. (Sur la Toile).

Azorer [v. tr.]
Suisse romande : réprimander violemment. De Azor, nom de chien fréquent.
Je me suis fait azorer.

B

Baban [n. m.]
Genève (vieilli), Savoie : nigaud, paresseux, flâneur [Constantin]. Ce terme est un mélange d´affectueux et de péjoratif. Le mot baban signifie « enfant » ou « poupée » en irlandais et gallois, et vient probablement du celtique.
Grand baban !

Baboler [v. intr.]
Raconter des baboleries, grommeler, bafouiller, bredouiller. Latin babulus, « hâbleur, babillard », babire, « se vanter », grec babazein, « parler de manière inarticulée », sanscrit balbala, « bégaiement ».
Regardez ce bambin qui commence tout juste à marcher et à baboler. (Sur la Toile).

Babolerie [n. f.]
Propos badins, sans signification, bêtises.
Après tout, why not l´internet est le réseau de l´espace communiquant et partir de la chaleur pour rencontrer les 2b3 c´est valoriser le vieil adage savoyard : Tout ça, c´est des baboleries. (Sur la Toile).

Babolet [n. m.]
Individu qui babole.

Babu [n. m.]
Savoie : fantôme, spectre, épouvantail [Constantin].
Tu n´es pas obligé de devenir grossier. Ni de me prendre pour un babu. (Sur la Toile).

Bachal, bachat, bachet [n. m.]
Genève (vieilli), Savoie : bassin, auge pour l´eau en bois ou en pierre, tronc d´arbre évidé pour faire un abreuvoir. Patois bacha, bachè, « grand bassin de pierre ou de bois servant à contenir l´eau ; abreuvoir, fontaine. Près des habitations, ce bassin est généralement surmonté d´une chèvre d´où l´eau tombe » [Constantin]. De l´ancien français bachas, bachat, « auge », bachasse, « cuvette, bassin de fontaine, auge dans laquelle on fait boire les chevaux », bache, « goulet, tranchée pour conduire l´eau », bas latin bachassium, bacharium, « auge en bois ou en pierre », bas latin baccum, latin vulgaire baccus, « récipient », celtique *bac, « creux, cavité, bassin ».
Vous y découvrirez des ruelles tranquilles, rafraîchies par les eaux du bachal (...) (Vallée de Chamonix, sur la Toile).
Sur la gauche, prendre direction les platres, (sic) là une montée sèche représente la partie la plus difficile pour les petites jambes ! ! ! arrivé aux Platres, présence d´un bachat pour prendre de l´eau. (Sur la Toile).

Bâcheux [adj.]
Marécageux [Constantin], probablement de l´ancien français bauche, gaulois *balcos, « boue ».

Bacouni [n. m.]
Lac Léman (seulement sur la rive nord et à Genève) : batelier.
Par le passé l´équipage était plus réduit, mais les Bacounis étaient des professionnels qui vivaient à bord et de plus ils ne transportaient pas des passagers mais des pierres et autres matériaux. (Sur la Toile).

Badadia [n. m.]
Un peu fou. Patois romand bâdou, « badaud », puis « nigaud ».
Il est vrai que réponse après réponse, il confirme le diagnostic : complètement badadia ! (Sur la Toile).

Badaré [n. m.]
Péjoratif, personne maladroite. Peut-être de l´italien badare, « regarder, s´arrêter, perdre son temps », latin badare, « béer, bayer, être ébahi ».
Ah !, t´es bien un badaré : regarde moi ce travail !

Bade (de) [loc. adv.]
Pour rien, sans résultat, en vain, inutilenent ; librement, aisément [Constantin]. Voir aussi Abade. De l´ancien français bade, « chose frivole, vanité, bêtise, baliverne », de bade, « par plaisanterie », aller en bades, « se perdre, n´aboutir à rien ».
On a fait un voyage de bade.

Bader [v. intr.]
Se promener en badaud. De l´ancien français bader, « ouvrir ; être ouvert », latin badare, « béer, bâiller ».
Ne restez pas à bader comme ça.
Perdre son temps.
On a badé toute la journée pour rien faire.

Bagnolet [n. m.]
Savoie : baquet.
Philomène retire la motte de beurre de la baratte, la dépose dans un bagnolet rempli d´eau fraîche, (...) (Sur la Toile).

Bagolu [n. m.]
Savoie (Genevois) : Ivrogne et dissipateur. Patois savoyard bagolu, « homme qui parle à tort et à travers, croyant en imposer par son bavardage » [Constantin].
One Grillië qu´ tot l´ cho têimps z-avê fait l´ bagolu (La cigale ayant chanté tout l´été, sur la Toile).

Baidgé, baidgelle [n. m., n. f.]
Jura : bavard impénitent. On écrit aussi : baidget, bédgé, bédgelle.

Baigner [v. intr.]
Genève : l´expression « la lune baigne » correspond au français « la lune boit », la lune est entourée d´un halo.
La lune baigne, le temps va changer.

Baitchai [n. m.]
Jura : charivari de Carnaval.
Cette nuit, un peu partout dans le Jura mais spécialement aux Franches-Montagnes, des groupes perpétuent le traditionnel baitchai de carnaval. (Sur la Toile).

Balai de riz [n. m.]
Balai de fibres végétales, voir rizette.
C´est la sorcière de minuit
Qu´est repartie bien vite
Sur son vieux balai de riz
Je l´ai vue prendre la fuite. (Sur la Toile).

Balan, balant [n. m. inv.]
Suisse romande : anciennement balançoire, escarpolette. Etre sur le balan, en balan : être en position instable, hésiter. Dérivé de balance, du latin bilanx, « qui a deux plateaux, balance » [Constantin].
La Cevaa est la Communauté d´Eglises en Mission (appelée auparavant « Communauté évangélique d´action apostolique ») ; elle est composée de 47 Eglises, dont une certaine proportion sont sur le balan, principalement les Eglises de Suisse alémanique qui étaient entrées à la Cevaa par la KEM et qui se posent aujourd´hui très fortement la question de leur appartenance à la Cevaa ; ceci nous pose un gros problème financier car la disparition d´une dizaine d´Eglises - et de leur contribution - signifierait pour la communauté une chute importante de ressources. (Sur la Toile).
Arme en balan, tenue à la main.

Ballon [n. m.]
1. Petit pain rond à l´eau.
Les produits de la petite boulangerie. Les croissants, les petits-pains, les ballons et toutes sortes de pièces sèches. (Sur la Toile).
2. Verre de vin d´un décilitre.
Quelques heures plus tard, le voilà qui siffle son ballon de rouge avec des collègues et qu´il s´en donne à coeur joie (...) (Sur la Toile).


Balourie [n. f.]
Savoie : divertissement bruyant. Patois savoyard balouria, « représentation burlesque ; spectacle forain » [Constantin]. Peut-être de l´italien balordo, balourd.

Balourien [n. m.]
Savoie : romanichel, saltimbanque, jongleur, charlatan [Constantin]. Par extension, personne menant une vie peu recommandable.
La Kinkerne est un groupe mythique de l´Arc Alpin, fondé en 1974 par Jean Marc Jacquier (musicien, balourien, chercheur, collecteur de chants, musiques, légendes et traditions de l´ancien duché de Savoie). (Sur la Toile).

Bamboué [n. m.]
Savoie : fanfaron bruyant et buveur.
Ils ont fait les bamboués toute la nuit.

Bancomat [n. m.]
Distributeur automatique de billets de banque.
Peut-être qu´un jour, les personnes qui autorisent la fabrication et l´installation de bancomat verront leur erreur... (Sur la Toile).

Banon, bennon, benon [n. m.]
Petit panier de paille ou d´osier, ou manne, dans lesquels on met le pain à lever. Du latin d´origine gauloise benna, « chariot d´osier ».
Je cherche, paille de seigle pour fabriquer des benons. (Sur la Toile).

Banque [n. f.]
Comptoir d´un magasin. Italien banca, « banc ».
Posez ça sur la banque.

Bar à café [loc. n. m.]
Etablissement où l´on sert des boissons sans alcool, des pâtisseries, parfois de la petite restauration.
Au coeur marchand et administratif de la ville, le bar à café de Caroline marchait très bien. (Sur la Toile).

Baraute, barrot, barrote, bérotte [n. m., n. f.]
Baraute et bérotte signifient brouette, le barrot est un petit char, une charette, et la barrote est un tombereau. Tous ces mots viennent du patois barouet, bérot, « char à deux roues », ancien français beroete, « brouette », bas latin barrotum, latin birota, « voiture à deux roues », birotus, « qui a deux roues ». Préfixe bi et rota, « roue ». Anciennement, la brouette était une chaise ou litière munie de deux roues.

Barautière, barotière [n. f.]
Savoie : chemin à travers champ, tracé par la baraute.

Barbadian [n. f.]
Salsifis sauvage (Tragopogon pratensis L.) appelé communément barbe de bouc. Barbadian est une contraction de « barbe à Dian », c´est-à-dire « barbe à Jean ». Désigne par extension d´autres mauvaises herbes. Aussi en ancien français barbedieu, « [graines de] pissenlit ».
Et l´on allait dans les champs cueillir la barbadian, plante de rebut, salsifis sauvage auquel on ne recourt que dans l´adversité. (Sur la Toile).

Barbot (au) [loc. adv.]
Vieilli : cuit dans l´eau bouillante. Même origine que barboter.
Des raves au barbot.

Barbouillon [n. m.]
Barbouilleur, mauvais peintre.
Nous fûmes bientôt liés par notre goût commun pour la musique, qui, chez l´un et chez l´autre, était une passion très vive ; avec cette différence qu´il était vraiment musicien, et que je n´étais qu´un barbouillon. (Jean-Jacques Rousseau : Les Confessions).

Barboutzet [n. m.]
Sexe féminin.
Le nom « barboutzet » est un mot patois désignant un salsifis sauvage qui donne de jolies fleurs jaunes très répandues dans nos contrées. (Il se chuchote aussi que ce mot qualifierait également une partie charmante de l´anatomie féminine.) (Sur la Toile).

Barjdaque, barjaque, barjaqueur [n. f., n. m.]
Quelqu´un qui barjaque. Jura : bardjaque.
Tu es un ignorant, un barjaqueur de merde, un gesticuleur des forums, et tu n´y connais pas grand chose en voiture. (Sur la Toile).

Bardjaquer, barjaquer [v. intr.]
Bavarder, faire des commérages, parler à tort et à travers. Jura : bardjaquer. Mot originaire du Sud-Est de la France, où barje signifie « gueule ».
Des jeux de proximité ou de groupes, des animations créatives, du temps libre pour être là et « barjaquer », des animations bibliques... (Sur la Toile).
Malgré une foultitude de coups de bigophone à l´homme du bois, c´est toujours la même voix métallo-synthétique qui bardjaque dans une Bourbinesprache que : l´abonné ne peut pas z´être atteint ou quelquechose du style. (Sur la Toile).

Barillon [n. m.]
Savoie : assemblage de barres de bois et de corde servant à faire une trousse pour le transport du foin. ce mot est aussi utilisé comme synonyme de trousse.
Des poulies spéciales munies d´un crochet permettaient d´y suspendre [au câble] un barillon d´une quarantaine de kilos, qui descendait avec un sifflement caractéristique jusqu´en bas où se trouvait un système pour faire dérailler la poulie afin que son chargement tombe par terre.

Barque [n. f.]
Lac Léman : embarcation sans pont qui dérive des galères méditerranéennes. Elle possède une quille, et des voiles carrées ou latines et elle a navigué du XVème au XIXème siècle.
Disparue des rives françaises du Léman depuis plus de 50 ans, la barque du Léman -ou de Meillerie- laisse une image très forte dans la région. (Sur la Toile).

Bas (Le) [n. m.]
Désigne les districts de Neuchâtel et de Boudry, par opposition aux districts du Locle et de la Chaux-de-Fonds, qui forment le Haut.
C´est à ce prix que le développement durable du canton pourra se poursuivre, dans le Haut comme dans le Bas, en privilégiant les transports en commun plutôt que le trafic individuel, en conservant les zones naturelles qui font sa richesse et en utilisant de façon intelligente et parcimonieuse les terrains qui permettront son développement. (Fabien Fivaz, sur la Toile).

Basoter, basotter [v. intr.]
Genève, Savoie : hésiter, biaiser, balbutier, dire des choses dépourvues de sens.
A septante ans, il commence à basotter. Tais-toi, tu ne sais pas ce que tu basottes.

Bassouiller [v. intr.]
Savoie : se tremper (les doigts de pieds) dans un liquide. Patois bassoyi, francique souil, « bourbier ».
Vous avez pas bientôt finit de bassouiller dans cette baignoire, y´a de l´eau de partout sur le sol !

Baster [v. intr.]
Abandonner une querelle, une discussion, céder. Italien basta, « assez ».
La FIS a par conséquent dû baster et assurer L. facultativement à la LPP pour l´année 1998, rétroactivement. (Sur la Toile).

Bataclan [n. m.]
Suisse romande : ce qui va avec, la suite, le fourbi, le saint frusquin.
Une ancienne cuisine roulante militaire des alentours de 1900, avec tout son bataclan, trônera dans le décor. (Sur la Toile).

Bataille [n. f.]
Suisse romande : soupe à la bataille : potage à la julienne.
Une vraie macédoine, vous pouvez m´en croire, une soupe à la bataille, comme disent nos moudonnois, et par dessus tout, une boîte à surprises. (Sur la Toile).

Batiule [n. f.]
Savoie : sac de jute porté on bandoulière et contenant le grain à semer à la volée.
On semait le grain à la main, le blé était mis dans une « batiule » (sac de jute en bandoulière) puis, à pas réguliers, on lançait à quelques mètres devant soi une poignée à gauche, une à droite. (Sur la Toile).

Batoille [n. f.]
Bavard, bavarde. Patois fribourgeois batoye. Jura : batouille.
C´est une « batoille » insatiable ! (Sur la Toile).

Batoiller [v. intr.]
Bavarder. Jura : batouiller.
Alors, cher étranger, renseigne-toi, batoille un coup avec l´autochtone... (Sur la Toile).

Béder [v. tr.]
Vaud : manquer, rater, louper.

Bédière [n. f.]
Chenal de ruissellement sur un glacier, du latin bedaria, gaulois *bedo-, « bief, canal », racine indo-européenne *bhedh-, « percer, creuser ».
La bédière résulte de la fusion de la glace par la circulation de l´eau de fonte en surface dans la zone d´ablation. L´eau s´enfonce ensuite dans le glacier par des moulins subverticaux. (Sur la Toile).

Bedoume [n. f.]
Femme stupide.
On se sent parfois tellement bedoume devant ces machines si compliquées qu´on est obligé d´aller leur demander conseil. (Sur la Toile).

Belletrien, Bellettrien [n. m.]
Suisse romande : appartenant à la société d´étudiants de Belles-Lettres.
Cet instituteur non conformiste est un ancien Bellettrien. (Sur la Toile).

Bellosse, béllosse, belosse, bélosse, blosse [n. f.]
Prunelle, fruit du bellossier, patois bélossa, bolossa, du vieux français belloche, beloche, ancien français beloce, celtique *bulluca, « petite prune ».
Ses fruits violets, âpre, que l´on nomme prunelles ou belosses, ne sont pas comestibles. On en confectionne néanmoins une liqueur. (Sur la Toile).
Dans l´exemple suivant belosse est utilisé abusivement pour bellossier : Voici l´éventail des vignes, les calvaires rapiécés, les petits murs bossus en pierres sèches, voici cet ajustement hâtif entre les belosses et les épines-vinettes. (Sur la Toile).

Bellossier, béllossier, belossier, bélossier, blossier [n. m.]
Prunellier sauvage, épine noire (Prunus spinosa), patois belossi, bolossi, ancien français belocier blossier, « arbre ou endroit qui produit des beloces », belociere, belorciere, blossiere, « terre qui produit des beloces ».

Bellot, bérou [n. m.]
Faucigny, Chablais : bélier à longues cornes, du gallo-roman berr, bélier.
Coffe comme un bellot : sale et maladorant.

Benette [n. f.]
Panier à dos en osier pour transporter la terre ou le fumier dans les pentes raides. Du latin d´origine gauloise benna, « chariot d´osier ».
Les paysans fabriquaient aussi en bois une bonne partie de leur outillage : fléau, hotte, fourche, râteau, herse, benette ou casse-cou (pour transporter le fumier ou la terre dans les pentes raides), traîneaux à bois et à foin, etc. (Sur la Toile).

Bénichon [n. f.]
Fribourg : fête annuelle du village, à l´origine à l´anniversaire de la dédicace de l´église. Du patois fribourgeois bénichon, bénisson, « bénédiction », anciennement benoisson, de l´ancien français benechon, beneiçon, « bénédiction », latin benedictio, benedictionem, « bénédiction ».
La Bénichon est une fête qui a lieu au mois de septembre, à la fin des moissons. (Sur la Toile).

Béniol [n. m.]
Bénéfice.
Le trafic de drogue ça a quand même du bon du moment que le béniol rentre dans les caisses publiques. (Sur la Toile).

Benzine [n. f.]
Suisse romande : essence.
La brochure compare quelque 400 modèles actuels, à benzine ou à diesel. (Sur la Toile).

Berclure [n. f.]
Vaud : rame, tuteur de plante. Patois berclia, « treille, vigne », latin pergula, bercula, « tonnelle ».
Le « Grand Pouet », Michel Perey, armé de sa berclure de noisetier, a conféré le titre de « Pouet » et de « Pouète » à près de huitante nouveaux membres de la Tchette des Epouvantails. (Sur la Toile).
La panosse qui se ganguille en-haut de la berclure : le drapeau qui se balance en-haut du mât.
Par analogie : personne de grande taille.
Il a épousé une grande berclure.


Bérolle [n. f.]
Savoie : petite crotte, chose insignifiante. Voir pétole.

Berthoud, bertou [n. m.]
Savoie : fromage d´Abondance coupé en lamelles, que l´on fait fondre dans un ramequin avec du vin blanc.
(...) le chef, M. Jean-Luc Léonardi, leur avait préparé des Berthouds. (Sur la Toile).
En nous entretenant au micro de curiosités culinaires comparées des deux rives lémaniques, Henri [Buet] avait alors prétendu que le bertou prenait ses racines en Haute-Savoie, alors que pour ma part, ayant trouvé ce met si délicieux, j´avais affirmé en toute mauvaise foi qu'il ne pouvait provenir que du pays de Vaud. (J.-P. Cuendet, sur la Toile).

Bérudge [n. f.]
Variété de petite prune typique du canton de Neuchâtel, un peu plus grande que la damassine, et dont on tire une eau-de-vie.
Sont proposés vins, taillaule nechâteloise (pâte briochée), eaux-de-vie dont celle de bérudge - petite prune, à ne pas confondre avec la damassine -, (...) (Sur la Toile).

Berzecous, brisecous [n. m.]
Fromage de Savoie.
Le brisecous est un fromage gras à pâte demi-dure que l´on fabrique avec l´écrèmage des chaudières à gruyère. (Sur la Toile).

Besolet [n. m.]
Suisse romande : diverses espèces d´oiseaux lacustres, en particulier la mouette rieuse (Larus ridibundus). Diminutif de besue, patois vaudois bedzu, « grosse mouette, goéland. ».
J´avais pris un fusil pour tirer des besolets ; mais elle me fit honte de tuer des oiseaux à pure perte et pour le seul plaisir de faire du mal. (Jean-Jacques Rousseau : Julie ou la nouvelle Héloïse).

Beucher, beutcher, beûtcher [v. intr.]
Jura : brûler, en particulier avec une flamme vive. Du patois jurassien beûchaie, « flamber », racine franco-provençale bucli, « flambé », buclon, « odeur de roussi », du latin bustulare, « brûler ».
Je crois que la sauce est entrain de beutcher vu sa gueule ! (Sur la Toile).

Beuferie, beufferie [n. f.]
Lourde bêtise, chose ennuyeuse à l´extrême, [Constantin], équivalent romand du français bof[f]erie, de l´ancien français boferie, « fierté, arrogance ». Ce terme viendrait non pas de boeuf, mais de l´ancien français bef[f]e, « moquerie, raillerie, erreur, mensonge », bef[f]erie, « erreur, mensonge », buf[f]e, « tromperie », buf[f]erie, « plaisanterie ».
(...) le cybermonde n´existe pas, ce n'est qu´une beufferie pour que le commun des mortel (sic) (riche et hype car connecté) consomme un peu plus vite et un peu plus bêtement. (Sur la Toile).

Beuglée [n. f.]
Suisse romande : Grand cri, hurlement.
Le dentiste prends sa grosse pince, attrape la dent, et tire d´un coup sec, pendant qu´au même moment l´assistante plante l´aiguille dans la fesse à Ouin-Ouin, lequel ne peut s´empêcher de pousser une immense beuglée. (Sur la Toile).

Beugne, bugne [n. m. ou f.]
Suisse romande : coup, contusion, bosse. Du patois bougne, beugne, « enflure », latin *bigna, *bunia, « enflure », gaulois *bulga, « sac de cuir », racine indo-européenne *bhelgh-, « enfler ». Cf. français populaire beigne.
Un beugne sur la voiture est-il un casus belli digne d´une action en justice ? (Silvia Rapelli, sur la Toile).
C´est exactement ce qui m´est arrivé quand j´ai acheté ma corolla neuve deux jours après un bugne sur la porte conducteur. (Sur la Toile).

Beugner, bugner [v. tr.]
Heurter, entrer en collision, endommager lors d´un choc.
Il s´agit de beugner le wagon pour lui faire garder des traces de choc. (Sur la Toile).
Y´a intérêt d´aller nous chercher un Owen ou un Crespo car sinon je filerais les clefs du parking à Biancheri pour qu´il bugne la caisse de Pastor ! (Sur la Toile).

Beurne, borne [n. f.]
Haute et large cheminée-hotte de bois, dans laquelle on fume la cochonaille. Patois savoyard bourna, « cheminée particulière aux chalets (cette sorte de cheminée prend naissance au milieu du plafond de la grande chambre ; elle est carrée et formée de quatre parois de planches ; à sa base elle mesure de 2 à 3 m, au sommet elle a environ 70 cm). On y accroche les jambons pour les fumer » [Constantin]. Du gaulois *borna, « cheminée », celtique *borna, « creux, cavité ».
L´entrée, appelée la « Cortonne » permet d´accéder au « peille » (chambre commune), puis au « dzan » (cuisine) où se trouve la monumentale « beurne » (cheminée pyramidale, haute de plus de 10 m, qui était utilisée pour fumer la cochonnaille). (La Ferme à Isidore, Combloux, Haute-Savoie, sur la Toile).
Vous y dégusterez outre de magnifiques vins, les tommes vaudoises et le saucisson sec, fumé à la borne. (Au Caveau des Vignerons de Lutry, sur la Toile).

Beuse [n. f.]
Suisse romande : bouse de vache.
La qualité du revêtement est essentielle, une « beuse » en sortie [de virage] et « flatschchchhhhh ». (Conseils aux motards, sur la Toile).

Beutchon [n. m.]
Jura : odeur de brûlé.
Va voir à la cuisine, ça sent le beutchon.

Biborne [n. m.]
Vaud : escargot.
Escargot biborne, montre-moi tes cornes, (...) (Sur la Toile).

Bichet [n. m.]
Ancienne mesure de capacité pour les grains, appelée aussi mesure. « Mesure de capacité pour le blé et autres grains (22 litres environ) » [Constantin].
Le bichet, appelé aussi « mesure », valait env. 13-14 l sur le Plateau, 16-22,5 l dans l´Oberland bernois et dans la Singine. (Sur la Toile).

Bicler, bigler [v. tr.]
Loucher ; regarder avec insistance. Patois savoyard biclâ, « loucher » [Constantin], vieux français biscler, peut-être du latin populaire *bisoculare, latin bis, « deux fois », et oculus, « oeil ».
Ne bigle pas les filles comme ça !

Bidagnol [n. m.]
Genève : individu naïf, peu dégourdi. Patois genevois bidodi, bidognol, bidot, « homme d´un esprit faible et borné ; homme qui s´abrutit par les excès » [Constantin].

Bidoyon, biscantin [n. m.]
Savoie : cidre.
Rendez-vous automnal des Annéciens où vous dégusterez des produits régionaux avec en fête la pomme et le miel mais également le bidoyon, (...) (Sur la Toile).
Fondue aux 3 fromages au cidre de la Vallée de Thône (Biscantin) et sa salade (Sur la Toile).

Bien (faire du) [loc. v.]
Ça m´a bien fait du bien, Ça m´a fait bien du bien : Cela m´a fait grand bien.
Encore un immense merci à tous pour cette super journée qui m´a fait bien du bien à l'âme... (Sur la Toile).

Bien ? (ou) [loc. adv.]
Interrogatif, comme le traditionnel hein ?. Très employé en Suisse romande.
Bon ! on la prend cette pause ou bien ?

Bienfacture [n. f.]
Suisse romande : bonne qualité, bonne exécution d´un travail. Du vieux français bienfaire.
Dans les montres du XVIe au XIXe siècle, on accordait une grande importance à la bienfacture et à la finesse des pièces visibles dans le mouvement. (Sur la Toile).

Billon [n. m.]
Bille de bois, tronc scié par les deux bouts, du latin médiéval billonus, « poteau », diminutif de billa, dérivé du latin vulgaire et gaulois *bilia, « branche, tronc d´arbre », gaulois bilio-, « arbre », racine indo-européenne *bhei-, bhi-, « frapper ».
Depuis l´arrivée des billons de bois jusqu´à la planche rabotée, nous avons pu suivre le chemin d´un tronc d´arbre. (Sur la Toile).

Bin [adv.]
Bien.
C´est bin tant bon ! Cela est bien bon.

Biole, biolle, bouillard, boulard [n. f., n. m.]
Noms communs ou régionaux du bouleau (Betula sp.). Patois biola, bioula, byola, ancien français boul, dérivé de bedol, beoul, bas latin betulletum, latin vulgaire *betullus, *bettius, latin betula, betulla, gaulois betulla, betula, probablement d´une base *betu-, *betua, d´une racine indo-européenne *gwetu- désignant la résine.
Un balai de biole ou de biolle.

Bircher [n. m.]
Suisse romande : céréales, fruits, noix, amandes ou noisettes moulues, mélangés avec du yogourt, du lait ou de la crème. Du nom du Dr Maximilian Oskar Bircher-Benner (1867 - 1939). On dit aussi birchermüesli, du suisse alémanique Müesli, diminutif de Mües, « bouillie ».
Hormis les soupes, l´on y trouve seulement un bircher, une salade de fruits et quelques pâtisseries. (Sur la Toile).
Râpe Bircher : râpe pour préparer le bircher
Pour la sauce, râper la pomme sur la râpe Bircher directement dans le lait acidulé. (Sur la Toile).

Birran [n. m.]
Lac Léman : brise thermique nocturne qui souffle de terre entre Thonon et le Golfe de Coudrée.
Le Séchard ou le Rebat, par exemple, sont de sortie le jour, le Birran ou la Molaine de nuit. (Sur la Toile).

Biscôme [n. m.]
Suisse romande : Pain d´épices, parfois fourré à la pâte d´amande.
Et la crèche avec son toit de biscôme. (Anne Rivier, Domaine Public, 22 décembre 2000).

Bise [n. f.]
Vent froid et sec du nord-est, patois bize, d´un germanique *bisia, « vent du nord-est » [Aebischer]. Le mot bise s´emploie aussi à la place de nord.
Située entre le lac et le quartier des Pâquis (forte densité de population), cette station permet de mettre en évidence par temps de bise (vent du nord), la qualité de l´air pénétrant dans la ville. (Sur la Toile).
Bise noire : vent de même direction caractérisé par un plafond de nuage bas et une baisse de la luminosité.
Ciel couvert, couleur maussade, bise noire et ondées possibles ! , tel était le verdict des prévisions du jour... (Sur la Toile).

Bise (à fond la) [loc. adv.]
Très vite, en prenant des risques.
ATHLETISME Stéphane Joly à fond la bise (Le Pays, lundi 17 décembre 2001).

Bisingue (de), bizingue (de) [loc. adj.]
De biais, de travers. Dérivé de biais.
Placez une cheminée (pas trop de bizingue) en carton au centre pour évacuation des vapeurs. (Sur la Toile).

Bisolet [n. m.]
Vent coulis, courant d´air froid [Constantin].
Beau temps (quelques nuages accrochés sur sommets des Aravis en début de matinée). Un bon bisolet qui pince par intermittences au sommet. (Sur la Toile).

Bisoton [n. m.]
Lac Léman : brise thermique nocturne du nord qui souffle dans les baies de Saint-Sulpice, Vidy, Paudex, Lutry et Cully.
J´ai déjà vu cela sur le lac c´est le « Bisoton », mais en mer... jamais. (Dominique Wavre pendant le Vendée Globe, 19 février 2001, sur la Toile).

Bisse [n. m.]
Valais : canal d´irrigation, creusé ou fait de planches accrochées à flanc de montagne, complété par un cheminement destiné à l´entretien par un vouasseur, servant surtout à l''arrosage des cultures. Ancien patois biss, bis, même origine que l´ancien français bied.
Face à cette eau rebelle si cruellement vitale, nos ancêtres ont dû faire preuve d´ingéniosité pour assurer leur survie. Ils ont construit des canaux d´irrigation, les bisses, pour capter l´eau de fonte et l´amener jusqu´aux prairies. (Sur la Toile).

Bisule, bizule [n. m.]
Genève : petit, un petit. Même origine que l´argot français bizut.
Ce sur quoi Stéph m´a répondu, en regardant droit dans les volutes de son gros Churchill : « Dis bizule, dans communiqué, porte-parole, question, déclaration, presse, information, il y a quoi ? à part des mots ? Des objets d´ébénisterie ? » (Sur la Toile).

Blanche [n. f.]
1. La gelée. On disait aussi blanc-gelée ou blanc-gel.
Ça a caillé cette nuit, il y a la blanche.
2. Eau-de-vie de marc.


Blanchon, blanchot [n. m.]
Nom régional du lièvre variable (Lepus timidum).
Le « Blanchon », lièvre de montagne, vert de peur quand le fusil du chasseur le guette, rouge de colère quand sa compagne lui dit : ne me cuite pas, marron en été quand les marseillais lui refuse (sic) un verre de passsetissse té, et blanc en hiver pour mieux se confondre avec la couleur dominante. (Sur la Toile).
Et le plus beau, ce fut l´observation d´un blanchot (lièvre variable), que j´ai pu trouver à la lunette, au pied d´un rocher, dans le pierrier où j´ai l´habitude d´en chercher. (Sur la Toile).

Blesson, blosson [n. m.]
Variété de poire rustique appelée aussi « poire à rissoles ». A l´origine, blesson signifie « petit fruit mou », de l´ancien français blet, « mou », francique blet, « pâle ».
En Savoie, on cultivait autrefois une variété de poiriers à gros troncs et à petites feuilles rondes, recherchés pour leur bois dans lequel on taillait de beaux meubles de ferme devenus aujourd´hui fort rares. Leurs fruits s´appelaient les « blossons », poires d´hiver, elles étaient employées pour les traditionnelles rissoles de la Noël et de la mi-carême ; les anciens les appelaient des « rézules ». Selon l´habitude de chacun, elles se cuisaient soit au four, soit en bain de friture. (Sur la Toile).

Blessonier, blossonier [n. m.]
Poirier sauvage ou aigrin (Pirus Communis), dont le fruit est nommé blesson, blosson.

Blet, blette [adj.]
Stupide ; ivre. Par analogie avec le mot français qualifiant un fruit dont la chair est ramollie, ou du latin bliteus, « insipide, vil, sot ».
La nuit durant, jeunes et vieux, hommes et femmes se sont soûlés à mort avec une préférence pour la Suze. Au petit matin, le patron, un peu blet, chassait vomissures et déchets avec un puissant jet d´eau... (Sur la Toile).

Bletse, bletz, bletze [n. m.]
Suisse romande : Petit morceau pour faire une réparation, un pansement. Rustine.
Cible modifiée avec des « bletses » pour que ce soit plus facile à viser ! (Sur la Toile).
Le tubless (sic) est réparable, de deux manières. Soit avec un « bletz », mais qui se monte depuis l´intérieur du pneu, soit avec une chambre a (sic) air. (Sur la Toile).

Bleus (Les) [n. m. pl.]
Nostalgie, vague à l´âme. Cette locution est répandue au Quebec.
... je me confie ici et je ne suis pas certaine que c´est la place ... ça l´air que y´en a qui sont pas obligé de me lire en passant, à qui ça fout les bleus ! ... (Sur la Toile).
Ce sirop de bleuet de première qualité nous offre la possibilité de voir la vie en bleu, comme la mer, sans avoir les bleus. (Sur la Toile).

Blocherien [n.m. et adj.]
Partisan de M. Christoph Blocher, conseiller fédéral UDC.
UDC : le parti blocherien, qui tentera une percée aux municipales du 30 mars, n´a pas oublié de parler de culture dans son programme. (Sur la Toile).

Bô, bot [n. m.]
Grenouille verte (Rana clamitans), crapaud sonneur (Bombina variegata) [Constantin], du germanique *bott, « crapaud ». En Suisse romande, bó désignait une petite grenouille, un tétard, et à Neuchâtel, bot était un crapaud. Ancien français bot, « crapaud », diminutifs botel boterel bouterel, etc.
Le bot est un crapaud, animal censé incarner le Diable. (Sur la Toile).

Bô, boc, bocan [n. m.]
Bouc. Patois boc, ancien français buc, boc, bou, bas latin buccus, gaulois *bucco, racine celtique et germanique *bucc.
Un jour, un bouc ou « bocan » fut surpris en train de divaguer dans les vignes. Et comme on n´admettait pas de faire une différence, on passa le dit « bocan » au tourniquet, exercice qu´il apprécia si peu qu´il en mourut ! Dès lors, les gens de Grandson furent désignés par le terme ironique de « vire-bocans ». (Sur la Toile).

Bobéchon [n. m.]
Vaud : tête, en particulier dans l´expression se monter le bobéchon. Diminutif de bobèche, « petite pièce cylindrique et à rebord ».
Et, foutre, ceux qui s´imaginent que pour agir il faut que se présentent des circonstances exceptionnelles, se montent le bobéchon. (Sur la Toile).

Bobet, bobette [adj. et n.]
Simple d´esprit, nigaud, niais. Diminutif de l´ancien français bobe, qui a désigné un bègue, puis un nigaud, et qui avait aussi le sens de tromperie.
Les gros bobets, maîtres à penser de l´armée, se sentent perpétuellement attaqués, eux et leur institution. (Sur la Toile).

Boc [adj.]
Suisse romande : se dit de la carte la plus forte encore en jeu, au jass. Par extension, bon.
C´est boc !

Bochard, bocharde, botsard, botsarde [adj.]
Barbouillé, sale, noir, qui a le visage maculé, surtout en parlant d´un enfant. Vache bocharde, « vache au mufle noir ». Patois savoyard botchar, « moucheté de taches noires sur le museau (en parlant des boeufs, vaches, moutons) ; sali, mâchuré autour de la bouche (en parlant d´une personne) » [Constantin].
Des noms venaient des taches de la tête : Baronne, Comtesse, Marquise, Lunette (taches autout de l'oeil), Joli-Coeur (tache en forme de coeur), Bocharde (mufle noir, du patois bochard qui signifie sale, noir). (Sur la Toile).
Vous ne trouvez pas que dans bocharde ..il y a boch c´est raciste tout çà.. vous devriez relire la charte (Sur la Toile).

Boclon (à) [loc. adv.]
Vaud : sens-dessus-dessous, face contre terre. Voir abochon.
Non, non, non, une saucisse ne se pique pas ! La faire cuire vingt-cinq à trente minutes dans une eau à peine frémissante, après avoir déposé une assiette « à boclon » (à l´envers) au fond de la casserole, pour éviter le contact direct avec la chaleur. (Isabelle Jaccaud, sur la Toile).

Bocon [n. m.]
1. Vieilli : bouchée, petit morceau. Ancien français boccon, bocon, « morceau, bouchée », du latin bocca, « bouche », celtique *bocca, « joue ».
Et puis, il ajoutait en Nota Bene : à défaut d´escargots les militaires conseillent de les remplacer par de « tiot bocons de lard fumé, ou de limaço (limaçons) ou sarpents (serpents) ». (Sur la Toile).
2. Mauvaise odeur, maladie, poison.
Il m´a filé le bocon.


Boconner [v. intr.]
Sentir mauvais, par aphérèse de emboconner.
Ça boconne là dedans.

Boëbe, bouèbe, bouève [n. m.]
Marmot, du patois romand bouébo, « gamin, jeune berger », de l´alémanique Buebe, allemand Bube, « petit garçon ».
Tenez, par exemple, si votre bouèbe veut prendre des cours de sitar électrique, vous faites comment ? (Sur la Toile).

Boeland [n. m.]
Lac Léman : vent qui descend de la vallée de l´Ognona et qui souffle entre Vevey et la Tour-de-Peilz jusqu´à 500m du rivage. Le nom de Boeland est le sobriquet des habitants de la Tour-de-Peilz, il dérive de bouêlée, « cri ».

Boffiau, boffiaud, boffio [adj. et n. m.]
Stupide, bête. Diminutif de boeuf.
Quel gros boffio !

Boguet [n. m.]
Vélomoteur. Maintenant on dit plutôt bog, bogue. Un boguet était une sorte de cabriolet découvert, de l´anglais buggy.
Cependant, avec ces mêmes petites quantités d´alcool, ton temps de réaction va être ralenti et ta concentration diminuée, ce qui pourrait provoquer de dangereux accidents à vélo ou à boguet. (Sur la Toile).

Boiler [n. m.]
Suisse romande : chauffe-eau (anglicisme).
[L´eau chaude] s´obtient de manière idéale avec le gaz naturel. Soit via le boiler chauffé par la chaudière soit via un boiler à gaz séparé. (Sur la Toile).

Boille [n. f.]
1. Gros récipient en fer étamé, puis bidon d´aluminium pour le transport du lait ou de la crème, anciennement en bois et muni de bretelles pour le transport à dos d´homme. Ancien patois bolie, boillie, boil, ancien français bouille, « hotte pour la vendange », ou boille, « mesure pour le vin », celtique *boil, « ventre ».
C´était à Genève en 1933 : à la fin d´un stamm bien arrosé, bien après minuit, un groupe de Jeunes Stelliens n´ont rien trouvé de plus malin que de précipiter dans une rue très pentue de la vieille ville une boille de lait vide, trouvée par hasard devant un bistrot. (Sur la Toile).
Aussi, récipient pour le transport à dos d´homme d´autres liquides : boille à sulfater.
L´ange réapparaît avec un masque à gaz tandis que la mort, une boille à sulfater sur le dos vaporise les miasmes homicides. (Sur la Toile).
Lacs romands : bouée ou gros flotteur en fer-blanc (aujourd'hui en plastique).
Le filet de fond tendu isolément doit être muni d´une boille de 5 litres au moins. (Sur la Toile).


Boillon [n. m.]
Suisse romande : gros ventre ; réservoir de moto. Diminutif de boille avec le suffixe -on.
Il reproche en gros : la selle qui glisse, à chaque freinage on vient taper le boillon et ça fait mal où l´on sait, il n´a pas aimé du tout la motorisation et a eu la même réaction vis à vis de l´équilibre et de la tenue de cap. (Sur la Toile).

Boillu, boillue [adj. et n.]
Par métaphore : qui a un gros ventre, trappu, voir boillon, ancien français beuillu, « ventru », beuille, « ventre », celtique *boil, « ventre ». Comptine (sur l´air de Allons danser sous les ormeaux) :
Toillu boillu, ta mère n´y est plus, elle est allée à la fontaine,
Toillu boillu, ta mère n´y est plus, elle est allée laver son c...

Bois fumant [loc. n. m.]
Tige de clématite, que les enfants faisaient sécher et qu´ils fumaient comme un cigare. On l´appelle aussi vuarbe.
La fumée en serait réduite à une marotte puante et toussifère. Elle en perdrait probablement tout attrait, comme le « bois fumant » de notre enfance. (Sur la Toile).

Boiton, buaton [n. m.]
Etable à cochons ou à chèvres ; compartiment en planches pour les provisions de légumes. Radical gaulois *bote-, « étable ».
Le boiton était le lieu où les cochons étaient engraissés. Généralement, il se trouvait sous l´escalier de la porte principale. (Sur la Toile).
Cette avalanche de mauvaises nouvelles ne signifie pas que les Suisses doivent désormais se vautrer dans la fange d´un boiton à cochons. (Francis Gradoux, sur la Toile).

Bon [adv.]
Bien, agréablement.
Il fait bon chaud, la table est accueillante, chacun s´installe. (Sur la Toile).

Bon ! (c´est tout) [interj.]
Ça va bien aller.
01h 15 le vent tourne un peu, c´est tout bon, on peut se rapprocher un peu plus de la route directe vers le Horn. (Dominique Wavre pendant le Vendée Globe, 12 janvier 2001, sur la Toile).

Bon ami, bonne amie [loc. n.]
Jeune garçon, jeune fille avec qui on sort, petit ami, petite amie.
Dans mon jeune âge, « made in Japan » signifiait de la camelote et « aller jusqu´au bout » sous-entendait rester dans le bus jusqu´au terminus et non avoir des relations sexuelles avec sa bonne amie du moment. (Sur la Toile).

Bonbonaille [n. f.]
Genève : sucreries. De bonbon, avec le suffixe collectif ou péjoratif -aille
Pour changer des « bonbonailles » voilà quelques idées pour les petits cadeaux souvenirs de la fête. (Sur la Toile).

Bondelle [n. f.]
Suisse romande : poisson des lacs de Neuchâtel et Bienne (Coregonus macrophthalmus). Patois bondala, franco-provençal bonde, « objet arrondi, boule », celtique et germanique *bunda, « fond de l´eau ».
La bondelle fumée sera pour la 8e fois à l´honneur, de vendredi à dimanche, à l´auberge de l´Union, à Concise. (Sur la Toile).

Bonnard, bonnarde [adj.]
Suisse romande : agréable, sympathique. Augmentatif de bon. Bonnard a été remplacé par cool.
A première vue, pouvoir jouer en ligne c´est bonnard. (Sur la Toile).

Bonne (de) [expr. adv.]
De bonne humeur, gai.
J´étais pas trop de bonne ce matin et qd (sic) je suis allée voir le site et que j´ai vu qu´il y avait une nouvelle rubrique musique... j´étais toute heureuse ! ... (Sur la Toile).

Bonne main, bonne-main [loc. n. f.]
Pourboire.
A 14 heures nous mangeons et passons l´après-midi à discuter et à préparer les enveloppes de bonne-main pour l´équipe. (Sur la Toile).

Bonzon [n. pr.]
Expression vieillie :
C´est l´arithmétique à Bonzon, tre et dou font nion. (trois et deux font rien).

Boquer [v. tr.]
1. Genève : manger goulûment. Peut-être de becquée.
Il garda tout de même, toute sa vie, un plaisir à boquer. (Sur la Toile).
2. Jura : bouder, faire la tête.
(...) une vieille petite sorcière de rien du tout, DE RIEN DU TOUT, décida de « boquer » dans son coin alors que ses compagnons d´armes étaient tailler (sic) en pièces. (Sur la Toile).


Boratter [v. tr.]
Vaud : faire quelque chose, bricoler.
Alors allez donc reluquer un coup ce site si vous n´avez rien d´autre à boratter. (Sur la Toile).

Bordier [n. m.]
Suisse romande : riverain d´un chemin.
Le chemin est utilisé pour desservir les bordiers, pour les jardins mais plus pour les Morts. (Sur la Toile).

Borgne (à la), borgnon (à) [loc.]
1. Savoie : insuffisamment éclairé, pas clair.
On y voit tout à la borgne. C´est tout à la borgne là-dedans.
2. Savoie : sans voir, dans l´obscurité.
Marcher à borgnon.


Bornalu [n. m.]
Savoie : désigne un homme au visage grêlé, comme par la petite vérole [Constantin].

Bornan, bornand [n. m.]
Lac Léman : vent d´orage parfois tempétueux qui souffle du sud sur le Grand-Lac.
Le Bornan vent dominant traître, brusque et fort, région de Thonon, Evian jusqu´à 7-8 ; (...) (sur la Toile).
C´est le bornand qui souleva et déplaça, il y a quelques années, les lourdes dalles de granit qui couronnent le quai d´Ouchy (...) [Constantin].

Bosse [n. f.]
Tonneau de grande capacité.

Bossette [n. f.]
Grand tonneau d´environ mille litres, monté sur un char, dans lequel on verse le raisin lors de la vendange.
La bossette était pleine de raisin et mon oncle était content. (sur la Toile).

Bosson [n. m.]
Petit fromage savoyard au lait de chèvre macéré dans de l´alcool et des aromates.

Botaillon, botasson [n. m.]
Homme de petite taille. Plante rabougrie.

Botte [n. f.]
Sabot de neige tassée qui se forme sous les chaussures ou sous les skis
i un Savoyard vous dit : « Si tu veux bien marcher, ôte tes bottes », cela ne signifie pas qu´il faut marcher nupieds, mais qu´il faut frapper ses souliers l´un contre l´autre, pour détacher les blocs de neige qui se forment sous les souliers. [Nouvelles du Centre d´Études Francoprovençales « René Willien », no 23, 1991].

Botte-cul [n. m.]
Suisse romande : tabouret à un seul pied, que l´on s´attache autour de la taille pour traire.
Mon père est à l´écurie, son botte-cul bien calé sur les reins. (Sur la Toile).

Botter [v. intr.]
Former des bottes de neige sous les chaussures ou les skis.
Rephoquage et je traverse les plateaux vers le nord. Ca botte à mort mais c´est tellement dépaysant ! (Sur la Toile).

Bouchère [n. f.]
Suisse romande : bouton de fièvre sur les lèvres, herpès.

Bouchon (à) [loc. adv.]
Genève (vieilli) : renversé, sens-dessus-dessous, face contre terre. Terme venu du lyonnais, vieux français à boucheton, voir abochon.

Boucle ! [interj.]
Suisse romande : pour interrompre un partie de jeu. Pouce !
Boucle ! On fait boucle !

Bouclement [n. m.]
Suisse romande : clôture (d´un compte).
Avec un peu de rigueur et en suivant quelques règles simples, vous devriez pouvoir vous éviter les dures et interminables heures du bouclement des comptes du néophyte, (...) (Sur la Toile).

Boucler [v. tr.]
Suisse romande : clore (un compte).
Cela fera autant de travail en moins au moment de boucler les comptes. (Sur la Toile).

Boudane, boudanne [n. f.]
Nom patois beudanna, sorte de fromage maigre, plus sec que la tomme.
Qu'elle soit sèche (dite alors boudanne ou baudanne) ou fraîche (moins affinée), plus ou moins grasse ou maigre (de 10 à 45% de matières grasses), [la tomme] est un fromage circulaire de 1 à 2 kg avec une croûte grise contenant parfois des moisissures rouges ou jaunes. (Sur la Toile).

Boudron [n. m.]
Poutre, madrier.
Il se scie aussi des boudrons, de 15 à 20 lignes d´épaisseur, des douves, des liteaux à gypse, etc. [Notice sur la Vallée du Lac de Joux, Lucien Reymond, 1864].

Bouêlée [n. f.]
Suisse romande : Grand cri, hurlement.
Les préparatifs terminés, Guillaume Bonzon arrête la musique de fond et pousse une bouêlée pour ouvrir officiellement la répétition. (Sur la Toile).

Boueler [v. intr.]
Suisse romande : crier, hurler.

Bouger (se) [v. pron.]
Se remuer, se mettre en train.
Pour que cette journée garde tout son sens, les Genevois doivent se bouger et venir à la rencontre des Bosniaques qui, eux, seront là. (Sur la Toile).

Bougiller [v. intr.]
Suisse romande : remuer sans cesse, s´agiter. Latin bullicare, « bouger ».

Bougillon, bougillonne [n. m., n. f.]
Suisse romande : remuant, qui a la bougeotte.
Et si Léon n´était finalement qu´un grand bougillon ? (Sur la Toile).

Bouillisson [n. m.]
Suisse romande : potion, bouillon à base d´herbes. Hypocoristique de bouillon.
Mais attends ! je vais te potringuer un bouillisson dont tu me diras des nouvelles ! (Sur la Toile).

Boule de Bâle [loc. n. f.]
Suisse romande : sorte de cervelas.
Reste l´institution, émouvante et chaleureuse, et une cuisine balançant d´excellents classiques du répertoire canaille et quelques italienneries della casa : moules marinière, pot-au-feu, tête de veau ravigote concubinent avec les fettuccine al pesto rosso, la boule de Bâle en salade et le steak au poivre. (Sur la Toile).

Boule de Berlin [loc. n. f.]
Pâte levée contenant beaucoup d´oeufs. Après la cuisson, elle est fourrée avec de la marmelade et saupoudrée de sucre glace ou de sucre à la cannelle. Elle peut être aussi fourrée avec de la crème vanille. Cette pâtisserie existe aussi en Belgique, où elle est appelée aussi boule de l´Yser.
Combien avait-il de pattes ? Pourquoi ne voulait-il pas plutôt voler en boule de berlin ? Depuis quand n´avait-il plus dansé avec des fûts de kérosène ? (Sur la Toile).

Bour [n. m.]
Suisse romande : Au jass, le valet d´atout, qui est la plus forte carte. Alémanique bour, allemand bauer, « paysan », ou néerlandais boer.
Pour les amateurs de jass, cela s´appelle être pomme avec le bour. (Sur la Toile).

Bourbine [n. m. et f.]
Suisse romande : ressortissant de Suisse alémanique.
(...) d´ailleurs les vaudois sont forcé (sic), d´être plein (resic) de fantaisie... pensez, ce sont eux qui contiennent les hordes de bourbines désireux de trouver un peu d´air et de délicatesse latines... (Sur la Toile).

Bourgeoisie [n. f.]
Valais : ensemble des ressortissants d´une commune ayant droit de cité.
La Bourgeoisie est la corporation de droit public issue de la commune médiévale. Lorsque la Constitution fédérale de 1848 instaura la commune municipale de façon à y intégrer tous les habitants de la ville, on procéda au partage des responsabilités et des avoirs communaux : la Bourgeoisie se détacha alors de la Municipalité. Elle conserva son patrimoine qu´elle administre par ses organes : l´Assemblée bourgeoisiale et le Conseil bourgeoisial. (Sur la Toile).

Bouri ! bouri ! [onom.]
Cri utilisé pour appeler les oiseaux du lac. Du patois bouri, vieux français boure, « canard ».
Voilà près de la rive
Qu´approchent d´autres convives
Foulques qu'il ne faut
Pas confondre avec poules d´eau
Mouettes et moineaux
A tous je crie : Bouri bouri... (Le Beau Lac de Bâle, sur la Toile).

Bourillon [n. m.]
Nombril. Patois boureuillon, vieux français ambreuil, latin umbilicus.
Lausanne, capitale du cosmos, est une ville de 125´000 habitants, ici on dit 125´000 bourillons. (Sur la Toile).
Il y aura des bourillons au vent et des raz (sic) la moule, si bien que la braguette des ados va grossir comme un bourgeon au soleil. (Sur la Toile).

Bourneau [n. m.]
Genève : fontaine publique. Dans d´autres région de Suisse romande on trouve borné, borneau, bornei, bornel, bornet, borni, bournel. Gaulois *borna, « abreuvoir », celtique *borna, « trou, cavité naturelle ».
Le bourneau de la Fusterie.

Bouronner, bourronner [v. intr.]
Suisse romande : se consumer lentement.
Une cigarette mal éteinte peut « bouronner » des jours durant et tout à coup déclencher un incendie (Sur la Toile).
Il faut absolument éviter de faire du feu, car la tourbe peut « bourronner » sous le foyer et le feu renaître longtemps après le départ des pique-niqueurs. (Sur la Toile).

Bourrées (par) [loc. prép.]
Irrégulièrement, par à-coups.
Le revenu n´est pas joliment étalé chaque semaine ou chaque mois mais vient par bourrées plus ou moins grosses, souvent moins que plus. (Sur la Toile).

Bourru [n. m.]
Moût de raisin ou jus de raisin frais en cours de fermentation.
Si le bourru est pasteurisé, la dénomination doit être « bourru pasteurisé ». (Ordonnance fédérale sur les denrées alimentaires, sur la Toile).

Boursier [n. m.]
Suisse romande : trésorier, receveur communal.
L´ex-boursier de Vuisternens-en-Ogoz (FR) risque d´écoper de sept ans de prison ferme. (Sur la Toile).

Boussole [n. m.]
Lac Léman : nom local du compas.
La présence d´une femme à bord porte malheur. Pourquoi ?
Car la boussole s´affole lorsque´une femme qui a ses règles s´en approche. C´est prouvé. Par contre pas le GPS. (Sur la Toile).

Boutefas [n. m.]
Gros saucisson de porc fumé, spécialité vaudoise. Signifie en patois : boute la faim.
La Broye est la Cocagne des charcuteries avec de gros « boutefas » (du patois, « boute la faim » ... hors de l´estomac bien sûr !) joufflus comme prélat d´antan. (Sur la Toile).

Bouvée [n. f.]
Beaufortain : étable. Patois bovet, latin bovile, « étable à boeufs ».

Bovairon, Boveron [n. m.]
Respectivement Suisse romande et Savoie : petit bouvier, gardien de boeufs. Latin bovarius, « bouvier ».
On se mit à table. Il y avait de la soupe au lait et au pain que le bovairon avait fait cuire, du sérac, du fromage et du pain dur. (C.-F. Ramuz, Le Tout-Vieux).
Enfin lorsque les paysans trayaient à la main et que l´enfant regardait faire, parfois pour plaisanter un boveron détournait le pis et le jet fin de liquide arrivait en gouttes sur l´observateur étonné. (Sur la Toile).

Bovate [n.f.]
Savoie : pomme de pin.
... et comment s´appelle le fruit du mélèze lol, on aurait pu en prendre une sur la tête c´est les « bovates » lol tu le replaceras ailleurs. (Sur la Toile).

Boyat [n. m.]
Suisse romande : Perche (poisson) de grosse dimension.
« Il y a tellement d´autres bons poissons sauvages de chez nous ! Venez donc goûter la pochouse (bouillabaisse d´eau douce...) que fait ma femme, avec de la palée, de la bondelle, de la truite du lac, du brochet et du boyat, la grosse perche, c´est autre chose que ce sacro-saint filet ! », s´exclame, vibrant, Daniel Grivet, jadis à Concise. (Sur la Toile).

Boyau droit [loc. n.]
Se dit d´un gros mangeur, insatiable, toujours prêt à se remettre à table, et qui réussit à ne pas prendre de poids.
eh beh, si t´es pas énorme avec tout ce que tu manges c´est que tu es un vrai boyau droit ! (Sur la Toile).

Bracaillon [n. m.]
Suisse romande : bricoleur incompétent, par extension personne maladroite. Patois savoyard bracalyon, « petit étourdi », diminutif de brace, braca, « braque, étourdi » [Constantin]
Entre les bracaillons de la première équipe qui échouent et les pros de la deuxième équipe qui réussissent il n´y a que l´épaisseur du hasard. (Au procès Lagonico, sur la Toile).

Brafagoille [n. m.]
Patois brafa-golyè, « brasse gouille » : intrigant, pêcheur en eau trouble.

Bragueur [n. m.]
Jura : vantard. Du patois jurassien bragou.

Braillée [n. f.]
Suisse romande : Grand cri, hurlement.
On était sans doute condamné à pousser une braillée en espérant que l´éventuelle moitié y répondrait. (Sur la Toile).

Brané [n. m.]
Savoie : se dit de quelqu´un qui a connu les flammes de l´Enfer.
Ouh, c´brané : il a châblé tous les billons de fayard tout seul !

Branlée [n. f.]
Suisse romande : secousse, correction, grosse défaite.
Vous leur avez foutu la branlée au moins ? (Sur la Toile).

Brantard [n. m.]
Suisse romande : vendangeur qui porte la brante.
En équilibre sur l´échelle, le brantard fait tomber les dernières gouttes de sa charge. (Sur la Toile).

Brante [n. f.]
Suisse romande : hotte en bois dans laquelle le vendangeur dépose les grappes. Anciennement brande, bas latin brenta.
Qui taille sa vigne au mois de février n´a pas besoin de brante ni de panier (Sur la Toile).

Brasse [n. f.]
Savoie : femme remuante et intriguante. Patois savoyard brafa, genevois brafe, « femme vive, qui parle beaucoup, s´agite de même, et fait tout de travers, faute de réflexion » [Constantin].

Brasser [v. tr.]
1. Mélanger, touiller, remuer.
Une fois sur le réchaud, maintenir une flamme moyenne et bien brasser avec chaque morceau de pain.
2. Avoir des activités multiples, dans un sens péjoratif.
(...) un homme comme lui, habitué à brasser bien des affaires matérielles et financières (...) (Sur la Toile).

3. Ressentir une forte émotion.
On a appris cette mort et on en est encore tout brassé.


Brave [adj.]
Gentil, mais un peu niais.
Alors lui, c´est le malin de service, celui qui ne comprend jamais rien, mais qui est bien brave (...) (Sur la Toile).

Brecette [n. f.]
Neuchâtel : char à échelles.

Bréchu, bréchue [adj.]
Savoie : à qui il manque une ou plusieurs dents. Patois bertso, « édenté », vieux français brèche-dent, du germanique *brecha, « fracture ».

Bredzon [n. m.]
Fribourg : costume traditionel de travail porté par les armaillis, petite veste aux manches courtes et bouffantes. Du vieux français haubergeon, « cotte de mailles à manches courtes ou sans manches, puis corsage », ancien français hauberc, « cotte de mailles », francique *halsberg, « qui protège le cou ».
L´armailli porte son costume des plus beaux jours, le bredzon brodé de fleurs, il retrouve la vie du village après plusieurs semaines passées loin des gens. (Sur la Toile).

Brest, bret [n. m.]
Vieilli : piège à oiseaux.

Bretèche [n. f.]
Echafaudage surélevé où l´on entrepose du foin ou des fagots, ou simple avant-toit. Du français bretèche, « petit avant-corps rectangulaire ou à pans coupés, plaqué en encorbellement sur le mur d´un ouvrage défensif ».

Bretentaine [n. f.]
Suisse romande : par sonorisation du français pretentaine.
Courir la bretentaine.

Bri [n. m.]
Savoie : berceau, de l´ancien français ber, encore utilisé comme terme de marine, gallo-roman berz, gaulois et bas latin bretium, bertium, latin bercium.

Bricelet [n. m.]
Petite gaufre très mince, salée ou sucrée, plate ou roulée. Anciennement brisselet.
Si le bricelet n´est pas arrondi, le découper à l´emporte-pièce. (Sur la Toile).
Pour le jour de l´An on fabriquait des bricelets. Les enfants des familles peu aisées, munis de leur panier, venaient souhaiter la Bonne Année. On leur remettait alors quelques bricelets. (Sur la Toile).
Fer à bricelets : gaufrier pour faire les bricelets.

Brick [n. m.]
Lac Léman : petite barque à voiles latines pouvant transporter une charge entre 30 et 60 tonnes. Voir brigantin.
Le brick la Vaudoise rejoindra donc le Finistère à l´été 2004 et naviguera en eaux salées. (Sur la Toile).

Brigander [v. tr.]
Suisse romande : abîmer, brutaliser, maltraiter. Du français brigand, « soldat à pied », puis « soldat indiscipliné », enfin « malfaiteur », de l´italien brigante, « qui va en troupe ».
Rentrez chez papa et maman bande de fils a (sic) papa qui jouent à Che Guevara ! Quand vous travaillerez, vous pourrez vous payer vos propres appartements, jusque là abstenez-vous de brigander ceux des autres ! (Sur la Toile).

Brigantin [n. m.]
Lac Léman : petite barque pontée et à flancs évasés pour augmenter sa capacité et assurer une stabilité supérieur. Le brigantin, appelé brick dès le XIXème siècle, a navigué du XVIème au XXème siècle.
Les Brigantins - ou « Briks » (sic) dès le 19e - sont des barques de modestes dimensions, toujours très nombreuses sur le Léman, et la « VAUDOISE » en est le dernier survivant. (Sur la Toile).

Bringue [n. f.]
Querelle, ennui. De l´allemand [ich] bringe, « [je] porte [un toast] » ; Les autre acceptions de ce mot ne sont pas des régionalismes.
Arrêtez vos bringues, vous nous fatiguez.

Bringuer [v. tr.]
Demander avec une insistance lassante.
Le petit me bringue pour des patins.

Brique [n. f.]
Débris, morceaux. « Dans le français local s´emploie pour désigner un morceau d´un objet cassé ou brisé, quelquefois des objets entiers mais de peu de valeur » [Constantin]. Patois brequa, vieux français brique, « petit morceau », germanique *brekan, « briser ».
Le vase est tombé, il est en briques.
Mettre en briques, voir ébriquer.

Briquet [n. m.]
S´emploie à Genève pour désigner un petit cheval [Constantin].

Brise [n. f.]
Patois genevois « miette ; fragment d´un objet cassé » [Constantin]. Brises : biscuits cassés.
A la récré on allait acheter un cornet de brises.

Brisolée [n. f.]
Valais : repas composé de châtaignes grillées, de fromage d´alpage, de raisin, de fruits et de beurre. Ancien verbe régional bresoler, brisoler, dérivé de rissoler. Patois savoyard bresolâ, « rissoler, rôtir, griller. Se dit principalement des châtaignes rôties dans leur peau (...) » [Constantin].
La brisolée, ce nom désigne un repas festif consistant en châtaignes grillées, accompagnées de fromage d´été au lait cru et de moût ou de vin nouveau de la région, de viande séchée et de pain. (Sur la Toile).
La plus grande brisolée du monde a eu lieu le 29 octobre 2000 dans le village de Vers-l´Eglise, à Fully, avec 2000 kilos de châtaignes. Record Battu ! (Sur la Toile).

Britchon [n. et adj.]
Neuchâtelois, patois neuchâtelois.
Et c´est elle qui m´a donné le virus. j´aime les dialectes franco-provencaux, et souhaite vivement pouvoir un jour apprendre à mes enfants, le britchon de leurs arrière-arrières grand parents. (Sur la Toile).

Bron, bronzin [n. m.]
Grosse marmite en bronze ou en fonte. Dérivé de bronze.
C´est ainsi, par exemple, que la raclette se pratiquait depuis longtemps : on mangeait près du feu, fait par terre, des pommes de terre cuites dans la cendre ou dans un bronzin (avec un peu d´eau) avec des dés de tomme que l´on piquait au bout d´un couteau pour les faire fondre à la chaleur des flammes. (Sur la Toile).

Brosse à rizette [loc. n. f.]
Voir .

Brossée [n. f.]
Suisse romande : correction, engueulade.
Je vais sûrement me prendre une « brossée »... (Sur la Toile).

Brossu, brossue [adj.]
Genève, Savoie : « qui a le poil ou les cheveux hérissés, qui a les cheveux en désordre, mal peignés » [Constantin]. Même origine que brosse.
Je me souviens, au lendemain de ma (sic) entrée dans la cléricature par la réception de la tonsure (en même temps que l´un de mes frères était ordonné prêtre) m´être trouvé stupide, sur la plage du lac du Bourget, à courir en short avec une tonsure toute fraîche dans mes cheveux sombres et brossus de l´époque ; j´avais complètement oublié ma « pastille arrière » ! (Sur la Toile).

brouillards de la Sagne (sur ou dans les), Brouillards du Rhône (sur ou dans les) [loc.]
Se dit d´une entreprise incertaine et chanceuse, ou d´une personne pas encore née.
Quant au contournement ouest, il est encore sur les brouillards du Rhône. (Sur la Toile).
Et l´histoire dont je te parle, t´étais encore dans les brouillards du Rhône quand ça c´est (sic) passé... (Sur la Toile).
Quant à l´aéroport proprement dit, il était encore dans les brouillards de La Sagne. Mais il y avait une place d´aviation - on y gardait les vaches ! (L´Express, 5 août 2006, sur la Toile).

Bruchon [n. m.]
Suisse romande : brin de paille, petit morceau de bois, débris calciné, poussière. Patois romand brutson, bruchet, d´origine latine ou celtique *bruscia.
L´accumulation de poussières, de minons ou autres « bruchons » dans un réseau aéraulique peut générer un risque de propagation d´incendie. (Sur la Toile).

Brûler la paille au cul [loc. v.]
Savoie : saluer le départ de quelqu´un par des manifestations d´hostilité.

Brûlon [n. m.]
Suisse romande : Odeur de brûlé.
Un grand cru qui développe un bouquet de brûlon et de pierre à feux (sic) typé qui met en évidence au palais la personnalité très racée d´un Chasselas corsé tendre et riche avec une belle structure. (Sur la Toile).

Buchille, bûchille [n. f.]
Buchette, copeau, éclat de bois, mot vieilli en France, ancien français bucille, buschille, « petit morceau de bois », latin buscicula, diminutif de busca, « bûche », du germanique *busk, « bois ». Diminutif : buchillon.
Les castors déposent alors dessus des amoncellements de boue et de buchilles entrelacées ; ces dômes s´élèvent progressivement. (Sur la Toile).

Buet [n. m.]
Vieilli : cuvier de buanderie. Patois romand buya, « lessive ».

Bugne [n. f.]
Savoie, Lyonnais, Dauphiné : crêpe légère cuite dans la friture, que l´on préparait en général pour la Chandeleur. A Genève : bugnet, bugnon désignait un beignet. Même origine que beugne.
Les bugnes, sortes de beignets de pâte craquante, à l´origine, en forme de couronne, frits dans l´huile. (Sur la Toile).

Bulletin de versement [loc. n.]
Mandat postal. Autrefois appelé aussi bulletin vert, en raison de sa couleur.
Depuis le 1er octobre, La Poste utilise la nouvelle couleur orange pour le bulletin de versement bleu. (Sur la Toile).
Les bulletins de versement bleus seront désormais orange. (UBS).

C

Cabane [n. f.]
Ce terme est utilisé comme synonyme de « refuge de montagne ». Du gaulois et bas latin capanna, « hutte, cabane, petite ferme ».
Une toilette à compostage a ainsi été installée dans la cabane de Saleinaz au Valais, située à 2700 m s/m. (Sur la Toile).

Cabiolon [n. m.]
Savoie : cagibi, débarras. Patois savoyard cabiola, « réduit, cabine, mansarde » [Constantin].
Bon, c´est pas tout ça, on arrête de groller, et descendons dré dans le puits, puis réattaquons le remplissage et le relevage des gamates de terre au fond du cabiolon. (Sur la Toile).

Caboler [v. tr.]
Suisse romande : déformer, bossuer, cabosser, faire des bosses, ancien français cabouler, même sens.
Un chapeau tout cabolé.

Caborne, cabourne [n. f.]
Genève, Savoie : baraque, réduit [Constantin]. Ancien français cabordate, « cabane, hutte », probablement avec l´influence de l´ancien français caborne, cabourne, « capuchon de moine ».
Jura : 1. construction en pierres sèches, sans poutres ni charpente, utilisée pour s´abriter des intempéries.
Le bois en face de la Borde vient d´être coupé et ce que nous redoutions est arrivé : l´abattage des arbres a provoqué l´écroulement de la caborne qui abritait une fontaine. (Sur la Toile).

2. Grotte, creux, cavité.
Sous le même porche, à gauche de la Caborne du Boeuf, s´ouvre la petite grotte de l´« Ermitage » (boyau long de 35 m). (Sur la Toile).


Cabos [n. m.]
Neuchâtel : Bosse, creux provoqué par un coup, une chute [Pierrehumbert]. Déverbal de cabosser.

Cabusse [n. f.]
Suisse romande : laitue pommée (Lactuca sativa var. capitata), salade à feuilles lisses. L´adjectif cabus existe en français pour désigner un chou pommé. De l´italien capuccio, « à grosse tête », latin caput, « tête ».
Moins onéreux, j´affectionne les salades à base de cabusse, plein de légumes coupé petit, une vraie vinaigrette qui râpe un peu la gorge, et des trucs rigolos dessus, ou dedans, genre aiguillette de poulet, crevettes, dès de fromages ou que sais-je... (Sur la Toile).

Cacabo [n. m.]
Genève : tache d´encre, pâté. Peut-être du latin cacabus, « marmite, chaudron ».

Cacaniolet [n. m.]
Savoie : homme méticuleux, minutieux et lent, tâtillon [Constantin].

Cacaprin [adj.]
Savoie : radin, parcimonieux.

Cacatières [n. f. pl.]
Cabanon à destination de cabinets d´aisance. On dit aussi cacati, cacatier, cacatires, écatières. Latin cacare, « déféquer ».
N´oublions pas les « cacatires » comme leur nom l´indique, situées contre la maison ou dans le jardin, à une ou deux places ! (Sur la Toile).

Cachemaille, cachemille [n. f.]
Vieilli : Tirelire. Se dit aussi dans le sud-ouest de la France. La maille était une petite pièce de monnaie, valant la moitié d´un denier, un sou valant vingt-quatre mailles.
Comme j´ai vendu quelque vin pendant les moissons dont j´ai mis l´argent dans une cachemaille, ce qui s´est monté à environ 12 petits écus, je vous envoie ci-joint ce qui vous est dû pour votre longuelt [L´omguelt, longuelt ou Forge était l´impôt que le seigneur prélevait sur les vendeurs de vin en détail], vous priant de croire que je vous l´eusse envoyé plus tôt si votre conseil se fut assemblé : du reste je ne manquerai pas de vous envoyer pour votre souper des bouteilles de vin, vous priant de ne pas l´épargner. (Lettre de Monsieur le Ministre de Saussure, pasteur de l´église de l´Isle à ses paroissiens du 21 août 1722.)

Caçibraille, cassibraille [n. f.]
Suisse romande : ensemble de personnes mal élevées, canaille, aussi tout ce qui ne vaut rien.
Mais dîtes-moi, ça va me coûter combien cette cassibraille ? (Sur la Toile).

Café de la Borne [expr.]
Lieu virtuel marquant le milieu du lac Léman où l´on vide volontiers une bonne bouteille. (Annik Jacquier, sur la Toile).
Dans la journée, toute la bande de joyeux drille est rentée à la maison avec des souvenirs plein la tête, et pour changer certains pirates se sont encore arrêtés au café de la borne pour trinquer une dernière fois. (Sur la Toile).

Caffe [n. f.]
Savoie : poêle à frire.

Cafignon [n. m.]
Jura : pantoufle.
Nous mettions les cafignons dans la cavette, quelquefois des pommes, c´était chouette ! (Sur la Toile).

Cafiot [n. m.]
Genève : nain, nabot.

Cagnard [n. m.]
Suisse romande : petit local pour le rangement, petite chambre. Vieux français cagnard, « chienne », latin canis, formé avec le suffixe -ard. Ce sens tend à disparaître devant celui du provençal « soleil de toute part ».
Si Ernestine est avec nous jusqu´à la fin de nos jours lui donner la jouissance du petit appartement du 4e étage cuisine et chambre, cuisine au Nord, chambre au midi et si c´est possible le petit cagnard qui touche la chambre. (Sur la Toile).

Cailler [v. intr.]
Faire froid. Du français cailler, « former des caillots », latin coagulare.
T´as vu à gauche comme c´est beau ?...ch´peux pas, ca caille trop ! (Sur la Toile).

Cailler (se) [v. pron.]
Avoir très froid.
On se les caille sur le Grand-St-Bernard ! (Sur la Toile).

Caïon, cayon [n. m.]
Patois : porc, cochon élevé pour l´alimentation, et par métaphore homme malpropre, sale, ou débauché. Ancien français caion, cayon, « porc », de l´ancien franco-provençal.
Fricassée de cayon (ou caion) ou civet de porc frais. (Recette sur la Toile).
Son goût pour la boustifaille du terroir faisait frémir les caïons. (Sur la Toile).

Calugée [n. f.]
Echec, ratage, déconfiture. Déverbal de caluger.
Le seul jour en 2006 où la planète ne s´est pas réchauffée, c´est le jour du Cortège. Pauvre Milon, pauvre comité et pauvres spectateurs : quelle calugée ! Pas de cortège mais de la neige. Quelle calugée pour le caissier aussi. (Sur la Toile).

Caluger [v. intr.]
Suisse romande : littéralement : « tomber de la luge », au figuré : « échouer, déraper ». De luger avec le préfixe péjoratif ca-.
Cela les ferait peut-être caluger.... Le certif est une cata au sujet de la construction de l´aquagym. (Sur la Toile).

Calure, câlure [n. f.]
Génie, individu très doué. Du français familier calé, « qui a beaucoup de connaissances ».
Il n´y a besoin ni d´être une « calure » pour y participer, ni « con comme un balai » (voir « Qui veut gagner des millions »). (Sur la Toile).

Camber [v. tr.]
Suisse romande : enjamber. Anciennement gamber, du bas latin gamba, « jarret du cheval, patte », du grec kampê. Voir aussi écamber.
Camber un ruisseau.

Cambiller [v. intr.]
Boiter, traîner la jambe. Etymologie : voir Camber.
(...) et l´Ami Perret des Coeudres, vous avez vu comme il cambille ? (Anne Rivier, Domaine Public, 13 septembre 2002).

Camisole [n. f.]
Suisse romande : maillot de corps. Italien camiciola, diminutif de camicia, « chemise ».
Une camisole est un sous vêtement d´homme, de femme ou d´enfant, couvrant le torse. Assez moulant, il est à encolure très ouverte, mais aussi parfois à manches courtes. (Sur la Toile).
Au contact de l´air, le malheureux reprend vie, en hâte, on déchire sa camisole qui l´étouffe, puis après un pansement sommaire, il est conduit d´urgence à l´hôpital. (Sur la Toile).

Cancoire [n. m.]
Suisse romande : hanneton, patois cancorna, latin cancer, « cancre, crabe ».
Des laborantins indiscrets ont avoué que le cancoire vaudois serait le plus narcissisque (sic) des cobayes scientifiques. (24 heures, sur la Toile).

Canette [n. f.]
En Suisse une canette n´est pas seulement une bouteille ou une boîte de bière de 33 cl., mais aussi un verre de bière d´une contenance de 5 dl.
La publicité dit que la seule chose à faire pour boire cette bière est de porter la canette à ses lèvres. (Sur la Toile).

Canfouine [n. f.]
Chambre modeste ou en désordre. Patois savoyard canfouina, « taudis, gargotte » [Constantin].
Amélie ; grande adepte de la canfouine du bistrot et du jus d´orange (pur). (Sur la Toile).

Canfrée [n. f.]
Suisse romande : cuite, état d´ivresse.
Et on se prend des sacrées canfrées virtuelles et le lendemain on est tout caqueux. (Sur la Toile).

Cani [n. m.]
Jura : café, bistrot.
Se mettre à la chotte au cani !. (Sur la Toile).

Caouatter, cavoiter [v. intr.]
Lacs romands : faire route en zig-zag, en parlant d´un bateau. En attendant le départ, de nombreuses embarcations caouattent sur le plan d´eau qui goillasse. (Annik Jacquier, sur la Toile).

Caoué, Caouée [adj.]
Savoie : crotté, mouillé.
J´ai été surpris par la roille et je rentre tout caoué.

Capet, capette [n. m., n. f.]
Fribourg : calotte de paille garnie de galons de velours noir et d´un toupet noir porté par les armaillis. Ancien français capel, chapel, du diminutif bas latin capellus de cappa, « capuchon, cape », latin caput, « tête ».
Le capet que nous portons sur la tête servait de protection à l´armailli lorsque lors de la traite des vaches, il appuyait sa tête contre le flanc de l´animal, (...) (Sur la Toile).

Caquelon [n. m.]
Poêlon en terre cuite émaillée ou en fonte, utilisé en particulier pour préparer la fondue. Par extension, poêlon en métal pour d´autres types de fondues. Ancien romand quaquellon, de kakel, « écuelle en poterie », de l´allemand Kachel, « carreau de faïence ».
Frotter le caquelon avec l´ail. On peut laisser l´ail dans le caquelon. (Sur la Toile).

Caquer [v. intr.]
Déféquer, latin cacare.
Le plus dur c´est de caquer avec de bonnes odeurs de jeune cadre dynamique (...) (Sur la Toile).

Caqueuse, caqueux [adj.]
1. Sale, merdeux. Latin cacare, « déféquer ».
La Chaudanne ? « Un trou caqueux », tempête Olivier Isler. (Sur la Toile).
2. Par métaphore, « embarassé, honteux, penaud », anciennement « misérable, chétif », ancien français caqueux, « lépreux » [Constantin]
En plus en fin de journée j´étais un peu caqueux parce qu´on a discuter (sic) un article que j´ai écris (resic) donc j´ai pris pas mal de critiques (la plupart amplement justifiées) (...) (Sur la Toile).

3. Vaud : caillou.
Un terrain plein de caqueux.


Carcassu [n. m.]
Savoie : plat fendu, fêlé. Même origine que le français carcasse. Patois savoyard carcassu, « vide, creux, tel un corps dont il ne reste que la carcasse » [Constantin].

Carnotzet [n. m.]
Suisse romande : pièce aménagée dans un style rustique, pour boire et manger dans une ambiance intime, souvent située à la cave.
A côté du café, le carnotzet : un décor original, des fresques au mur donnent au lieu une ambiance particulière. (Sur la Toile).

Carotte rouge [loc. n. f.]
Bettarave à salade (Beta vulgaris). Latin carota, grec karoton.
La betterave rouge ou carotte rouge longtemps laissée aux tables modestes, a été remise à la mode par la diététique moderne. (Sur la Toile).

Carpière [n. f.]
Genève : pièce d´eau, en particulier pour y élever des carpes. Vieux français.
En remontant plus loin dans le temps, à ce même endroit, appelé jadis La Niotte, déployait ses activités l´éphémère Faïencerie des Pâquis (1789-1796). Elle était entourée de prés, de jardins, d´une carpière et même d´un verger ! (Sur la Toile).

Carque [n. m.]
Lacs romands : partie couverte à l´avant d´un canot sur une longueur de 1m. à 1,5m. Ce terme désigne l´espace abrité mais aussi le pontage ; aussi, couchette du batelier dans la cambuse.
Interdiction d´alléger le canot en enlevant les payots ou en dégarnissant le carque. (Annik Jacquier, sur la Toile).

Carre [n. f.]
Genève : averse, ondée subite de pluie, de neige ou de grêle, le plus souvent violente, parfois orageuse. S´écrit aussi quarre.

Carreau [n. m.]
Suisse romande : planche ou petit carré de jardin. Utilisé dans certaines régions de France, le carreau désigne une surface plus petite que le carré.
La plantation [des poireaux] se fait en carreau ou en ligne et on cherchera toujours à mettre en terre les plantons le plus profondément possible afin d´avoir en automne un long fût blanc. (Sur la Toile).

Carré-bossu [adj. inv.]
Suisse romande : informe, cabossé. Jura : caribossu.
Dans Goldeneye, les personnage était (sic) bien carré bossu, pleins de gros polygones, là c´est tous le contraire, (...) (Sur la Toile).
En plus j´ai 2 énormes bestioles qui ressemblent à 1 glyptoperichtys gibbiceps (Pleco) Mais en plus caribossu et avec de grandes « antennes » autour de la bouche. (Sur la Toile).

Carrolé [adj.]
Jura : orné de dessins quadrillés.
Latina Chemin de table jaune carrolé. (Catalogue Pfister, sur la Toile).

Carron [n. m.]
Grosse brique, tomette carrée. Français carré, latin quadrus.
Le plancher est en planches de chêne et le sol recouvert de « carrons » ou briques de terre cuite. (Sur la Toile).

Carrousel [n. m.]
Suisse romande : manège de chevaux de bois. Vieux français carrouselle, italien carosela.
Mais après son école de recrues, au début des années 70, ce sont les carrousels et non pas les petits pains qui l´attirent. (Sur la Toile).

Casco [n. f.]
Suisse romande : assurance automobile tous risques. De l´alémanique Kasko(versicherung).
Casco complète
Cette variante vous permet d´assurer les dégâts subis par votre véhicule et de bénéficier ainsi d´une couverture complète.
Casco partielle
Cette variante exclut le risque « collision ». (Sur la Toile).

Case postale, CP [loc. n. f.]
Suisse romande : boîte postale, BP.
Un nouveau groupe cible : les cases postales de clients commerciaux. (Sur la Toile).

Casse [n. f.]
Savoie : louche pour prendre l´eau, poêle. Patois cassa, cassi, « grande cuillère de cuivre servant à puiser de l´eau » [Constantin], provençal cassia, ancien français casse, latin populaire cattia, « poêle », grec cyathion, « plat ».

Casse-cou [n. m.]
Synonyme de benette.

Cassin [n. m.]
Suisse romande : ampoule, cloque.
Sont réputées affectations (sic) dues au travail au sens de l´article 9, 1er alinéa, de la loi, les affectations (resic) suivantes : (...) Ampoules et cassins, crevasses, excoriations, éraflures, durillons (...) (Ordonnance 832.202 sur l´assurance-accidents).

Cassolée [n. f.]
Poêlée, contenu d´une casse.

Cassoton [n. m.]
Suisse romande : cocotte, poêlon, récipient en fonte pour la cuisson. Même origine que casse.
Une fois le cassoton rempli, vous y lâchez 3 pincées de gros sel, 2 décis d´eau et vous remuez de temps en temps en laissant ça cuire 3 bons quarts d´heure à petit feu... (Sur la Toile).

Catelle [n. f.]
Carreau de faïence. De l´allemand Kachel, « carreau de faïence ».
Une catelle, c´est un carreau de céramique utilisé pour le revêtement des poêles de faïence, des parois de cuisine ou d´une salle de bain, ou encore comme dessous-de-plat. (Sur la Toile).

Catole [n. f.]
1. Petite crotte accrochée aux poils d´un animal. Patois kateula, même sens.
Séance brossage car elle avait des catoles sur ses poils, on dirait une grosse peluche (...) (Sur la Toile).
2. Coup violent, uppercut mérité.
« Quelle catole » ! Excusez-moi de l´expression mais quelle frappe de balle de POLAK bien sûr ! ! ! ! ! (Sur la Toile).


Caton [n. m.]
Grumeau. Patois genevois catolyon, « grumeau, caillot » [Constantin], ancien français caton, « petite masse de farine coagulée », latin coactus, « condensé, épaissi ».
En effet certaines colles font des gros « catons » sur des peaux qui ne sont pas de la même marque. (Sur la Toile).

Catse [n. m.]
Chat, par francisation de l´allemand Katse.

Cauque, côque [n. f.]
Genève, Savoie : vieille femme, faiseuse de commérages [Constantin].
C´est une vieille cauque.

Cavaler [v. intr.]
1. Courir, se hâter.
L´archéologue version 1981 entraîne régulièrement à sa suite une jolie jeune femme qui patauge dès qu´il s´agit de cavaler dans la jungle avec des talons aiguilles, (...)(Sur la Toile).
2. Courir les aventures galantes.
Et Dieu sait pourtant qu´il y en avait eu des hommes à lui cavaler derrière ! (Sur la Toile).


Cavette [n. f.]
Suisse romande : niche dans la paroi d´un fourneau pour tenir au chaud des aliments, etc. Patois genevois cavette, « petite cave ou caverne pratiquée au-dedans d´un poêle pour y tenir chaud les mets qu´on va servir. Terme connu aussi à Neuchâtel » [Humbert]. Diminutif, du latin cava, « trou », de cavus, « creux ».
J´ai mis des cafignons dans la cavette, si vous voulez seulement vous déchausser ! (Sur la Toile).

Cavilles [n. f. pl.]
Genève : bêtises, sottises, bévues, méprises. [Constantin]. Latin cavilla, « plaisanterie, raillerie ».

Caye [n. f.]
Patois : femelle du cayon, « truie ».
Une grosse caye.

Cécol, cécolle [pron. pers.]
Suisse romande : lui, lui-même, cézigue.
La descente la plus vertigineuse de la cité, c´était cécolle qui la possédait. (Sur la Toile).

Cenovis [n. m.]
Suisse romande : préparation à tartiner à base de levure de bière (nom de marque).
Le magazine ultrasélect Wallpaper fait un numéro spécial sur la branchitude helvétique, postulant même que le Cenovis a la saveur du futur. (Renata Libal, sur la Toile).

Cerceau [n. m.]
Engin de pêche, filet fixé au bout d´une perche et tendu sur un cercle métallique, celui-ci pouvant être relié à un deuxième cercle par un filet en forme de cylindre. En France cet engin était nommé « truble ».
Les écrevisses peuvent être capturées à la main, avec une balance, avec un cerceau ou avec une nasse à écrevisses. (Règlement concernant l´exercice de la pêche, Fribourg, sur la Toile).

Ceron [n. m.]
Acarien, sorte de ciron qui vit dans la croûte du fromage.

Ceronné, ceronnée [adj.]
Se dit d´un fromage dont la croûte contient des cerons.
Les autres fromages : : Chaource, Saint Nectaire, Vieille tome (sic) ceronnée, Comté Vieux, Bleu de Sassenage, Banon de Provence ... (Sur la Toile).

Certoux [n. m.]
Cave, lieu fermé. Du vieux français chartre, latin carcer, « prison ».

Cervelas [n. m.]
Sorte de saucisse cuite composée de 37 de viande de boeuf, de 25 de lard, de 15 % de couennes et de 15 d´eau, d´épices, et légèrement fumée.
Il y a aussi les supporters courageux, ravitailleurs intrépides, qui chaussent leur (sic) peaux de phoques pour mériter leur place dans le spectacle de la montagne. Leur trésor ? Une bouteille de blanc et un cervelas. (Sur la Toile).

Châble [n. m.]
Couloir en pente raide aménagé dans la forêt pour faire dévaler les billes de bois après la coupe. Patois romand tsâblio, « dévaloir, couloir », bas latin cadabula, latin cadere, « choir » ; ou ancien français chaable, « machine de guerre pour lancer des pierres », bas latin catabola, latin catapulta, grec katabolè, « jet, lancement ». Voir aussi chablis.
Il s´agit en effet d´éviter de transformer le châble, d´ailleurs peu pratique pour cela, en une rue carrossable. (Sur la Toile).

Châbler [v. tr.]
Faire glisser le bois dans un châble.
« Chabler » est donc l´action de faire glisser le bois. (Sur la Toile).

Chablis [n. m.]
Bois déraciné ou abattu par des intempéries. Du verbe régional chabler, « secouer, battre, faire tomber, gauler », ancien français caable, chaable, « bois que la force du vent abat dans les forêts », latin populaire catabela, « bois abattu par la force du vent ».
Les forestiers ont recensé quelque 630´000 mètres cubes de chablis, dont 130´000 pour les propriétaires privés. (Sur la Toile).

Chablon [n. m.]
Suisse romande : pochoir, masque. Allemand Schablone, même sens, du néerlandais schampelun, issu du français échantillon.
Utilisation du chablon de l´analyseur syntaxique. (Sur la Toile).

Chabouris [n. m. pl.]
Clôture de lattes de bois maintenues par du fil de fer.
En règle générale, Monsieur Dossan, nous conservons les chabouris durant trois ans ; ils protègent les arbres des excréments de chiens et empêchent le piétinement, car lorsqu´un arbre vient d´être planté, il est fragile et il faut éviter qu´il soit bousculé. (Manuel Tornare, sur la Toile).

Châchô [n. m.]
Genève : sorte de galette ou gâteau plat [Constantin]. On utilisait ce terme comme synonyme de taillé aux greubons.

Chaintre, cheintre, chintre [n. m.]
Bout ou limite du champ où le laboureur tourne la charrue. Patois romand tsintre, « bordure de terrain, mauvais pré, parcelle de terrain non ou mal cultivée, située en bordure d´un fonds de terre », vieux français chainte ou chaintre, « extrémité d´un terrain labouré destiné à permettre aux animaux attelés à la charrue de faire demi-tour ». Par analogie, « chemin à l´extrémité d´une terre, à la lisière d´un bois ». Du latin cinctura, « ceinture ».
Les surfaces situées dans les trois premiers mètres du chaintre ne sont pas imputables et sont exclues du droit aux contributions. (Sur la Toile).
Cheintre : bande de terrain au pourtour d´un champ et à l´intérieur d´une haie, laissé sans culture, où l´on peut manoeuvrer les instruments agricoles. (Sur la Toile).
Le chemin de la Crosette, long de 115 mètres, sera réaménagé de manière à lui conserver son état naturel, les marches de la partie supérieure seront remises en ordre, la partie inférieur de la chintre étant maintenue en herbe. (Sur la Toile).

Chalaisan [n. m.]
Savoie : celui qui passe l´été dans un chalet à l´alpage.
En plus de nos tickets de rationnement, nous allions au ravitaillement chez le chalaisan du Col de Chérel, Pierre Janin, maire de Jarsy. (Paul Littoz Monnet, sur la Toile).

Chalame, chalème [n. m.]
Lacs romands : bout, petit cordage, à l´origine de chanvre, maintenant de nylon, à usages multiples.
La longueur d´un filet est donnée par la longueur du chalame. (Sur la Toile).
Le numéro de concurrent devait être fixé à l´aide d´un chalème au sommet de la rode. (Annik Jacquier, sur la Toile).

Chalande [n. pr.]
Suisse romande : le Père Noël. « Personne travestie en vieillard qui adresse une allocution aux enfants réunis autour de l´arbre de Noël » [Constantin]. Ancien mot local chalande, chalende, patois tsalandè, ancien français chalandas, « Noël », du latin calendae, « calendes, premiers jours du mois romain ».

On lui a fait croire que chalande ne passerait
qu´à la condition que tout le monde dorme
il n´ose pas regarder, il écoute, il attend (Sur la Toile).

Châlée [n. f.]
Savoie : chemin tracé dans la neige fraîche, par exemple par un chasse-neige. Patois savoyard chala, « trace qu´a laissé sur un pré ou dans la neige le passage d´un homme, d´un animal ou d´un traîneau ; chemin frayé dans la neige » [Constantin]. Patois chalo, « chemin », latin callis, « sentier pour les troupeaux ; sentier, chemin ».

Chambéryzette [n. f.]
Apéritif (vermouth à la fraise) dont le nom vient de la ville de Chambéry.
Le vermouth dry de Chambéry réveille les papilles. Parfumé à la liqueur de fraise, il devient chambéryzette. (Sur la Toile).

Chambre à lessive [n. f.]
Suisse romande : buanderie.
Il faut absolument éviter les pièces sombres ou le fond d´une chambre à lessive. (Sur la Toile).

Chambre à manger [n. f.]
Suisse romande : salle à manger.
Si je ne l´ai déjà fait on donnera à Madame de Bourqueau la Madonne qui pend à ma chambre à manger. (Sur la Toile).

Chambre de bain [n. f.]
Suisse romande : salle de bain.
Ce n´est pas un deux pièces-cuisine avec une chambre de bain sans fenêtre, une cuisine qui donne sur le mur du HLM d´en face et six voisins sur le même palier. (Sur la Toile).

Chamoisine [n. f.]
Lacs romands : brise thermique du sud sud-ouest.
Heureusement, l´Opus 4 touche finalement une pseudo « chamoisine » salutaire qui l´emmène vers le Bouveret, (...) (Sur la Toile).
Le plus charmant d´entre [les vents du lac] étant la Chamoisine qui tire son nom du mouvement des chamois dans la vallée de Chamonix. (Sur la Toile).

Chamonix [n. m.]
Suisse romande : petit toupin.
Le nom de chamonix vient du village de Chamonix qui a fait leur réputation. (Sur la Toile).

Champ (en) [loc. adv.]
Savoie : au pâturage.
Aller en champ les vaches : mener les vaches au pâturage.
Dans notre vocabulaire, nous disions « Aller en champ les vaches, aller en champ les dindes ». (Sur la Toile).
Etre en champ les vaches : surveiller les vaches au pâturage.
Lorsqu´il était en champ les vaches, le petit Rémi écrivait déjà, car l´écriture était l´une de ses passions. (Sur la Toile).

Channe [n. f.]
Suisse romande : broc à vin en étain, à couvercle, souvent à but décoratif ou offert comme récompense. Ancien français channe, « gros vase de forme allongée d´une capacite convenue, cruche, broc, pot ».
Une channe : trophée d´étain en forme de pichet d´origine suisse. Son couvercle porte des symboles différents selon le canton : 2 têtes de bélier pour le Valais, 2 glands pour Vaud. (Annik Jacquier, sur la Toile).

Chaploter [v. tr.]
Couper en menus morceaux. Du verbe régional vieilli chapler, « couper, tailler ».
Ne chaplote pas ta viande comme ça.

Charette ! [interj.]
Suisse romande : exprime la surprise. Probablement un euphémisme pour charogne.
Charette va ! Charette de bouèbe !

Charmu [n. m.]
Vigne en gradins entre deux murs de soutènement, dans le Lavaux.
Aux friches originelles faites d´éboulis, de chênaies, de ronces, de tanières à blaireaux et de nids de vipères, ont succédé, au cours des temps, les charmus soutenus par de solides murs de pierres, ancrés dans le sol ou appuyés aux falaises rocheuses. (A Chardonne, sur la Toile).

Charque, chlarque [n. m.]
Suisse romande : vieille savate, vieille chaussure. Jura : pantouffles ne tenant pas au talon. Patois charquâ, « traîneur de savates », de l´alémanique Tsarggen, Schlarggen, « vieille chaussure ».
Voir aussi tcharquer.

Charret [n. m.]
Suisse romande : jeu de société appelé « moulin » en France.
(...) des jeux d´échecs et de charrets en plein air, (...) (Sur la Toile).

Chatton [n. m.]
Genève : gros bâton, gourdin, patois savoyard chouaton, même sens [Constantin], ancien français saton, « bâton armé, massue ». En patois gruérien un chaton, tsaton est une espèce de levier flexible dont se servent les charretiers pour assujetir leur charge.

Chauche [n. f.]
Vieilli : endroit piétiné par le bétail, du bas latin calciatus, latin calcatus, « foulé aux pieds ». Voir chaucher.

Chaucher [v. tr.]
Fouler, piétiner, tasser avec les pieds. Ancien français caucher, chaucier, etc., « fouler avec force, fouler aux pieds, pressurer, presser », latin calcare, « fouler aux pieds, écraser, piétiner ».
Chaucher la vendange.

Chauque [n. f.]
Botte de pêcheur à semelle de bois [Pierrehumbert]. On trouve aussi choque, parfois tchauque.
Dans le temps, on portait des chauques ou étevaux, c´est-à-dire des bottes de cuir à semelles de bois. (Sur la Toile).

Chavant [n. m.]
Savoie : chat-huant, hulotte, aussi hibou. Patois chavant, tsavouan, « chat-huant », vieux français chave, ancien français chauan, francique kawa, « chouette », latin cavannus, « hibou », gaulois cavannos, racine indo-européenne *kau-, « crier, hurler pour certains animaux » [Delamarre].

Chavon [n. m.]
Lacs romands : gros cordage, à l´origine en chanvre. En particulier, grosse corde à laquelle le grand filet est amarré.
Enfin, un chavon (ou tsavon) est attaché à chaque marcon, la corde de derrière étant amarrée à un polet (anciennement voiret) auquel la patte est suspendue. (Sur la Toile).

Chenabre, chnabre [n. m.]
Suisse romande : bruit, raffut. Vieilli : Armée du Chnabre : Armée du Salut.

Chenaille [n. f.]
Synonyme de sonnaille.
Quant à la touche finale, elle sera donnée après avoir suspendu les chenailles et les cloches aux cous des bêtes. (Sur la Toile).

Chenailler [v. tr.]
Suisse romande : secouer, en particulier une porte pour l´ouvrir.

Cheneau [n. f.]
Gouttière. Ce mot a donné le français chéneau (qui est masculin). Patois féminin chenâ, tsènau, du vieux français chenal, chenel, chinal, ancien français chèna, latin canalis.
Une fermeture enroulable verticale à l´avant peut y être adjointe ainsi qu´une cheneau d´écoulement d´eau. (Sur la Toile).

Cheni, chenil, chenit [n. m.]
Choses, ou pièces en désordre. Du français chenil, qui avait au XVIIème siècle le sens de « logement sale », dérivé du latin vulgaire *canile, « niche ».
Ils vont faire trois fois plus de bruit et trois fois plus de cheni que le Jazz Parade. Tous ces gens qui se barbouillent, on ne sait plus s´il s´agit d´hommes ou de femmes... C´est dégueulasse ! (Sur la Toile).
Les équipes de St-Gall et Berne ont joué dans le tournoi national LNB, mais elles disputent le Championnat LNA. Quel chenil ! Quel fatras ! (Sur la Toile).
N´empêche que ces %&ç/&%ç (sic) sont capables de laisser devant la buvette un « chenit » indescriptible après avoir mangé ; les pétards qu´ils fument dans le train lorsque ce dernier est bondé n´améliorent pas du tout les choses ! (Sur la Toile).

Chenoille [n. f.]
Suisse romande : vaurien, voyou, forte tête. Du français chenapan, de l´allemand Schnapphahn, « voleur des rues », de schnappen, « attraper », et Hahn, « coq ».
Il paraît que je suis aussi parfois une petite « chenoïlle » (sic) ... (Sur la Toile).

Chèvre [n. f.]
1. Pièce de bois recourbée et perforée d´où l´eau s´écoule dans l´abreuvoir.
2. Boisson fermentée sous pression dans un tonneau étanche, appelée aussi « forcé ».
Après 45 à 60 jours, la pression est suffisante et on peut tirer les premiers verres de chèvre. Celle-ci se boit dans de grands verres, car c´est essentiellement de la mousse que l´on boit « cul sec » à raison de 3 ou 4 verres par personne. La quantité d´alcool absorbé est donc très faible. (Sur la Toile).


Chevrer (faire) [loc. v.]
Indisposer à l´extrême, rendre chèvre.
N´ayant plus besoin de faire chevrer maman, Dorothée a perdu ses rondeurs et retrouvé une alimentation équilibrée. (Sur la Toile).

Chevrotin [n. m.]
Fromage à pâte deure à base de lait de chèvre.
Le Chevrotin est un fromage fermier fabriqué avec du lait de chèvre cru et entier. Associé à son histoire, son procédé de fabrication -pâte pressée non cuite à croûte lavée- est unique pour un fromage de chèvre. Depuis la traite jusqu´au plateau de fromages, la lente transformation du lait de chèvre en Chevrotin est ponctuée d´étapes immuables : le caillage, le moulage, le salage, le séchage, le lavage et l´affinage. (Sur la Toile).

Chibre [n. m.]
Suisse romande : variante principale du jeu de jass. De l´alémanique Schieber Jass, allemand schieben, « pousser ».
La variante la plus connue est le chibre à quatre, où deux joueurs jouent contre une autre équipe de deux joueurs. (Sur la Toile).
En argot français, ce mot a un sens obscène.

Chibrer [v. intr.]
Au jass, renoncer à faire l´atout en faveur de son partenaire.
Ensuite, c´est le joueur qui se trouve à droite de celui qui a fait atout de choisir à son tour l´atout ou de chibrer, et ainsi de suite. (Sur la Toile).

Chicot [n. m.]
Genève : laitue romaine (Lactuca sativa var. longifolia, Lactuca romana).
Les « chicots » mesurant jusqu´à 20 cm donnent une salade délicate, et parce qu´elles sont cultivées près de chez vous, elles arrivent toutes fraîches sur votre table. (Sur la Toile).

Chier dans les bottes [loc. v.]
Tourner autour de quelqu´un, en le dérangeant fortement.
En plus, il était grossier et vulgaire, disait qu´il ne fallait pas lui chier dans les bottes, (...) (Mireille Monnier, 14 février 2001, sur la Toile).

Chier la caque [expr. v.]
Expression jurassienne.
La pub c´est con et c´est débile (et ça fait tout le temps chier la caque), on voulait vraiment vous éviter ce genre de conneries. (Sur la Toile).

Chinder [v. tr.]
Suisse romande : tricher, trafiquer ; au jass, cacher les as ou une carte puissante. De l´allemand schinden, « maltraiter ».
mon bog n´est pas chindé (Sur la Toile).

Chiner [v. intr.]
Ennuyer, tourner en ridicule.

Chique [n. f.]
Genève : état d´ébriété.
Il pose sa chique : il cuve son vin.

Chlapper [v. tr.]
Jura : boire avidement. Patois chlapaie, « boire goulûment, se saouler ».

Choix (à) [loc. adv.]
Suisse romande : au choix.
Catalogue des activités à choix 5e année (Université de Genève, sur la Toile).

Chopine [n. f.]
Petite bouteille de vin (0,35, 0,37 ou 0,375 litre), ou petite chope de bière. Allemand Schoppen.
Tout d´abord, les étudiants ont pas mal de boulot à faire, et ils ne prennent plus le temps de se faire plaisir en buvant une bonne chopine entre copains. (Sur la Toile).

Chotte [n. f.]
Suisse romande : abri (originairement en patois, arbre isolé). Patois romand chotta, sotta, « abri », anciennement « sioute », franco-provençal cheutâ, « abri », latin substa, « dessous ».
Il pleut. Réunissant les autorités politiques, délégués du tourisme, sponsors et organisateurs, la courte partie officielle se fait à la chotte. (Sur la Toile).
Valais : spécialement abri d´alpage.
Il longe ensuite le chemin et descend en direction des chottes de Tortin. (Sur la Toile).

Chougner [v. intr.]
Geindre, pleurnicher, se plaindre. Patois chouinô, provençal choun, « porcelet ».
Faut assumer mon gars, pas la peine de venir chougner chez maman qu´on-m´aime-que-pour-mes-fesses. (Sur la Toile).

Chouia [n. m.]
Savoie : chemin. Ce sens a été remplacé par celui du mot arabe.

Chouquinet, chouquinette [adj.]
Suisse romande : mignon, gentil. Diminutif de « chou ».
Vous trouvez pas qu´il est chouquinet comme ça ? (Sur la Toile).

CHU [acronyme]
Acronyme de « Comptoir des Habits Usagés », magasin qui se trouvait à Saint-Gervais (Genève) et qui vendait des habits d´occasion. On disait de quelqu´un qui était mal vêtu qu´il s´habillait chez CHU.

Cibare [n. m.]
Suisse romande : celui qui marque les coups à la cible, au moyen de diverses palettes. De l´ancien mot local cibe, qui a donné le français « cible », issu de l´alémanique schibe, allemand Scheibe, « disque, carreau, cible ».
C´était son père, nous révéla Herbert, qui avait voulu qu´il soit cibare, et aussi, qu´il soit scout. (Sur la Toile).

Ciclée [n. f.]
Cri perçant. Patois savoyard cicle, « cri perçant ». De l´italien cicalare, « parler sans cesse », par allusion au chant de la cigale, italien cicala, latin cicada, « cigale ».
Cela lui a permis de patienter jusqu'à la prochaine tétée et de l´hydrater la moindre car Monsieur a décider (sic) de faire une monstrueuse ciclée et rien ne le consolait. (Sur la Toile).

Cicler [v. intr.]
Pousser des cris perçants.
Tellement au-delà que les auteurs ont même surpris une journaliste du Monde en train de cicler en pleine chronique. (Sur la Toile).

Clapier [n. m.]
Terrain semé de cailloux, pierrier naturel ou résultant de l´épierrage des champs. Occitan clapié, ancien français clapier, « tas de pierres », bas latin clapa, « tas de pierres », celtique *clappa, « rocher plat, amas de rochers », peut-être de la racine indo-européenne *lep-, « pierre, roche ». Le clapier est constitué de blocs plus gros que le pierrier ou la casse.
... combien de fois ai-je entendu : « Tu ne trouverais pas une pierre dans un clapier ? » (Sur la Toile).

Clarine [n. f.]
Petite cloche portée par le bétail à l´alpage. Elle a un son plus clair que la cloche ou le toupin, d´où son nom. Ancien français clarine, « clochette suspendue au cou des chevaux et de quelques autres animaux », diminutif de clare, « sonnette », avec le suffixe -ine.
STEINER Christiane, La fonderie de cloches de la Chaux-de-Fonds et sa technique de fabrication des cloches de vache type clarine (138 p.) (Sur la Toile).

Clédal, clédar, clédard, clie [n. m.]
Portail rustique clôturant un alpage, pour empêcher le bétail de divaguer. Patois savoyard clia, clédala, « claie en osier ; panneau à claire-voie fait avec des panneaux de bois pour parquer les chèvres, les moutons, les cochons, etc. » [Constantin]. Vieux français clédal, latin médiéval clida, « clôture », bas latin et gaulois cleta, « claie, grille, treillis », racine indo-européenne *klei-, « appuyer ».
Il est pourtant un cimetière dont personne ne poussera le clédar : c´est celui des Seignattes, ou cimetière des pestiférés, près du Boéchet. (Sur la Toile).
(...) une nuit, [le revenant] ouvrit le clédard et il fallut récupérer les vaches jusqu´à Mutrux. (Sur la Toile).

Clique [n. f.]
Groupe de personnes participant à un carnaval, en faisant de la musique.
Une clique, c´est un groupe de personnes déguisées qui participent aux cortèges et à diverses festivités lors de carnaval ou de fêtes villageoises, en jouant d´un instrument, grosse caisse, clairon ou fifre. (Sur la Toile).

Clopet [n. m.]
Petite sieste. Moment d´assoupissement.
On s´était habitué à ce que tu nous largues, à la fin de nos agapes, en sombrant dans un petit clopet... (Sur la Toile).

Cochère [n. f.]
Lac Léman : petit bateau à fond plat, ponté à l´avant, sans quille, à un ou deux mâts à voiles carrées puis latines, qui a succédé à la nau et qui a navigué du XVIème au XXème siècle. La cochère s´est appelée autrefois Corseyre, Corsière, Corsaire.
C´est en 1915 que l´Aurore, la cochère de Pierre Cachat, finit ses jours au chantier naval de St-Gingolph. Elle est une des dernières cochère (sic) à naviguer sur le Haut-Lac, transportant du bois, des châtaignes, du sable ou les passagers qui se rendent sur des marchés vaudois. (Sur la Toile).

Cocoler [v. tr.]
Suisse romande : cajoler, choyer, dorloter.
On pourrait même en déduire que la Poste est prête à cocoler tendrement ceux qu´elle nomme désormais ses clients. (Francis Gradoux, sur la Toile).

Coffe [adj.]
Sale, couvert de taches. Patois coffo, coffa, ancien français goffe, « lourdaud, grossier ».
Va te laver, tu es tout coffe.

Coffer (se) [v. pron.]
Se salir, se tacher. Patois savoyard cofeï, « salir » [Constantin].
Ouvrage d´une importance stratégique et économique considérable qui va de la cuisine à la cave et de la cave au garage, permettant à ses co-religionnaires de ne plus se coffer les genoux et les mains dans la terre glaiseuse de Viuz au sortir de leurs libations matutinales ou vespérales. (Sur la Toile).

Coffeyer, confeyer [v. tr.]
Salir, voir coffe.
Tu as toute confeyé ta veste.

Coffia [n. f.]
Suisse romande : chose peu ragoûtante, voir coffe.
Cette soupe, c´est de la coffia.

Cognarde, cougnarde [n. f.]
Suisse romande : confiture du genre raisinée à laquelle on ajoute des coings. Ancien français cogneau, cognel, « sorte de gâteau ».
La « cognarde » ou « cougnarde » est un mélange de jus de pommes, poires et de coings (en majorité), cuit de la même façon [que la raisinée]. (Sur la Toile).

Cogne [n. m.]
Genève : agent de police. Déverbal de cogner. [Constantin].

Coillu [n. m.]
Bille en terre cuite (voir mâpi).

Coin (à) [loc. adv.]
De côté. Mettre à coin : cacher, mettre en réserve, mettre de côté.
Je t´ai mis une bonne bouteille à coin.

Coître [n. m.]
1. Dernier d´une portée, souvent plus faible que les autres. Petit dernier, considéré comme chétif. Patois savoyard couatro, « le dernier éclos d´une nichée ou d´une couvée » [Constantin]. Ancien français coitrart, quoitron, questron, « bâtard ».
Ne choisit pas ce chiot, c´est le coître.
2. Maladie fongique de la vigne causée par la grêle.
Le risque de coître varie beaucoup selon le mode de culture, la hauteur des grappes, le cépage et la température. (Sur la Toile).


Coîtron [n. m.]
Limaçon, limace agreste (Limax agrestis), probablement un diminutif avec le suffixe -on.
Ne confondez pas cette belle limace habituellement rouge, (...) d´une taille atteignant 16 cm avec la limace agreste ou coîtron qui ne mesure pas plus de 4 cm, de couleur grise. (Sur la Toile).

Coïu [n. m.]
Suisse romande : bille.
Ramasez vos coïus, la récré est finie.

Combier [n. m.]
Nom des habitants de la Vallée de Joux, appelée autrefois « Combe du Lieu ».
Isolés derrière les crêtes du Jura, les Combiers - un bassin de 10000 personnes en comptant la France voisine - ont quelques raisons de s´inquiéter. (Cathy Macherel, sur la Toile).

Comme il faut [loc. adv.]
Convenable, convenablement.
Pour vendre ses plats surgelés, la marque Iglo met en scène un couple gay bien comme il faut à la télévision allemande. (Sur la Toile).

Comme que comme [loc. adv.]
Germanisme : de toute manière. Traduction littérale de l´allemand sowieso, même sens.
La preuve, nos sports de loisirs favoris, ils en ont fait leur boulot. ...Comme que comme ils ont l´argent et nous... le plaisir. (Sur la Toile).

Confaron [n. m.]
Voir Gonfaron.

Consort [n. m.]
Valais : personne qui participe à un consortage.
Chaque consort dispose d´un droit de sociétariat auquel est rattachée une part de jouissance des biens sociaux, sauf disposition contraire des statuts. (Sur la Toile).

Consortage [n. m.]
Valais : coopérative, association de copropriétaires ou d´usagers qui se regroupent pour l´exploitation en commun d´un bien, par exemple un alpage ou un bisse.
Le consortage, de droit public, est de loin la forme la plus répandue [de gestion d´ un alpage]. (Sur la Toile).

Contemporaines, contemporains [n. m. pl., f pl.]
Suisse romande : personnes nées la même année, ou approximativement du même âge, regroupées en amicale.
Les contemporains de 66 se présentent : activités, sorties et bonne humeur ! (Sur la Toile).

Contour [n. m.]
Suisse romande : virage, tournant. Du latin populaire contornare, « contourner ».
(...) le café du Soleil, situé dans le contour de la route qui conduit à Aubonne-Bière (...) (Sur la Toile).

Contre [prép.]
Suisse romande : vers, dans la direction. Altération de à l´encontre.
La proportion des classes 2 à 4 de l´épicéa et du hêtre, essences les plus communes des forêts suisses, a fait un gros bond contre en haut de 9 pour cent ; (...) (Sur la Toile).
Le tir en campagne est aussi une question de tir contre en haut ou contre en bas, avec une variation dans la position de tir. (Sur la Toile).

Coquelle [n. f.]
Savoie : marmite, cocotte. Latin médiéval coquere, « cuisiner ».
(...) potages aux mille couleurs et parfums, petits plats mijotés dans la coquelle en fonte, (...) (Sur la Toile).

Coquemar [n. m.]
Bouilloire ancienne que l´on plaçait près de l´âtre pour maintenir un liquide au chaud. Peut-être du latin cucumula, « petit chaudron ».
En cuivre, en laiton, en bronze ou en argent, parfois même en terre cuite et toujours volumineux, le coquemar avait une panse large et un col rétréci, une ouverture un peu évasée et un bec verseur, ainsi qu´une anse et un couvercle. (Sur la Toile).

Coquer [v. tr.]
Frapper l´un contre l´autre deux oeufs cuits durs.

Coquillon [n. m.]
Suisse romande : boucle de cheveux, anglaises. En vieux français, le mot coquillon, diminutif de coquille, désignait un limaçon.
Quelques fougères sont encore enroulées en jolis coquillons, n´ayant encore pu déployer leurs feuilles faute de soleil. (24 heures, sur la Toile).

Coraillon, couraillon [n. m.]
Genève, Savoie : trognon, coeur d´un fruit ou d´un légume [Constantin]. En particulier, coeur du chou ou de la salade.
Vaud : cou, coeur ? Patois romand corahlla, « trachée artère », ancien français coraille.
Ugène, repu et gorgé jusqu´au coraillon, raconte que son arrière-grand-père, ayant fait la retraite de Russie avec le petit Tondu, a laissé devant Moscou un de ses bras. (Albert Itten et Roger Bastian, sur la Toile).

Cornet [n. m.]
1. Suisse romande : sac de papier ou de plastique, parfois de jute, pour emballer.
C´est pourquoi on l´emballe généralement dans un cornet en papier. (Sur la Toile).
2. Suisse romande : combiné du téléphone.
Impossible d´atteindre le cornet, de composer un numéro... (Sur la Toile).

Cornettes [n. m. pl.]
Suisse romande : pâtes alimentaires appelées en France « coquillettes ».
L´utilisation des cornettes dans les älplermagronen vient probablement des macaronis italiens, car autrefois, on ne connaissait que peu de variétés de pâtes et on les appelait généralement « magronen ». (Sur la Toile).

Corniaule, corniole, corniule [n. f.]
Cou d´une volaille. Gosier, organe de la voix. Par extension, beau parler. Ancien genevois corniole, « oesophage et tousles morceaux du cou d´un boeuf », patois corniola, latin corneolus, « de corne, dur comme la corne ».
Mais le juge, qui aimait pas les galapiats dans mon genre, m´a fait trancher la corniaule. (Sur la Toile).
Si l´on est gentil, l´on dira qu'ils ont « la margoulette bien organisée et la corniole ou corgnole en bon état de fonctionnement » (Sur la Toile).

Corti, cortil, courti, courtil [n. m.]
Jardin, jardin potager, voir courtil.
Pendant trois semaines, un muretier professionnel a travaillé au mur du « cortil » à l´ouest du musée. (Sur la Toile).

Cosandier [n. m.]
Suisse romande : tailleur, couturier, du vieux patois romand cosandai.

Costume de bain [loc. n. m.]
Suisse romande : maillot de bain. En France cette expression est obsolète.
C´est la raison pour laquelle seules les personnes portant un costume de bain sont admises dans l´aire de la piscine. (Sur la Toile).

Coter [v. tr.]
Suisse romande : fermer (une porte), border (un lit), étayer, accoter.
J´ajouterais que ce genre de liste est très dépendante de la région (aussi bien en France qu´en Suisse), venant de Neuchâtel, je n´ai jamais dit coter la porte pour fermer la porte ! ! ! (Sur la Toile).

Cotson, cotzon [n. m.]
Suisse romande : nuque. Patois savoyard cotchon, cotson, « nuque » [Constantin]. Grec kotte, « tête, nuque ». On disait aussi cochon, probablement par attraction paronymique.
Il sortit sa fourche, s´avança vers elle et la lui planta dans le cotson. (Sur la Toile).

Cotte [n. f.]
Lacs romands : cale-pied, pièce en bois sur laquelle un rameur appuie ses pieds.

Cotterd [n. m.]
Suisse romande : lieu où l´on discute. Du patois cotterdzî, « bavarder ».
Les activités du Cotterd sont transférées au Centre socioculturel de Bellevaux le lundi et au Grain de Sel le jeudi (Sur la Toile).

Cou [n. m.]
Suisse romande : avoir mal au cou : avoir mal à la gorge.
Vous ressentez fortement les signes tels que nez bouché avec maux de tête, écoulement nasal avec du pus, « mal au cou », toux, fièvre, (...) (Sur la Toile).

Couble [n. f.]
1. Lacs romands : ensemble de filets de pêche attachés les uns aux autres.
Les coubles de filets tendus peuvent être utilisées du 10 janvier à 12 heures au 15 octobre à 12 heures. (Sur la Toile).
2. Suisse romande : sorte de cloche de vache.
Cette sixième édition présentera des stands de « chenailles, seneaux, coubles, campagnards et autres clarines », et permettra à des amateurs de toute la Romandie de négocier de gré à gré. (Sur la Toile).


Couèchte [n. f.]
Val de Travers : nom donné à l´absinthe, liqueur à base d´absinthe officinale (Artemisia absinthium), de petite absinthe ou absinthe pontique (Artemisia pontica) et de diverses autres simples. On l´appelle aussi lait du Jura, bleue, fée verte, tiaffe, etc.
Cette fois et enfin, il ne s´agit pas d´une absinthe-bâton comme l´étaient tous les ersatz bricolés et commercialisés jusqu´ici aux quatre coins du monde, mais d´un fac-similé aussi proche que possible - mutatis mutandis - de l´original conçu à Couvet à la fin du 18ème siècle par Daniel-Henri Dubied et Henri-Louis Pernod, les promoteurs attestés de la production et de la diffusion de la « couèchte » à l´échelle industrielle et internationale. (Sur la Toile).

Couècle, covècle [n. m.]
Savoie : couvercle (de marmite) [Constantin].

Couenne [n. f.]
Vaud : désigne parfois la croûte du fromage.
(...) on ne dira jamais assez qu´il ne faut pas ôter, mais simplement gratter la couenne du fromage, (...) (Sur la Toile).

Cougne-pet [n. m.]
Vaud : sodomite. De cougner, « coincer », et pet.

Cougner [v. tr.]
Suisse romande : coincer, serrer, anciennement cogner.
La présentation et le format sont très agréables pour le lecteur « cougné » dans les transports publics aux heures de pointe. (Charles-F. Pochon, 19 novembre 1999, Domaine Public).

Coupacher [v. tr.]
Genève : couper n´importe comment. Fréquentatif et péjoratif de couper.
Crouzol ne devra pas peindre directement la vie grouillante - technique qui aboutit à coupacher à l´infini un roman, (...) (Sur la Toile).

Courate, couratte (faire la) [loc. v.]
Courater, être couratier. Déverbal de courater.
(...) quand la noblesse russe venait faire la couratte dans les boîtes chic d´Europe occidentale. (Sur la Toile).

Courater [v. intr. et tr.]
1. Perdre son temps en allant d´un endroit à l´autre. Fréquentatif et péjoratif de courir.
Le petit Jean-Jean-Marc, impatient du spectacle, couratait partout en s´écriant que ah-ah-ah-on-va-voir-un-beau-méchoui, quand tout à coup une main le gifla sèchement par deux fois, à gauche en coup droit, puis à droite en revers lifté. (Sur la Toile).
2. Courir les aventures galantes. Peut-être apparenté à l´ancien français curatrie, « lieu de débauche ».
Si une jeune fille courate, elle flirte. Si une femme mariée courate, elle trompe son mari. (Sur la Toile).


Couratier, couratière [n. m., f.]
Coureur d´aventures galantes. De courater.
Dans sa jeunesse elle était couratière. Ce mot a donné le français courtier, dont il avait le sens.

Courber [v. tr.]
Manquer, sécher un cours, une leçon.
Elle [Pascale Allamand] enrage devant la répugnance à la contrainte qui lui faisait courber les cours d´académie dispensés au collège. (Sur la Toile).

Courir après (ne pas) [loc. v.]
Ne pas apprécier, ne pas aimer.
Moi, les escargots je ne cours pas après.

Course [n. f.]
Suisse romande : excursion, sortie, randonnée.
Faudrait-il trouver, pour l´année, prochaine, un chef de course avec des jambes plus courtes ? ! (Sur la Toile).
Course d´école : sortie de classe.
La course d´école ! ! ! Le vendredi dix octobre, je me suis levée à 5 h 15. (Sur la Toile).

Courtine [n. f.]
Petite cour, place de ferme, abritant généralement le tas de fumier. Patois courtena, bas latin curtina, diminutif de curtis.
Les balayures et les cendres étaient seules portées sur la courtine et encore les cendres propres étaient utilisées pour adoucir l´eau de lessive. (Sur la Toile).

Coutset, coutzet [n. m.]
Vaud : sommet, extrémité supérieure, du vieux français cuchet, « butte, sommet », ancien français cuchet, « tas de foin », racine préromane *cocca, *cucca, gaulois *kukka, « sommet ».
Depuis le fin coutzet des chars de regain, on voyait sept lacs ; une fourchetée de plus, on voyait celui de Génésareth. (Sur la Toile).

Couverte [n. f.]
Suisse romande : peut désigner une couverture.
On notera, entre autres, que pour éteindre un feu l´on tirait un coup de fusil sous une couverte mouillée... (Sur la Toile).

Cradzet [n. m.]
Suisse romande : petite personne, bout-de-zan, anciennement craset, crasette, « se dit d´un enfant chétif dont la croissance a été entravée » [Constantin].
Mais elle persévère, espérant ainsi déguiller à nouveau le cradzet Megge dans les copeaux, grâce à son entraînement intensif. (Sur la Toile).

Craindre [v. tr.]
1. Savoie, Lyonnais : ne pas aimer.
S´habiller en rouge, moi je crains.
2. [v. intr.] Présenter un danger.
Passe pas dans cette pente chargée de neige, ça craint trop.


Crâlée, craquée [n. f.]
Suisse romande : grosse quantité.
Exemple de bons tuyaux : rien qu´en lisant ces pages vous économisez une crâlée d´énergie puisque vous irez directement farfouiller au bon endroit. (Sur la Toile).

Cramia [n. m.]
Jura : pissenlit, feuille de pissenlit.
A la foire aux cramias du printemps. (Sur la Toile).

Cramine [n. f.]
Suisse romande : froid très vif. Du français cramer, « brûler », vieux français cremar, latin cremare, « brûler, incendier, réduire en cendres ».
Et, malgré la cramine d´un juillet qui se prend pour décembre, André Agassi a chaud. Aux fesses. (Roger Jaunin, à propos du tournoi de Wimbledon 2000, sur la Toile).

Cratte, crotte [n. m.]
Jura : petit panier d´osier.
Devant la roue arrière, suspendu au montant de l´échelle, un panier d´une forme spéciale s´appelait « crotte » ou « cratte ». Il était utilisé pour le transport de la boisson et du repas des faneurs. (Sur la Toile).

Crebillon [n. m.]
Suisse romande : petit panier à couvercles.

Crémol [n. m.]
Genève : la tête.
Un critique rock, qui pour une fois avait compris quelque chose à l´histoire, s´est demandé si, par hasard, la bande de secoués du crémol qui compose habituellement Killing Joke n´avait pas brutalement (c´est le mot !) eu envie de coller des hémorroïdes à Ministry. (Sur la Toile).

Crespi [n. m.]
Voir grespi.

Creuser [v. intr.]
Vaud : vider son verre.
Vous ne creusez pas, Monsieur le régent ? (Le quart d´heure vaudois, P.Budry et S.Chevallier).

Crevée [n. f.]
Suisse romande : grosse erreur, bévue.
La crevée du millénaire. (A propos d´une partie d´échecs, sur la Toile).

Crever [v. intr.]
S´éteindre.
Tu n´as pas rechargé le potager, et le feu a crevé.

Crevoter [v. intr.]
Dépérir, végéter. Diminutif et dépréciatif de crever, latin crepare, « craquer ».
Désormais, si les campagnes ont raison de refuser de crevoter en silence, (...) (Federico Camponovo, sur la Toile).

Crevure [n. f.]
Avorton, personne chétive, aussi dans un sens péjoratif.
une vieille crapule misérable de moin (sic) sur cette planète... j'espère que cette crevure sodomite ira pourrir en enfer. (A propos de Charles Trenet, sur la Toile).

Crocher [v. tr.]
Accrocher, agrafer, coincer.
A la base de la bouteille, vous ferez deux trous opposés de 5 m/m qui vous permettront de crocher un fil de fer faisant office de crochet. (Sur la Toile).

Crochonn, crotchon [n. m.]
Entame du pain, croûton. Patois crotson, du latin crusta, « croûte ».
(...) je savais que je pouvais aller quémander un « crochon » de pain jusque sur les marches de la cuisine. (Sur la Toile).

Croire (s´en) [v. pron.]
Etre prétentieux, crâner.
Qui est coupable ici bas ? Celui qu´on croit ou celui qui s´en croit ? (Sur la Toile).

Cropetons, croupetons (à) [loc. adv.]
Accroupi, genoux repliés. Vieux français à croppetons, à croupetons, de l´ancien français croper, cropir, « être accroupi », du bas latin cropa, francique *kruppa, « croupe ».
il riait maintenant de ses tentatives pour laisser croire - et se persuader lui-même - qu'il éprouvait le besoin de se gratter l´oreille avec son pied ou se coucher à cropetons, les poings sous le menton. (Boris Vian, L´Arrache-Coeur).
Dans les champs, on travaille à croupetons, à la serpe. (Sur la Toile).

Croquemolle [n. m.]
Genève : amande, déformation du nom d´une variété d´amande appelée coquemolle ou amande coquemolle, par attraction paronymique.

Crouille [adj.]
Vaud : mauvais, méchant. Anciennement crouye.
Et je ne sais plus quel crouille de gaillard a eu la mauvaise idée de m´appeler comme ça (...) (Sur la Toile).

Crousille [n. f.]
Suisse romande : tirelire, cagnotte, tronc. Ancien français cruisille, « conque », grec kresera, « sac ».
L´Eglise de l´époque se rendant compte de la possibilité d´augmenter ses entrées financières, ne manqua pas de construire des chapelles pour protéger le site sans oublier d´y mettre une crousille. (Sur la Toile).

Croûte [n. f.]
Toast garni. Croûte au fromage, croûte aux champignons.
Entre le jambon à l´os de la ferme, la crème d´alpage et les croûtes au fromage de la métairie, on est content de pouvoir faire beaucoup de sport. (Sur la Toile). Croûte dorée.
Pour Pentecôte : croûtes dorées, tranches de pain trempées dans du lait, des oeufs et passées à la poêle et sucrées, c´était délicieux. (Sur la Toile).

Crozets [n. m. pl.]
Savoie : sorte de pâtes, fabriquée à partir de farine de blé tendre et de farine de sarazzin (20%), originaire de la vallée de la Haute Tarentaise. Patois crozë, peut-être de crwê, « croix », ou croé, « petit ». Cf. aussi l´ancien français croset, « lasagne ».
Chaque année, à Villar d´Arène, on mettait une assiette de crozets sur la fenêtre. (Sur la Toile).

Cru [adj. inv.]
Temps acide et frais. Expression courante en Belgique.
Il fait cru. Dehors le vent s´est levé, le plafond gris sombre des nuages s´est abaissé. (Sur la Toile).

Cubeller [v. intr.]
Savoie : tomber, culbuter.

Cuchaule [n. f.]
Suisse romande : sorte de pain de bénichon, pétri avec de la fine farine fleur, du lait, du sucre et du safran, du sel et du levain. Du patois fribourgeois kuchôla, de même sens, ancien français cugneul, « brioche ».
Le rituel automnal enchaînait la cuchaule dorée tartinée de moutarde de Bénichon, (...) (Sur la Toile).

Cuche, cuchet, cuchon [n. f., n. m.]
Tas de forme cônique, en particulier tas de foin, meule de paille. De l´ancien français cuchet, « tas de foin », cuchon, « tas de foin, meule de paille », racine romane *cuc-, « butte, sommet », racine préromane *cocca, *cucca, probablement d´origine préceltique.
L´après-midi on retournait ce foin et en fin de journée on l´amassait puis on formait de gros tas bien alignés que l´on nommait « cuchets ». (Sur la Toile).

Cuire [v. tr.]
Suisse romande : cuisiner.
Pendant la guerre, une affiche destinée à promouvoir l´énergie électrique énonçait fièrement : « La femme suisse cuit à l´électricité ». (Sur la Toile).

Cuisse-dame, cuisse de dame [loc. n. f.]
Suisse romande : pâtisserie frite et sucrée.
En Suisse, on fabrique alors des beignets nommés « Cuisses-Dame » et en Belgique certains sont appelés « couilles de suisse ». (Sur la Toile).
Cuisse de dame : Pâte sucrée (beurre-sucre-farine-oeufs) avec de la poudre à lever. (Sur la Toile).

Cuissette, cuissettes [n. f., n. f. pl.]
Suisse romande : petite culotte de sport généralement sans poches ni braguette. Ancien français cuissette, « petite cuisse ».
Toutes les joueuses d´une même équipe devront avoir une cuissette uniforme et d´une même couleur. (Sur la Toile).
Le port d´une cuissarde est toléré pour autant qu´elle soit de même couleur que les cuissettes. (Directives de la Commission de l´Arbitrage, Genève, sur la Toile).

Cuit dur [loc. adj.]
Dur, en parlant d´un oeuf.
De même, évitez de noyer vos oeufs cuits durs sous une épaisse couche de mayonnaise. (Sur la Toile).

Cuite [n. f.]
Suisse romande : grosse chaleur.
Transpiration garantie, car il fait une cuite et une humidité du diable. (Sur la Toile).

Cupesse [n. f.]
Culbute, désordre.
Quand l´équilibre fait la cupesse ! (Sur la Toile).

Cupesser [v. intr.]
Faire la culbute, par jeu, ou par accident.
Heureusement qu´elle ne cupesse pas à chaque fois dans la rigole. (Sur la Toile).

Curafifi [n. m.]
Nettoyeur de fosses d´aisances, vidangeur. Composé de cura, « curer », et de l´ancien français fifi, « vidangeur ».
C´est toi qui sous un ou deux pseudos provoque en te faisant passer un homme de droite alors que tu n´es qu´un vulgaire curafifi atteint du syndrome de Laleuf. (Sur la Toile).